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Déchets, tous les 15 jours

Ecrit le 10 janvier 2018

Les déchets, on les jette et on les paie ! Car la collecte a un coût évident, aussi bien en frais de personnel qu’en carburant et usure de la benne. Et encore trop de citoyens sortent les bacs à chaque fois, même s’ils ne sont pas pleins ! Ce sont donc les agents de collecte qui ont suggéré un ramassage tous les quinze jours, comme cela se fait, par exemple, dans la Com’Com’   de Nozay depuis le 1er avril 2017, exception faite pour les établissements recevant du public et les gros producteurs professionnels, «  ce qui permet à la collectivité de réduire les coûts du service de 48 000€ (à tonnage constant) et les forfaits des habitants ». Dans l’ex- Com’Com’   de Derval, la collecte se fait aussi tous les 15 jours, le territoire étant réparti en cinq secteurs. Dans ces 14 communes on n’a pas entendu dire que cette collecte réduite ait provoqué une révolution « ordurière ».

Alors les maires de la Com’Com’   du Castelbriantais ont été sollicités pour tenter l’expérience, pendant 2 ans. Trois seulement ont répondu positivement : La Meilleraye, Rougé et Soulvache. Avec l’espoir d’étendre aux autres communes.

Maires de la Meilleraye, Rougé, Soulvache

« Nous ne voulons plus faire travailler les agents sur des demi-poubelles » a dit le maire de La Meilleraye. A Rougé, le bon travail des ambassadeurs du tri a conduit à une baisse de la production des déchets. Globalement, dans la Com’Com’  , les refus de tri se montaient à 23 % en 2014 et se sont réduits à 10,7 % en 2017.

 Les buts

Les 19 maires se sont prononcés unanimement pour que trois d’entre eux fassent l’expérience et contribuent (petitement !) à la politique volontariste de l’intercommunalité en faveur du développement durable :
- passer moins souvent
- jeter moins d’emballages
- développer le compostage
- éviter le gaspillage alimentaire.

L’ organisation des tournées des camions-bennes a pu être optimisée sur ces trois communes d’où une une réduction des kilomètres parcourus : 5 000 km par an, soit près de 9,8 tonnes d’équivalent CO2 de rejets évités. Pour encourager les efforts de chacun, la Communauté de Communes mettra également en application, spécialement pour ces trois communes et ce dès le 1er janvier 2018, une taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) réduite.

D’autres éventuelles répercussions seront par la suite relevées et analysées. Par exemple, comment cela se passera-t-il pour les établissements scolaires, ou hospitaliers, pour les assistantes maternelles ayant souvent des couches souillées, pour les salles polyvalentes accueillant souvent des fêtes, et pour les périodes de l’année grosses productrices de coquilles d’hui—tres et de déchets de langoustines !

On parle aussi de composteurs gratuits dans ces trois communes, On parle de déchetteries mobiles. Appel est fait aux idées des citoyens.

Le calendrier de collecte dans ces communes a été distribué à chaque famille, il est disponible dans les mairies et dans la partie « documentation » du site internet de la Com’Com’   :
voir le site chateaubriant-derval


 CSR, le savez-vous ?

La société Barbazanges Tri-Ouest à Châteaubriant a mis au point le CSR, ou Combustible Solide de Récupération. C’est un combustible de substitution, produit à partir de déchets non dangereux n’ayant pu être triés et recyclés du fait de leur dimension et mélange, de leur imbrication ou de leur état qui les rend inutilisables dans les usines consommatrices de matières à recycler. Les déchets ultimes utilisés pour fabriquer ce combustible sont issus des déchets industriels banals ainsi que de déchets tout-venants de déchetteries.

Les déchets sont tout d’abord réceptionnés en zone de tri pour écarter les matières valorisables et les matières incompatibles avec la filière CSR. Ils sont ensuite broyés, les matières ferreuses et autres déchets non conformes sont retirés mécaniquement par les équipements de séparation avant de passer au granulateur qui produira le CSR à dimension conforme au cahier des charges du consommateur.

Le combustible de substitution produit est ensuite utilisé dans des installations industrielles aujourd’hui fortement consommatrices d’énergies fossiles telles que les cimenteries. Celles-ci doivent cuire le gypse et l’argile à 1600° pour obtenir le Clinker, base du ciment. Cette combustion à haute température ne génère pas de cendre ou mâchefer.

Source :voir le site triouest