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Agro-alimentaire

Le marché aux 2000 bovins

Ecrit en janvier 2000

 Le foirail de Châteaubriant : en progression

Le Conseil Municipal du 14 janvier 2000 a délibéré sur le projet de nouveau foirail, à implanter sur la zone industrielle Nord. Un premier projet a été établi en avril 1999, mais l’appel d’offres a été déclaré « sans suite » compte-tenu de l’incohérence des offres avec les estimations prévisionnelles. Un nouveau projet a donc été établi, d’un coût de 15,8 millions de francs TTC (la ville peut espérer des subventions à hauteur de 8 millions de francs)

Marché aux 2000 bo

En ce qui concerne l’activité du foirail de Châteaubriant, les nouvelles sont bonnes. Voici l’évolution sur les 4 dernières années (après la crise de la vache folle)

– 1996 : 85 227 têtes
– 1997 : 88 065
– 1998 : 89 448
– 1999 : 90 754

La hausse a ainsi été de

– 3,3 % en 1997 (par rapport à 1996)
– 1,6 % en 1998 (par rapport à 1997)
– 1,5 % en 1999 (par rapport à 1998)

Cette hausse est à remarquer puisque, en 1998, seuls 5 marchés sur 21 étaient en progression. En 1999, il n’y avait aussi que 5 marchés en progression :

Trois gros marchés
– Fougères + 1,8 %
– Châteaubriant + 1,5 %
– Sancoins + 1,0 %

Et deux plus petits
– Forges-les-eaux + 1,0 %
– St Yriex + 38,4 %

Tous les autres marchés sont en baisse, y compris celui de Cholet (-4 ;6 %)

Globalement, Châteaubriant conserve sa place nationale de troisième marché aux gros bovins avec 90 754 bêtes en 1999, derrière Sancoins (165 102 bêtes) et Cholet (102 887 bêtes)

Le foirail de Châteaubriant commercialise cinq types de bêtes :

– Animaux de viande 17,4 %
– Veaux 1,0 %
– Amouillantes 3,5 %
– Broutards 40,8 %
– Gros bovins maigres 37,3 %

On constate ainsi que la vocation du marché de Châteaubriant c’est le bovin maigre (celui qui est acheté pour être engraissé) et surtout le broutard (jeune bovin qui commence à brouter). Cette dernière catégorie est en progression sensible. Les animaux de viande, achetés pour aller directement à l’abattoir, sont également en progression. En revanche le marché des veaux et des amouillantes est en baisse .

Cette évolution du foirail de Châteaubriant justifie la construction d’un nouvel équipement (ouverture octobre ?), malgré ce que disent les oiseaux de mauvaise augure

 Les fesses en l’air

Suite à cet article de La Mée, concernant le foirail, l’association AID ANIMAUX nous prie de préciser que, selon l’arrêté ministériel du 25 octobre 1982 (JO du 10/11/82 page 9984), il est stipulé au chapitre 1 de l’annexe II paragraphe 1 alinéas a et b que :

– « sur les foires et marchés : les emplacement où sont détenus les animaux de l’espèce bovine ... doivent disposer de barres d’attache ... à hauteur normale adaptée à chaque espère. Chaque animal doit être attaché avec une longe en bon état n’immobilisant pas sa tête au ras du sol et lui permettant de se coucher » -

Fin du communiqué


Ecrit en mai 2001

 Le foirail de Châteaubriant : pari réussi !

« Ce que vous avez fait est sensationnel, on voit que cela a été pensé par des élus bien au fait du fonctionnement d’un foirail » : André Sinenberg était ravi, ce mercredi 16 mai 2001 à l’ouverture du nouveau foirail que tous les utilisateurs se sont accordés à trouver remarquable. « Laval et Clisson n’ont qu’à bien se tenir maintenant. Ici tout est fonctionnel, aussi bien pour l’installation des animaux, la sécurité des opérateurs, le chargement des bestiaux ». Avec 1845 bêtes ce matin-là, et 130 négociants, l’ouverture a été une réussite et les négociants ont su dire qu’ils devaient cette réalisation à André Sinenberg et à la municipalité de Martine Buron. Du coup, le nouveau maire n’a rien trouvé à redire !

