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Services publics, eau, EDF, PTT

Ecrit en 2000

  Enquête sur les Services Publics

Le Comité de Défense du Service Public a lancé, en septembre dernier, une enquête sur les services publics. Le texte en a été diffusé dans le bulletin municipal de Châteaubriant et ailleurs (La Mée par exemple). 150 réponses significatives voire très détaillées ont été reçues à la boite postale ou remises à des militants. Le Comité en tire l’analyse suivante :

AGE ET PROFESSION :

– de 30 ans : à peine 5%
– de 30 à 40 ans : 15%
– de 40 à 50 : 20%
– de 50 à 60 : 15%
– de 60 : 30%

Origine : 75 % des réponses émanent de châteaubriant, 12% des communes environnantes dont Soudan, Treffieux , St Aubin ou Louisfert

Le questionnaire a été très majoritairement rempli par les retraités (30%) puis viennent les fonctionnaires (18% d’enseignants), le personnel hospitalier, les employés, les ouvriers et quelques étudiants, travailleurs sociaux , agriculteurs, commerçants etc....il y a une correspondance notable avec la nature de la population .

La liste des services publics qui semblent devoir être prioritairement défendus et développés dans le pays de Châteaubriant   reflète les préoccupations correspondant à l’âge et la profession :

– L’hôpital :76%
– La SNCF :68%
– La poste :43%
– L’école publique :33%
– EDF-GDF :28%
– Justice et police :18%
– Service équipement et routes :15%
– Eau :11%
– Services sociaux et emplois :11%

Sont également mentionnés : l’aide aux personnes âgées, les ordures, les cantines scolaires et les pompiers

Deux faits particuliers : 18% réclament des transports urbains ou intercommunaux et ceux qui mentionnent l’eau le font pour réclamer sa gestion municipale..

Développer les services publics

Les réponses à la deuxième question (les souhaits en matière de développement des services publics) recoupent la liste précédente :

– L’HOPITAL. Les réponses très majoritaires concernent l’hôpital public .
70% réclament l’implantation d’un scanner(public)
20% demandent l’augmentation du personnel et du nombre de lits
enfin 27% déclarent regretter la disparition de la chirurgie publique et refuser la sous-traitance de la clinique privée.

Parmi les services hospitaliers dont les réponses souhaitent le développement, sont le plus souvent cités : les urgences, la maternité, l’urologie et les soins palliatifs.

– TRANSPORTS : une préoccupation importante concerne le désenclavement et les transports :

52% réclament en particulier le maintien des lignes SNCF et le rétablissement d’une ligne vers Nantes. S’y ajoutent les souhaits concernant les routes et les services de l’équipement (15%).

– LA POSTE : les mêmes souhaits se rapportent à la poste :
43 % mentionnent la nécessité de son maintien dans le public ;
23 % refusent la fermeture des bureaux ruraux et réclament plus de personnel, pour un meilleur accueil.

– L’EDUCATION : les autres souhaits touchent l’éducation nationale :
52 % des questionnaires réclament plus d’enseignants et de surveillants et une réduction des effectifs des classes.

Parmi les autres souhaits, la défense des écoles rurales (50 % ),le maintien du GRETA   (organisme de formation), le choix des options.

– LA SECURITE : d’autres questionnaires mentionnent la sécurité, en particulier autour des établissements scolaires, l’aide à domicile des personnes âgées et le maintien du tribunal.
Comment ça marche ?

La dernière question concernait le fonctionnement des services publics : trois types de préoccupations se font jour :

– la qualité de l’accueil :
réclamée par 42 % des réponses qui ajoutent la nécessité de la formation pour répondre aux demandes et d’une embauche de personnel (48 %°). Les services publics les plus souvent cités à ce sujet sont l’ANPE, la sous préfecture, la poste et la gendarmerie .

– les heures d’ouverture :
26% des questionnaires posent la question de l’adaptation des horaires aux heures de travail des usagers en particulier à midi et après 18 h..(poste, sous préfecture, mairie).

