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Les agriculteurs : apiculteurs

(écrit le 30 octobre 2002)

 Les apiculteurs et le Gaucho

Les apiculteurs de Loire Atlantique se sont réunis le lundi 30 septembre 2002 à la chambre d’Agriculture du département. A l’ordre du jour de cette réunion ont été développés :

1.- la suspension des C.T.E (contrats territoriaux d’exploitation), mesure qui pouvait permettre la survie de l’apiculture professionnelle et la protection de l’abeille pollinisatrice. Elle réunissait des exigences de qualité quant aux méthodes de travail, à la production du miel, à l’environnement.

2.- Bilan de la saison 2002 : Bilan alarmant, 6 exploitations en Loire Atlantique étaient présentes à cette réunion. Il ressort que 2 apiculteurs arrêtent l’activité ; qu’un autre l’envisage tristement ; les 3 autres continuent de renouveler le cheptel, et de chercher des issues de secours pour faire face encore un moment. « Au total 30 à 40 % de pertes de production en moyenne sur le département. Hormis la baisse de production, nous observons des situations anormales tout à fait indépendantes des condition météorologiques (beaux couvains abandonnés, ruches dépeuplées). 33 plaintes d’apiculteurs professionnels et amateurs ont été déposées pour intoxication d’abeilles auprès des tribunaux locaux ! »

3- Interpellé sur la question de l’utilisation du Gaucho, (semence enrobée d’un insecticide neurotoxique), le Conseil d’Etat suspend l’utilisation de ce produit des laboratoires Bayer uniquement pour le maïs et le tournesol, mais pas sur les autres cultures (céréales, betteraves). « Sachant la rémanence de 2 à 3 ans dans le sol, le produit est encore présent pour longtemps ! »

Par ailleurs, si le Gaucho de chez Bayer est interdit, les agriculteurs peuvent utiliser Le Régent de chez Aventis, même type de molécule, même danger.« Nos cinq années de combat demandaient la suppression totale et définitive de ces insecticides systémiques, présents dans les grandes cultures et aussi dans les jardins. Les résultats des recherches des CNRS et INRA ont depuis longtemps prouvé leur dangerosité ». Par ailleurs les mélanges insecticides fongicides, restent autorisés.

4.- La pollinisation sur fruitiers.« Afin de faire respecter la profession et de faire reconnaître l’importance des insectes pollinisateurs pour la production des fruits et la reproduction des espèces, nous envisageons de cesser la location de ruches pour les fruitiers et autres cultures de printemps (rnelons, fraises, ... ). Pour exemple. 400 ruches mortes en Maine et Loire au printemps 2001 à cause des traitements sur pommiers »

« Malgré ce manque à gagner important pour les professionnels, nous ne pouvons continuer de mettre de nouveau notre cheptel en danger ».

En conclusion, le grand courant « tourisme   vert », « accueil à la ferme », du savoir-faire en accord avec un paysage, ne serait-il qu’une vitrine cachant une réalité beaucoup moins verte et pittoresque ?Le discours rassurant sur la sécurité alimentaire et la santé humaine masque totalement des pratiques agricoles aberrantes gravement préjudiciables à l’homme, à la faune qui donne vie à l’environnement, et à l’activité économique qu’est la production du miel français.Les apiculteurs sont en première ligne sur l’observatoire des insectes pollinisateurs et sonnent l’alarme une fois de plus.

CONTACT : Patrick Perès 02 40 28 64 38 Monique Chauvin. 02 40 65 71 85.


Ecrit le 15 décembre 2007

 Les Abeilles et les loups

Que du beau monde : des députés, sénateurs, directeurs, délégués généraux … se retrouvent le 11 décembre à Paris à la Maison de la Chimie, avec les firmes Monsanto, BASF, Bayer, etc ...

