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Mée-disances du 10 janvier 2018

Ecrit le 10 janvier 2018

 Egalité salariale

L’Obs du 03/01 : C’est une première mondiale. En Islande, les entreprises publi-ques et privées de plus de 25 salariés ont l’obligation de respecter la parité salariale entre femmes et hommes d’ici à 2022. Le pays nordique est le premier pays du monde à légiférer sur ce sujet. 

Annoncée en mars 2017 à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes puis votée en juin, la loi est entrée en vigueur au 1er janvier 2018. Les entreprises qui ne respectent pas cette parité s’exposent à une amende.

« L’histoire a montré que si nous voulons le progrès, il faut l’imposer », justifiait au printemps dernier le ministre des affaires sociales, Thorsteinn Viglundsson, au moment de l’annonce du projet de loi.

L’Islande est régulièrement en tête des classements des nations en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes, mais d’importants écarts de salaires entre hommes et femmes y sont également observés. Ce différentiel était ainsi de 16,1% en 2017, selon l’Institut national des statistiques islandais.

Avant l’adoption de cette loi, un projet pilote, mené en partenariat avec une vingtaine d’entreprises et d’institutions publiques, avait été lancé en 2009 par la Première ministre de l’époque, Jóhanna Sigurðardóttir. Mené depuis 2012, le dispositif a visiblement fait ses preuves, l’écart salarial étant tombé à 3% en moyenne chez les entreprises en pointe. 

 Relations à louer

Courrier International du 27/12 : ce japonais a un drôle de métier : il loue ses services de père, de mari, de collègue à ceux qui en ont besoin. L’argent n’achète peut-être pas l’amour, mais il peut acheter l’apparence de l’amour, et, comme le souligne l’élégant Yuichi Ishii, tout est dans l’apparence.

Cet homme charmant et séduisant de 36 ans est bien placé pour le savoir, lui dont l’activité consiste à jouer le rôle d’autres personnes. Selon votre demande, il peut devenir votre meilleur ami, votre mari, votre père, voire un proche éploré à vos funérailles.

Family Romance, la société qu’il a créée il y a huit ans, propose à ses clients les services d’acteurs professionnels capables de tenir n’importe quel rôle dans leur vie privée. Avec un catalogue d’environ 800 comédiens, comprenant aussi bien des enfants en bas âge que des personnes âgées, l’agence se flatte de pouvoir parer à pratiquement toutes les situations imaginables.

Selon son fondateur, Family Romance aide les gens à combler des absences insupportables ou ce qu’ils considèrent comme des failles dans leur vie. Dans une société de plus en plus isolée et assistée, où les relations à la carte deviennent la nouvelle norme, ce type d’activité devrait connaître une croissance exponentielle.

 La messe à Johnny

Non Stop People du 03/01 : Le 9 décembre dernier, l’hommage populaire consacré à Johnny Hallyday avait rassemblé des centaines de milliers de personnes dans le froid parisien. Si certains ont décidé de faire le déplacement jusqu’à Saint-Barthélemy pour se recueillir sur la tombe du rockeur, la plupart des fans se ruent à l’église de la Madeleine, devenue un véritable lieu de pèlerinage.

Le curé de la paroisse  , a déclaré : « J’ai vu que les gens déposaient des petits mots sous les petites lampes de l’église. Alors j’ai pensé qu’il fallait organiser dignement ce mouvement spontané, surtout lorsque, pendant la période des fêtes, le défilé des hommages du public n’a pas cessé ». C’est pourquoi tous les 9 du mois, le curé compte mettre en place une messe en l’honneur du défunt chanteur. Ouvert à tous, ce moment de recueillement devrait devenir un rendez-vous incontournable pour tous les fans du chanteur...

 La bise au travail

Le Figaro.fr du 05/01 : C’st la période de vœux durant laquelle - du 1er janvier au 31 du même mois - les « Bonne année ! » et autre « Meilleurs vœux ! » retentissent des dizaines de fois par jour dans les entreprises de notre pays. Ces vœux doivent-ils systématiquement être agrémentés d’une bise entre collègues ?