– les permanences : surtout en milieu rural (16%)

– un seul questionnaire mentionne le développement des technologies nouvelles (internet) qui semble être pourtant l’actuelle panacée des diverses administrations aux demandes d’information et de permanences.


(écrit le 6 août 2003)

Le service public en panne

Trop de fonctionnaires, il y a trop de fonctionnaires ! dit la Droite au Pouvoir qui ne parle que de sabrer dans les effectifs mais ... mais ...

Essayez donc de téléphoner à la Sous-Préfecture : les horaires d’accueil du public sont réduits, faute de personnel.

Essayez donc de téléphoner à la Direction Départementale de l’équipement (DDE) à Châteaubriant pour un renseignement d’urbanisme. Vous n’aurez aucun interlocuteur l’après-midi, car la secrétaire n’a pas été remplacée lors de son départ à la retraite.

Essayez donc de téléphoner à la DDE à Nantes : c’est peine perdue sauf certains jours, faute de personnel. Ah, un truc ! Vous pouvez toujours poser une question par fax, vous aurez, paraît-il une réponse rapide. Encore faut-il avoir un fax ....

Essayez donc d’aller à la Poste dans lespetites communes : la durée d’ouverture est réduite.

Et tout ça n’est pas lié à la période des vacances (où, c’est bien normal, le personnel est réduit), c’est tout le temps comme ça, désormais.

France, ton service public fout le camp !


Ecrit le 3 septembre 2003 :

Alerte Orange

Tout va bien si on a de l’argent. Un exemple : le téléphone portable.

– une carte Orange à 10 euros, est valable 15 jours
– une carte Orange à 20 euros est valable deux mois !

De plus, soyez vigilant. Si vous rechargez votre portable 5 jours avant l’échéance : vous perdez 5 jours de délai. Si vous rechargez le lendemain de l’échéance, vous perdez tout le crédit qui vous restait. On dirait que tout est fait pour pénaliser le client, sauf celui qui a le temps de garder un œil sur la date limite !

A part ça, de plus en plus de consommateurs (ceux qui appellent peu, ceux veulent limiter leurs appels, ceux qui ne sont pas connectés à internet) ont compris qu’il était moins cher d’avoir un portable que de payer un abonnement à un téléphone fixe. Exemple concret d’un abonné (pour 2 mois) :
– Abonnement 27,80 €
– Communications 10,99 €

Désormais l’annuaire téléphonique va comporter les numéros de téléphone portable. Un certain nombre de consommateurs n’auront plus besoin de téléphone fixe ... sauf si ... sauf si est retenue la proposition de M.Jean-Paul Delevoye qui a proposé de prélever une taxe sur chaque téléphone mobile, pour financer le développement de l’internet à haut débit ! ?

La Poste va mal.
Du coup.... La Mée aussi

Amis lecteurs, surveillez la bande d’envoi de La Mée. Toutes les semaines La Poste oblige à indiquer, en rouge, la date de dépôt (ce qui augmente d’une heure environ le temps de travail bénévole).

Et alors ?
Et alors, La Mée du mois d’août a été déposée le 4 août
Certains lecteurs se sont plaints : ils n’ont pas reçu le journal.
D’autres se sont plaints aussi : ils l’ont reçu les 20-21-22 août.

Dix huit jours pour aller de Châteaubriant à Sion-les-Mines . Chapeau ! La Poste de Châteaubriant n’est pas en cause. Cela a dû bloquer plus loin.

L’avenir de La Poste inquiète les syndicats : dans son contrat de plan avec l’Etat, La Poste a prévu de supprimer 40 000 emplois dans la branche courrier (25 % des salariés), et 6000 à 8000 emplois dans les bureaux de poste. 140 000 départs en retraite ne seraient pas remplacés (en revanche, le traitement du courrier serait de plus en plus automatisé). La présence de bureaux de poste dans les petites communes est menacée.

On en voit déjà les effets.


