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Les agriculteurs

écrit le 15 novembre 2000

La Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique a tenu réunion le mardi 7 novembre 2000 à Châteaubriant, sous la direction de Marie-Noëlle Orain, pour donner les résultats du dernier REA (répertoire des Exploitations agricoles) mis à jour le 1er janvier 2000, en présence de MM. Clouet et Lebreton, président et vice-président de la Chambre d’Agriculture 44.

Voici ce qui concerne plus spécifiquement le « Pays de Châteaubriant   » qui s’étend sur 6 cantons et 33 communes, au nord-est du département de Loire-Atlantique.

Les principales activités industrielles de ce pays sont la fonderie, la métallurgie, l’agro-alimentaire et la plasturgie.

L’agriculture y représente une activité majeure (13 % de la population active totale) avec un niveau de production et d’emploi majoritairement consacré à l’élevage, lait et viande bovine.

Châteaubriant est le siège d’un foirail très actif, 3e marché aux gros bovins au plan national.

Les faits marquants de la période récente :

– Les productions animales restent largement dominantes avec une progression notable des ateliers porcs et volailles.

– Il y a également eu augmentation des surfaces en cultures de vente (céréales et oléagineux).

– Les entreprises agro-alimentaires, dispersés en petites unités (23 entreprises - 762 salariés) sont en forte restructuration (notamment en raison du transfert de l’abattoir Lactalis à Châteaubourg, et de la fermeture de l’abattoir de Blain).

– Les volumes de production issus du territoire, sont de plus en plus transformés à l’extérieur.

– La montée en puissance des projets de territoire (communauté de communes, Pays de Châteaubriant  ) amène l’agriculture à s’impliquer davantage dans le développement local et les partenariats et à traiter ainsi des enjeux majeurs de la région.

(Créé en 1964, le REA, répertoire des exploitations agricoles, est un observatoire permanent de l’agriculture départementale et de son évolution. Les données locales et individuelles sont recueillies avec l’appui de jurys communaux, ce qui en fait un outil d’animation privilégié pour les responsables professionnels comme pour les élus des collectivités locales). Pour tout renseignement : la Chambre d’agriculture, rue de la Géraudière à Nantes (tél 02 40 16 37 61) — ou la Maison Régionale de Châteaubriant, 13 rue d’Angers (tél 02 40 55 68 08)

Avec 81 440 ha, l’agriculture occupe 70 % de l’espace total du Pays de Châteaubriant  .

Les actifs agricoles : plus de conjoints,
et plus de salariés

Dans la période récente, le nombre d’exploitants a diminué moins vite que précédemment (- 35 % sur la période 1989-94 et - 19 % sur la période 1994-2000) et moins vite en nombre de chefs d’exploitation, en raison notamment du développement des formes sociétaires et des conjoints associés.

Le statut des femmes évolue : plutôt moins de femmes dans les exploitations qu’en 1994, mais des femmes plus présentes, plus actives et en situation de responsabilité (associées) : 1 sur 5 en 1994, 1 sur 2 en 2000.

Le nombre de salariés permanents a augmenté de 33 % en 6 ans tout en restant très minoritaire (6 % des actifs) : 135 salariés seulement sur 2428 actifs permanents

Des chefs d’exploitation jeunes :

Les chefs d’exploitation sont très majoritairement à plein temps : 93 % (contre 84 % en Loire-Atlantique).

Ils sont plutôt jeunes : près de la moitié ont moins de
45 ans (âge moyen 45,3 ans) (46,3 en Loire-Atlantique).

Les 35 - 55 ans augmentent ; la part des plus jeunes diminue : il n’y a pas assez de renouvellement des chefs d’exploitation, ce qui est inquiétant

A noter un certain nombre d’exploitants de « 65 ans et plus » : ce sont en réalité des retraités, qui ont gardé au maximum 5 hectares de terre et sont considérés comme exploitants quand même

Les formes juridiques :
davantage de formes sociétaires

– Les exploitations individuelles restent prédominantes (71 %) mais en diminution relative (86 % en 1994),

– Les formes sociétaires progressent (28 % du total, représentant 45 % de la Surface agricole utile) grâce à un fort développement des EARL (+ 150 %), mais avec une stagnation des GAEC.

– Les EARL sont pour 1/3 unipersonnelles. Deux sur 3 sont des EARL de couple.

– Les GAEC, s’ils ne représentent que 9 % des exploitations valorisent 19 % des surfaces. 46 % sont des GAEC à deux, 43 % des GAEC à trois, 10 % à quatre et plus.

L’organisation du travail en commun :
L’organisation collective du travail progresse.

– En CUMA : plus d’une exploitation sur 2 y adhère (salariés CUMA : 42 E.T.P.*)

– En groupements d’employeurs : 23 exploitations utilisent ce dispositif.

