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Mée-disances du 1er novembre 2017

Ecrit le 1 novembre 2017

Frais d’incident

Lexpress.fr du 26/10 : « Les consommateurs en difficulté financière persistante se voient prélever près de 300 euros de frais par an, contre huit à neuf fois moins -34 euros- pour les clients lambda en moyenne », assure l’association 60 millions de consommateurs dans le cadre d’une étude effectuée de concert avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf). 

En cause, selon les associations, l’explosion des coûts facturés au client -agios, « frais d’incidents »-, dès qu’un découvert est dépassé ou qu’un paiement est rejeté, au risque d’empêcher sa situation financière de se redresser. Si 60 Millions de consommateurs ne conteste pas les agios, celle-ci peste contre les autres prélèvements « qui ne font qu’enfoncer les clients dans leurs difficultés financières ». 

« La victime type n’appartient pas forcément aux populations les plus pauvres », assure 60 Millions, estimant que les frais augmentent proportionnellement aux revenus mensuels lorsque ces derniers dépassent 2.000 euros chez les clients en difficulté. 

Dans le viseur de 60 millions de consommateurs figure notamment la « commission d’intervention » facturée par les banques en cas de dépassement du découvert. Selon les estimations de l’association, l’ensemble de ces frais liés aux incidents de fonctionnement est très rémunérateur : « Ils représentent 30 à 35% du chiffre d’affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards de chiffre d’affaires chaque année. Le résultat net est estimé à 4,9 milliards »

Alors que la somme, d’un maximum de 8 euros, a pour objectif de rémunérer le travail d’analyse sur le bien-fondé d’une autorisation de paiement, 60 Millions de consommateurs affirme que l’opération est automatisée dans plus de la moitié des cas, citant comme source la branche bancaire de la CGT. 

L’association accorde toutefois un bon point à la Banque postale pour des frais moindres que l’ensemble du secteur.

Logement social

L’Obs du 26/10 : Après l’affaire du HLM d’Alexis Corbière et Raquel Garrido (qui vont le quitter le 13 décembre), c’est une autre fidèle porte-parole de Jean-Luc Mélenchon qui se retrouve épinglée pour son logement. La conseillère de Paris Danielle Simonnet (France insoumise) occupe depuis 1999 avec son conjoint un logement social RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) de 83 m2 dans le 20e arrondissement de Paris. 

Son loyer, établi sans barème par la RIVP, est libre : 1.300 euros, un prix inférieur de 30 à 40% à ceux du marché (24 euros le m2 dans le quartier). L’immeuble géré par le bailleur social a, quant à lui, été bâti avec des subventions publiques.

Pas de quoi démonter la conseillère de Paris, qui touche, rappelons-le, 4.190 euros bruts par mois. Elle n’a pas l’intention de quitter son logement et d’ailleurs personne ne le lui a demandé du côté de l’exécutif parisien, explique-t-elle. Et de fournir une justification pour le moins surprenante : « Je ne veux pas me loger dans le privé, enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière. »

Comme le font les 80% de Parisiens qui ne vivent pas en logement social ?

Pure fission

Le Canard enchaîné du 25/1O : mise en service en 1978, la centrale nucléaire de Garigliano, à 60 km au sud de Rome, est en phase de démantèlement. Au terme de celui-ci, les autorités prévoient d’ouvrir un musée nucléaire. Mais, patience ! Le site ne sera sans doute totalement démantelé qu’en 2035, après quoi il faudra encore dix ans pour des mesures de surveillance.
On peut réserver sa visite du musée dès maintenant ?

Sugar daddy/mama

Libération.fr du 25/10 : à Paris, un camion publicitaire vantant le site RichMeetBeautiful.fr, fait le tour des facs à la recherche d’étudiants qui voudraient rencontrer « un sugar daddy/sugar mama » s’ils n’ont pas « de prêt étudiant ». Le site se présente comme «  un réseau de rencontres en ligne pour hommes et femmes adultes de plus de 18 ans, à la recherche d’une relation mutuellement avantageuse aussi bien pour l’un que l’autre ». D’un côté des étudiants dans la dèche, de l’autre des sugar daddy/mama «  fortunés », comme l’explique le site, qui parle d’ailleurs plus de la gente masculine (« des gentlemans établis qui ont déjà une vie de famille et une épouse  »). « Une Sugarbaby est une belle jeune femme, qui vaut son pesant d’or. Elle cherche à satisfaire son Sugardaddy, en étant disponible pour lui, en adoucissant son temps libre et en partageant son style de vie luxueux  », peut-on lire ensuite. Il est d’ailleurs bien question d’argent, puisque ces dernières vont pouvoir gagner «  de l’argent de poche pour payer ses frais de scolarité ou ses dettes ». Selon Sergio Coronado, ancien député des Français de l’étranger qui a participé aux travaux d’élaboration de la loi de lutte contre le système prostitutionnel, « ça peut être considéré comme du proxénétisme car c’est le site qui met en avant le fait de sortir avec une personne contre la promesse d’une rémunération ».

La mairie de Paris a condamné « cette publicité honteuse  » et expliqué travailler avec la préfecture de police « pour la faire disparaître de nos rues ». Le mois dernier, un camion similaire sillonnait Bruxelles. Une enquête pour «  incitation à la débauche » avait été ouverte.

Impunité totale

Slate.fr du 26/10 : Des militantes des droits des femmes ont appelé à manifester au Portugal, en réaction à la décision de deux juges de confirmer une peine légère pour un homme reconnu coupable d’avoir attaqué sa femme avec une batte cloutée. En première instance, l’homme avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis et à une amende de 1.750 euros.

Un procureur a tenté d’obtenir une peine plus lourde en appel, mais deux juges ont maintenu la première décision du tribunal. Leur décision est fondée sur le fait que la femme avait trompé son mari : «  De nos jours, l’adultère commis par une femme est une attaque très sérieuse contre l’honneur et la dignité d’un homme, ont écrit les juges Neto de Moura et Maria Luísa Abrantes. Dans certaines sociétés, la femme adultère est lapidée à mort. Dans la Bible, on peut lire que la femme adultère sera punie par la mort  ».

La femme victime de l’agression avait trompé son mari avec un autre homme pendant deux mois, avant de mettre fin à la relation. Mécontent, l’amant était allé raconter les faits au mari, et tous deux ont kidnappé la victime et son désormais ex-mari l’a tabassée, pendant que l’autre homme la maintenait au sol. Son corps était recouvert de bleus et de coupures. Malgré ces faits, les juges ont avancé que « l’immoralité sexuelle » de la femme avait causé une « profonde dépression » du mari, et que c’était dans cet état mental difficile qu’il avait commis l’agression.

Pour Amnesty International Portugal, la mention de la Bible au tribunal est une violation de la séparation de l’Église et de l’État, pourtant inscrite dans la constitution portugaise.

Dans un jugement de 2016, le juge Neto de Mourail avait déjà justifié une peine légère pour un homme violent avec sa femme adultère : « Une femme qui commet l’adultère est une personne fausse, hypocrite, malhonnête, déloyale, futile et immorale. En bref, une personne qui manque de crédibilité morale ».