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ADAPEI + Accueil temporaire

Page 63
Ecrit le 30 mai 2001

Personnes handicapées : Vivre en ville

L’ADAPEI, c’est l’association des amis et parents de l’enfance inadaptée. On connaît cette association par sa gestion d’établissements spécialisés (institut médico-éducatif, centre d’aide par le travail, foyer d’hébergement). Mais son rôle prioritaire c’est d’aider les familles qui cherchent une solution pour ces enfants qui « ne sont pas comme les autres ». L’assemblée générale du 18 mai 2001 avait pour but de faire le point sur les activités de l’année 2000.

Les plus jeunes

Beaucoup de sigles, obscurs pour les non-initiés, marquent l’activité en direction des plus jeunes :
– L’IME : institut médico-éducatif
– Le SESSAD : service d’éducation spéciale et de soins à domicile
– Le CAFS : centre d’accueil familial spécialisé

L’année 2000 a demandé beaucoup d’arguments et de temps pour obtenir l’accord administratif et financier de recevoir des enfants en sureffectif (3 au SESSAD sur 12 et 7 à l’IME sur 62) et des jeunes de départements limitrophes pourtant proches. Ce sur-effectif montre qu’il y a, dans le domaine des handicapés, des besoins criants.

Il y a heureusement des jeunes qui sortent de l’IME dans des situations satisfaisantes : par exemple un jeune est sorti en milieu ordinaire avec formation en apprentissage menuiserie, cela a nécessité une bonne année de préparation et de soutien de sa famille.

Certains jeunes sont demandeurs de stages en entreprise plutôt qu’au CAT (Centre d’Aide par le Travail). La reprise économique et le travail de prospection de l’éducateur chargé d’insertion ont rendu cela plus facilement réalisable mais reste minoritaire par rapport aux jeunes suivis. Cela n’aboutira d’ailleurs pas forcément à une insertion professionnelle à 20 ans, autre qu’au CAT.

Une jeune a pu faire un stage à la SEGPA (section d’enseignement général par alternance) du collège mais n’a pas voulu poursuivre en septembre.

Un problème se pose au personnel : l’augmentation du nombre de jeunes présentant des troubles psychologiques importants

Sylvie Bébin, directrice de l’IME, a fait le point sur le personnel qui a pu bénéficier en 2000 de la réduction du temps de travail, ce qui n’a pas été sans poser de problèmes : l’augmentation de salariés à temps très partiel rend compliquées la stabilité de ces personnels, les rencontres   professionnelles nécessaires et les liaisons.

De nouveaux professionnels sont arrivés (Aide Médico psychologique et Educatrice de jeunes enfants) pour des contrats d’une année (liés au sureffectif)

Et il y a eu création, enfin, d’un deuxième poste d’institutrice par l’Education Nationale (ce qui a permis la scolarisation de 39 enfants : 25 en trois demi-journées, 5 en deux demi-journées et 9 en quatre demi-journées)

Comme les autres

Un atelier Théâtre a pu se mettre en place chaque semaine avec un metteur en scène et avec un financement européen.

Les jeunes de l’IME ont pu participer à la journée de la Dignité avec deux groupes et présence d’un éducateur et d’un jeune pour réaliser un montage vidéo.

Beaucoup de rencontres   sportives notamment, avec d’autres institutions.

Projets de vie

L’IME a participé ou a été à l’initiative   de plusieurs groupes de travail pour développer de nouveaux services :

– projet de Section Annexe à un CAT (travail à temps partiel au CAT et activités occupationnelles) avec le centre hospitalier de Châteaubriant, le CAT et le Foyer d’hébergement

– en vue d’une extension du SESSAD (actuellement 12 enfants en soins à domicile, de 0 à 20 ans) et d’un renforcement de l’action précoce, un travail a été entrepris avec la PMI (protection maternelle et infantile), les médecins et rééducateurs libéraux, et le Relais Assistances Maternelles qui a évolué sur l’idée d’accueil de la « Petite Enfance en difficultés » sur le pays de Châteaubriant  .

Le centre d’Aide par le travail (CAT)

L’agrément de l’établissement est de 76 places mais concrètement le CAT accueille aujourd’hui 80 personnes compte tenu des temps partiels.

3 personnes de plus de 20 ans sont encore sur la liste d’attente à l’IME de Châteaubriant.

