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La bataille du Rail

SNCF

(écrit le 22 janvier 2003)

 Pas en train !

La SNCF n’est pas en train ! Après avoir démenti la rumeur, la direction admet finalement avoir inscrit dans le projet de budget 2003 la suppression de 2 243 emplois.

Le projet, qui doit être présenté au comité central d’entreprise le 23 janvier et au conseil d’administration le 29, prévoit 1 270 suppressions d’emplois, avec 7 270 départs programmés, principalement en retraite, et « près de 6 000 embauches ».

Selon le journal l’Humanité du 17 janvier 2003, ces prévisions s’appuient, selon la direction, sur un déficit courant de 144 millions d’euros, comparé à une perte estimée à 248 millions d’euros en 2002. Après une année 2002 « marquée par un ralentissement de l’activité économique et par des difficultés conjoncturelles », 2003 se prépare « dans un environnement économique qui demeure peu porteur », indique le document, qui envisage un retour à l’équilibre dès 2004 et un résultat bénéficiaire pour 2005.

Le secrétaire général de la Fédération cheminots CGT, Didier Le Reste, a immédiatement réagi et dénoncé un budget de courte vue, qui ne permet pas « d’inscrire la SNCF dans une politique de conquêtes nouvelles de trafic et de produits. Il la place en revanche dans des difficultés qui la ramènent avant 1995 où l’on pensait s’en sortir en réduisant massivement les emplois et les activités ».

La CGT regrette que les emplois, voire les salaires soient la variable d’ajustement des difficultés. « On est en train de mettre l’entreprise en situation de faiblesse » dit-il


Ecrit le 10 août 2005 :

 520 trains supprimés par la SNCF

« C’est une véritable bataille du rail qui s’engage ! », déclare Jacques Auxiette Président du Conseil régional des Pays de la Loire, en s’indignant de la décision de la SNCF , en date du 2 août 2005, qui veut supprimer chaque semaine 71 trains Corail, qui s’ajoutent aux 29 trains déjà supprimés en 2004, soit au total 100 trains en un an pour les Pays de Loire.

Au total, dans le grand Ouest, sur les lignes Caen-Le Mans-Tours, Nantes-Lyon, et Quimper-Nantes-Bordeaux-Toulouse, 520 trains par an vont disparaître et laisser chaque année 52 000 voyageurs à quai.

Dans la droite ligne des décisions prises au cours de l’année écoulée, ces annonces faites en plein cœur de l’été marquent un peu plus le désengagement de l’Etat vis-à-vis de ses missions historiques de service public.

Lorsque les mesures annoncées aujourd’hui seront mises en œuvre, on passera sur l’axe Nantes-Lyon de 37 trains circulant par semaine avant décembre 2004 à 16 trains seulement. Pour l’axe Quimper-Nantes-Bordeaux-Toulouse, on passera de 68 trains par semaine avant décembre dernier à 42 trains en service d’été et 32 trains en service d’hiver. Pire : tous les trains Corail sont supprimés sur l’axe Caen-Le Mans-Tours.

Sauf si les Régions veulent bien payer !

L’objectif du Gouvernement est donc de se désengager de sa responsabilité d’autorité organisatrice des lignes nationales Corail en se délestant sur les Régions sans aucune compensation financière. Or c’est bien à l’Etat d’assumer le coût de ces lignes indispensables à l’équilibre du territoire national.

Face à cette situation, les Régions examinent toutes les possibilités de recours et interpellent à nouveau le Premier Ministre M. de Villepin et le Ministre des Transport
M. Perben, qu’elles avaient déjà fermement alertées le 12 juillet dernier.

Les Régions s’engagent aujourd’hui dans une véritable bataille du rail et un combat actif pour la défense du service public. Philippe Duron, Président du Conseil régional de Basse-Normandie, Jacques Auxiette, Président du Conseil régional des Pays de la Loire et Michel Sapin, Président du Conseil régional du Centre sont allés, lundi 8 août, à la rencontre des usagers de la ligne Caen-Le Mans-Tours

 La bataille du Rail

En marge de la visite de M. le Ministre du
Déménagement du territoire, une pétition est lancée pour
défendre les trains TER.Voir Foire de Béré

En effet, si vous avez ouvert un journal cet été vous savez que la SNCF a décidé de supprimer des trains sur les grandes lignes corail un peu partout en France.
Elle ne fait en cela que répondre aux sollicitations du gouvernement.

Deux arguments sont rabâchés par la compagnie nationale : ces lignes ne sont pas rentables, et elles ne sont en fait que des lignes de dessertes régionales ou interrégionales.

Deux arguments auquel on peut répondre (dans l’ordre) :

  • -1. Depuis quand un service public a-t-il vocation à être rentable ? il a avant tout vocation à être le mieux géré possible. En outre, les liaisons corail ne sont jamais proposées au guichet, les instructions étant de proposer les liaisons TGV, même deux fois plus chères, même parfois moins pratiques. Pas étonnant qu’il y ait des déficits.
  • -2. Quand les Trains Régionaux ont été transférés aux Régions, les trains corail remplissaient déjà ce rôle de desserte locale, en plus de leur mission de traverser la France sans passer par Paris. Rien n’a changé, si ce n’est la volonté de plomber financièrement les Régions (le déficit que la SNCF veut transférer aux Pays de la Loire, c’est 4 années de manuels scolaires gratuits pour les lycéens).

La Région Pays-de-Loire est particulièrement touchée (Quimper-Toulouse, Nantes-Lyon, Caen-Le Mans-Tours), mais c’est l’ensemble des Régions qui se mobilisent.


Ecrit le 14 septembre 2005 :

D’après le ministre Christian Estrosi, les trains ne seraient pas supprimés


Ecrit le 12 septembre 2007

 Le frêt supprimé ?

Tchi tchi ... fou !