Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Grappillages et Mée-disances > Mée-disances du 13 décembre 2017

Mée-disances du 13 décembre 2017

Ecrit le 13 décembre 2017

Prémonition

Le Figaro du 07/12 : Le 11 octobre 2008, sur le plateau de Thierry Ardisson, l’Académicien Jean d’Ormesson livrait sa théorie sur les «  bons et mauvais jours pour mourir », expliquant pourquoi il ne fallait pas mourir en même temps qu’une star. «  Vous savez, c’est très mauvais pour un écrivain de mourir, par exemple, en même temps que Piaf  ». Ce jour-là, il ignorait que son décès serait potentiellement éclipsé par celui de Johnny Hallyday. «  L’écrivain doit faire attention à tout ce qu’il écrit, il doit faire attention à tout ce qu’il dit. Et il doit faire attention à la façon dont il meurt  », justifiait encore Jean d’Ormesson. Autre configuration qu’il redoutait : les jours fériés. «  L’Académicien Jules Romains est décédé un 14 août. C’est désastreux car, le lendemain, c’est le 15 août », ajoutait-il insinuant que la presse n’était pas des plus réactives à cette période de l’année.

Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday nous ont-ils rejoué une « Jean Cocteau et Edith Piaf » ? Le 11 octobre 1963, le dramaturge et la chanteuse mouraient à quelques heures d’intervalle. Très populaire en France et dans le monde à l’époque, l’interprète de La Vie en Rose, alors âgée de 47 ans, avait « volé la vedette » au poète de 74 ans, raflant la plupart des unes de journaux.

Cette semaine, le décès de Jean d’Ormesson aurait pu être éclipsé par celui de Johnny Hallyday. Mais, c’était sans compter sur plusieurs titres de presse qui ont décidé de rendre hommage aux deux personnalités. Ainsi, les magazines Le Figaro Magazine, Le Point et Paris Match ont choisi de produire deux numéros spéciaux. Du jamais vu.

Mobilier urbain anti-SDF

La-Croix.com du 06/12 : C’est une entrée de garage privé situé non loin de la célèbre rue de Rivoli, au centre de Paris. Pour dissuader les sans-abri de venir s’abriter sous le porche, le propriétaire du parking a installé une cellule, qui, quand elle détecte une présence, déclenche automatiquement une ligne de jets d’eau. Seuls les conducteurs de voiture munis d’un badge donnant accès au parking échappent à la douche froide. Un comble quand on sait que ce parking est situé juste en face de l’accueil de jour pour sans-abri d’Emmaüs Solidarité, installé dans l’immeuble qu’avait acquis l’abbé Pierre après son appel de l’hiver 1954.

C’est dans ce lieu très symbolique que la Fondation Abbé-Pierre, alliée à Emmaüs Solidarité, a choisi de démarrer sa campagne en collant, mercredi 6 décembre au petit matin, ses premières affiches : « Au lieu d’empêcher les SDF de dormir ici, offrons-leur un logement décent ailleurs ». Une heure plus tard, c’est sur les murs d’une banque LCL dont les appuis de fenêtres ont été garnis d’une double rangée de picots que les mêmes affiches sont apposées. Puis sur ceux de la Chambre de commerce et d’industrie de la rue du Louvre, où des plans inclinés ont été installés entre le sol et le mur.

Le phénomène des dispositifs urbains anti-SDF, apparu il y a une quinzaine d’années, n’est pas nouveau. En 2007, le maire d’Argenteuil avait même fait scandale en envisageant d’utiliser un produit répulsif dans les endroits où s’attroupaient des sans domicile. Désormais, « tout se passe comme si, à chaque fois qu’il y a un aménagement urbain, les propositions intègrent dans leur cahier des charges des solutions qui empêchent les gens de stationner. ». La Fondation Abbé-Pierre milite pour la production de 150 000 logements vraiment sociaux, la priorité donnée aux plus pauvres pour un quart des attributions HLM, ainsi que pour une stratégie plus volontariste de prévention des expulsions.

