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Le train Châteaubriant-Rennes, 2018

Ecrit le 28 février 2018

 ACCRET - AG du 9 février 2018

L’ACCRET est une association émanant de personnes très intéressées et très concernées par les problématiques de mobilités, par les questions environnementales mais aussi et surtout qui prennent le train tous les jours ou plusieurs fois par semaine ou par mois, sur la ligne Châteaubriant Rennes. «  Nous sommes 63 % à nous servir du train pour travailler et 38% à utiliser la ligne ferroviaire pour des motifs extra-professionnels. Lorsque nous avons appris, en juin 2016, les risques de fermeture encourus, il s’est constitué un comité citoyen pour mobiliser les usagers en nous fixant trois objectifs » :

- Retrouver un niveau de desserte de la ligne conforme aux besoins quotidiens des usagers pour leurs déplacements scolaires, professionnels et de loisirs
- Obtenir la modernisation de la ligne afin d’en accroître l’attractivité pour répondre aux exigences environnementales (pour tous les usages y compris le Fret marchandises) et de desserte équilibrée et solidaire des territoires desservis.
- Amener les autorités et l’exploitant à promouvoir son développement pour répondre à l’ensemble des besoins de transport.

Nous avons l’immodestie de penser que notre action n’a pas été inutile pour ce qui concerne le premier objectif. Certes l’organisation des horaires et la qualité du service restent à améliorer : actuellement 23 % des usagers trouvent satisfaction. Notons, par exemple, qu’il est impossible à un usager de la ligne de rejoindre Paris avant 9.00 le lundi, premier jour de la semaine… Mais au moins nous pouvons arriver à Rennes avant 9.00 sans nous lever aux aurores, bien que des efforts restent à faire pour les usagers d’avant Janzé. Ceci dit on accumule parfois les retards. Les usagers, blasés, font preuve d’une patience et d’une tolérance remarquable. Qui frise le fatalisme. Ce que nous déplorons.

Nous sommes loin de notre second objectif. La ligne ferroviaire sera rénovée en partie pour l’instant. En effet nous avons quelques informations, concrètes mais non officielles, sur une rénovation courant 2019 entre Rennes et Retiers. Nous n’avons que des inquiétudes pour Retiers-Châteaubriant : aujourd’hui les signes envoyés ne garantissent pas que la ligne sera prolongée. Et il ne s’agit bien que d’une rénovation, pas d’une modernisation. Pour nous, en l’état actuel de nos informations et malgré les quelques dizaines de million d’euros engagés, la ligne ferroviaire SNCF est toujours en sursis.

Enfin, nous sommes ici pour travailler à notre troisième objectif. Si nous voulons que notre ligne ferroviaire s’inscrive durablement dans notre paysage et serve à la qualité de vie remarquable de notre territoire, il faut se poser la question de son développement. Quelles stratégies, quels moyens, avons-nous pour que la ligne ferroviaire soit la colonne vertébrale d’un développement durable, respectueux des personnes et de l’environnement ?

En dépit des allégations de la SNCF nous redisons que la ligne est efficace et utile, que l’imprévoyance de la SNCF ne doit pas être dissimulée derrière un discours qui dévalorise la ligne ferroviaire et ses performances, que les chiffres sur lesquels elle s’appuie sont contredits par les nôtres et ceux de ses propres services à Paris.

L’ACCRET se rend compte du formidable travail réalisé par les élus locaux, les élus de proximité dans cette affaire. Sans eux la ligne ferait partie de l’histoire. Mais malgré nos efforts nous avons des difficultés à mobiliser les commerçants et les entrepreneurs du territoire alors que nous pensons que la pérennisation de la ligne est de leur intérêt bien compris et que l’engagement de la société civile et des acteurs socioéconomiques à nos côtés serait un plus indéniable pour accentuer la mobilisation des habitants du territoire.

Si nous voulons atteindre les objectifs du plan climat, lutter efficacement contre les effets du réchauffement climatique, soutenir un modèle de développement juste et durable, ’il est indispensable de préserver les infrastructures ferroviaires et de les moderniser de façon à en faciliter l’utilisation".


 Adhésion ACCRET

A l’heure où l’avenir de la ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes n’a jamais été au-
tant mis en péril l’ACCRET a besoin de la mobilisation de tout le monde. La résigna-
tion, le fatalisme renforcent les adversaires d’un service indispensable à notre territoire.

Aujourd’hui l’Etat et la SNCF freinent la signature du financement des travaux pour-
tant programmés. Ce qui signifie que l’incertitude demeure et qu’elle est créée vo-
lontairement. L’ACCRET va agir, mais l’association a besoin de vous : notre nombre
est capital pour compter face à nos interlocuteurs.

La cotisation est fixée à 5.00€. Vous pouvez adhérer ou renouveler votre
adhésion en retournant à l’adresse : ACCRET - Espace de Brûlon
5, avenue du Général de Gaulle - Janzé


Ecrit le 25 avril 2018

 Et le Train Châteaubriant-Rennes ?

Une réunion a eu lieu le 18 avril dernier à la Préfecture (Martenot) à Rennes pour l’avenir de la ligne Châteaubriant-Rennes. Tous les acteurs institutionnels concernés ont été invités par le Préfet pour décider, ou ne pas décider, des financements à affecter aux travaux envisagés. A la suite de cette réunion l’ACCRET constate les avancées concernant le financement des travaux de rénovation de la ligne. « Nous constatons que grâce à l’effort considérable fourni par les collectivités locales et territoriales il ne manquerait plus qu’1M€ pour boucler un budget annoncé à 42.2M€. » [NDLR : la Com’Com’   Châteaubriant-Derval apporte 330 000 € pour la première tranche].