Pour Anne Picard-Wolff, maire de Morette, un petit village d’à peine 400 habitants en Isère, la réponse est catégorique : c’est « non » ! « Au cours de plusieurs discussions, j’ai constaté que nombreux sont ceux qui, hommes ou femmes, partageaient ma gêne face à cette habitude. Sans avoir fait une étude scientifique sur le sujet, je me suis aussi rendu compte que la facilité que l’on avait à décider et à imposer de ne pas faire la bise était liée à plusieurs facteurs parmi lesquels son statut social, son rapport hiérarchique avec celui qu’on salue, son lieu de vie, urbain ou rural, son âge ou encore son sexe. »

La maire de Morette n’est pas la seule, évidemment, à faire ce constat. Sur son blog, une Parisienne raconte son arrivée chez un nouvel employeur, durant l’été 2016. Elle découvre le rituel local qui consiste à faire la bise à tous ses collègues, chaque matin en arrivant au bureau ! Par un mail, elle explique à ses collègues qu’elle ne se pliera pas à cette coutume. Après quelques réticences, ils ont finalement accepté cette volonté.

Outre la dimension sociétale, il y a également un inconvénient supplémentaire dans le rituel de se faire la bise : celui des nuisances pour la santé de chacun !

 Criminaliser l’athéisme

Marianne.fr du 02/01 : Les poursuites pour diffamation religieuse sont déjà légion en Egypte. La loi pourrait devenir encore plus répressive. Le comité religieux du Parlement égyptien a annoncé en décembre la préparation d’un projet de loi pour interdire l’athéisme. Ce projet a reçu l’aval d’Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite. Le texte considère que l’athéisme est « un fléau qui se propage surtout au sein de la jeunesse égyptienne ». Il souhaite infliger des peines d’amendes et de prison contre ces « criminels » et surveiller Internet et réseaux sociaux.

Le code pénal égyptien prévoit déjà des poursuites contre le blasphème et la diffamation religieuse. Ces dernières peuvent mener jusqu’à 5 ans de prison. Avec une telle loi, la seule absence de croyance deviendrait un crime. Si la Constitution égyptienne garantit bien « la liberté de croyance », son article 2 déclare l’islam comme « religion d’Etat ». Pour les laïques et les libéraux, un tel projet de loi violerait la Constitution.

 La fortune du guide

La tribune.fr du 12/11/2013 : 95 milliards de dollars ; selon l’agence Reuters, l’ayatollah iranien Ali Khamenei règne bien sur un vaste empire économique représentant une somme aussi impressionnante. Cela équivaut à environ 71 milliards d’euros, soit davantage que la valeur actuelle des revenus pétroliers annuels d’Iran.

Au terme d’une enquête de six mois, l’agence met sous le feu des projecteurs cette organisation peu connue, baptisée Setad, l’une des clés de la longévité au pouvoir du dirigeant iranien. Elle possède des parts dans pratiquement chaque secteur de l’économie nationale, de la finance au pétrole ou aux télécommunications. Rien ne prouve que le guide suprême puise dans les fonds de Setad pour s’enrichir personnellement, mais l’organisation donne à Ali Khamenei, au pouvoir depuis 24 ans, les moyens financiers d’opérer indépendamment du parlement et du budget national, ce qui le protège des complexes luttes de pouvoir qui agitent la République islamique.

Setad a bâti son empire en confisquant systématiquement des milliers de biens appartenant à des Iraniens au profil varié, qu’ils soient chiites, membres de minorités religieuses, hommes d’affaires ou membres de la diaspora. L’enquête de Reuters montre comment Setad a amassé un gigantesque portefeuille de biens immobiliers en clamant devant les tribunaux, parfois à tort, que ces propriétés avaient été abandonnées.