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Des trésors aux Archives de la Meilleraye

Ecrit le 21 février 2018

Le 4 février 2018, M. Christopĥe QUENTIN historien-archiviste, est venu présenter les découvertes qu’il a faites à la mairie de la Meilleraye. Son exposé, bien structuré, a présenté l’évolution du territoire communal, les institutions, les bâtiments et quelques éléments sortant de l’ordinaire. Les archives sont en bon état, gardées dans un local sain. Certaines ont été rénovées. « C’est important de garder les archives et de passer les informations aux citoyens » dit-il.

Le cadastre le plus ancien à la Meilleraye date de 1838, le géomètre a parcouru et borné le territoire, pour réaliser ce document fiscal, ici très bien conservé. On peut d’ailleurs le consulter en ligne sur les archives numérisées du Conseil Départemental. On trouve par ailleurs un ensemble de plans retraçant la construction des chemins dans la commune.

En ce qui concerne les institutions, les archives contiennent le registre des délibérations du Conseil Municipal en 1807 (maire : M. Pitré) et des indications venant de documents du « Bureau de Bienfaisance » en 1897 : indigents, veuves, orphelins, malades.

Les plans des bâtiments sont assez divers :
- l’école des garçons : les premiers locaux loués à cet usage datent de 1850 mais on réfléchit à une construction neuve derrière la mairie actuelle. Elle sera mise en service en 1876.
- l’école des filles, bâtiments de 1905 agrandis en 1939.
- l’église paroissiale : un orage a détruit le clocher en 1902, les paroissiens ont fait une souscription, différents projets ont été élaborés lors d’un concours d’architecte. Les plans, en 1912, figurent aux archives communales, mais la première guerre mondiale a retardé les travaux. Ceux-ci n’ont pu être effectués qu’en 1927-1929, M. Razé étant maire. L’adjudication a donné un coût de 43 400 frs.
- le cimetière, réalisé à son emplacement actuel en 1945.
- le Pont à bascule, datant de 1906, refait en 1945 et finalement démonté et vendu en 1989. Le Pont à bascule était une source de revenus pour la commune.
- le lavoir communal au lieu-dit « Noir » en 1858, à proximité du bas-fourneau. Il y avait, à côté, un « atelier de distillation » comme en avaient (et en ont encore), de nombreuses communes, par exemple pour les pommes.

 Le monuments aux morts

Ce fut d’abord une simple plaque de marbre dans la salle de la mairie et dans la salle de classe des garçons. En 1922, donc quatre ans après la fin de la guerre, un monument était envisagé et les archives communales ont conservé un catalogue de monuments. La construction à La Meilleraye a été retardée suite à une querelle relative à l’apposition d’une croix sur ce monument. En effet, le 27 mars 1922, le Préfet de Loire Inférieure, s’appuyant sur l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 (loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat), rappelle au maire qu’il «  n’est pas possible d’autoriser l’apposition d’un emblème religieux sur un tel monument lorsqu’il doit être érigé sur une place publique » et demande de modifier « soit l’ornementation, soit l’emplacement du monument projeté ». Puis le socle du monument a été construit et s’est révélé inadapté au monument choisi par la suite. Finalement l’inauguration eut lieu le 22 mars 1925, M. François Guilloux étant maire. Par la suite, en 1997, le monument a été déplacé, de la place de l’église vers son emplacement actuel, rue du Prieuré, au sud de l’église.

Pour en retrouver l’histoire, il y a une page internet très bien faite :
voir le site /Monument
(auteur : Jacques Yziquel)

Ndlr : il y a aussi un conte, écrit par M. Guillaudeux de la Guimaurais, mettant en scène le Poilu de la Meilleraye.

Factures : dans les archives, on trouve des factures de Gazal 1899, qui proposait ardoises et voliges, parapluies et ombrelles en tous genres, quincaillerie et ferblanterie – et aussi Hamard Menuiserie et Lévêque Boulangerie – Baur marbrier de Châteaubriant - Lemasson maître carrier à Vilatte en Nozay - et UIA.

L’UIA c’est l’Union Internationale Artistique, fondée pour le développement de l’Institut Catholique, qui fournit des statues religieuses et des vitraux d’église mais qui fait traîner la livraison du Poilu à La Meilleraye : « dans le surmenage que nous traversons et qui va toujours s’accentuant, à un point que nous ne savons plus où donner de la tête pour arriver à contenter tout le monde…à l’heure actuelle, nous ne pouvons pas encore vous fixer une date précise et certaine pour l’expédition de ce Poilu… ».

 La Population

Les archives de la Meilleraye conservent encore
- les registres des baptêmes en 1539 conformément à l’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François 1er
- les registres des mariages en 1667, selon l’ordonnance de Louis XIV.
- les registres d’État-Civil de 1792, selon le décret de l’Assemblée nationale du 20 septembre 1792 définissant un nouveau mode de « constater l’état civil des citoyens », la tenue des registres étant retirée aux curés et remise aux maires.
- tous les recensements depuis 1841 et la liste électorale de 1841.

 Documents pas ordinaires

Dans les documents sortant de l’ordinaire on trouve un télégramme de la première guerre mondiale annonçant l’entrée en guerre de l’Amérique et l’arrivée de réfugiés dans la commune. Un registre détaille les soins médicaux aux victimes de guerre avec détails sur leurs pathologies.

La société des anciens prisonniers de guerre, en 1919, publie le témoignage de quelques prisonniers.

Un document dresse l’inventaire de ce qui est fourni aux réfugiés en 1943-1944 et situe la résidence des soldats allemands dans la commune (document écrit en allemand).

La commune a gardé aussi quelques affiches de cette époque notamment l’appel aux jeunes pour aller travailler en Allemagne : « En travaillant en Allemagne, tu seras l’Ambassadeur de la qualité française »
(document bien connu)

et un document plus rare appelant à démasquer les criminels de guerre : «  Prisonniers, Déportés, profitant de vos convois pour rentrer en France, des Agents de l’Ennemi s’infiltrent parmi vous. Certains rapatriés peuvent vous paraître suspects. Pendant votre captivité, vous avez été l’objet ou le témoin d’actes de cruauté. Vous connaissez donc des criminels de guerre. Votre devoir est de signaler les uns et les autres » 

Source : mairie de La Meilleraye

Source : mairie de La Meilleraye