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Couac à Rougé et recoins cachés

Ecrit le 12 septembre 2018

Le couac de cette rentrée 2018 s’est produit à l’école publique de Rougé : au matin du 3 septembre, plusieurs parents de l’école publique 1,2,3 Soleil de Rougé (commune rurale du Nord de la Loire-Atlantique) se sont rendu compte que l’inspection académique avait décidé de supprimer une des quatre classes de l’école. Incompréhension ! Car le seuil de fermeture légal et officiel est de 72 élèves inscrits et que ce matin-là les effectifs montaient à 74 élèves ! L’inspectrice de circonscription est venue constater puis une réunion s’est déroulée avec Madame Le Maire, l’inspectrice et les parents.

C’est un sentiment général d’abandon et d’injustice qui prédomine chez les parents mobilisés. Plusieurs écoles, au vu des difficultés sociales du secteur, sont classés en REP (réseau d’éducation prioritaire) ou école « à aider », comme Rougé, et pourtant l’Education Nationale supprime des postes d’enseignants de manière injustifiée. Le réseau d’aide RASED   qui devrait légalement être en place n’existe pas, faute de candidats aux postes. A cela s’ajoute à une désertification générale des services publics de l’enfance et des services sociaux en général (il n’y a pas de médecin de PMI pour le secteur de Châteaubriant par exemple). Les parents ont le sentiment d’être des citoyens de seconde zone !

« Le quota d’élèves inscrits étant atteint à Rougé, l’inspection académique doit cesser de prendre le pays de Châteaubriant   pour la dernière roue du carrosse. Les parents sont très en colère et ont appelé à une occupation des locaux de l’école de Rougé » disait un communiqué.

Deux jours plus tard, 5 septembre, la bonne nouvelle est arrivée : les quatre classes sont maintenues.

 Coins et recoins

La suprise de cette rentrée s’est produite à l’école Marcel Viaud de Châteaubriant où d’importants travaux ont été faits. La cour de récréation a été doublée car il y avait, derrière le bâtiment, un espace en friches qui a été nettoyé et doté d’un préau flambant neuf. La salle des maîtres a été doublée. On a poussé les murs ? C’est presque ça ! Car il y avait, derrière, un débarras inoccupé.

Salle informatique

Salle informatique

Une pièce a été aménagée pour pouvoir y accueillir les parents, l’infirmière ou la psychologue scolaire. Une belle salle d’informatique a été installée. Plafonds abaissés, lampes à Leds, aménagement de la salle de motricité … un après-midi Portes Ouvertes a permis de découvrir cette Ecole Marcel Viaud qui, désormais, accueille les enfants de l’ancienne école des Terrasses. A l’étage de l’ensemble Marcel Viaud, deux salles spacieuses sont disponibles pour les classes CE1-CE2 et CM1-CM2, de même qu’un espace bibliothèque bien sympa avec livres et coussins.

La cantine scolaire est assez vaste pour accueillir tous les élèves, mais en réalité il y aura deux services pour que les enfants déjeunent dans une ambiance plus calme. Les élèves de l’école élementaire mangeront au deuxième service après un temps de récréation qui leur permettra de se défouler dans la cour.

Un souci pour cette école : la circulation et le stationnement dans une petite rue étroite. Les élus de la Voie Citoyenne ont suggéré la mise en place d’un Pédibus, à organiser avec les parents. Il serait en effet possible de faire déposer les enfants au parking de la gare, largement inoccupé et de conduire les enfants à pieds par la petite Rue de la Victoire, bien tranquille et qui pourrait être mise à sens unique.

Ici on vient avec le sourire

A l’école René Guy Cadou, le problème de la circulation et du stationnement aux abords de l’école a aussi été abordé par le directeur qui a bien recommandé de respecter les emplacements réservés pour les véhicules transportant les enfants de la nouvelle section ULIS (Unité Localisée pour l’intégration scolaire) destinée aux enfants souffrant de troubles limitant l’apprentissage.

Au groupe scolaire Claude Monet, à l’école maternelle, la classe de tout-petits est maintenue pour les enfants de 2 ans. Elle compte déjà 12 gamins et pourra monter à seize. Dans l’école élémentaire, classée en REP, la centaine d’élèves est répartie en 6 classes et il y a un maître surnuméraire qui permettra de travailler en groupes plus restreints. Il y a aussi un maître surnuméraire à Marcel Viaud.

Pour les travaux, noter la mise en place de « manchons anti-pince-doigts » à toutes les portes, et de protections épaisses fixées sur les poteaux de basket dans la cour. Nouvelles normes à respecter, très onéreuses ! On peut d’ailleurs se poser des questions sur l’hyper-protection : à force d’assister les enfants, on finirait par les déresponsabiliser, de sorte que ces derniers ne se soucieraient guère des dommages qu’ils peuvent provoquer pour eux-mêmes et pour les autres. L’hyper-protection conduit les adolescents à la compensations dans des conduites transgressives et dangereuses.

