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Eau (01) - 2003-2004

Ecrit le 24 novembre 2004 :

 Eau et assainissement à Châteaubriant, rapport 2003

Chaque année la Compagnie générale des eaux, qui appartient au groupe Veolia (nouveau nom de Vivendi), publie un rapport d’activité. Les tâches principales de La CGE sont :
– . La production et la distribution de l’eau
– . Les travaux (branchements)
– . La gestion de la clientèle

En 2003, le service d’eau potable assure un stockage de 4800 m3 d’eau.
– . 2500 m3 au réservoir du Bignon
– . 2000 m3 au réservoir de Béré
– .. 300 m3 au réservoir de St Michel des Monts

Mais à part la Chère (qui ne sert pas à l’eau potable), la ville de Châteaubriant achète l’eau :
– . Pour 65 % au syndicat de la Brutz
– . Pour 35 % au Syndicat - Vallée du Don

Le réseau de distribution a une longueur de 133,6 km et un rendement de 80,1 %.

613 232 m3 ont été facturés à 4702 clients en 2003. On distingue .
– 4588 clients familiaux (moins de 5000 m3 par an) qui ont consommé 529 889 m3 (soit 115 m3 par client, en moyenne)
– 109 clients municipaux pour 50663 m3
– 5 clients industriels (plus de 5000 m3) pour 32680 m3

On ne sait pas pourquoi mais la consommation d’eau a diminué de 23264 m3 (- 3,65 %)

A noter que le service incendie est autorisé à utiliser de l’eau sans passer par un appareil de comptage. On estime qu’il a consommé 1105 m3 d’eau en 2003

La qualité de l’eau

L’eau potable répond à des normes précises, à des références de qualité (concernant le pourcentage de substances indésirables, pesticides etc). Une surveillance très stricte est effectuée, d’une part par la CGE elle-même, d’autre part, et de façon inopinée, par les services de l’Etat

1129 contrôles ont été faits en 2003, avec résultats satisfaisants.

A noter qu’il reste encore 410 branchements en plomb sur la ville de Châteaubriant

La loi « Urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003 a remplacé les PVNR (participation pour voies nouvelles et réseaux) par des PVR (participation pour voies et réseaux) Les propriétaires participent à proportion du bénéfice qu’ils en retirent.

Prix de l’eau

Le prix de l’eau dépend de plusieurs facteurs :
– 1) l’abonnement, qui est passé de 17,23 € à 17,83 € (*)
– 2) le prix au m3 qui est passé de 1,6358 € à 1.6927 € (*)
– 3) la surtaxe municipale qui est passée de 0.0274 € à 0.0279 €/m3
De ce fait, pour une consommation moyen-ne de 120 m3, le coût total est passé de 216,82 € à 224,30 € soit une hausse de 3,45 %

Il s’y ajoute le coût de collecte et traitement des eaux usées.
– 1) l’abonnement, est passé de 32,41 € à 33,16 € (*)
– 2) le prix au m3 est passé de 1,1441 € à 1.1705 €
De ce fait, pour une consommation moyenne de 120 m3, le coût assainissement est passé de 207,20 € à 224,30 € soit une hausse de 2.25 %

Enfin il s’y ajoute des taxes et redevances diverses :
– 1) l’aide au développement des réseaux ruraux (FNDAE) est restée à 0.0213 €/ m3
– 2) La lutte contre la pollution a été diminuée : 0.330 €/ m3 au lieu de 0.364

La facture globale, pour 120 m3 est, TTC
– 496,12 € au 1.01.2003
– 504,63 € au 1.01.2004
soit une hausse de 1,72 %

Hors abonnement, le prix de l’eau est
– 3,70 € / m3 au 1.01.2003
– 3,76 € / m3 au 1.01.2004

 Assainissement

station_epuration
Station d’épuration de La Goupillère à Châteaubriant

Le service d’assainissement, assuré aussi par la CGE, comporte 74 km de réseau d’eaux usées, avec 4347 usagers et
976 368 m3 d’eaux traitées.

Le système de collecte des effluents se divise en deux parties :
– . La filière urbaine qui correspond à 18500 habitants (225 m3 par jour)
– . La filière abattoir qui correspond à 27080 habitants (149 m3 par jour). La forte charge de pollution des eaux de la filière abattoir explique pourquoi, avec ce volume de 149 m3 on obtient cependant une équivalence de 27080 habitants

Après dépollution, les eaux usées sont déversées dans la Rivière de Chère


Ecrit le 13 mars 2005 :

 Touche pas à mon potable

Le ministre Lepeltier annonce que la Directive-cadre sur l’eau fixe un objectif de bon état écologique des milieux aquatiques pour 2015. Un projet de loi a été présenté au Conseil des Ministres le 9 mars 2005 et étudié au Sénat du 5 au 8 avril 2005.

