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MAAS, cékoissa ?

Ecrit le 20 juin 2018

 MaaS cékoissa ? Mobility as service

Ah ! La manie des sigles combinée à la manie des expressions anglaises, ça donne : MaaS, Mobility as a Service.

Quoi ? Zavez rien compris ? Nous non plus, sinon que le gouvernement a pondu un plan nommé : « French Mobility » que vous pouvez lire ici :
https://frama.link/MaaS

Il s’agit, a expliqué la ministre Elisabeth Borne, de « permettre le développement et la diffusion de l’innovation dans les mobilités du quotidien », notamment en facilitant les relations entre les collectivités, les opérateurs de transport et les start-up. Dans le but, notamment, d’améliorer les transports collectifs dans les territoires peu denses ou ruraux – ce qui est l’une des ambitions de la future loi d’orientation sur les mobilités (LOM.

La ministre a annoncé le lancement prochain, « à l’attention des collectivités territoriales », d’un appel à projets pour le développement de projets MaaS, « Mobilty as a service », (mobilité en tant que service), qui promet d’offrir à l’usager des transports un « mix » de services de mobilités publics et privés à travers une interface unique, comme une application smartphone par exemple. Supposant bien entendu que tout le monde a un smartphone dans nos campagnes, même les personnes âgées, même celles qui résident dans les zones d’ombre où les connexions ne peuvent se faire ! Décidément, il y a un déséquilibre entre les conceptions de nos Grands Zélus et les conditions de vie des gens !

 facilitateur French mobility

Dans son plan French mobility, la ministre a annoncé pour la rentrée 2018 la création d’un « facilitateur French mobility » et d’une plateforme collaborative, afin de recenser les initiatives, les bonnes pratiques et les connaissances. « Chaque territoire pourra ainsi bénéficier du retour d’expérience des autres territoires. » Pour que les territoires les moins denses « puissent s’approprier ces innovations », des « capacités d’ingénierie » seront mises à disposition des collectivités, notamment à travers la Caisse des dépôts.

Les collectivités vont également être accompagnées dans leurs démarches « d’achats innovants » : pour acquérir des services de mobilité innovants auprès des PME et des start-up, des « partenariats d’innovation » vont être créés avec le relèvement du seuil permettant de recourir à un marché public sans publicité ni appel d’offres, qui passerait de 25 000 à 100 000 euros. La ministre a rappelé que 500 millions d’euros de la Dsil (Dotation de soutien à l’investissement local) « sont dédiés à la mobilité et peuvent soutenir des projets innovants ». « Saisissez-vous en ! », a lancé la ministre aux collectivités.
Va falloir expliquer comment le « facilitateur French mobility » et la « Mobility as a service » vont pouvoir servir aux maires des petites communes, notamment.