Espérons que les acteurs de cette construction, élus et personnel communal, seront invités pour l’inauguration officielle. Ce serait un geste de courtoisie. De toutes façons les négociants l’ont répété : « Nous on dira à qui nous devons ce nouveau foirail ! ».


Ecrit le 4 juillet 2001 :

Le marché aux gros bovins de Châteaubriant donne régulièrement des preuves de sa bonne santé. Avec 89 000 têtes, il est le 3e au niveau national (derrière Sancoins, 174 000 bêtes et Cholet 107 000 bêtes).

La spécificité de Châteaubriant c’est le bovin « maigre » (80 % des animaux présentés chaque semaine), acheté par des marchands de bestiaux qui le place chez des éleveurs pour en faire une bête bonne pour la boucherie. Avec 65 000 têtes, Châteaubriant se place au 2e rang, pour les bovins maigres, après Sancoins.

Après 10 semaines d’interruption, suite à l’épizootie de fièvre aphteuse, le nouveau foirail a donc ouvert pour la première fois le mercredi 16 mai 2001, accueillant, depuis cette date, une moyenne de 1900 bovins par semaine, ce qui est une performance remarquable par rapport aux autres marchés, notamment Fougères.

 André Sinenberg

André Sinen

Le nouveau foirail, conçu par la municipalité de Martine BURON, a bénéficié du suivi et de toute l’expérience d’André SINENBERG, et du personnel du foirail, bien au fait des nécessités du métier. C’est alors un bel outil dont tous les utilisateurs ne cessent de vanter la conception, l’agencement, la sécurité, etc. Il répond aux exigences sanitaires nationales et européennes, ce qui lui donne l’agrément pour la commercialisation dans l’espace européen

La dépense totale se chiffre à 17 885 000 F et les subventions se sont montées à 8 millions de francs. Le reste est donc à la charge de la ville.

L’équipement est très moderne, et modulable, permettant de s’adapter aux marché : plus ou moins de gros bovins. Le bâtiment est conçu pour la protection des bouviers, la fermeture correcte des parcs pendant la mise en place des gros bovins, l’absence de caniveaux dangereux pour les hommes ou les bovins. Le bâtiment est également conçu pour faciliter le nettoyage à sec avant le lavage à l’eau.

La disposition générale permet le stationnement à quai de 60 bétaillères, ce qui simplifie les problèmes de chargement des animaux. Une station de lavage permet la désinfection complète des bétaillères avant le chargement de tout lot de bestiaux.

Les parkings peuvent accueillir
– 80 places pour les poids lourds devant les quais (du gros porteur à la petite bétaillère)
– 80 places pour les poids lourds sur les parkings intérieurs (extensible à 150 places)
– 110 places pour les véhicules légers (extensible à 150 places)

Pas invité

Pour l’inauguration, le nouveau maire pour qui rien de bien n’a été fait en 12 ans, n’avait pas l’intention d’inviter André Sinenberg. Mais les utilisateurs ont fait pression, ce qui fait qu’André Sinenberg a reçu d’abord une invitation officieuse, puis une invitation officielle deux jours avant la date prévue ! Le maire n’a pas non plus invité les représentants des autres marchés aux bestiaux, ni la télévision. Cela aurait pourtant pu contribuer au bon renom de Châteaubriant . Dans son discours, il n’a pu faire autrement que de citer le nom d’André Sinenberg dont la rumeur populaire lui renvoyait sans cesse le nom, avec satisfaction. Il a associé aussi le conseiller délégué de son équipe, dont nous ne dirons pas le nom parce que, dans ce dossier, il n’a rien eu à faire !

Un jeu de barrières

Ce qui est étonnant dans le nouveau foirail, c’est le jeu de barrières. Tout a été conçu pour la sécurité des utilisateurs : des passages protégés entre chaque rangée d’animaux pour éviter les coups de cornes ou de pieds intempestifs. On peut dire qu’il y a un « refuge » tous les mètres le long des trois allées principales.

De plus, les barrières s’ouvrent, se ferment, s’attachent à volonté, avec une simple chaîne (simple mais solide) pour baliser la circulation des animaux entre le lieu de vente et le lieu d’embarquement. Et cela modifie considérablement le travail des marchands de bestiaux qui ne sont plus obligés de faire courir les bestiaux pour éviter qu’ils « mussent » dans les passages interdits, et qui ne sont plus obligés de « gueuler » pour se faire entendre de leurs collègues, au dessus du meuglement des bovins, en leur indiquant « à droite, à gauche » la direction qu’ils entendent donner à leur troupeau. Désormais les bovins et les hommes marchent normalement, placidement ...Tout le monde y gagne en moindre fatigue et diminution du stress.