Il est temps ! La France est championne des eaux pourries. Les trois-quarts des rivières sont bourrées de pesticides. Pour ces faits, la Cour Européenne a condamné cinq fois la France. Les agences de l’eau s’occupent donc de dépollution. Coût : 2 milliards d’euros par an

Qui paie la facture ? Les consommateurs (86 %), les industriels (13 %) et les agriculteurs (1 %).

 Main basse sur l’eau

Sur la planète, 1,4 milliards de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent. L’agriculture intensive conduit à une consommation incontrôlée et à une dégradation sans précédent. Au lieu de chercher de nouveaux modes de vie, les gouvernements des pays riches se lancent dans des projets pharaoniques comme les transferts massifs d’eau entre le Canada et les Etats-Unis.

Quatre compagnies contrôlent l’eau du monde, dont trois françaises : Veolia (ex Générale des eaux), Ondeo (Suez, lyonnaise des eaux) et la Saur (groupe Bouygues). La quatrième est RWE (géant de l’énergie en Allemagne) avec sa filiale britannique Thames Water.

Ces compagnies font d’énormes bénéfices et manœuvrent pour garder la haute main sur l’eau.

En France cependant, à Castres, Chatellerault, Neufchâteau, des élus remettent en cause la « délégation » du service des eaux à une société privée, et constatent que les prix du m3 baissent.

A Châteaubriant la gestion de l’eau a été confiée au 31 décembre 1988, par Xavier Hunault, à la Compagnie Générale des Eaux. La baisse des prix, promise, n’a duré qu’une seule année. Par la suite, sous la municipalité Martine Buron, la délégation a été maintenue et prolongée en durée. Si le maire Alain Hunault était courageux, il devrait bien envisager le retour de l’eau en gestion publique. Chiche !

 SECHERESSE : Le point au 1er avril 2005

Le grand Ouest de la France connaît depuis le mois de novembre dernier une situation de sécheresse importante. Le déficit pluviométrique cumulé atteint 50% dans le département de Loire-Atlantique.

Dans la région, seule la Loire présente une situation satisfaisante. L’ensemble des autres bassins présente un déficit allant de 50 à 90 %.

Le déficit est très marqué dans le nord de la Lire-Atlantique où il atteint 90 % pour la Chère, le Don et l’Erdre. Les périodes de retour de tels débits sont estimés au delà de 10 ans.

Cette faible pluviométrie n’a pas permis à ce jour de recharger correctement les nappes d’eau souterraines et les niveaux enregistrés sont particulièrement bas. Les cours d’eau connaissent une situation d’étiage précoce.

Les collectivités responsables procèdent actuellement à diverses actions (connexions, nouveaux ouvrages, remplissage artificiel de retenues) qui devraient permettre de fournir l’eau à la population cet été.

Toutefois, compte tenu de ce contexte et en particulier en cas de persistance d’un temps sec, les marges de manœuvre seront trés limitées et il convient, dès aujourd’hui, que chacun utilise l’eau de façon particulièrement économe afin de préserver les stocks.

Ainsi l’eau potable doit être réservée aux usages essentiels. L’arrosage des espaces verts, le remplissage des piscines et le lavage des véhicules doivent être limités au maximum.

Les pouvoirs publics suivent avec attention l’évolution de la situation et, dans l’hypothèse d’une persistance voire d’une aggravation de la situation, le Préfet serait amené dans les prochaines semaines à prendre des mesures de restriction ou d’interdiction de certains usages. Qu’en sera-t-il de la Fontaine de la Place des Alliés à Châteaubriant ?


Ecrit le 13 avril 2005 :

 Le prix de l’eau

Le prix de l’eau du robinet varie de façon étonnante.
Prenons l’exemple de la Compagnie générale des eaux :

(tarifs au 1er janvier 2004) :

Châteaubriant :
Abonnement semestriel : 26,90 € TTC
Prix du m3 : 3,76 € TTC

Ancenis :
Abonnement semestriel : 41,33 € TTC
Prix du m3 : 2,52 € TTC

Derval :
Abonnement semestriel : 60,80 € TTC
Prix du m3 : 3,66 € TTC

Rougé :
Abonnement semestriel : 57,10 € TTC
Prix du m3 : 1,81 € TTC

Pour une consommation moyenne
de 60 m3 par semestre cela fait donc :

Derval : 280,47 €
Châteaubriant  : 252,32 €
Ancenis  : 192,53 €
Rougé : 165,70 €

Que l’eau soit plus chère dans certaines villes, en raison des difficultés d’approvisionnement, cela peut s’admettre. Mais pourquoi une telle différence dans l’abonnement trimestriel ?


Ecrit le 10 aout 2005 :

 L’eau à Châteaubriant, Rapport 2004

La ville de Châteaubriant a confié, par contrat d’affermage, la distribution publique de l’eau à la Compagnie Générale des Eaux (qui appartient au groupe Veolia Environnement). C’est pourquoi, chaque année, le « fermier » rend compte de sa gestion. Celle de 2004 a été évoquée au Conseil Municipal de juillet 2005.