(écrit le 1er octobre 2003)

La Banque Mondiale « pointe du doigt »

Les services essentiels, comme l’eau, l’électricité ou l’éducation, ne profitent pas assez aux pauvres, dénonce la Banque mondiale qui appelle les gouvernements à ouvrir ces prestations aux démunis, dans son rapport annuel sur le développement dans le monde

« Souvent, les services ne profitent pas aux pauvres. Même si ces échecs semblent moins catastrophiques que les crises financières, il n’en demeure pas moins que leurs effets sont profonds et durables », a déclaré le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn,

Pour lui, « on ne peut escompter de grandes améliorations dans les conditions de vie des pauvres tant qu’ils ne bénéficient pas d’un plus grand accès, à des prix abordables, à de meilleurs services de santé, d’éducation, d’eau potable, d’hygiène et d’électricité ». Exemple au Mali où les enfants doivent marcher huit kilomètres en moyenne pour se rendre à l’école, ou encore au Bangladesh où l’absence des médecins dans les centres de premiers soins s’établit à 74%.

Pour Shanta Devarajan, qui a dirigé le rapport de la Banque Mondiale, il faut encourager les prestataires à fournir leurs services aux démunis.

Il faut ainsi « accorder aux clients pauvres une plus grande participation et un plus grand choix dans la fourniture des services, afin de leur permettre de contrôler et sanctionner les prestataires », propose le rapport. Vœu pieux quand on sait que, partout, y compris dans les pays riches, les « gens d’en bas » n’ont aucun moyen de contrôle et que des négociations mondiales comme celles de l’AGCS visent, précisément, à privatiser les services essentiels.

Scepticisme

Le rapport de la Banque mondiale a donc été accueilli avec scepticisme par les organisation non gouvernementales (ONG) « Ce rapport ne décrit pas le rôle historique de la Banque mondiale dans les réformes et la privatisation de ces services, et l’impact de ces politiques sur les pauvres », a estimé Oliver Buston, représentant de l’organisation britannique Oxfam.

La Banque Mondiale « se rend compte d’évidences, c’est ce que nous disons depuis 40 ans », a critiqué Laila Iskandar, représentante d’une ONG égyptienne, l’Association de développement social, active dans les quartiers défavorisés du Caire.

Il y a au moins un progrès : la Banque Mondiale pointe du doigt les défaillances des Etats. Quand passe-t-elle à l’action ?


Ecrit le 17 mars 2004 :

Idéologie : trop de fonctionnaires

Regardez la brochure du ministère de l’Economie et des Finances envoyée avec votre formulaire de déclaration d’impôts.

Regardez la rubrique « A quoi servent vos impôts ? ». Regardez les dépenses de l’Etat. Premier poste de dépense : fonctionnaires civils de l’Etat : 100 milliards d’euros.

Comparez cette brochure à celles des années précédentes. Auparavant, il y avait des dépenses d’éducation, de recherche... Désormais, nous payons des fonctionnaires. Le gouvernement actuel continue de taper sur le secteur public le réduisant sans cesse à la dimension d’un coût pour la société et non en termes de services rendus à la nation et aux citoyens. « Auparavant j’étais enseignant, désormais je suis une charge pour la société ».


Ecrit le 17 mars 2004 :

SNCF... PTT
Les transports du député Hunault

Lu dans « la lettre républicaine » de François Autain, sénateur, n°5, mars 2004 :

« Le député Michel Hunault, vice-président du Conseil Régional chargé des transports, a depuis quelques mois quelques difficultés à surmonter les contradictions qu’il doit assumer dans l’exercice de ses mandats politiques. Il préférerait sans aucun doute être dans la majorité à Paris et dans l’opposition au conseil régional.

En tant que député il soutient avec zèle le gouvernement dans sa traque du déficit des entreprises de services publics et plus particulièrement de la SNCF. Mais en tant qu’élu régional il a évidemment beaucoup de mal à en accepter les conséquences lorsque par exemple le PDG de la SNCF préconise la fermeture des lignes ferroviaires non rentables comme la ligne Nantes-Bordeaux. Le député Hunault découvre que le bon fonctionnement d’un service public n’est pas compatible avec le libéralisme économique à la sauce Raffarin. Il apprend que la décentralisation c’est aussi le transfert des déficits de l’Etat vers les collectivités territoriales ».