– 37 % adhèrent à une association de remplacement (26 E.T.P. pour la région).

L’enquête REA a permis d’estimer la main d’œuvre familiale complémentaire à 123 E.T.P., et un potentiel d’embauche de 56 emplois pour faire face à la surcharge de travail actuelle.

* ETP = équivalent temps-plein


Les chiffres clés 2000 :

– 1879 chefs d’exploitation dont 478 femmes
– 414 conjoints actifs sur l’exploitation
– 135 salariés permanents
– 45,3 ans d’âge moyen

– 207 exploitations (14 % du total) ont développé des ateliers porteurs de différenciation qualitative, dont :
63 en label,
et 69 sont en agrobiologie..

Répartition des surfaces :

– 55 % des surfaces sont en herbe,
– 15 % sont en maïs,
– 30 % sont en cultures dont les deux-tiers en
cultures destinées à la vente

Les structures d’exploitation :

Elles ont évolué vers l’agrandissement des entreprises :

plus de surface par exploitation (44 ha en 1994 de SAU moyenne, 55,2 ha aujourd’hui), soit + 25 %.

Ce sont notamment les exploitations de 70 ha et plus de 100 ha qui ont pris le plus d’importance.

Les exploitations laitières sont passées de 56 à 71 ha (+ 27 %) et les exploitations viande de 40 à 53 ha (+ 32 %) exploitation plein temps.

Les surfaces supplémentaires ont été consacrées au développement des cultures de vente (céréales - oléagineux) et aussi, sur certains secteurs, à une désintensification de l’élevage.

Les productions : l’élevage avant tout
(en orientation principale)

Essentiellement région d’élevage bovin (83 % des orientations principales), les exploitations du Pays de Châteaubriant   sont à orientation laitière pour 64 %, avec 811 livreurs de lait et 19 % en troupeau allaitant.

Depuis 1994, on observe un renforcement de la spécialisation laitière et bovine des exploitations au détriment des systèmes mixtes.

Il y a eu stabilisation du nombre d’orientations principales en porcs et volailles mais avec un net développement des effectifs dans les ateliers complémentaires annexés.

Les systèmes en cultures de vente ont légèrement diminué mais ce sont surtout les surfaces qui ont progressé aux côtés des ateliers d’élevage (céréales et oléagineux livrés au négoce et aux coopératives).

Les moyens de production : en croissance
les chiffres clés 2000

– 175 millions de litres de lait (820 livreurs)
– 17 000 vaches allaitantes (619 ateliers)
– 9 900 truies (74 ateliers)
– 9 000 taurillons (242 ateliers)
– 23 560 m2 de volailles label (32 ateliers)
– 97 200 m2 de volailles standard (62 ateliers)
– 6 900 brebis (51 ateliers)

– 38 280 ha en SCOP (surface céréales oléo-protagineux)

– 43 exploitations ont une activité significative de vente directe et 15 exploitations pratiquent l’accueil à la ferme.

Commentaires :
– stabilité pour le lait, avec une référence moyenne passée de 136 à 215 000 litres en 10 ans,
– fort développement des ateliers porcs et volailles et baisse pour les ovins,

– émergence des signes de qualité et de l’agrotourisme structurés récemment en réseau.

Les installations :

– En 6 ans, de 1994 à 2000, 368 nouveaux exploitants (soit environ 60 par an) se sont installés sur la région, dont 92 conjoints qui travaillaient sur l’exploitation et en sont devenus associés

– 260 sont des premières installations à plein temps de moins de 40 ans, soit un taux de renouvellement de 65 % (50 % en Loire-Atlantique).260 sont des premières installations à plein temps de moins de 40 ans, soit un taux de renouvellement de 65 % (50 % en Loire-Atlantique).

– Depuis quelques temps, on constate une contraction du nombre annuel d’installations (- 40 %) due essentiellement aux départs anticipés des préretraites dans la période précédente et à la nature des classes d’âge. Les exploitations disponibles sont moins nombreuses alors que le nombre de jeunes candidats reste élevé, favorisant l’émergence de concurrence entre installations et agrandissement.

Successions et perspectives

Sur plus de 500 exploitants de 50 ans et plus,
(successions à anticiper et à préparer à l’horizon 2010).
– Près de 4 sur 10 ont des successions connues, avec la reprise d’un bon outil de travail,

– 3 sur 10 ont des successions incertaines, mais possibles s’il y a succession hors cadre familial et en cherchant à conforter l’outil existant avec des droits à produire, des terres et des travaux complémentaires.

– 3 sur 10 ont des successions non assurées sur des outils jugés non viables et difficiles à sauvegarder, sauf à envisager des projets d’installation différents et « hors normes ».

Source : Chambre d’Agriculture 44 - 2000 - S.D.R.-N°541/0077