La ville de Châteaubriant n’a pas d’eau. Elle s’approvisionne pour 65 % au syndicat d’eau de la Brutz et pour le reste au syndicat d’eau de la Vallée du Don

Consommation :
613 232 m3 en 2003
613 706 m3 en 2004
Remarquable stabilité !

Le nombre de clients :
4702 clients en 2003 :
(4629 branchements)
4740 clients en 2004 :
(4660 branchements).
La progression est de 0,8 % en un an. Faible. La répartition est étonnante :

Nombre de branchements
utilisateurs 2003 2004
Familles 4588 4610
Gros consommateurs 5 23
Municipaux 109 107

Les consommateurs particuliers (moins de 5000 m3 par an) ont consommé à peu près le même volume en 2003 et en 2004
– 529 889 m3 en 2003 soit 115,4 m3 chacun
– 532 999 m3 en 2004 soit 115,6 m3 chacun

Les branchements municipaux, eux, ont consommé 9,5 % de plus :
– 50 663 m3 en 2003
– 55 501 m3 en 2004
On se demande bien pourquoi ! La consommation municipale, qui correspondait à celle de 436 familles en 2003, est passée à 478 familles en 2004. (terrains de sports, fleurs, fontaines, etc)

On perd de l’eau

Chaque année de l’eau se perd, par manque d’étanchéité du réseau. Pour 2004, la perte est estimée à un peu plus de 20 % soit 153 000 m3 .

L’eau est bonne

Chaque année de nombreux contrôles chimiques et bactériologiques sont effectués. Les résultats de 2004 indiquent une eau de bonne qualité
(ce qui ne veut pas toujours dire : de bon goût. Certains jours le goût de chlore est important).

Quelques problèmes :

La Compagnie générale des Eaux suggère la réalisation de travaux de peinture sur le réservoir de Béré et sur le réservoir du Bignon. (déjà demandé il y a un an)

Plus important : des pertes de charge sont signalées dans la zone Nord de Châteaubriant . « Tout incident entraînant une chute de pression ou un manque d’eau non programmé dans le quartier de Béré met en difficulté l’activité de l’hôpital et de la clinique ». La Compagnie générale des Eaux suggère l’éventuelle mise en place d’une réserve assurant la desserte du volume minimum nécessaire à leur fonctionnement.

Facture d’eau

Pour une consommation moyenne de 120 m3 , il faut compter, tout compris :
494,48 € au 1erjanvier.2004
501,06 € au 1erjanvier.2005
ce qui met le m3 d’eau à 4,18 € TTC.

Assainissement

Pour le traitement des eaux usées, le contrat d’affermage a été signé le 24 novembre 1988 pour une durée de 30 ans.

Etonnement : le nombre d’usagers du service d’assainissement a diminué en 2004, de même que le volume traité

2003 : 4347 usagers - 976 368 m3 traités
2004 : 4325 usagers - 919 189 m3 traités

Aucune explication n’a été donnée à ce sujet. Cette baisse étonne dans la mesure où, en 2004, la commune d’Erbray a été en partie rattachée, au réseau d’assainissement de Châteaubriant et a généré 9217 m3 d’eaux usées..

En fait il y a un double phénomène :
– une augmentation des eaux usées collectées sur la filière abattoir (+ 10 % en volume et + 30 % en charge organique).
– une diminution des eaux usées collectées sur la filière urbaine (baisse de 8 % en volume et de 15 % en charge organique)

La stagnation de la consommation d’eau des familles, et la diminution des eaux usées, laissent imaginer une situation peu enviable : le nombre d’habitants de Châteaubriant ne progresse pas au rythme espéré.

Epuration

Les deux filières de la station d’épuration de Châteaubriant remplissent parfaitement leur rôle épuratoire. Les eaux épurées sont renvoyées dans la Chère.

La station d’épuration de La Goupillère produit des boues qui sont épaissies dans un silo épaississeur, déshydratées et mélangées à de la chaux vive. En 2004, treize agriculteurs ont consenti à mettre 216 ha en zone d’épandage. 2520 tonnes de boues brutes ont été épandues

Les analyses de sol ont montré des traces de cadmium et de mercure et surtout du chrome, du cuivre, du nickel, du plomb et du zinc, dans des dosages largement inférieurs aux normes en vigueur.

Fondation

Créée en mai 2004 , la fondation « Veolia environnement » a pour but d’aider les actions concourant au développement durable avec, comme priorités, la solidarité, l’emploi et la préservation de l’environnement Avis aux associations intéressées

BP  

Voir le dessin de Leplacide

Voir SNCF

Voir EDF-GDF

jour de grève dans les Services Publics