Si l’on veut fermer Nantes-Bordeaux pour non-rentabilité, on se demande comment on pourrait ouvrir Nantes-Châteaubriant.

Dans un domaine voisin, signalons que La Poste continue sa « réorganisation » en fermant les bureaux dans les petites communes. Le maire de Vay, qui a soutenu la majorité départementale aux dernières cantonales, et est donc en accord avec la majorité nationale, constate que sa commune, malgré ses 15 % d’accroissement de population, va être touchée. « Le personnel de l’agence postale deviendrait un personnel communal et les frais de fonctionnement seraient désormais assurés par le budget municipal » proteste-t-il. Le député Michel Hunault, campagne électorale oblige, a écrit à la ministre Nicole Fontaine, concernant ce projet de restructuration qu’il qualifie de « inacceptable ». Le pauvre homme, le v’là le c.. entre deux chaises, celle de député et celle de conseiller régional !


Ecrit le 28 avril 2004 :

Tout se paie
La Poste, les commerces, les maisons médicales

Les communes (par le biais des impôts locaux), sont de plus en plus sollicitées. On l’a vu dans le cas de La Poste où les communes sont « priées » de fournir personnel et locaux si elles veulent garder un minimum d’agence postale.

Le phénomène est le même en matière de commerce. La dernière commune à mettre la main à la poche est St Vincent des Landes dont le Conseil Municipal, vient de décider de racheter les murs de la dernière épicerie du bourg.

Après étude de faisabilité et recherche de subventions, la commune va acheter le terrain et les locaux pour 33 600 € et réaliser environ 18 000 € de travaux (carrelage, toiture, façades, isolation, assainissement, etc). Elle s’engage à effectuer les travaux en deux semaines, et à louer le commerce d’ici juillet.

Un autre type d’investissement est en train de retomber sur les collectivités locales : le coût des « maisons médicales de garde » (qu’on appelle encore CAPS : centre d’accueil et de permanence de soins).

Un tel équipement de santé s’est ouvert à Retiers, Fougères, Vitré et Messac en juillet 2003, regroupant 135 médecins sur un bassin de population de 200 000 habitants. Toutes les nuits et le week-end deux médecins sont présents dans chacune d’entre elles. 10 % des appels sont traités par téléphone, 10 % en visites à domicile et 80 % en consultation (les malades se déplacent jusqu’à la maison médicale).

Les premiers investissements ont été financés par l’URCAM (union régionale des caisses d’assurance maladie), mais ce financement public prendra fin le 31 décembre 2004 et, d’ores et déjà, les collectivités locales sont sollicitées. « La maison médicale de Retiers coûte 1,80 € par habitant et par an, êtes-vous prêts à casquer ? ».

Telle est la question.... qui ne manquera pas de se poser aussi dans quelques mois autour du CAPS de Châteaubriant .


Ecrit le 24 novembre 2004 :

 Eau et assainissement à Châteaubriant

Chaque année la Compagnie générale des eaux, qui appartient au groupe Veolia (nouveau nom de Vivendi), publie un rapport d’activité. Les tâches principales de La CGE sont :
– . La production et la distribution de l’eau
– . Les travaux (branchements)
– . La gestion de la clientèle

En 2003, le service d’eau potable assure un stockage de 4800 m3 d’eau.
– . 2500 m3 au réservoir du Bignon
– . 2000 m3 au réservoir de Béré
– .. 300 m3 au réservoir de St Michel des Monts

Mais à part la Chère (qui ne sert pas à l’eau potable), la ville de Châteaubriant achète l’eau :
– . Pour 65 % au syndicat de la Brutz
– . Pour 35 % au Syndicat - Vallée du Don

Le réseau de distribution a une longueur de 133,6 km et un rendement de 80,1 %.