Et, dans le même temps, on ne lutte guère contre les pesticides, le tabac, l’alcool, le réchauffement climatique qui eux, génèrent des milliers de morts !

La rentrée à l’école Marcel Viaud s’est faite en musique, avec petit déjeuner offert. Sympa. La rentrée au collège la Ville aux Roses, aussi.

En cette rentrée le collège La Ville aux roses compte 620 élèves répartis dans 27 classes. L’établissement présente une profonde dynamique pédagogique portée par les professeurs. « L’ambition est la réussite de nos élèves avec exigence et bienveillance. » insiste M. Vadaine le nouveau principal. Il remplace en cette rentrée M. Pannetier, parti à la retraite. M. Vadaine étant antérieurement principal du collège Louis Pasteur de Saint Mars la Jaille, Il a également travaillé au lycée Joubert-Maillard Ancenis et Lycée Aristide Briand à Saint Nazaire.

18 nouveaux personnels sont attendus en cette rentrée : 10 professeurs, 5 en vie scolaire, et 3 au sein de l’équipe médico-sociale.

En appui des enseignements, des projets pédagogiques sont en préparation : voyage en Angleterre sur le niveau 4e, accueil de correspondants espagnols, atelier danse théâtre avec des écoles du secteur « moi tout seul, nous ensemble », projet la voix du corps niveau 3e, sortie archéologique en 6e à La Roche aux Fées.

Le collège présente des résultats satisfaisants en terme de réussite au Diplômenational du Brevet (série générale 79.3% à la session de juin), orientation post-3e. Le travail sur les compétences est conduit depuis 2013 en 6e et renforce les échanges pédagogiques au sein des équipes.

La rentrée ce lundi 03 septembre s’est effectuée en musique sous l’impulsion des deux professeurs de musique. Mme Kody et M. Godin ont proposé l’apprentissage d’un chant en deux temps : travail sur la voix en classe puis regroupement de trois classes pour un chant collectif. Ce moment avec la présence de plusieurs enseignants et avec l’appui du principal adjoint a été apprécié de tous, il a animé cette entrée au collège en rapprochant les élèves des personnels du collège.

 Effectifs : sans grands changements

En maternelle, une hausse sensible à l’école de Béré, baisse ailleurs. En tout : 13 élèves de moins.

Dans les classes élémentaires  : 23 élèves de plus à Cadou et 23 de moins à Monet. Une explication : la classe d’ULIS a été transférée de Monet à Cadou, soit une dizaine d’élèves. En tout : 21 élèves de moins.

Ainsi, pour ce qui relève de la ville, nous avons perdu 34 élèves, Pas de quoi crier à une ville en expansion.

Dans les collèges,les 13 élèves supplémentaires de <La Ville aux Roses ne compensent pas la baisse des deux autres collèges. En tout : 31 élèves en moins..

Dans les lycées classiques, la hausse est de 5 élèves au lycée Guy Môquet et baisse de 1 au lycée St Joseph. Stabilité.

Dans les lycées professionnels, hausse de 13 élèves au lycée Etienne Lenoir et 13 élèves à la Maison Familiale Rurale. En tout 18 élèves de plus.

Au total cela fait 5051 élèves (5094 l’an dernier). En y ajoutant l’école d’infirmiers-aide soignants (180), l’école de coiffure (43) et l’institut médico-éducatif (62) cela fait 5336 élèves (5384 l’an dernier). La petite hausse qu’on avait connue l’an dernier, ne s’est pas poursuivie. Depuis l’an dernier 48 élèves ont disparu. Et pourtant, dans le même temps, Châteaubriant connaît une petite hausse de population : c’est que des personnes âgées des communes extérieures viennent habiter la capitale du Pays de La Mée, augmentant de ce fait le vieillissement.

 Plus de TAP

A noter le retour à la semaine de quatre jours donc il n’y a plus de TAP (Temps d’Activités Périscolaires). Dommage !
Fusion et nouveautés

Le périmètre scolaire des écoles publiques de Châteaubriant a changé un peu, en raison de la fusion des écoles Terrasses et Marcel Viaud.

A la MFR (Maison Familiale Rurale), deux nouvelles formations viennent d’ouvrir : Boucher et Boulanger, en apprentissage. Ces deux formations sont ouvertes aux personnes de 15 à 30 ans et donnent la possibilité de devenir salarié-apprenti. Ce sont des formations en alternance, sur deux ans, basées sur une semaine de cours et deux semaines en entreprise. Le salaire de l’apprenti peut varier de 25 % à 78 % du SMIC. Le salarié bénéficie des avantages fiscaux des apprentis ainsi que ceux des étudiants.