En trois heures de temps, seulement, ils vont parler de « la bonne gouvernance agricole et écologique » : Politique agricole commune, protection de l’environnement, modèle européen d’agriculture durable, intégration des problématiques environnementales aux politiques publiques, États Généraux de l’Agriculture, Grenelle de l’environnement, projet de loi sur la responsabilité environnementale, Conditions de travail et risques professionnels …

Tout ça, oui tout ça en trois heures ! La participation est gratuite et cela se terminera par un repas à 50 €. Rien de tels que de succulentes agapes pour discuter à bâtons rompus sur des sujets autrement plus importants que les thèmes officiels ! Citons : « Comment concilier les besoins des industries et la demande sociale de protection de l’environnement ? Comment produire des biens et des produits dont les coûts puissent être acceptés par le consommateur final ?• Comment développer et protéger les avantages compétitifs des entreprises françaises ? »

Le colloque parle de « demande sociale » et pas du tout de « protection du consommateur » Vous savez, Monsanto c’est la firme américaine qui produit le redoutable défoliant appelé « Agent orange » et l’insecticide « Le Gaucho » qui tue les Abeilles. BASF(fipronil), BAYER (imidaclopride et clothianidine) et Syngenta (thiamétoxame) sont aussi des ennemis des abeilles.

Bonne réunion, messieurs !

BP  

 Nous avons été trompés !

« Nous avons été trompés lors du Grenelle de l’Environnement » estime la Confédération paysanne, syndicat « fer de lance » de la lutte contre les OGM. Le Ministère de l’Ecologie avait annoncé la mise en œuvre de la clause de sauvegarde en même temps qu’un arrêté de suspension pour le maïs Mon 810. Mais l’arrêté ministériel paru le 6 déc. au JO montre que les semences sont interdites … en hiver ! .. c’est-à-dire à la saison où on ne sème pas !

« Le ministre de l’Agriculture a cédé à la pression des lobbies agro-industriels » dit la Confédération paysage pour qui cette décision « met en cause la pérennité des exploitations agricoles et la survie des paysans ». « On aurait pu attendre au moins du ministre de l’Agriculture qu’il protège et défende les systèmes agricoles de qualité ».

Le Grenelle de l’environnement est déjà mis en échec !


 Tournesols

Pour le plaisir, une très belle photo : http://cergipontin.blogspot.com/2008/08/entre-deux-mers-gironde-entre-deux-in.html


Ecrit le 9 février 2011

 Cruiser et Mediator : même combat ?

Lors d’une audience du 24 janvier 2011 au Conseil d’État, le Rapporteur Public a demandé l’annulation des décisions du Ministre de l’Agriculture autorisant l’insecticide d’enrobage de semences CRUISER en 2008, 2009 et 2010.

Les manquements du Ministre et de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), ont été énoncés par le Rapporteur public. La Confédération Paysanne rappelle avoir constaté, après lecture d’une partie du dossier d’études complémentaires demandées au sujet du Cruiser, que l’AMM (autorisation de mise sur le marché) de ce produit a été accordée suite à une falsification d’expérimentation et à des dissimulations des effets sur les abeilles.

Le Conseil d’Etat devrait suivre l’avis du Rapporteur public. Or, le Ministre de l’agriculture a, pour la quatrième année consécutive, donné une AMM au Cruiser le 08 décembre 2010 pour la campagne de semis 2011. Il faut en retenir que l’Etat n’assure plus ses missions de garante de la santé publique. Le Cruiser n’a pas fait l’objet d’une évaluation complète en termes de dangerosité, ce qui n’a pas empêché le Ministre de l’agriculture de l’autoriser à la vente afin de traiter des centaines de milliers d’hectares.

En pleine tempête autour du Médiator, le constat qui prévaut pour le médicament en santé humaine s’avère applicable au domaine agricole. La Confédération Paysanne attend du Ministre de l’agriculture qu’il revienne sur sa décision d’autoriser le Cruiser.

Urgence pour les abeilles … signez la pétition ici :
http://www.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/