613 232 m3 ont été facturés à 4702 clients en 2003. On distingue .
– 4588 clients familiaux (moins de 5000 m3 par an) qui ont consommé 529 889 m3 (soit 115 m3 par client, en moyenne)
– 109 clients municipaux pour 50663 m3
– 5 clients industriels (plus de 5000 m3) pour 32680 m3

On ne sait pas pourquoi mais la consommation d’eau a diminué de 23264 m3 (- 3,65 %)

A noter que le service incendie est autorisé à utiliser de l’eau sans passer par un appareil de comptage. On estime qu’il a consommé 1105 m3 d’eau en 2003

La qualité de l’eau

L’eau potable répond à des normes précises, à des références de qualité (concernant le pourcentage de substances indésirables, pesticides etc). Une surveillance très stricte est effectuée, d’une part par la CGE elle-même, d’autre part, et de façon inopinée, par les services de l’Etat

1129 contrôles ont été faits en 2003, avec résultats satisfaisants.

A noter qu’il reste encore 410 branchements en plomb sur la ville de Châteaubriant

La loi « Urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003 a remplacé les PVNR (participation pour voies nouvelles et réseaux) par des PVR (participation pour voies et réseaux) Les propriétaires participent à proportion du bénéfice qu’ils en retirent.

Prix de l’eau

Le prix de l’eau dépend de plusieurs facteurs :
– 1) l’abonnement, qui est passé de 17,23 € à 17,83 € (*)
– 2) le prix au m3 qui est passé de 1,6358 € à 1.6927 € (*)
– 3) la surtaxe municipale qui est passée de 0.0274 € à 0.0279 €/m3
De ce fait, pour une consommation moyen-ne de 120 m3, le coût total est passé de 216,82 € à 224,30 € soit une hausse de 3,45 %

Il s’y ajoute le coût de collecte et traitement des eaux usées.
– 1) l’abonnement, est passé de 32,41 € à 33,16 € (*)
– 2) le prix au m3 est passé de 1,1441 € à 1.1705 €
De ce fait, pour une consommation moyenne de 120 m3, le coût assainissement est passé de 207,20 € à 224,30 € soit une hausse de 2.25 %

Enfin il s’y ajoute des taxes et redevances diverses :
– 1) l’aide au développement des réseaux ruraux (FNDAE) est restée à 0.0213 €/ m3
– 2) La lutte contre la pollution a été diminuée : 0.330 €/ m3 au lieu de 0.364

La facture globale, pour 120 m3 est, TTC
– 496,12 € au 1.01.2003
– 504,63 € au 1.01.2004
soit une hausse de 1,72 %

Hors abonnement, le prix de l’eau est
– 3,70 € / m3 au 1.01.2003
– 3,76 € / m3 au 1.01.2004

 Assainissement

station_epuration
Station d’épuration de La Goupillère à Châteaubriant

Le service d’assainissement, assuré aussi par la CGE, comporte 74 km de réseau d’eaux usées, avec 4347 usagers et
976 368 m3 d’eaux traitées.

Le système de collecte des effluents se divise en deux parties :
– . La filière urbaine qui correspond à 18500 habitants (225 m3 par jour)
– . La filière abattoir qui correspond à 27080 habitants (149 m3 par jour). La forte charge de pollution des eaux de la filière abattoir explique pourquoi, avec ce volume de 149 m3 on obtient cependant une équivalence de 27080 habitants

Après dépollution, les eaux usées sont déversées dans la Rivière de Chère


Ecrit le 13 mars 2005 :

 Touche pas à mon potable

Le ministre Lepeltier annonce que la Directive-cadre sur l’eau fixe un objectif de bon état écologique des milieux aquatiques pour 2015. Un projet de loi a été présenté au Conseil des Ministres le 9 mars 2005 et étudié au Sénat du 5 au 8 avril 2005.

Il est temps ! La France est championne des eaux pourries. Les trois-quarts des rivières sont bourrées de pesticides. Pour ces faits, la Cour Européenne a condamné cinq fois la France. Les agences de l’eau s’occupent donc de dépollution. Coût : 2 milliards d’euros par an

Qui paie la facture ? Les consommateurs (86 %), les industriels (13 %) et les agriculteurs (1 %).

