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Vitesse et précipitation

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Ecrit le 17 janvier 2018

80 km/h sur les routes secondaires, à partir du 1er juillet 2018 ? La Fédération des Motards et Citoyens (FFMC) réagit :

En traitant les usagers de la route comme des irresponsables, le gouvernement Philippe éloigne encore les usagers des enjeux essentiels de la sécurité routière et il crée les conditions de l’insécurité routière.

En laissant le réseau routier se dégrader en raison des budgets en baisse constante dans les territoires et collectivités locales, le gouvernement Philippe crée les conditions de l’insécurité routière.

En libéralisant la formation des conducteurs aux plateformes internet au détriment de la formation en salle dispensée par des professionnels de l’enseignement de la conduite, le gouvernement Philippe crée les conditions de l’insécurité routière.

En laissant les lois du marché permettre toujours plus de fret routier au moindre coût, le gouvernement Philippe crée les conditions de l’insécurité routière.

En ne faisant rien pour réguler, ou mieux supprimer, les péages autoroutiers alors qu’un accès facilité au réseau le plus sûr permettrait à l’évidence de limiter l’accidentalité du réseau secondaire, et en ménageant ainsi la sécurité des plus aisés au détriment de celle des plus défavorisés, le gouvernement Philippe crée les conditions de l’insécurité routière.

Depuis 2015, la Direction de la Sécurité Routière s’est montrée incapable d’améliorer la sécurité routière en France comme le montrent l’accidentalité en hausse des usagers les plus vulnérables. En développant à outrance les contrôles automatisés (radars, vidéo, LAPI), elle n’a fait qu’exaspérer encore davantage les usagers qui de ce fait se détournent de la sécurité routière et de ses enjeux, la DSCR crée les conditions de l’insécurité routière.

La démagogie de la mesure annoncée d’abaissement de la limitation de vitesse à 80 est symptomatique : l’expérimentation bâclée du 80 sur 81 km de routes a été biaisée par des travaux et des modalités de contrôle de vitesse changées. La non-publication des résultats de l’expérimentation est une démonstration d’incompétence par laquelle le gouvernement Philippe crée les conditions de l’insécurité routière.
Pour la FFMC, qui agit depuis presque 40 ans en matière de sécurité routière, qui siège au CNSR et n’a de cesse de proposer des solutions constructives et qui permettraient l’adhésion des usagers de la route, le compte n’y est pas :

- il faut renforcer les moyens des gestionnaires publics du réseau routier, qui est un bien public.
- il faut renforcer la prévention et la formation de tous en les associant plutôt qu’en les menaçant, susciter de l’adhésion et non du rejet. Par exemple doubler toutes les glissières de retenue qui transforment une dizaine de motards par an en steak haché (ça fait juste des décennies que la FFMC le demande).

- il faut rendre le réseau autoroutier, le plus sûr, aux citoyens.

- il faut limiter en expliquant pourquoi l’usage des distracteurs de toutes sortes à bord des véhicules.

Surtout, plutôt que faire confiance aux systèmes automatisés de contrôle, répression et punition, réhabiliter le rôle de l’humain en matière de prévention. Quand on ne peut pas compter sur l’intelligence des systèmes automatiques, c’est à l’intelligence de l’humain qu’il faut faire appel. Par exemple que les « stages de sécurité routière » soient proposés gratuitement dans les 12-24 mois après le passage du permis, ou tous les 10 ans pour tous les conducteurs, plutôt qu’ils soient obligatoires, payants, et seulement pour récupérer des points de permis.
 
Punir, sanctionner, réprimer, limiter, n’ont aucune influence sur les causes des accidents ! Il serait temps de rendre aux usagers la considération qu’ils méritent, en tant que citoyens, les laisser être ce qu’on leur fait croire qu’ils ne sont plus : des individus responsables, respectueux d’eux-mêmes et d’autrui, intelligents et autonomes.


L’art d’utiliser les vieux panneaux

Signalétique : De 90 à 80 kilomètres par heure ? Déjà les camps s’affrontent. Les pour, l’opposition, ceux qui ne sont pas franchement pour et ceux qui attendent de voir... Comme d’hab !

Les marchands de panneaux ont depuis longtemps pris leur calculette et supputé ce complément de chiffre d’affaire. Juteux ! Les 90, à moins d’espérer une future limitation à 6 km par heure (06) sont bons pour la déchetterie et les 80 (combien ?) il va falloir les fabriquer, les apporter sur le terrain et les y installer. Tout ça va créer des emplois... Comme d’hab !

Fils de pub - Depuis longtemps, ils ont salopé les pelouses des stades. Les voilà qui testent les marquages publicitaires sur les
trottoirs. La publicité « fait le trottoir ». C’est tentant de le dire. Mais comparer les publicitaires et les prostituées serait désobligeant pour ces dernières.

AB


Ecrit le 4 juillet 2018

80 km/h, Les Français sont très majoritairement opposés à cette mesure, qui ne permettra pas d’orienter à la baisse le nombre de tués et de blessés sur nos routes. En revanche, ajoutée à un arsenal répressif très performant, la nouvelle réglementation ne manquera pas d’assurer un surplus de revenus très confortable pour l’État, grâce aux amendes des radars confiés à des sociétés privées. En plus d’être inefficace, cette mesure est dangereuse car il n’y aura plus de différentiel de vitesse entre les camions et les autres usagers de la route. Ce qui provoquera dépassement dangereux et énervement au volant ou au guidon ... donc des accidents. De plus, les distances de sécurité vont se réduire en-dessous des règles les plus élémentaires.

En Loire-Atlantique, l’alcool représente la première cause des accidents mortels sur la route. Comment la mesure des 80 km/h peut-elle empêcher certains conducteurs de s’alcooliser fortement !?

L’Etat a mis en place un Conseil National de la Sécurité Routière, qu’il n’a même
pas pris la peine de consulter, sur cette mesure, ni aucune de celles annoncées
le 09 janvier dernier. La sécurité routière a perdu la confiance
des usagers de la route