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Mée-disances du 8 novembre 2017

Ecrit le 8 novembre 2017

  Propagande russe ?

De nombreux médias américains ont obtenu le témoignage que Facebook s’apprête à présenter au Sénat : il révèle que 126 millions d’utilisateurs américains ont consulté des pages Facebook éditées en Russie entre janvier 2015 et août 2017.
Plus inquiétant que cela, Facebook a découvert que les comptes de certains politiciens ont été menacés ou piratés par l’APT28, un groupe de pirates lié aux militaires russes.

Le réseau social a même supprimé plus de 170 comptes Instagram soupçonnés d’être liés au programme d’influence et de propagande russe sur les élections américaines. Ces comptes avaient posté environ 120 000 messages de désinformation.

Facebook indique que plus de 11 milliards de messages sur les élections ont été postés, likés ou partagés mais relativise un peu en affirmant que lire un message ne signifie pas y adhérer.

Des millions de personnes auraient involontairement joué un rôle dans ce qui semble être une vaste campagne de désinformation russe.

Google et Twitter ont également décelé des preuves d’ingérence. Rappelons qu’à l’origine de cette affaire, Facebook affirmait que ces supposés contenus n’avaient pas influencé le résultat des élections.

Le réseau affirme désormais que ces opérateurs russes ont réussi à semer le chaos dans ses contenus avec les résultats que l’on connaît.

 Attentats

leMonde.fr du 03/11 : Après la fusillade de Las Vegas, la plus meurtrière jamais perpétrée aux Etats-Unis (58 victimes), il y a tout juste un mois, Donald Trump avait observé la plus grande retenue, offrant ses prières aux familles endeuillées. La Maison Blanche avait alors écarté l’ouverture d’un débat sur les armes à feu, dénonçant préventivement toute tentative de politisation du drame.

Moins de vingt-quatre heures après l’attentat à la camionnette-bélier de New York, mardi 31 octobre, qui a tué huit personnes, dont six ressortissants étrangers, le président des Etats-Unis a, au contraire, renoué avec ses diatribes de campagne visant les failles supposées du système d’immigration américain.

Donald Trump a même désigné un coupable, le sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer, artisan d’une disposition votée en 1990 par le Congrès et validée par un président républicain, George H. W. Bush, dont avait bénéficié l’auteur présumé de l’attentat de New York, Sayfullo Saipov, âgé de 29 ans. A la suite du président, la droite radicale s’est déchaînée sur les réseaux sociaux avec sa violence habituelle, assurant que l’élu avait « du sang sur les mains  ».

Le sénateur Schumer a répliqué en assurant que « le président Trump, plutôt que de politiser et de diviser les Etats-Unis, ce qu’il semble toujours faire en des temps de tragédie nationale, devrait se concentrer sur la solution effective, le financement de l’antiterrorisme, qu’il a proposé de réduire dans son dernier budget ».

 Chasse à courre

leMonde.fr du 03/11 : L’image a fait le tour des réseaux sociaux et des médias. On y voit un homme enjamber le portail d’une propriété privée et donner des coups de fouet à un cerf épuisé, réfugié dans un jardin. Il finira par l’achever de deux tirs de fusil, avant que des chasseurs viennent évacuer la dépouille. Cela, devant des riverains médusés et outrés, et en présence de gendarmes.

L’affaire, survenue le 21 octobre, continue de susciter la colère et l’émoi. Le 28 octobre, près de 500 personnes se sont rassemblées à Saint-Jean-aux-Bois (Oise) pour réclamer l’abolition de la chasse à courre, comme l’ont déjà fait l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. Plusieurs pétitions ont également été lancées, rassemblant près de 300 000 signataires.

Enfin, la Société protectrice des animaux (SPA) a déposé une plainte devant la procureure de Compiègne, lundi 30 octobre, pour « sévices graves et acte de cruauté ». Elle vise le maître d’équipage, Alain Drach – fils de la baronne Monique de Rothschild –, et la Société de vénerie, qui a encadré cette opération.

 Faute grave

Lexpress.fr du 31/10 : dénoncé par un collègue, un salarié d’un supermarché Leclerc à Périgueux a été renvoyé pour faute grave pour avoir mangé une banane dans la réserve du magasin. Son employeur l’accuse de vol. Il dément. Les histoires similaires sont fréquentes dans la grande distribution.

L’affaire qui concerne Rafaël B. et sa banane a été plaidée le 30 octobre devant le conseil des prud’hommes de Périgueux. « Mon client n’a pas volé cette banane car elle lui appartenait, assure Jérôme Bousquet, son avocat. Il est sorti du vestiaire avec sa banane et a traversé la réserve en la mangeant, et quelqu’un l’a vu et en a parlé à la direction. L’employeur n’a d’ailleurs pas apporté la preuve qu’elle était issue de la réserve du magasin. »

L’employeur maintient cette accusation et en fait surtout une « question de principe », selon l’avocate du groupe Leclerc : « À partir du moment où vous avez un règlement intérieur qui est affiché dans les locaux, il doit être respecté par tout le monde. Que ce soit une banane, un manteau, ou quelque chose de plus important, on est sur un vol », a-t-elle assuré.

L’avocat du salarié licencié met en avant le manque de proportion de cette décision et réclame donc que le licenciement pour faute grave subi par son client soit requalifié en « licenciement sans cause réelle et sérieuse » avec le paiement d’indemnités et de dommages et intérêts. 

Il y a trois ans, les prud’hommes de Nancy avaient statué en faveur d’une salariée qui contestait son licenciement pour faute grave après un vol de pain au chocolat. Elle faisait elle aussi valoir la dimension « disproportionnée » de cette décision. Le conseil des prud’hommes de Nancy avait rejeté les arguments de Lidl et accordé 8 800 euros de dommages et intérêts et plus de 7 000 euros au titre d’indemnités diverses à l’ex-caissière. 

La décision des prud’hommes de Périgueux est attendue le 11 décembre. 

 Bitcoins

Latribune.fr du 02/11 : Les monnaies virtuelles connaissent un succès croissant auprès des utilisateurs, notamment le bitcoin, lancé en 2009. La société de sécurité informatique russe Kaspersky Labs a annoncé avoir identifié un virus qui fait les poches des détenteurs de monnaies virtuelles. Ce virus, nommé « Crypto Shuffler », aurait déjà permis de voler « l’équivalent d’environ 140.000 dollars en bitcoins. Les montants volés dans d’autres monnaies virtuelles vont de quelques dollars à plusieurs milliers de dollars », a mis en garde Kaspersky Labs dans un communiqué, sans préciser où sévissait le virus.

Pour commettre son larcin, le virus s’infiltre sur les ordinateurs de ses victimes puis frappe lorsque qu’un détenteur d’argent virtuel copie-colle le code d’identification du destinataire d’un paiement, lui substituant ses propres coordonnées.
« Les monnaies virtuelles se propagent activement dans le monde entier et deviennent plus accessibles aux utilisateurs, mais en même temps elles deviennent une cible plus attrayante pour les cyber-criminels », a averti Sergueï Iounakovski, un expert en antivirus de Kaspersky Labs.

« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’attaques contre diverses monnaies virtuelles et il semble que cette tendance va continuer à se développer. »