 Main basse sur l’eau

Sur la planète, 1,4 milliards de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent. L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une dégradation sans précédent. Au lieu de chercher de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques comme les transferts massifs d’eau entre le Canada et les Etats-Unis.

Quatre compagnies contrôlent l’eau du monde, dont trois françaises : Veolia (ex Générale des eaux), Ondeo (Suez, lyonnaise des eaux) et la Saur (groupe Bouygues). La quatrième est RWE (géant de l’énergie en Allemagne) avec sa filiale britannique Thames Water.

Ces compagnies font d’énormes bénéfices et manœuvrent pour garder la haute main sur l’eau.

En France cependant, à Castres, Chatellerault, Neufchâteau, des élus remettent en cause la « délégation » du service des eaux à une société privée, et constatent que les prix du m3 baissent.

A Châteaubriant la gestion de l’eau a été confiée au 31 décembre 1988, par Xavier Hunault, à la Compagnie Générale des Eaux. La baisse des prix, promise, n’a duré qu’une seule année. Par la suite, sous la municipalité Martine Buron, la délégation a été maintenue et prolongée en durée. Si le maire Alain Hunault était courageux, il devrait bien envisager le retour de l’eau en gestion publique. Chiche !

 SECHERESSE : Le point au 1er avril 2005

Le grand Ouest de la France connaît depuis le mois de novembre dernier une situation de sécheresse importante. Le déficit pluviométrique cumulé atteint 50% dans le département de Loire-Atlantique.

Dans la région, seule la Loire présente une situation satisfaisante. L’ensemble des autres bassins présente un déficit allant de 50 à 90 %.

Le déficit est très marqué dans le nord de la Lire-Atlantique où il atteint 90 % pour la Chère, le Don et l’Erdre. Les périodes de retour de tels débits sont estimés au delà de 10 ans.

Cette faible pluviométrie n’a pas permis à ce jour de recharger correctement les nappes d’eau souterraines et les niveaux enregistrés sont particulièrement bas. Les cours d’eau connaissent une situation d’étiage précoce.

Les collectivités responsables procèdent actuellement à diverses actions (connexions, nouveaux ouvrages, remplissage artificiel de retenues) qui devraient permettre de fournir l’eau à la population cet été.

Toutefois, compte tenu de ce contexte et en particulier en cas de persistance d’un temps sec, les marges de manœuvre seront trés limitées et il convient, dès aujourd’hui, que chacun utilise l’eau de façon particulièrement économe afin de préserver les stocks.

Ainsi l’eau potable doit être réservée aux usages essentiels. L’arrosage des espaces verts, le remplissage des piscines et le lavage des véhicules doivent être limités au maximum.

Les pouvoirs publics suivent avec attention l’évolution de la situation et, dans l’hypothèse d’une persistance voire d’une aggravation de la situation, le Préfet serait amené dans les prochaines semaines à prendre des mesures de restriction ou d’interdiction de certains usages. Qu’en sera-t-il de la Fontaine de la Place des Alliés à Châteaubriant ?


Ecrit le 13 avril 2005 :

 Le prix de l’eau

Le prix de l’eau du robinet varie de façon étonnante.
Prenons l’exemple de la Compagnie générale des eaux :

(tarifs au 1er janvier 2004) :

Châteaubriant :
Abonnement semestriel : 26,90 € TTC
Prix du m3 : 3,76 € TTC

Ancenis :
Abonnement semestriel : 41,33 € TTC
Prix du m3 : 2,52 € TTC

Derval :
Abonnement semestriel : 60,80 € TTC
Prix du m3 : 3,66 € TTC

Rougé :
Abonnement semestriel : 57,10 € TTC
Prix du m3 : 1,81 € TTC

Pour une consommation moyenne
de 60 m3 par semestre cela fait donc :

Derval : 280,47 €
Châteaubriant  : 252,32 €
Ancenis  : 192,53 €
Rougé : 165,70 €

Que l’eau soit plus chère dans certaines villes, en raison des difficultés d’approvisionnement, cela peut s’admettre. Mais pourquoi une telle différence dans l’abonnement trimestriel ?


