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PLU, un nouvel adjoint à Châteaubriant

Ecrit le 28 février 2018

PLU  , plan Local d’Urbanisme. La deuxième réunion publique prévue par la procédure a eu lieu le 21 février 2018. Elle avait si peu d’importance, sans doute, que le maire n’en a pas parlé lors de ses vœux à la population, ni même lors du Conseil Municipal du 20 février. Et, de ce fait, il y avait très peu de présents, hormis les conseillers municipaux.

Ce fut pourtant l’occasion de découvrir un nouvel adjoint à la mairie de Château- briant, M. Simon, responsable du service urbanisme, a remplacé M. Carette dans son rôle d’adjoint à l’urbanisme. Et nous avons eu droit à un discours enflammé sur les atouts de Châteaubriant et sur ses services et ses équipements depuis 2003. En effet, la ville est née en 2001, avant il n’y avait rien d’autre qu’un vide abyssal. Mais maintenant nous avons, par exemple, une Maison de la Justice et du Droit qu’on nous envie. Oui mais, avant, nous avions un Tribunal et il a été fermé en fin d’année 2009.

Ah oui, mais nous avons en centre-ville des équipements intéressants : média- thèque, conservatoire  , guichet unique des familles. « Tout pour faire venir les gens dans le centre-ville » dit M. Simon. Sauf que le centre-ville est bien mort, en dehors des jours de marché et des anima- tions spécifiques (noël, fête de la mu- sique).

D’un point de vue économique Châteaubriant s’inscrit dans une logique inter- communale, « la zone de chalandise s’étend, les habitants de Martigné et Re- tiers viennent faire leurs courses à Châteaubriant au lieu d’aller à Rennes » a dit M. Simon. Tiens, on ne s’en était pas aperçu.

« En matière de rénovation commerciale la municipalité a favorisé l’implantation d’un VIVAL en plein milieu de la rue A.- Briand » dit M. Simon. C’est vrai, il s’est simplement déplacé d’une centaine de mètres. Il est mieux là, c’est sûr. Mais le pourtour de l’église est maintenant bien vide. Et un commerce ferme : le photo- graphe de la Rue de Couëré.

« La ville a de grands équipements spor- tifs, répartis sur tous son territoire et est reconnue : ville la plus sportive des Pays de Loire » dit encore M. Simon. Ca, oui, c’est évident. Autres certitudes : la ville a des équipements de formation, depuis la maternelle jusqu’au post-baccalauréat – et un ensemble environnemental de qua- lité.

Cette présentation étant faite (pourquoi n’est pas M. Carette que l’a faite ?), pas- sons à la présentation du PLU   c’est à dire de la politique de la ville en matière d’ur- banisme. On aurait pu s’attendre à ce que cette politique soit présentée par un ad- joint. Mais non. C’est M. Simon qui s’en est chargé.

Donc, ce PLU   procède à une révision qua-
litative autour de deux axes :
- renforcer la ville-centre
- et son environnement.
On apprend alors que la population de Châteaubriant, en 2015-2017, a augmenté de 1,45 % et celle de l’ex-CCC   a augmenté de 0,82 % tandis que celle de l’ex- CCSD   a baissé de 0,37 % et que la population de Derval a baissé de 0,71 %.

Cocorico, à Châteaubriant, on est, on est, on est les premiers ! On est, on est, on est les meilleurs. Sauf que la comparaison s’appuie sur les chiffres officiels de 2017 et 2018 où sont pris en compte les recen- sements partiels, alors que l’INSEE dit et répète qu’il faut comparer sur cinq ans. Et alors les résultats changent ! Mme Ciron, première adjointe, qui est une bonne prof d’histoire-géographie, sait bien qu’il ne faut pas triturer les statistiques. Mais la politique, des fois, incite à prendre des li- bertés avec la rigueur scientifique.

❶ ❷
Châteaubriant +1,45 % + 0,75
Ex-CCC   + 0,82 % + 1,52
Ex-CCSD   - 0,37 % + 0,97
Derval -0,71 % +1,48

❶ Simplement sur la dernière année.
❷ En moyenne annuelle sur cinq ans, comme le recommande l’INSEE.

Après citation des chiffres de la colonne 1
M. Simon n’a pas oublié de citer Les Coteaux de la Borderie (comme bateau-amiral) et l’espace aquatique (comme bateau-amiral aussi) et deux fois le Tripor-tech, et deux fois des compliments à laRégion avec un coup de patte au Départe-
ment.

A part ça, il y a quoi, dans ce PLU   ?

Obliger les commerces de moins de 300 m2 à s’installer en centre-ville, prévoir un plan global de déplacement avec, notam- ment un contournement ouest et des mobilités douces, prévoir un plan-vélo avec deux grandes dorsales Nord-Sud et Est-Ouest et des boucles complémen- taires en lien avec la voie cyclable dépar- tementale, et enfin aménager un parc ar- boré entre les étangs de Choisel et l’es- pace aquatique, et le long de la Chère entre le jardin des Lilas et le parc de Ra- devormwald.
Mais si vous voulez des détails, faut attendre l’enquête publique.

A la fin de ce discours euphorique, quelques questions ont été posées :

1- Les Côteaux de la Borderie peuvent-ils être remis en question ? Réponse : Ah non, car tous les avis de l’administration ont été favorables... Les réserves de la DREAL sont ainsi passées aux oubliettes.

2- Quel est le calendrier de la suite de la procédure ? Pas de réponse sur la date de
l’arrêt en conseil municipal, mais l’enquête publique devrait se faire à l’automne avec (enfin !) tout le détail du dos-
sier en ligne et notamment le zonage et les règles.

3- Que devient la liaison Rennes-Château-
briant ? Réponse : Spinetta n’a jamais dû se déplacer au delà du périphérique pari-
sien. La SNCF est une entreprise en faillite. La ComCom va prévoir 1 M€ pour apporter un cofinancement. Le combat n’est pas terminé pour assurer la réouverture de la ligne dans le calendrier (2020). [Ndlr : lors de la réunion de l’ACCRET à Janzé le 9 février, les élus de Châteaubriant ont brillé ... par leur absence]

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