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Mée-disances du 29 août 2018

Ecrit le 29 août 2018

 Candidat à 14 ans

franceinfo du 14/08 : Il n’a pas encore l’âge de voter pour lui-même. Mais un jeune garçon de 14 ans, Ethan Sonneborn, est candidat à la primaire démocrate pour le poste de gouverneur du Vermont. Ce petit Etat de l’extrême nord-est des Etats-Unis ne fixe pas de limite d’âge pour occuper ce qui est pourtant la plus haute fonction de l’exécutif local. Le jeune collégien remplit la seule condition requise : être installé dans le Vermont depuis au moins quatre ans.

Si ses chances de l’emporter sont inexistantes, la candidature d’Ethan Sonneborn n’est pas une blague. Le jeune garçon a un programme, très à gauche, proche des idées du sénateur du Vermont Bernie Sanders, candidat démocrate contre Hillary Clinton à la présidentielle de 2016. Il a également participé, début août, à un débat contre ses trois rivaux, qui ont quatre à cinq fois son âge.

« 2018 est l’année durant laquelle des gens de toutes origines socio-économiques, qui n’ont pas le profil d’un politicien type, se présentent aux élections », estime Ethan Sonneborn, « et je pense que je fais partie » de ce mouvement.

Le républicain Phil Scott, actuel gouverneur du Vermont, n’est pas forcément convaincu. « Je pense que vous devriez au moins pouvoir avoir votre permis de conduire », que l’on peut obtenir à 16 ans, « au moment où vous devenez gouverneur », a-t-il estimé, plaidant pour l’instauration d’une limite d’âge.

NDLR : Ethan Sonneborn a fait 8,2 % des voix. Lors de l’élection du gouverneur, en novembre, l’opposition démocrate sera représentée par Christine Hallquist (43,3 % des voix), qui deviendrait, en cas de succès, la première gouverneure transgenre de l’histoire des Etats-Unis.

 Le serment de Trump

Slate.fr du 12/08 : C’est peu dire que le livre d’Omarosa Manigault-Newman, l’ancienne employée de la Maison Blanche —et participante à l’émission de télé-réalité de Donald Trump, The Apprentice— fait parler.

Elle assure que Donald Trump voulait prêter serment avec la main sur son livre « The Art of the Deal » (« Trump par Trump », en français) lors de la cérémonie d’investiture en janvier 2017. « Il m’a demandé : “Omarosa, qu’est-ce que tu penses du fait de prêter serment avec la main sur ‘The Art of the Deal’ ?” Je lui ai répondu : “À la place de la Bible ?”. “Oui, ‘The Art of the Deal’ est un best-seller. C’est le plus grand livre de business de l’histoire. C’est comme ça que je vais faire de super affaires pour le pays. Pense au nombre d’exemplaires que je vendrais —peut-être même un exemplaire d’inauguration commémoratif ?! »

Selon l’auteure, Donald Trump a ensuite voulu lui faire croire qu’il lui faisait une blague, mais elle affirme qu’il était bien sérieux au moment de lui dire ceci. Le 45e président américain a finalement prêté serment sur deux Bibles : celle utilisée par Abraham Lincoln en 1861 et celle que lui avait offerte sa mère.

 Spaghetti volant

Franceinfo du 16/08 : La justice néerlandaise a estimé que le « pastafarisme » ou l’« Eglise du spaghetti volant » n’était pas une religion et a refusé qu’une de ses adeptes porte une passoire sur sa tête sur la photographie de son passeport. La loi néerlandaise autorise la couverture partielle de la tête pour les photos officielles, mais uniquement pour de « véritables » raisons religieuses.

Mienke de Wilde, étudiante en droit originaire de Nimègue dans l’est des Pays-Bas, entend désormais porter l’affaire devant la Cour européenne des Droits de l’homme. La jeune femme a déclaré que l’Eglise était humoristique mais que sa demande était sérieuse.

 L’« Eglise du spaghetti volant » a été fondée en 2005 par Bobby Henderson aux Etats-Unis en réponse aux dogmes religieux, notamment le créationnisme. Ses croyants « adorent » un dieu invisible appelé « le monstre du spaghetti volant », portent des passoires sur la tête en hommage à leur Dieu, vénèrent des pirates et mangent beaucoup de pâtes. Les fidèles sont tenus de terminer leur prière par un « Ramen » (soupe de nouilles japonaise) plutôt que par « Amen ».

 Corona et marijuana

20 Minutes.fr du 16/08 : Le cannabis va-t-il devenir un bien de consommation courante ? C’est le pari de Constellation Brands, le propriétaire de la bière Corona, qui investit 4 milliards de dollars supplémentaires dans Canopy Growth, spécialiste de la marijuana.

Le groupe de boissons alcoolisées possédait déjà 9,9 % du spécialiste de la marijuana en octobre 2017. Constellation Brands espère profiter de la légalisation du cannabis aux Etats-Unis puis dans de nombreux pays dans les prochaines années. «  Depuis l’an dernier, nous comprenons un peu mieux le marché du cannabis, l’énorme opportunité de croissance qu’il présente  », explique Rob Sands, le PDG de Constellation.

Aux Etats-Unis, la loi fédérale interdit la culture, la vente et l’utilisation de la marijuana. La consommation récréative a néanmoins été légalisée dans huit Etats et la capitale, Washington D.C. La Californie est ainsi devenue le 1er janvier 2018 le plus gros marché légal au monde. Par ailleurs, 29 Etats autorisent l’usage médical du cannabis. Au Canada, l’usage récréatif est légal depuis le 1er juillet.

 Pédophilie

France info du 15/08 : Aux États-Unis, un scandale de pédophilie dans l’Église de Pennsylvanie secoue le pays. Des victimes de prêtres pédophiles sont rassemblées autour du procureur de Pennsylvanie (États-Unis), Josh Shapiro. L’émotion est grande et les visages sont graves chez ces victimes devenues adultes. Au moment des faits, certains avaient moins de 10 ans. « Le grand jury a découvert des preuves incroyables d’abus sexuels concernant 301 prêtres prédateurs », a déclaré le procureur.

Les jurés ont décidé de rendre publics les noms de plusieurs hommes visés par l’enquête. Parmi eux, l’actuel archevêque de Washington ou encore l’actuel évêque du diocèse de Pittsburgh. L’enquête révèle qu’au moins 1 000 enfants ont été victimes de ces abus sexuels et que les auteurs des agressions auraient été couverts par l’Église de Pennsylvanie. Les documents auxquels se réfère le procureur parlent de « jeux », de « lutte » ou des « contacts inappropriés ».

En raison de l’ancienneté, presque tous les faits sont aujourd’hui prescrits. Seuls deux prêtres ont été inculpés et un procès aura bien lieu.

 La dame aux pissenlits

Ouest France du 17/08 : Un responsable policier américain a justifié l’emploi d’un pistolet à décharge électrique Taser contre une femme de 87 ans qui coupait des pissenlits près de sa maison dans l’État de Géorgie. « On a suivi les protocoles en vigueur », a assuré le chef de la police de Chatsworth, Josh Etheridge, en précisant que la personne âgée blessée par le tir était porteuse d’un couteau.

Les faits remontent à vendredi 10 août. Martha Al-Bishara, octogénaire ne parlant pas anglais, a été touchée en pleine poitrine, sur un sentier rural où elle avait l’habitude de cueillir des pissenlits. Une fois au sol, les policiers lui ont passé les menottes.La police locale a affirmé que la femme de 87 ans pouvait présenter un danger et que le recours au Taser se justifiait dans la situation en cause.