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Un robot en pharmacie à l’hôpital

Ecrit le 24 janvier 2018

Jeudi 18 janvier 2018, cérémonie des vœux au Centre Hospitalier de Châteaubriant-Nozay-Pouancé, avec tout un lot de nouveautés annoncées par le nouveau directeur M. Manœuvrier.

► L’IRM qui permet à l’hôpital de conforter son offre d’examens de radiologie, en coopération étroite avec les radiologues libéraux et le CHU de Nantes, et dans une optique de constitution d’un pôle d’imagerie inter-établissements porté par le GHT44 (groupement hospitalier de territoire de la Loire-Atlantique).

► La fusion des trois pharmacies des sites de Châteaubriant,Nozay et Pouancé.

► Le robot de pharmacie destiné à automatiser les préparations de pilulier pour la distribution dans les unités de soins.

► L’ouverture à Pouancé d’une unité cognitivo-comportementale de 12 lits pour l’accueil de patients Alzheimer   en crise.

► La venue des experts visiteurs de la Haute Autorité de Santé qui a permis d’obtenir une certification « sans réserve ».

► Le renouvellement du label HAB (hôpital ami des bébés) qui porte la maternité à un haut niveau de qualité pour le bien-être de l’enfant et des parents.

A noter aussi une forte évolution de l’activité (+ 6 % de séjours) qui a grandement contribué à l’équilibre budgétaire 2017.

 Equilibre financier sauf dans les EHPAD

Cet équilibre global est le fruit d’un effort constant de tous et qui, sans aucun doute, devra se poursuivre quand on connaît la situation de déséquilibre des comptes de l’assurance maladie ; cet effort est réel tant de la part des médecins que de l’ensemble des agents de l’hôpital, avec un dévouement qu’il faut aussi noter par un absentéisme en baisse. (*)

- Cet équilibre masque des disparités entre un budget général en léger excédent et le budget annexe des maisons de retraite, en déficit sur les soins et la dépendance ; « c’est pourquoi nous lançons une démarche de reconnaissance des niveaux accrus de dépendance et de prise en charge soignante, auprès des organismes de tutelle  ».

Malgré ces difficultés, le directeur souhaite «  veiller à être positif vis-à-vis de nous-mêmes comme de l’extérieur : rien n’est jamais parfait mais ne parler que de ce qui va mal est contre-productif. Je recommanderais plutôt de partir de ce qui va bien ici ou là pour s’efforcer d’en tirer des enseignements, généraliser les expériences réussies et les organisations les plus performantes ».

L’année 2018 sera à nouveau l’occasion de voir aboutir des projets dont certains seront majeurs pour l’avenir de l’établissement : en premier lieu, le lancement des travaux sur le projet d’établissement pour les 5 ans à venir. Une réflexion architecturale sera engagée aussi sur les bâtiments et l’outil de travail.

 UHR et USC

Autres projets :

Mise en place d’une UHR — unité d‘hospitalisation renforcée — de 14 places à Châteaubriant, au Parc de la Lande, pour l’accueil de résidents désorientés,

Aménagement de deux hôpitaux de jour de gériatrie et d’addictologie, avec mutualisation de leurs locaux.

Installation d’ici la fin 2018 ou début 2019 d’une unité de surveillance continue (USC - soins critiques) de 6 places en articulation étroite avec le CHU.

Déploiement progressif de l’automatisation du circuit du médicament grâce au robot (automate).

Finalisation avec le conseil régional du dossier de rénovation ou bien de reconstruction du bâtiment des écoles paramédicales (IFSI).

Création d’une direction des achats unique pour le Groupement Hospitalier 44 qui devrait permettre d’acheter à meilleur prix, d’harmoniser les choix et de gagner en productivité.

Continuation des démarches qualité avec notamment en septembre prochain l’évaluation interne en maison de retraite.

« - une politique de communication commune Hôpital-Clinique pour mieux faire connaître, mieux vendre, notre offre de services auprès de la population et des acteurs de santé en ville  ».

 Echo et Maison de santé

En projet : finalisation d’un projet de construction à l’entrée du pôle-santé d’une unité de dialyse médicalisée avec l’association ECHO, et dont le bâtiment pourrait être mutualisé avec d’autres usages par exemple une Maison de Santé Pluri professionnelle.

Départs en retraite

 Maisons de retraite

Le Docteur Coisne, lui, a choisi de parler d’abord de ce qui pose problème : la prise en charge des personnes âgées dépendantes. « Beaucoup de progrès ont été faits : renouvellement des équipements, formation des personnels notamment à l’humanitude, développement de la politique de bienfaisance. En dépit de ces efforts, le mécontentement gronde pour plusieurs raisons.

- La première est celle des ressources financières qui proviennent de trois sources, sécurité sociale, département et résidents dans un contexte financier difficile.

- la seconde tient à la modification du profil des résidents, qui sont maintenant plus dépendants et surtout plus malades. J’accompagne pour ma part de plus en plus de patients cancéreux qui sont en EHPAD, et qui vont mobiliser beaucoup de ressources notamment pour la fin de vie.

- Le troisième point est le niveau d’exigence demandé aux EHPAD, par les résidents et les familles, mais aussi par les soignants, qui ont été formés aux nouvelles modalités de prise en charge et qui se trouvent en décalage vis-à-vis de leurs idéaux. Ceci est susceptible de provoquer un sentiment de frustration voire de souffrance alors même que les soignants ont considérablement amélioré les prises en charge des résidents.

Il s’agit d’un problème sociétal, national et départemental mais nous avons conscience des difficultés locales et nous faisons le maximum pour améliorer la situation  ».

Le Groupement Hospitalier de Territoire est entré dans une phase opérationnelle, pour la politique des achats. Il conduit à une meilleure compréhension des fonctionnements des autres établissements, de leurs difficultés et de leurs richesses.

Les équipes médicales partagées sont aussi pour les médecins l’occasion de découvrir d’autres types d’établissements, d’autres pratiques et cela est sans doute aussi un facteur d’attractivité pour les attirer vers des établissements tels que les nôtres. « Pour notre part nous avons maintenant en dehors des urgences plus de 15 médecins en temps partagé avec le CHU de Nantes ».

 Le patient traceur

« Pour la certification que nous avons obtenue, à noter un élément nouveau : le patient traceur. Les experts visiteurs ont interrogé les patients hospitalisés et nous n’avons eu que de bonnes appréciations ». Et pour la réalisation du projet d’établissement, le Dr Coisne souhaite «  impliquer les représentants des usagers  ».

La cérémonie s’est conclue avec la remise de médailles du travail et de cadeaux pour les départs en retraite.


(*) NDLR : relevons une fois encore l’’inadéquation du vocabulaire. L’absentéisme est une absence systématisée. L’absence pour maladie, c’est autre chose !