A signaler aussi que les tubes métalliques qui constituent les barrières et les barres d’attache des animaux, sont amovibles, de façon simple, ce qui facilitera, dans l’avenir, la réparation de ceux qui seraient détériorés, et l’adaptation des surfaces de vente à l’évolution du commerce (plus ou moins de bovins maigres, plus ou moins de broutards). Bref une très belle réalisation à mettre à l’actif d’André Sinenberg et de son équipe. Il reste à souhaiter maintenant que le commerce reprenne de façon satisfaisante.

Une petite histoire sur la profession

La vache d’un éleveur s’est échappée et est allée piétiner la pelouse d’un voisin. Celui-ci fait intervenir un expert qui chiffre la réparation du dommage à 13 000 F (que l’assurance paiera). Stupeur de l’éleveur qui demande à l’expert à combien se chiffrerait la dévastation du champ de blé d’un autre voisin ! Réponse : 3 000 F. Comme quoi la pelouse de loisir vaut davantage que le champ de blé, nourriture de l’homme et résultat du travail d’un paysan


Ecrit le 30 avril 2003 :

Foirail : « Foirail dernier cri, foirail leader » c’est ce qu’a dit le Président de la Fédération Française des Marchés de Bétail vif, en visitant le foirail de Châteaubriant le 23 avril 2003, en rappelant qu’il a été conçu par André Sinenberg, conseiller municipal de Martine Buron (ce qui n’a pas fait plaisir à la municipalité actuelle qui fait tout pour l’oublier). Le foirail est d’une utilisation rationnelle et surtout sécurisante pour les utilisateurs avec un système de barres d’attache et de protection bien pensé. Sur les 52 foirails existants, la moitié devrait disparaître dans les années à venir. Avec son rang de 2e marché français aux bovins maigres (c’est-à-dire destinés à l’engraissement), le foirail de Châteaubriant continuera à être dans le peloton de tête. Merci qui ?


Ecrit le 4 mai 2004

 Décoration et remerciements pour André Sinenberg

Jeudi 22 avril 2004 a eu lieu à Châteaubriant l’assemblée plénière annuelle de la FMBV (fédération des marchés de bétail vif). La session commençant à dix heures, les participants sont arrivés à Châteaubriant la veille, pour un apéritif d’honneur et un repas au restaurant.

Le sous-ministre Nicolas Forissier (secrétaire d’Etat à l’Agriculture) est venu le mercredi soir. Réception en mairie, photo dans la presse, encore un ministre à Châteaubriant. Hélas, s’il est bien resté au gueuleton du soir, le ministre s’est envolé avant le Congrès. Le devenir des marchés aux bestiaux ne l’intéresse pas ? A quoi sert donc la venue d’un ministre dans ce cas ? juste pour faire croire que le maire Ducoin a le bras long ?

Le soir, en ouverture du repas de gala, André Sinenberg (ex-conseiller municipal en charge du foirail pendant 12 ans) a été appelé à la tribune. A sa grande stupéfaction, il s’est vu remettre la médaille de la ville de Châteaubriant, des mains du maire en personne ! Pour une surprise, c’était une surprise !

Au cours de la soirée, André Sinenberg apprendra que les organismes professionnels, qui tenaient à le remercier tout particulièrement, avaient demandé au maire de Châteaubriant de lui remettre la médaille de la ville. Mais le maire ne voulait pas ! Il a fallu insister. Il a fallu l’intervention de Jacques Lemaître, maire de Rougé, pour que Alain Hunault cède enfin et décore ce conseiller municipal de l’équipe précédente. Nous n’avons pas pu savoir auprès des services médicaux si la médaille, ce soir-là, lui a brûlé les doigts.

plaque offerte à André Sinenber

Un peu plus tard au cours de la soirée, André Sinenberg s’est vu remettre (voir ci-dessus)une belle plaque bleue au nom de la FMBV, tandis que Jacques Branchereau lui remettait un tableau, avec photo du foirail, et inscription de remerciement pour son action passée.

