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Mée-Disances du 18 octobre 2017

Ecrit le 18 octobre 2017

 Crise grecque

Les Echos.fr du 10/10 : La Banque centrale européenne a dévoilé un chiffre hautement politique. Les revenus d’intérêts issus des emprunts d’État grecs entre 2012 et 2016 rachetés dans le cadre du « SMP » - son programme de soutien aux pays en crise - s’élèvent à 7,8 milliards d’euros. Ce montant est enregistré par l’Eurosystème, c’est-à-dire l’ensemble des banques centrales de la zone euro.

Les profits réalisés au cours de la crise grecque sont redistribués aux 19 banques centrales nationales proportionnellement à leur participation au capital de la BCE. Et il revient aux différents gouvernements de décider s’ils rétrocèdent ou non cet argent à la Grèce.

L’annonce des profits réalisés sur la Grèce va sans doute raviver le débat animé sur le reversement de ces profits au gouvernement de Tsipras. Entre 2013 et 2015, les Européens étaient d’accord pour transférer ce pactole à la Grèce. Mais en 2015, sur fond de tensions avec l’équipe de la gauche radicale Syriza, l’Allemagne a stoppé net la procédure. Et a visiblement été suivie par les autres pays.

Les tensions opposaient le ministre allemand des Finances de l’époque, Wolfgang Schäuble, et Yánis Varoufákis, déterminé à renégocier l’accord avec la Troïka. L’Allemagne a engrangé 1,34 milliard sur la crise grecque dont 952 millions rien que dans le cadre du SMP.

Depuis le départ de Varoufakis , les tensions sont retombées. Le 15 juin dernier, la reprise du versement des profits des banques centrales a de nouveau été mentionnée dans le communiqué final de l’Eurogroupe qui évoque un allégement de la dette du pays par les créanciers officiels. Cette promesse est essentielle pour que le pays puisse en finir avec les plans d’aide et ait de nouveau totalement accès aux marchés.

 Mariage secret

6Medias du 11/10 : C’est loin de la France et des polémiques à Marrakech que Dominique Strauss-Kahn et sa nouvelle femme Myriam L’Aouffir se sont dits oui ce samedi 7 octobre. Une fête cachée mais pas pour les 400 invités évoqués par le magazine VSD. Parmi les convives de l’ex-mari d’Anne Sinclair, l’ancien secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen, mais aussi de nombreux patrons du CAC 40. Une délégation du roi Mohammed VI était aussi de la partie. Si le menu du repas n’a pas fuité, VSD révèle que côté musique il y en avait pour tous les goûts. Si le jazz et la musique orientale ont dominé la soirée, les invités ont aussi applaudi des airs d’opéra. Deux chanteurs lyriques s’étaient déplacés spécialement depuis Paris.
[NDLR : est-il vrai que la musique adoucit les mœurs ? ]

 Vente libre

Libération.fr du 05/10 : le congrès des Etats-Unis débat actuellement d’une loi visant à libéraliser la vente des silencieux, au motif qu’il faut protéger l’ouïe des tireurs. Un projet qui a du plomb dans l’aile depuis le massacre de Las Vegas.

C’est vrai qu’en assassinant 59 personnes un honorable citoyen peut se faire très mal aux oreilles.

 Feu d’artifice

Marianne du 12/10 : Ce jeudi 12 octobre, à l’aube, des militants de Greenpeace se sont introduits dans une centrale nucléaire de Moselle et ont tiré un feu d’artifice.

« Alors qu’EDF, l’exploitant des centrales nucléaires françaises, prétend sécuriser les centrales, les militant-e-s de Greenpeace France pointent du doigt le manque de protection des parties les plus fragiles des installations ». Yannick Rousselet, chargé de campagne de nucléaire pour Greenpeace France interroge : « Faut-il attendre qu’un acte de malveillance subvienne sur une centrale pour qu’EDF sorte enfin du déni dans lequel elle est engluée ? EDF doit agir dès maintenant en bunkerisant les piscines d’entreposage de combustible usé. Il en va de la sécurité des populations en France et en Europe ».

De son côté, EDF a relativisé l’action des militants écologistes en affirmant que « l’’intrusion a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie les a interceptés à 5h45. Les intrus sont toujours restés à l’extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire. » « Cette intrusion n’a eu aucun impact sur la sûreté des installations. »

Depuis janvier 2015, la question de la sécurisation des installations nucléaires face au terrorisme est l’un des chevaux de bataille de Greenpeace. L’association a ainsi remis un rapport à différents fonctionnaires en charge des questions de défense et de sécurité au sein des institutions (ASN, IRSN et Cossen). Une étude réalisée par sept experts du nucléaire et du terrorisme mandatés par Greenpeace pour imaginer les pires scénarios.

« Nous connaissons un déficit historique de la protection de nos installations, et notamment des piscines de refroidissement, a expliqué Yves Marignac, l’un des contributeurs du rapport. A l’époque du lancement du programme nucléaire français, l’attention a été portée uniquement sur le risque d’emballement du cœur du réacteur. L’évolution du risque terroriste en quarante ans change tout ».

 Sens commun au Front

L’Obs du 10/10 : Travailler avec le Front national, un tabou pour la droite... mais pas pour Sens commun, le courant catho-réac des Républicains. Issu de La Manif pour tous, le mouvement Sens commun assume donc son objectif : servir de passerelle entre Les Républicains et le Front national - du moins une partie, car s’il mentionne la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, son président Christophe Billan est plus sévère avec le parti d’extrême droite.

Une telle prise de position fait habituellement s’étrangler ceux qui, à droite, restent fidèles à la ligne républicaine du parti fondé par Jacques Chirac et Alain Juppé. Alain Juppé lui-même a manifesté à plusieurs reprises son inquiétude face à l’influence croissante de Sens commun. Il condamnait ainsi « La ligne rouge d’un conservatisme idéologique rétrograde qu’incarnent des groupes qui ont une influence croissante dans la gouvernance du mouvement. »

Laurent Wauquiez a fait savoir qu’il assistera ce dimanche à l’université de rentrée de Sens commun, à Asnières.

 Ils aiment leur HLM

Le Monde du 11/10 : Le député de La France insoumise Alexis Corbière et sa compagne, Raquel Garrido, avocate et chroniqueuse, n’ont pas quitté leur logement social, alors qu’ils s’étaient engagés à le faire en juin. Le couple vit avec trois enfants dans un HLM de quatre pièces de 80 m2 situé dans le 12e arrondissement de Paris, dont le loyer est de 1 200 euros.

La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), bailleur social propriétaire de leur appartement, a lancé la procédure leur demandant de quitter leur logement après l’élection en juin d’Alexis Corbière en tant député dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis – une procédure classique dès qu’une personne est élue. C’est à cette période que le député assurait qu’il allait déménager dans sa circonscription.

Or, « quatre mois plus tard, non seulement il y habite toujours mais, en plus, il ne répond pas aux courriers de son bailleur social ». Pour autant, le couple n’enfreint aucune règle. Alexis Corbière a dénoncé une « campagne de calomnie », assurant encore une fois qu’il allait quitter son logement, mais qu’« avec une famille de trois enfants, ça ne se fait pas en claquant des doigts ».