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Lait contaminé, salmonellose

Ecrit le 24 janvier 2018

 La sale monellose

Une nouvelle étude fait la lumière sur une bactérie qui pourrait être à l’origine de l’épidémie qui a tué 80 % de la population aztèque, il y a près de cinq cents ans.
De 1545 à 1550, puis en 1576, selon les estimations, 7 à 17 millions de personnes auraient succombé à ces deux vagues épidémiques.

L’analyse de l’ADN prélevé dans les dents de personnes décédées durant la première vague a permis d’identifier un coupable. Il s’agit d’un type de salmonelle, Salmonella enterica sérotype Paratyphi C, qui provoque une fièvre mortelle. L’étude internationale, dirigée par Johannes Krause, généticien à l’institut Max-Planck en Allemagne, a été publiée le 15 janvier dans la revue en ligne Nature Ecology & Evolution. “Nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que S. enterica était la cause de l’épidémie de cocoliztli”, précise au quotidien britannique Kirsten Bos, l’une des auteurs de l’étude, qui poursuit : Nous croyons qu’elle doit être considérée comme un candidat sérieux.”

En revanche, précise NPR, “l’étude n’identifie pas la source de la bactérie, laquelle fascine autant les biologistes que les archéologues”. Elle permettrait
en effet au bout du compte de connaître son origine géographique, et ainsi de savoir si elle a été importée par les Européens ou s’il s’agit d’une souche mexicaine qui aurait proliféré à la faveur de sécheresses sévères, comme le suggérait une étude parue en 2002.

Cette étude tombe mal au moment où Lactalis est accusée d’avoir distribué du lait contaminé ...

 Le danger au biberon

Le danger est-il dans notre assiette ? En portant plainte contre X mercredi 14 février2018, l’association Foodwatch alerte en tout cas sur l’existence de dysfonctionnements dans l’ensemble de la chaîne de vérification alimentaire en France.

Dans son viseur, l’ONG cible notamment le géant de l’agroalimentaire Lactalis qu’elle accuse d’avoir invisibilisé des rapports attestant de la présence de salmonelle dans son usine de Craon.

Plus inattendu : la plainte vise aussi les pouvoirs publics. L’obligation de contrôle sanitaire en vigueur en France n’aurait pas été respectée ou suffisamment appliquée. Notre sécurité alimentaire est-elle menacée ? Les entreprises de l’agroalimentaire sont-elles au dessus des lois ? Faut-il appliquer des sanctions plus lourdes en cas de manquement ?

Source : la Tribune

[L’affaire racontée en cinq actes>https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/mayenne/lactalis-le-scandale-du-lait-contamine-en-cinq-actes-5569879]


Ecrit le 14 février 2018

 Des excuses, c’est tout !

Le Placide du 02/02 : LACTALIS : L’institut Pasteur a confirmé que la bactérie trouvée dans l’usine de lait infantile Lactalis à Craon – à l’origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 – en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.

« Ce sont des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, 25 sur dix ans, pour lesquels nous avons pu confirmer qu’il s’agissait de la même souche » de salmonelle qu’en 2005 et 2017, a expliqué le directeur du Centre national de référence salmonelles à Pasteur, François-Xavier Weill. Le PDG de Lactalis avait admis dans un entretien aux Echos « ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé » entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle de sérotype Agona « responsable des problèmes » est « la même que celle de 2005 ».

L’épidémie de 2005 avait touché 146 nourrissons, tandis que celle de 2017 en a affecté 37 en France, ainsi qu’un autre en Espagne, et un autre probable en Grèce. Le bilan dépasse donc 200 enfants malades à cause d’une souche unique. Mais le PDG Emmanuel Besnier s’excuse auprès des familles.

 A la tienne, Etienne !

De la Conf 26/01 : C’est avec une immense colère que la Confédération paysanne a découvert le montage financier décrit dans le magazine « l’ebdo » qui a permis à Lactalis de cacher 2 milliards d’euros au Luxembourg.

Alors que les paysans qui livrent cet ogre laitier ne s’en sortent pas, la société écran luxembourgeoise « Nethuns » aurait permis d’engranger près de 2 milliards d’euros de bénéfices, par un mécanisme complexe de factures internes. De ces 2 milliards, la moitié aurait été redistribuée à des bénéficiaires cachés, l’autre moitié en plus-value nette d’impôts à BSA, la holding belge de la famille Besnier.

Alors que le combat pour le revenu des paysans fait rage en France, de telles révélations sont édifiantes et éclairantes ! Lactalis, champion de l’opacité, doit des explications aux paysans.

Nous demandons à Emmanuel Macron de mettre ses discours en actes et de demander des comptes au géant lavallois ! Il faut que le parquet financier ouvre une enquête.

La Confédération appelle dès à présent les producteurs et productrices de lait à faire monter la pression pour que toute la lumière soit faite sur ce détournement du fruit du travail des paysans ! (communiqué)