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Alzheimer Le scandale

Ecrit 6 juin 2018

 Alzheimer   Le scandale

Médicaments de la maladie d’Alzheimer  
Maladie d’Alzheimer   : se concentrer sur l’aide à l’organisation du quotidien, le maintien d’activité, l’accompagnement et l’aide de l’entourage.

La revue Prescrire écrivait en 2016 : « Les médicaments de la maladie d’Alzheimer   ont une efficacité minime et transitoire. Ils sont peu maniables en raison d’effets indésirables disproportionnés et exposent à de nombreuses interactions. Il vaut mieux éviter d’y exposer les patients ».

Les premiers médicaments autorisés dans la maladie d’Alzheimer   sont apparus dans la deuxième moitié des années 1990. Ils ont suscité un réel espoir. En 1998, au vu de son dossier d’évaluation, Prescrire avait conclu à un effet symptomatique modeste éventuellement utile du donépézil (Aricept° ou autre).

Les données d’évaluation clinique se sont ensuite accumulées. « Aucun de ces médicaments n’a d’efficacité démontrée pour ralentir l’évolution vers la dépendance et ils exposent à des effets indésirables graves, parfois mortels. Or ils sont utilisés en traitement prolongé et impliqués dans des interactions dangereuses.

Le donépézil (Aricept° ou autre), la galantamine (Reminyl° ou autre), la rivastigmine (Exelon° ou autre), des anticholinestérasiques, exposent entre autres à :
- des troubles digestifs dont des vomissements parfois graves ;
- des troubles neuropsychiques ;
- des troubles cardiaques, dont des bradycardies, des malaises et des syncopes, et des troubles de la conduction cardiaque.

La mémantine (Ebixa° ou autre), un antagoniste des récepteurs NMDA du glutamate, expose à des troubles neuropsychiques tels qu’hallucinations, confusions, sensations vertigineuses, céphalées, conduisant parfois à des comportements violents, des convulsions ; des insuffisances cardiaques.

« Mieux vaut se concentrer sur l’aide à l’organisation du quotidien, le maintien d’activité, l’accompagnement et l’aide de l’entourage. Et éviter d’exposer les patients aux dangers de ces médicaments » disait aussi la revue Prescrire en 2016.

 Supprimer les médicaments

Les médicaments, largement prescrits, sont remboursés à hauteur de 15 % par l’Assurance maladie, ce qui lui a coûté environ 90 millions d’euros en 2015. Ils vont être déremboursés u 1er août 2018, pour pousser les médecins à ne plus les prescrire. Cela provoque des protestations surtout dans les milieux pharmaceutiques car cette fameuse maladie d’Alzheimer   représente un marché très important, colossal même ! Un marché fort rentable aussi bien avec les médicaments qu’avec les outils de diagnostic en cours de développement ou en attente de brevet Mais si tout ça c’était de la blague ? Le propos est osé ! Mais il s’appuie sur des réalités,

Au centre hospitalier de Marmande-Tonneins (Lot-et-Garonne), Mme M. est arrivée en fauteuil roulant. « A 78 ans, elle avait été diagnostiquée Alzheimer   par un neurologue, raconte sa fille. Elle prenait beaucoup de médicaments, avait vite perdu son autonomie et devenait très agitée. Je me suis épuisée à l’aider.  » A la fin des années 2000, elle se résout à installer sa mère dans cette unité spécifique qui accueille en séjour de longue durée les patients à un stade sévère de la maladie. «  Là, elle a bénéficié de beaucoup de présence et de bienveillance. Au bout de trois semaines, elle trottait et mangeait sans aide.  », Gériatre et chef de ce service jusqu’en 2011, le Dr François Bonnevay avait pris le parti de ne garder que le strict nécessaire des médicaments qui avaient auparavant été prescrits aux nouveaux pensionnaires, souvent en trop grand nombre et avec de graves effets secondaires. « Il existe d’autres méthodes que les camisoles chimiques pour les malades agités, explique-t-il. Il faut que les soignants soient formés à des stratégies de communication qui leur permettent d’être en phase avec les pensionnaires. Ceux-ci doivent être considérés comme des êtres humains, avec des désirs et des émotions.  » [Source : le livre de Philippe Baqué : Homme augmenté, humanité diminuée],

C’est ce genre de pratique, innovante et humaine, qui est pratiquée dans les UCC (Unités cognitivo comportementales) comme celle qui existe au Centre Hospitalier de Châteaubriant.

Oui mais, les plaques de protéines bêta-amyloïdes, tout de même, ça existe ! Leur présence dans le cerveau fonde une grande partie des diagnostics et de la recherche de nouveaux traitements.

Une étude réalisée durant quinze ans sur les religieuses d’un couvent aux Etats-Unis a montré que, malgré l’importance de ces plaques amyloïdes, certaines d’entre elles, avaient conservé leurs capacités cérébrales intactes jusqu’à la fin de leur vie. La stabilité de leur existence et leur activité intellectuelle soutenue pouvaient expliquer leur résistance à la maladie.

L’influence de l’environnement et des parcours de vie a aussi été démontrée dernièrement par l’étude Paquid. « La raison de cette baisse tient principalement à l’amélioration globale du niveau d’études des nouvelles générations. Cette découverte a révélé l’extraordinaire capacité de réserve du cerveau. » clame le professeur Dartigues.

Et si la maladie d’Alzheimer   n’existait pas ? Si elle n’était qu’une « construction sociale » pour décrire le résultat « presque normal » du vieillissement ? Une réflexion intéressante ! voir le site alzhO

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