Ecrit le 10 aout 2005 :

 L’eau à Châteaubriant : Rapport 2004

La ville de Châteaubriant a confié, par contrat d’affermage, la distribution publique de l’eau à la Compagnie Générale des Eaux (qui appartient au groupe Veolia Environnement). C’est pourquoi, chaque année, le « fermier » rend compte de sa gestion. Celle de 2004 a été évoquée au Conseil Municipal de juillet 2005.

La ville de Châteaubriant n’a pas d’eau. Elle s’approvisionne pour 65 % au syndicat d’eau de la Brutz et pour le reste au syndicat d’eau de la Vallée du Don

Consommation :
613 232 m3 en 2003
613 706 m3 en 2004
Remarquable stabilité !

Le nombre de clients :
4702 clients en 2003 :
(4629 branchements)
4740 clients en 2004 :
(4660 branchements).
La progression est de 0,8 % en un an. Faible. La répartition est étonnante :

utilisateurs 2003 2004
Familles 4588 4610
Gros consommateurs 5 23
Municipaux 109 107

Les consommateurs particuliers (moins de 5000 m3 par an) ont consommé à peu près le même volume en 2003 et en 2004
– 529 889 m3 en 2003 soit 115,4 m3 chacun
– 532 999 m3 en 2004 soit 115,6 m3 chacun

Les branchements municipaux, eux, ont consommé 9,5 % de plus :
– 50 663 m3 en 2003
– 55 501 m3 en 2004
On se demande bien pourquoi ! La consommation municipale, qui correspondait à celle de 436 familles en 2003, est passée à 478 familles en 2004. (terrains de sports, fleurs, fontaines, etc)

On perd de l’eau

Chaque année de l’eau se perd, par manque d’étanchéité du réseau. Pour 2004, la perte est estimée à un peu plus de 20 % soit 153 000 m3 .

L’eau est bonne

Chaque année de nombreux contrôles chimiques et bactériologiques sont effectués. Les résultats de 2004 indiquent une eau de bonne qualité
(ce qui ne veut pas toujours dire : de bon goût. Certains jours le goût de chlore est important).

Quelques problèmes :

La Compagnie générale des Eaux suggère la réalisation de travaux de peinture sur le réservoir de Béré et sur le réservoir du Bignon. (déjà demandé il y a un an)

Plus important : des pertes de charge sont signalées dans la zone Nord de Châteaubriant . « Tout incident entraînant une chute de pression ou un manque d’eau non programmé dans le quartier de Béré met en difficulté l’activité de l’hôpital et de la clinique ». La Compagnie générale des Eaux suggère l’éventuelle mise en place d’une réserve assurant la desserte du volume minimum nécessaire à leur fonctionnement.

Facture d’eau

Pour une consommation moyenne de 120 m3 , il faut compter, tout compris :
494,48 € au 1erjanvier.2004
501,06 € au 1erjanvier.2005
ce qui met le m3 d’eau à 4,18 € TTC.

Assainissement

Pour le traitement des eaux usées, le contrat d’affermage a été signé le 24 novembre 1988 pour une durée de 30 ans.

Etonnement : le nombre d’usagers du service d’assainissement a diminué en 2004, de même que le volume traité

2003 : 4347 usagers - 976 368 m3 traités
2004 : 4325 usagers - 919 189 m3 traités

Aucune explication n’a été donnée à ce sujet. Cette baisse étonne dans la mesure où, en 2004, la commune d’Erbray a été en partie rattachée, au réseau d’assainissement de Châteaubriant et a généré 9217 m3 d’eaux usées..

