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Energie : les vaches pètent ...et rotent !

Ecrit le 26 septembre 2007

 Manger ou conduire, il faut choisir

Les vaches et les bœufs, les moutons et les chèvres rejettent du méthane, et sont responsables de 22% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, rappelle une étude publiée le 13 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet.

vache

22 % c’est autant que tout le secteur industriel, et plus que les émissions dues aux transports. Ah les vaches, ce qu’elles polluent !

La consommation moyenne de viande dans le monde s’élève actuellement à 100 grammes par personne et par jour. Avec des disparités considérables entre pays développés (de 200 à 250 grammes) et pays pauvres (20 à 25 grammes).

Mais d’ici 2050, pour tenir compte de l’augmentation de la population mondiale, il faudrait réduire de moitié la consommation de viande dans les pays développés.

 Mort aux vaches !

« Une diminution substantielle de la consommation de viande dans les pays riches serait également bénéfique pour la santé, principalement en réduisant les risques de maladies cardiovasculaires (...) obésité, cancer colorectal, et peut-être d’autres cancers », jugent les chercheurs.

« Une augmentation de la consommation de produits d’origine animale dans des populations pauvres serait également bénéfique pour leur santé », ajoutent-ils.

De plus, manger moins de viande pourrait permettre de ralentir le réchauffement mondial en réduisant le cheptel et par conséquence le volume des flatulences (constituées de méthane) des animaux, ont expliqué les scientifiques.

Mais faudrait savoir ... pendant des années on nous a répété qu’il fallait manger de la viande, que ça ne fait pas grossir et on a dénigré le pain et les féculents. Maintenant on nous dit de diminuer la viande...

Or le poisson est une denrée qui se raréfie aussi. Et la surface agricole est en diminution constante (40 000 ha par an en France). Va-t-on en revenir au Moyen-âge où la préoccupation « alimentaire » était quotidienne ?

Et puis, que se passera-t-il si les humains, mangeant devantage de féculents, ont eux aussi des flatulences ... ?? Cruel dilemme... méthanique !


Ecrit le 3 octobre 2007

 Le gaz hilarant nous réchauffe

On ne sait plus à quel saint se vouer ! Ni comment trouver l’énergie dont nous avons besoin tout en réduisant la production de gaz à effet de serre. Voici donc, en complément de l’article de la semaine dernière (manger ou conduire, il faut choisir) d’autres éléments de réflexion ....

 Les vaches pètent et en plus elles rotent !

M. Henri Baron nous a communiqué un extrait du rapport rédigé à l’issue des journées de l’Association Française pour la Production Fourragère en mars 2006. Il dit ceci : les principaux gaz à effet de serre sont
– Le dioxyde de carbone (CO2)
ou gaz carbonique
– Le méthane (CH4)
– le protoxyde d’azote (N2O)
– Et trois carbures halogénés CFC, HFC, PFC

Le méthane est 30 fois plus « réchauffant » que le gaz carbonique. L’agriculture contribue à elle seule à 50 % des émissions de méthane dans le monde, dont les trois-quarts viennent de la riziculture et de l’élevage.

Les ruminants sont responsables de 3 % du réchauffement de la planète mais cela vient très peu des flatulences (5 % seulement). Le méthane, en réalité, se forme dans le « rumen » pendant que l’animal rumine. Il est rejeté dans l’atmosphère par voie orale (93 %) et par les poumons après passage dans le sang (2 %). Le méthane éructé constitue pour le ruminant une perte en énergie sous forme gazeuse estimée à 8-12 % de l’énergie totale ingérée. Les chercheurs examinent les moyens de réduire la production de méthane par les ruminants sans pour autant altérer la production animale.

[ndlr : conclusion, si vous ruminez votre colère ou une vengeance, pensez donc que vous contribuez au réchauffement de l’atmosphère !]

En tout cas, il faut re-la-ti-vi-ser parce que les plantes vertes, en milieu naturel aérobie, rejettent davantage de méthane que les ruminants !

 Hilarant

Mais voilà autre chose : selon M. Paul Crutzen, lauréat du prix Nobel de chimie, en 1995, pour ses travaux sur la dégradation de la couche d’ozone stratosphérique. la production d’un litre de carburant issu de l’agriculture peut contribuer jusqu’à deux fois plus à l’effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile. Cela résulte de calculs cosignés par une équipe internationale de chercheurs et publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics Discussions (1).

Tout simplement parce que l’agriculture produit du N2O (protoxyde d’azote), un gaz plus connu sous le nom de « gaz hilarant » et utilisé autrefois lors des interventions chirurgicales. Ce gaz provient de la dégradation des engrais azotés qui sont utilisés pour augmenter le rendement des sols. Et, à quantité égale, il contribue 296 fois plus à l’effet de serre que le dioxyde de carbone (CO2) et contribue à 6 % du réchauffement de la planète.

La FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime qu’il pourrait y avoir une augmentation de 35 à 60% des émissions de N2O d’ici 2030. ...

Un rapport de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) met en garde contre certains dangers inhérents au développement des agrocarburants : risques de pénurie alimentaire, d’érosion de la biodiversité en raison de la reconversion de sols en surfaces cultivées, etc. Le rapport conclut : « la capacité des agrocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l’environnement est très limitée ».

Rions, rions, tant qu’il est temps. Demain il fera chaud.

Conclusion : économisons l’énergie ...

(1) Si vous voulez lire, en anglais, le rapport entre réchauffement et gaz hilarant, Voir ici : http://www.atmos-chem-phys-discuss.net/7/11191/2007/acpd-7-11191-2007.pdf


Ecrit le 3 octobre 2007 :

 Haut débit, Grand gâchis

Freebox, livebox ... les Français sont de plus en plus équipés de ces « box » qui donnent accès à l’Internet rapide, au téléphone illimité et à la télévision par ADSL  .

Pour la première fois, « 60 millions de consommateurs » a mesuré la quantité d’énergie dont elles ont besoin. En cumulant la consommation en veille et en fonctionnement, le magazine affirme qu’une box, avec son décodeur TV, engloutit entre 143 et 263 kilowattheures (kWh) sur un an, selon les modèles, autant qu’un réfrigérateur-congélateur pendant 6 mois.

Coûteuse pour l’abonné, la consommation électrique des box l’est aussi pour l’environnement. A l’échelle nationale, elles avalent 1,51 milliard de kWh par an, selon les estimations. Cela représente presque deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire, rien que pour alimenter les box et permettre aux Français de surfer à grande vitesse.

Si rien ne change, en 2010, il faudra 2,66 milliards de kWh pour faire fonctionner les box, soit 4,3 mois de production d’un réacteur nucléaire, parce que les fabricants sont plus préoccupés d’ajouter de nouvelles fonctions à leurs box que d’en réduire la consommation.