Mais l’ACCRET constate aussi que ni l’État ni SNCF Réseau n’ont fait preuve de conciliation et de bonne volonté. Il leur aurait été parfaitement possible par exemple de proposer de faire 1M€ d’économies sur le montant estimé des travaux pour apporter leur écot. Une fois de plus ils démontrent qu’ils font partie du problème et pas de la solution.

"L’ACCRET reste mobilisée et attentive car pour l’instant rien n’est acquis. Le comportement de l’État et de SNCF Réseau et leur refus de s’exprimer à l’issue de la réunion du 18 ne nous rassure pas.

Dans l’éventualité où ces travaux seraient engagés, ce qui est probable, l’ACCRET demande qu’ils commencent par la section Châteaubriant-Retiers afin de garantir la rénovation dans sa totalité. D’autant qu’il semblerait que cette partie serait d’ores et déjà financée".

On sait aussi que la ville de Janzé est mise en demeure de choisir entre le train et un lycée. L’ACCRET est solidaire de la Ville de Janzé et de la Communauté de Communes de la Roche aux Fées pour l’implantation d’un lycée à Janzé, et a appelé ses adhérents et sympathisants à se réunir le 22 avril à 14.15 à la Gare de Janzé pour une marche rejoignant celle organisée par la Ville sur le site du futur lycée.
Contacts : 06.81.58.84.10


Ecrit le 13 juin 2018

 Accret et le train, discussions en cours

Les discussions et négociations pour réunir les 42 millions d’euros nécessaires à la rénovation de la ligne SNCF Châteaubriant-Rennes entrent dans la dernière ligne droite. Au delà du million qui manquerait, l’hypothèque du financement de la partie Retiers-Châteaubriant plane toujours sur le projet de rénovation. S’ajoute à cela l’opacité relative entourant le contenu des travaux au regard des budgets annoncés.

Pour l’ACCRET le maintien et le développement de cette ligne ressort de l’équité de traitement et de l’égalité entre les territoires. Elle est une nécessité économique environnementale tant pour Châteaubriant, que pour la communauté de communes de la Roche aux Fées et aussi Rennes Métropole. D’autant que le département d’Ille et Vilaine a financé deux ponts routiers pour près de 11 millions d’euros à Martigné-Ferchaud. A perte si la ligne n’est pas rénovée sur toute sa longueur ?

L’ACCRET voit le fort investissement des élus de la Région et de la Communauté de Communes de la Roche aux Fées pour que les travaux se tiennent sur la totalité de son emprise. Ils sont raisonnablement optimistes. Les différents entretiens que l’ACCRET a eu avec d’autres acteurs importants du dossier la rendent très prudente.

Sensible à l’importance du service public de transport de voyageurs par le train, l’ACCRET s’inquiète du réel devenir de l’intégrité de la ligne ferroviaire entre Châteaubriant et Rennes. 
Elle invite par ailleurs les citoyens à s’intéresser aux réunions publiques prévues sur le futur Plan de déplacements urbains de Rennes Métropole, « parce qu’un plan de déplacement métropolitain ne peut pas être déconnecté des transports extra métropolitains notamment ferroviaires »


Ecrit le 27 juin 2019

 L’ACCRET et le train et les deux jambes

Le financement des travaux sur la ligne SNCF entre Rennes et Retiers serait réuni grâce à la région Bretagne et l’action volontaire de son vice-président aux transports. Cependant, le budget nécessaire aux travaux entre Retiers et Châteaubriant n’est pas consolidé. La Région des Pays de Loire principale contributrice pour cette partie du financement n’a toujours pas transformé son intention en décision. Le temps presse pourtant car l’échéance pour finaliser le financement de l’ensemble de la ligne, comme décidé le 18 avril dernier en préfecture, se trouve autour du 15 juillet.

L’ACCRET estime que priver le territoire sud-est de l’Ille et Vilaine de tout ou partie de la ligne Châteaubriant-Rennes en train c’est exclure ce territoire de toutes les dynamiques économiques, démographiques, urbanistiques, sociales et culturelles initiées par la métropole rennaise au profit du département et de la région. C’est isoler un territoire riche de promesses des mouvements créés par le développement de l’axe Rennes-Nantes, c’est amputer Châteaubriant d’une de ses deux jambes et c’est enlever à la métropole rennaise une opportunité d’alléger sa pression démographique et urbaine.

Il faut que la Métropole rennaise comprenne qu’elle a des responsabilités. L’aire urbaine de Rennes dépasse largement ses limites administratives : l’influence économique, commerciale, sociale de Rennes Métropole touche des territoires extra métropolitains qui profitent de son dynamisme mais qui doivent également s’adapter à son activité en offrant des services correspondants aux besoins de leurs habitants dont la vie sociale, professionnelle, est essentiellement tournée vers elle. Avec la ligne Rennes-Châteaubriant nous sommes exactement dans ce cas de figure et jusqu’à Châteaubriant ! En effet, et les chefs d’entreprises de cette ville le rappellent régulièrement, la ligne est la seule liaison intéressante pour qu’ils rejoignent Paris dans des conditions correctes en utilisant la LGV. Pourquoi les entreprises du Castelbriantais ne disposeraient-elles pas des mêmes atouts que leurs homologues malouines et redonnaises ? Parce qu’elles ne sont ni dans le même département, ni dans la même région ? L’abandon de la ligne, même partiellement, surtout partiellement, pénaliserait injustement tout un territoire dont l’activité est tout autant influencée par Rennes que par Nantes.