En fait il y a un double phénomène :
– une augmentation des eaux usées collectées sur la filière abattoir (+ 10 % en volume et + 30 % en charge organique).
– une diminution des eaux usées collectées sur la filière urbaine (baisse de 8 % en volume et de 15 % en charge organique)

La stagnation de la consommation d’eau des familles, et la diminution des eaux usées, laissent imaginer une situation peu enviable : le nombre d’habitants de Châteaubriant ne progresse pas au rythme espéré.

Epuration

Les deux filières de la station d’épuration de Châteaubriant remplissent parfaitement leur rôle épuratoire. Les eaux épurées sont renvoyées dans la Chère.

La station d’épuration de La Goupillère produit des boues qui sont épaissies dans un silo épaississeur, déshydratées et mélangées à de la chaux vive. En 2004, treize agriculteurs ont consenti à mettre 216 ha en zone d’épandage. 2520 tonnes de boues brutes ont été épandues

Les analyses de sol ont montré des traces de cadmium et de mercure et surtout du chrome, du cuivre, du nickel, du plomb et du zinc, dans des dosages largement inférieurs aux normes en vigueur.

Fondation

Créée en mai 2004 , la fondation « Veolia environnement » a pour but d’aider les actions concourant au développement durable avec, comme priorités, la solidarité, l’emploi et la préservation de l’environnement Avis aux associations intéressées
BP  


Ecrit le 29 mars 2006 :

 Les PTT font un travail de SAPE

Un courrier à expédier, d’un certain poids, de Châteaubriant à Derval. Visite au bureau de Poste. « Souhaitez-vous qu’il arrive demain ? » - « Oui, c’est combien ? » - « Dix-huit euros » - « Et un courier normal, c’est combien ? 0,82 euros ».

Le client a pris le courrier à 0,82 €. la lettre est arrivée, quand même, le lendemain.

La Poste fait un travail de SAPE : service accompli à prix élevé !

Ecrit le 21 juin 2006

  15 000 fonctionnaires en moins ??

Le Premier Ministre a décidé, lundi 12 juin 2006, dans le cadre du dernier budget du quinquennat, de tailler dans les effectifs de la Fonction publique avec une suppression nette de 15.000 postes, soit près de trois fois plus qu’en 2006.
Sur les 15.000 postes de fonctionnaires supprimés (départs en retraite non remplacés et postes vacants), plus de 7.000 le seront au sein de l’Education nationale. Près de 3.000 emplois devraient disparaître au Ministère des Finances, 4.400 au ministère de la Défense (mais 1.387 postes seront créés à la Gendarmerie) et 1.300 dans les Transports.

On réduit les postes Et les impôts ...

L’argument budgétaire invoqué par le gouvernement masque mal la réalité de ses choix politiques et idéologiques. Le gouvernement peut difficilement prétendre réaliser des écono-
mies alors qu’il est engagé dans un mouvement de baisses d’impôts depuis plusieurs années (bénéficiant principalement aux entreprises, et aux plus aisés).
A Matignon, on affirme que le gouvernement s’est fixé pour priorités des « choix clairs » : sécurité et missions régaliennes de l’Etat (défense +800 millions d’euros, police et gendarmerie +3,8%, justice +1.548 postes), emploi et égalité des chances (crédits en hausse de 3%, ce qui comprend les exonérations de charges sociales et le plan banlieue) et enfin le désendettement de l’Etat.
La suppression des postes de fonctionnaires va continuer à dégrader le service public. Si cela ne crée pas de nouveaux chômeurs, cela supprime des postes qui auraient pu donner du travail à des jeunes.
(Dessin : http://www ;leplacide.com)

Le gouvernement organise la précarisation du salariat (CPE, CNE, CDE), clame sa volonté de réduire le chômage des jeunes
et, dans le même temps, supprime des emplois dans la Fonction publique et autant de possibilités de concours pour de jeunes diplômés.

Le timbre à 0.58 €

Voir le dessin de Leplacide

Voir SNCF

Voir EDF-GDF

ERDF-Prouesse technique : couper la ligne sans couper le courant

jour de grève dans les Services Publics


NOTES:

(*)
premier prix indiqué : au 1.01.2003
deuxième prix indiqué : au 1.01.2004