La reconstruction du CAT est une réalité en chantier

Avec la difficulté inattendue de permis de construire pour raisons d’accessibilité du restaurant d’entreprises, la première tranche de travaux a pu démarrer en novembre au 43 rue d’Ancenis .

Actuellement le « bâtiment bleu » de 1000 m2 est presque terminé et les activités de sous-traitance, nettoyage de vitres et sols et affichage y sont progressivement transférées.

Le transfert de la menuiserie ne se réalisera qu’en septembre ou octobre, l’atelier étant utilisé pour du stockage de sous-traitance dans l’attente de la réfection de la toiture du double bâtiment en pierres.

L’administration à l’entrée du site est en cours de finition et devrait être terminée en juin. La rénovation du bâtiment en briques qui doit accueillir les 3 équipes d’entretien d’espaces verts est au stade du gros œuvre.

Contre la montre

Selon René Henriquet, directeur du CAT, aujourd’hui l’incertitude provient de la deuxième tranche (la rénovation du restaurant d’entreprises) qui risque de prendre du retard.

L’ouverture des plis de l’appel d’offres est attendue avec impatience car le délai de réalisation est très serré. Le prévisionnel de début des travaux d’agrandissement est début juin, l’opération interne au restaurant ne pouvant être réalisée que durant les vacances scolaires d’été en juillet et août.

Concrètement il faut :

– enlever et stocker tout le matériel et mobilier de la cuisine et du restaurant le samedi 30 juin pour que les entreprises puissent intervenir dès le lundi 2 juillet. Le CAT utilisera la cuisine et une salle à manger du lycée St Joseph, le service à la clientèle étant interrompu pendant les travaux excepté la fourniture des repas au restaurant administratif des impôts.

– réinstaller impérativement matériel et mobilier pour le 28 août et être opérationnel pour reprendre livraison des repas dès le lundi 3 septembre pour les écoles avec en plus le projet de livraison du foyer restaurant des Terrasses.

Le challenge est de taille et les congés d’été seront quelque peu mouvementés !

Néanmoins, à terme, le pays de Châteaubriant   disposera d’un Centre d’Aide par le Travail rénové permettant d’accueillir dignement 85 personnes handicapées pour leur permettre d’accéder à une vie sociale et professionnelle dans des conditions adaptées.

Le directeur René Henriquet a remercié à nouveau la municipalité de Châteaubriant, la communauté de communes et le syndicat mixte du Pays de Châteaubriant   pour le soutien actif apporté à cette réalisation.

voir aussi : centre d’aide par le travail

Les divers services d’hébergement

En 2000, les services d’hébergement se sont développés : la capacité d’accueil est de 78 places
– Service spécialisé de suite et d’accompagnement (SSSA) = 15 à BLAIN et 15 à CHATEAUBRIANT
– Logements accompagnés = 5 à BLAIN + 8 à CHATEAUBRIANT
– FOYER = 18 à BLAIN + 17 à CHATEAUBRIANT

Deux cadres, Mme SAVARY, et Mme DAULY interviennent à la fois sur Blain et Châteaubriant

REIMPLANTATION DU FOYER
ET ACCUEIL DE JOUR

Un problème se pose actuellement, celui des personnes handicapés vieillissantes qui ne peuvent plus travailler à temps complet au CAT, et qui ne peuvent pas être hébergées au foyer-logement qui n’est pas prévu pour l’accueil de jour.

Une convention a été élaborée et signée entre l’ADAPEI et l’hôpital (gérant le foyer occupationnel de la Rue Denieul et Gastineau) pour organiser des temps d’accueil complémentaires aux activités professionnelles du CAT . La Direction des Interventions sanitaires et sociales va être sollicitée par le foyer occupationnel pour financer ce projet

DEMANDE D’AUTONOMIE

Cette question devra être réglée avant de faire le projet de reconstruction du foyer. Les besoins évoluent, les problématiques des personnes accueillies en CAT également. La demande d’habitat en logement autonome est croissante pour les résidents actuels. L’ADAPEI cherche un terrain de 2000 m2 environ, en ville, à distance raisonnable du CAT et des commerces, en essayant de savoir de quel nombre de places elle devra disposer dans un délai de 5-10 ans.

