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Mée-disances du 13 juin 2018

Ecrit 13 juin 2018

 Retraite dorée

20minutes.fr du 07/06 : l’ex-PDG de Carrefour. Georges Plassat, qui a dirigé le groupe entre 2012 et 2017, devrait percevoir une « part variable  » de près de 900.000 euros, au titre des bons résultats de l’entreprise en 2017. Une rémunération qui interroge après l’annonce d’un plan de licenciement qui menace 2.000 emplois au sein du groupe.

Alors que l’ancien PDG de Carrefour bénéficie à vie d’une retraite de la part de Carrefour, à hauteur de 517.810 euros par an [mais que peut-on bien faire avec tout ça ?], les actionnaires ont validé la décision du Conseil d’administration de lui octroyer une part variable de 896.593 euros, au titre des bons résultats de l’année 2017 chez Carrefour.

Une somme qui vient s’ajouter aux 13,2 millions d’euros perçus lors de son départ en 2017 et aux 3,8 millions d’euros perçus en 2016.

Des suppressions d’emploi au sein du groupe en 2018 ont été annoncés par le nouveau PDG du groupe, Alexandre Bompard. 2.400 postes seront supprimés dans les sièges, via un plan de départs volontaires. Le PDG a également indiqué la sortie du groupe de 273 ex-magasins Dia, avec pour conséquence un plan social pour 2.100 salariés. Selon les dernières estimations, seules 29 boutiques seront reprises.

 Même la mort a un prix

Slate.fr du 04/06 : Au Royaume-Uni, le coût moyen des obsèques avoisine les 4.500 euros (contre 2.632 euros en moyenne en France ). Une somme bien trop élevée pour les plus pauvres. Ainsi, les administrations locales proposent des « public health funerals », des services funéraires gratuits pour les personnes qui ne sont pas en mesure de payer.
 
Une journaliste s’est infiltrée au sein du conseil municipal de Bracknell Forest. Elle s’est présentée comme une proche d’une personne défunte bénéficiant du service de funérailles gratuits. Elle a découvert que les familles ayant recours au « public health funerals » n’ont pas le droit d’assister aux obsèques de leurs proches. D’après The Independent, l’administration locale de Bracknell Forest n’informerait même pas les familles de la date de l’enterrement ou de la crémation.
 
« Personne n’a le droit d’assister aux obsèques. Les proches ne sont pas non plus autorisés à garder les cendres de la personne défunte. », explique un des responsables du conseil local. « Cette interdiction serait un moyen pour les administrations locales de limiter les dépenses. Ce serait aussi un moyen de décourager certaines familles d’utiliser ces services funéraires gratuits –à moins qu’elles n’aient vraiment pas le choix ».

Au Royaume-Uni, près de 4.000 personnes sont enterrées ou incinérées via ce service de funérailles gratuits –soit un total de 4,5 millions d’euros engagés par les administrations locales.

Le conseil de Bracknell Forest ne serait pas le seul à interdire aux familles d’assister aux obsèques. Ces pratiques seraient répandues dans tout le Royaume-Uni.

 Affaire russe

L’Express.fr du 03/06 : L’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a affirmé dimanche 3 juin que le président américain avait « probablement » le pouvoir de se gracier si jamais il était inculpé suite à l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Il a également assuré que M. Trump n’en avait pas l’intention. « Je pense que les ramifications politiques seraient difficiles », a-t-il ajouté. « Gracier d’autres personnes est une chose, se gracier soi-même en est une autre ». 

L’ancien maire de New York, qui a récemment rejoint l’équipe juridique du président, a toutefois indiqué qu’il était de plus en plus probable que M. Trump refusera d’être interrogé par le procureur spécial Robert Mueller, qui mène cette enquête sur une éventuelle collusion entre son ancienne équipe de campagne et la Russie. En janvier pourtant, le président américain était « désireux » de répondre à ses questions.

Le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, lui, a dit sur CNN qu’aucun président ne devrait se gracier. Preet Bharara, ancien procureur à New York nommé par Barack Obama, a jugé cette éventualité « scandaleuse ». 

 Violences sexistes à l’école

l’Express du 04/06 : Une vaste étude menée auprès de 47.000 élèves, du primaire au lycée, montre que les violences sexistes à l’école concernent aussi les garçons. Selon le département statistique du ministère de l’Éducation, écoliers, collégiens ou lycéens, les garçons sont autant agresseurs qu’agressés. Dès le primaire, un écolier sur cinq témoigne avoir déjà été « regardé » dans les toilettes, et les victimes ne sont pas beaucoup plus nombreuses chez les filles (20%) puisque 18,4% des garçons en ont aussi été victimes.

Le « déshabillage forcé » touche d’ailleurs plus les petits garçons (14,2%, contre 10,3% de filles). En revanche, les petites filles subissent plus de « baisers forcés » (18,1%, contre 14,9%).
 
Sept questions ont été posées aux lycéens concernant les insultes sexistes, SMS et MMS intimes... 10% des lycéens, filles et garçons, ont entendu des insultes contre les lesbiennes. 13,8% des filles et 21,1% des garçons, des insultes contre les gays. 5,1% des garçons, contre 2,2% des filles, ont connu une tentative de déshabillage.

6,6 % des lycéens, filles ou garçons, évoquent le voyeurisme. 2,2% des filles et 5% des garçons ont été concernés par des photos ou de vidéos intimes. 
 
Les agresseurs refusent le féminin ou des qualités supposées féminines. Ils vont s’en prendre aux ’bons élèves’ au collège et au lycée qui sont moqués car ils sont très calmes en classe ou à ceux qui sont plus petits ou fragiles physiquement.

Ces derniers vont subir la domination de leurs camarades qui vont construire leur virilité en tapant sur l’autre.

 L’impossible loi sur les “fake news”

Télérama.fr du 07/06 : C’était une promesse de campagne doublée d’une affaire personnelle. Pris pour cible par les médias de propagande russes (notamment Sputnik) pendant la présidentielle, Emmanuel Macron avait juré de régler leur compte aux fausses nouvelles.

Jeudi 7 juin, les députés commencent à débattre de la proposition de loi relative à la lutte contre « la manipulation de l’information » en période électorale. Soit « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable  ».

Le Conseil d’Etat avait déjà froncé le nez : définition trop floue, responsabilités des réseaux sociaux mal définie.

C’est désormais au tour de l’opposition de faire rempart de son corps. A l’unisson, Les Républicains, la France Insoumise et le Front national assurent que c’est la liberté d’expression qu’on met à mort. Posture de bonne guerre.

Mais il faut surtout guetter la réaction inquiète des magistrats, qui seront chargés – en quarante-huit heures – d’ordonner le vrai et le faux et de consacrer la vérité.

Une tâche impossible et vaine, quand la loi de 1881 punit déjà… la diffusion de fausses nouvelles.