La poupée espion

L’Obs du 05/12 : Dans le jargon des jouets connectés, on appelle ça une poupée « interactive ». Pour la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), c’est plutôt un objet espion qu’elle vient d’ailleurs de mettre en demeure pour « atteinte grave à la vie privée ». Cayla (c’est son nom) « comprend » et « répond » à vos enfants, vante la publicité de cette figurine équipée d’un micro, d’un écouteur et reliée à une application mobile.

Mais ce que la marque omet de dire, c’est que si Cayla « te comprend et te répond », c’est sans garantie quant à la confidentialité des échanges : « Mieux vaut savoir à quoi s’attendre si on a l’intention de glisser Cayla sous le sapin. »

Nos voisins allemands eux, ont carrément interdit la vente de cette poupée espion en février dernier. En France, la mise en demeure de la Cnil exprime plusieurs inquiétudes. Cette poupée interactive fabriquée par une entreprise basée à Hongkong (Genesis Industries Limited, qui commercialise aussi I-Que, un robot « connecté, malin et rigolo ») récolte différentes informations personnelles relatives à l’enfant : son prénom, son école, son adresse, ses émissions préférées... sans qu’on sache quel usage en est fait.

Le FN « trop à gauche »

Lexpress.fr du 05/12 : La ligne politique du Front national est décidément source de discordes. En septembre, Fl. Philippot quittait avec fracas le parti d’extrême droite, fustigeant la dérive identitaire du FN. Trois mois plus tard, trois élues FN du Conseil régional d’Île-de-France dressent le constat inverse. Elles ont annoncé lundi leur démission du groupe d’extrême droite à la région, en déplorant « le virage à gauche du Front national » et « un autoritarisme dans les relations entre les responsables et les élues de terrain ». 

Yasmine Benzelmat, Vanessa Juille et Béatrice Troussard siégeaient jusqu’alors dans le groupe présidé par Wallerand de Saint-Just, un proche de Marine Le Pen, par ailleurs trésorier du parti. « Le virage à gauche du FN s’est de plus en plus accentué, et des désaccords idéologiques se sont multipliés à cause d’une ligne trop ancrée à gauche, alors que nous sommes trois femmes de droite », écrivent les trois élues dans un communiqué.

Les trois conseillères régionales ont indiqué qu’elles étaient « en discussion » avec « Les amoureux de la France », un mouvement qui vient de se créer. 

Mariage à l’économie

Le Point.fr du 04/12 : Pauvre Harry : son mariage avec Meghan Markle fait les frais du Brexit et de la croissance en berne de l’économie britannique. Contrairement aux noces de William, où l’on avait déployé toute la pompe monarchique dans les rues de Londres, le cadet du prince Charles devra se contenter d’une noce à l’économie. Le mariage aura lieu en mai prochain au château de Windsor, dans la chapelle Saint-Georges du palais, un lieu prestigieux mais beaucoup plus sobre que la mythique abbaye de Westminster qui avait accueilli les noces de son frère aîné William avec Kate, en 2011. Ce sera un lieu plus facile à sécuriser qui fera d’emblée baisser la note du gouvernement, à qui revient la charge de protéger la famille royale.

Pour éviter toute polémique, le palais précise que les festivités seront réglées par la famille, décoration, fleurs, tenues, réceptions, mais pas la sécurité et le paiement des fonctionnaires mobilisés… Tout dépendra du nombre d’invités et du faste déployé, mais la fourchette pourrait être comprise cette fois entre 6 et 10 millions d’euros. La plus grande économie a été réalisée par Theresa May, qui a exclu d’accorder un jour férié pour l’événement. L’enjeu est de taille car la note peut vite devenir astronomique pour l’économie britannique en cas de mise à l’arrêt de son activité. Ainsi, le mariage de William et Kate aurait entraîné une perte sèche d’au moins 2,6 milliards d’euros, d’après les chiffres avancés par une étude du Center for Economics and Business Research. (6,7 milliards selon le patronat)