Faut-il rappeler qu’André Sinenberg, de 1989 à 2001, a été le défenseur acharné du foirail de Châteaubriant, présent sur tous les marchés, prenant la défense à la fois des éleveurs et des maquignons, intervenant pour réduire les inévitables tensions, s’inquiétant toujours des améliorations à apporter à l’équipement. C’est lui qui a conçu le nouveau foirail dans l’ancienne usine de meubles, tirant partie des lieux pour réaliser une installation moderne présentant toutes les garanties de sécurité. Cet équipement plaît tellement que les utilisateurs l’appellent, entre eux, « l’espace Sinenberg »

Alors que les marchés de bétail vif ont eu bien du mal à se maintenir, surtout avec la crise de la vache folle et la fièvre aphteuse, André Sinenberg a fait le pari d’un foirail neuf là où tout le monde, y compris les négociants, disait que c’était foutu. L’avenir lui a donné raison et même Alain Hunault a été obligé de reconnaître que le foirail est un bel outil.

Pas vache, André Sinenberg a insisté pour que son successeur, Jean Ermine, soit élu au Conseil d‘Administration de la FMBV, au titre de représentant d’un des foirails les plus importants de France.

De son côté, invité au titre de personnalité qualifiée, André Sinenberg n’a pu se rendre aux Congrès de la FMBV en 2002 et 2003 : il n’y avait jamais de place pour lui dans la voiture de la ville ! Au nom sans doute de la « démocratie apaisée » dont a parlé un jour le maire Ducoin....


Ecrit le 4 mai 2004 :

 Les marchés de bestiaux en 2003

Les apports sur les marchés, en 2003, ont été sensiblement les mêmes qu’en 2002, avec 2,2 millions d’animaux échangés, mais la situation est très variable d’un marché à un autre.

Les marchés de plus de 40 000 têtes représentent 77,3 % des apports et ont vu dans l’ensemble leur activité progresser en 2003. Pour les autres, surtout pour les plus petits, il y a régression. Les marchés actifs ont retrouvé leur dynamisme après la fièvre aphteuse de 2001, les marchés en perte de vitesse ont vu leur situation se dégrader plus rapidement.

Avec 75 318 têtes en 2003, Châteaubriant fait partie des 18 plus gros marchés de France. Le foirail a connu en 2003 une progression de 9,91 % par rapport à 2002 alors que les 18 plus gros marchés n’ont connu que 0,78 % de progression. L’année 2004 se présente bien : par exemple le marché du 28 avril 2004 a enregistré 2143 animaux dont 400 animaux d’un très haut niveau qualitatif attirant nombre d’engraisseurs de Belgique ; du Nord de la France et d’autres régions d’embouche.

Le foirail de Châteaubriant est essentiellement un marché de « bovins maigres », avec 60 743 têtes sur 75 318. Deuxième marché de France, il est présenté, par la FMBV, comme un « marché incontournable »


Ecrit le 4 mai 2004 :

 Perspectives européennes

Le secteur de la viande va être affecté par l’entrée de 10 nouveaux pays dans l’Union Européenne à partir du 1er mai 2004. Ces dix pays qui constituent les PECO (Pays d’Europe centrale et orientale) ont en général des troupeaux de petite taille qui engendrent des coûts élevés. Les économistes s’attendent à une concentration des entreprises agricoles.

Traditionnellement, dans les PECO, le bœuf est un sous-produit de la production du lait et ne répond pas aux critères de viande de haute qualité. « Dans ce contexte, des quantités importantes de bœuf de qualité inférieure, en provenance des nouveaux Etats membres, vont chercher des débouchés en dehors de l’union européenne » (vers la Russie, et les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Cette situation risque d’être aggravée par l’incapacité des producteurs des nouveaux Etats membres à se mettre en conformité avec les normes de sécurité alimentaire (détaillée en 80 textes !). « La libre circulation de viande et produits carnés sera restreinte » et « un nombre énorme d’installations de transformation de viande devraient fermer puisque l’investissement nécessaire n’est pas disponible, et ceci malgré l’état économique désastreux de certaines régions »

« Un nombre considérable d’entreprises incapables de se conformer aux normes de l’Union Européenne et/ou de pouvoir résister à la concurrence, fermeront leurs portes ».

André Sinenberg : 30 km à pied au cul des vaches