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Mée-disances du 20 septembre 2017

Ecrit le 20 septembre 2017

 Carte de fidélité

20minutes.fr du 14/09 : La pratique était courante à Marseille, elle débarque désormais dans le Vaucluse : une sorte de carte de fidélité a été découverte dans la sacoche d’un dealer, interpellé à Cavaillon. Toutes les infos y sont : les produits proposés (« shit, coke, beuh »), les horaires d’ouverture du point de deal (il ferme à 2 heures du matin le week-end) et son adresse, avec une petite carte pour ne pas se perdre sur le chemin. Et le dealer proposait donc cette offre imbattable : à partir de 20 euros d’achat, il offrait un jeu à gratter Goal. Et à partir de 50 euros un paquet de cigarettes.

Ce jeune homme de 19 ans a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme. Un peu plus de 200 grammes de cannabis, 31 grammes de coke, et, justement, des jeux à gratter, ont été découverts dans sa sacoche.

 Sauvé du lynchage

Ouest-France du 12/09 : L’ancien champion du monde de kick-boxing Jérôme Le Banner a sauvé un chauffard d’un lynchage à Annecy. Ce conducteur, qui roulait sans permis, avait tenté de s’enfuir après un accrochage dans une rue piétonne de la ville, où il a failli renverser plusieurs piétons, dont des enfants. Furieuse, la foule l’a alors extrait de son véhicule pour le passer à tabac. Les choses auraient pu très mal tourner sans l’intervention de l’ex-champion du monde qui, venu passer la journée à Annecy a réussi à apaiser la foule et à retenir le chauffard, le temps que la police arrive.

Cet homme de 44 ans au physique impressionnant (1,90 m pour 120 kg) est néanmoins capable de mettre ses années de pratiques d’arts martiaux au service de la paix civile. Il a expliqué son geste sur son compte Facebook : « Je ne pouvais laisser la foule lyncher cet homme, aussi coupable soit-il. Nous avons une Police et une Justice et ce sont eux qui doivent faire le travail. J’ai donc protégé cet homme tout en le retenant afin que les forces de l’ordre puissent l’interpeller et le présenter à la justice ».

 Un chien avale du crack

AFP du 14/09 : L’équipe de télévision de la BBC souhaitait réaliser un reportage sur la drogue, mais les journalistes ont assisté à une toute autre séquence. Un homme de 41 ans est mort à l’hôpital, des suites de ses blessures provoquées par les morsures de son chien qui avait ingurgité du crack. Mordu au visage, au cou et aux larynx, le propriétaire de l’animal a fait une hémorragie.

Les journalistes ont tenté d’intervenir et de stopper l’animal, un Staffordshire Bull Terrier, qui s’accrochait au cou de son maître. Les analyses d’urine ont révélé des traces de cocaïne et de morphine, induisant que le chien aurait ingurgité la drogue de son maître. Ce qui expliquerait son comportement. L’animal devrait être abattu. 

La Manif des « fainéants » inquiète Macron.

 Trop fatigué

Ouest-France du 12/09 : Un an de prison avec sursis et 50 000 € d’amende ont été requis, à l’encontre de Jean Daubigny, l’ex-préfet de Bretagne (2007-2009) et des Pays de la Loire (2009-2012), poursuivi pour fraude fiscale. « Ce soir, je suis trop fatigué, je le ferai demain… » Jean Daubigny a ainsi repoussé sine die, depuis 2011, ses déclarations de revenus.

Il comparaissait avec sa femme pour omission volontaire de déclarer ses ressources entre 2011 et 2014, pour un montant d’impôts impayés de plus de 190 000 €. Des faits que le couple n’a jamais contestés. Malgré les « mises en demeure et contacts répétés de l’administration fiscale », il n’y a « pas eu de réaction de votre part, vous qui exerciez alors des fonctions importantes dans l’État ? » s’interroge le président.

Jean Daubigny, assume, dit « regretter » tout en étant incapable de s’expliquer. Il répète son « état de fatigue lié à des fonctions extrêmement intéressantes mais intenses. Je ne m’occupais pas de ma vie personnelle ». Précisant avoir régularisé la situation pour les faits qui lui sont reprochés de 2011 à 2014, il indique ne toujours pas avoir déclaré ses revenus pour les années 2015 et 2016… Incompréhension encore.

Un médecin a conclu à un « état dépressif sévère », reprend le président et parle de « procrastination dans la vie privée ». L’ancien préfet n’a pas fait valoir ses droits à la retraite depuis 2015. Ce qui montre qu’il n’est pas un fraudeur, note son avocat, qui souligne « l’omission de déclaration des revenus, pas la dissimulation. ».

Pour le procureur, la fatigue « n’empêche pas de déclarer et de payer ses impôts ».

 Le droit de péter

Slate.fr du 12/09 : Pendant un contrôle de police à Berlin en février 2016, un certain Christoph S. a pété deux fois près d’une policière. Le chef de l’unité de police, qui était témoin des faits, a porté plainte car il a considéré que ces pets constituaient une forme d’insulte contre sa collègue. Un an plus tard, un tribunal de Berlin l’a condamné à une amende de 900 euros, mais il a fait appel. L’audience du 5 septembre n’a duré que quelques minutes, et les juges ont d’emblée annulé l’amende.

Dans un cas similaire aux États-Unis, un automobiliste arrêté pour conduite en état d’ébriété avait reçu un chef d’accusation supplémentaire pour avoir pété dans le commissariat et éventé les flatulences en direction des policiers. « C’était un gaz très malodorant et sa présence était très offensante », précisait la plainte. Mais ce chef d’accusation n’avait pas été retenu.

Il est en général très difficile d’obtenir une condamnation pour simple flatulence. En 2016 en Suède, une femme a porté plainte contre un homme qui avait pété chez elle après qu’elle ait rejeté ses avances. Elle considérait le pet comme une forme de harcèlement mais la police avait rétorqué : « Il est impossible de prouver qu’il a fait exprès de faire cette flatulence particulièrement puante. »

 Cumul : la bonne affaire

Orange avec AFPdu 14/09 : Laurent Wauquiez a déjà cumulé - en toute légalité - 13 ans de droits à la retraite pour seulement deux mois passés au Conseil d’état. Diplômé de l’Ena, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a commencé sa carrière en avril 2001 en tant que fonctionnaire du Conseil d’État. Auditeur de seconde classe, il est promu maître des requêtes en avril 2004. Un poste qu’il n’occupe que deux petits mois puisqu’il décide ensuite de se consacrer à la vie politique et à la campagne législative partielle de 2004 en Haute-Loire. Date à laquelle, il devient député.

L’ancien ministre s’est alors « mis en détachement » de ses fonctions au Conseil d’État. Un statut offrant un double avantage : ce statut lui garantit une « roue de secours » en cas de défaite électorale mais il lui permet également de cotiser des points de retraite. Au final, l’ancien ministre a donc déjà cumulé 13 ans de cotisations pour seulement deux mois de travail dans l’institution du Palais-Royal et il pourrait en profiter pendant encore cinq ans. Cette pratique est prohibée pour les ministres et les parlementaires depuis les lois relatives à la transparence publique de 2014, dite « loi Cahuzac ». Elle reste cependant légale pour les autres élus, comme les présidents de région.

Rien d’illégal donc mais la situation pourrait avoir du mal à passer d’un point de vue moral, surtout pour un homme politique qui dénonce en permanence l’« assistanat ».