Par ailleurs, la création de « logements accompagnés » (seuls ou à plusieurs) génère de grands espoirs chez les résidents actuels du foyer qui rêvent d’aller habiter en ville. Il faut donc construire un établissement adapté aux modes de vie recherchés (multiplier les studios ?) et évolutif (pouvant répondre à la question du vieillissement). Ce travail considérable est désormais une priorité.

Les personnes ayant un handicap mental souhaitent de plus en plus, et c’est normal, vivre avec les autres, comme les autres.


Les transferts

La grande affaire de l’été, pour tous les jeunes, ce sont « les transferts » : quitter Châteaubriant pour passer des vacances ailleurs : 63 jeunes de l’IME sont partis (sur 67) et 10 sur 12 au SESSAD (les autres : absents par refus des familles).

Les durées ont varié de 3 à 9 jours, selon des organisations diverses (gîtes, auberge de jeunesse, demi-pension) ; Ils constituent toujours un temps éducatif intéressant pour l’observation et un apprentissage de la séparation du milieu familial.


Ecrit le 30 mai 2001

PROJET D’ACCUEIL TEMPORAIRE
POUR ENFANTS HANDICAPES
DE 6 A 20 ANS POUR LA LOIRE-ATLANTIQUE
TEMOIGNAGES DE PARENTS

Présenté par l’A.D.A.J.E.D. : Association d’Aide à l’intégration de la jeune enfance en difficulté (dont le siège se trouve à Ancenis) , trois jeunes parents d’enfants inadaptés ont témoigné de leur désir de voir mettre en place des solutions d’accueil temporaires :

« Notre tâche de parents deviendrait supportable dès lors que des solutions d’accueil temporaire, souples et diversifiées, nous permettraient au moins d’exercer un légitime droit au répit et de faire face à toute situation urgente.

Il s’avère que sur le plan national, rares sont les places de dépannage dans les institutions traditionnelles concernant les enfants et les exemples de structures spécifiques sous statut non traditionnel relèvent de l’exception (Exemple : Maison Arc en Ciel dans le Morbihan).

Des colonies sanitaires se limitant généralement aux séjours d’été et pratiquant des tarifs très élevés, sources de graves injustices sociales, ne peuvent satisfaire notre demande.

Nous espérons que le projet de loi rénovant l’action sociale qui prévoit d’incorporer l’accueil temporaire dans les modes de fonctionnement des structures médico-sociales agira en notre faveur. »

Pourquoi un Accueil Temporaire ?

« Là où le handicap mental est profond et où le polyhandicap exige une présence 24/24, 365 jours par an : dans ces deux cas, le peu d’autonomie de nos enfants épuise toutes nos réserves. Qui pourra nous aider ?

Les grands-parents seront sans doute trop âgés et la famille proche se verra effrayée d’accueillir, même pour un petit laps de temps, ce jeune enfant différent si difficile à comprendre et à soigner.

Le lieu d’habitation devra également être adapté au handicap : pièces sécurisées pour les enfants hyperactifs, rez-de-chaussée pour les polyhandicapés, etc...

La solution d’accueil temporaire reste difficile à trouver dans notre entourage ». C’est ce que recherchent pourtant les jeunes parents.

Cette solution d’accueil temporaire verra-t-elle le jour ? « Ne vous découragez pas, a dit le Président Edouard Rivière. Pour reconstruire l’Institut Médico-éducatif il a fallu 13 ans, pour le Centre d’Aide par le Travail il a fallu 11 ans, pour le Foyer Occupationnel de Nort sur Erdre, il a fallu 10 ans, il en faudra peut-être moins pour l’accueil temporaire ».

En terminant, l’association ADAPEI de Châteaubriant a rendu hommage à son président, Edouard Rivière, en poste depuis 5 ans, qui quitte ses fonctions de Président parce que sa fille vient d’être admise au CAT de Blain.

Edouard Rivière a remercié les directeurs, les chefs de service et tout le personnel pour l’aide et l’écoute qu’ils lui ont apportées. Il a remercié aussi les élus des communes qui accordent des subventions à l’ADAPEI et s’est réjoui de l’ouverture , en février 2001, du foyer occupationnel de 40 places à Nort sur Erdre. A propos de la réforme de la loi de 1975, il pense que cette réforme situe bien l’usager au centre du dispositif mais doute de la réalité du libre choix, affirmé, « des services et des établissements » quand on sait que le nombre d’établissements est insuffisant.

centre d’aide par le travail

Handicap

Déficience mentale