 Non à l’intox !

Par voie de presse, la Présidente de la Région, Christelle Morançais, indique que la collectivité a adopté une stratégie d’investissements dans les lycées avec un « budget sans précédent » de 780 millions d’euros d’ici 2024.

Dans un communiqué, le groupe PS précise que ce budget est tout sauf « sans précédent » . En effet, sur les 780 millions d’euros, la moitié a déjà été votée en avril 2016 et correspond à des projets annoncés par la majorité précédente (et notamment les quatre nouveaux lycées décidés en avril 2015).

Pour Maï Haeffelin, Conseillère régionale, membre de la commission « éducation », « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil et avec 70 millions d’euros de crédits de paiement votés en 2018, la Région revient à un rythme identique à 2015 et 2016 (environ 80 millions d’euros) et nettement plus faible qu’en 2014 et 2013 (autour de 120 millions d’euros). Quand la majorité précédente avait décidé, en un mandat, la construction de quatre lycées, la majorité actuelle en décide seulement deux nouveaux alors que le nombre de lycéens a augmenté de 15 000 lycéens depuis 2014. Il n’y a donc pas de quoi se vanter.

Et la Présidente ferait mieux de consacrer son énergie à accélérer le calendrier de livraison des deux lycées du Sud-Loire dont on sait qu’ils peuvent être construits en 5 ou 6 ans sans problème, et pas en 7 ans comme annoncé par la Région. »
(communiqué)

 Deux films

Regarder un film avec les enfants, pourquoi pas ? En voici deux dans des genres très différents …

Sur le chemin de l’école  : Aller à l’école, qu’est ce que ça veut dire pour Jackson le Kenyan, Samuel l’Indien, Zahira la Marocaine et Carlos l’Argentin ? Une à quatre heures de route, chaque jour, à pied, à cheval ou même en fauteuil roulant. Il n’est pas vraiment question d’écoles de secteur ici… Les trajets sont chaotiques mais les enfants déterminés à rejoindre leur classe. Pas de commentaire sur ces images magnifiques, pour laisser les jeunes écoliers être les héros de leur quotidien exceptionnel. Et au bout du chemin, la récompense : l’école !
Exemple :
voir le site video/x61qsz8

Monstres Academy”, de Dan Scanion (2013) - Pas de caprices, tout le monde va à l’école ! Même les monstres ! On les découvre arpentant leur campus. Mais une université de monstres ça ressemble à quoi ? A n’importe quelle autre, pardi, avec ses pom-pom girls (à trois yeux, certes), ses geeks (limaces, certes) et ses cours pour apprendre à faire peur aux enfants humains. La routine étudiante…

 Momo challenge, attention

Un nouveau jeu viral se répand à travers la planète grâce aux réseaux sociaux, et notamment sur la messagerie WhatsApp. Appelé « Momo Challenge », il encourage les personnes qui y participent à commettre des actes dangereux. Un chantage auquel sont particulièrement sensibles les adolescents. Le Momo Challenge est déjà lié au suicide d’une jeune fille en Argentine.


Ecrit le 19 septembre 2018

 Travaux dans les écoles

Nous avons demandé quels ont été les travaux effectués cet été pour les écoles publiques de Châteaubriant . Voici la réponse :

Différents achats ou travaux (menuiserie, électricité, peinture) ont été réalisés dans l’ensemble des écoles. Toutefois, en accord avec les chefs d’établissements scolaires, la priorité a été donnée aux travaux de l’école Marcel Viaud-Terrasses pour un montant de 195 000 € :

Les travaux intérieurs :


- la grande salle de motricité a été séparée en deux, avec création d’un espace d’accueil périscolaire et d’un autre informatique (en réseau). Cette réorganisation permettra également d’éveiller la curiosité musicale et artistique des enfants.
- Dans la mezzanine, au 1er étage, une Bibliothèque Centre Documentaire (BCD) a été créée.
- Innovation : installation de vidéoprojecteurs interactifs dans la classe de CP et celle de CM1/CM2.
- Pose de pavés LED : pour un éclairage moins agressif et plus respectueux de l’environnement.
- Travaux d’aménagement dans tous les sanitaires : création d’un « bloc élémentaire » et pose de cloisons dans les sanitaires maternelles pour veiller à l’intimité des enfants.
- La salle des maîtres a été agrandie.
- L’espace de restauration scolaire a été repensé avec restructuration de la partie cuisine et création d’une salle de réunion qui sera utilisée par le RASED   (Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté). Cette nouvelle salle de restauration pourra désormais accueillir 65 enfants, contre 30 maternelles auparavant.

Les travaux extérieurs :


- Création d’un préau dans la cour élémentaire
- Création d’un plateau surélevé rue Marcel Viaud. Ce nouvel aménagement va permettre de sécuriser et fluidifier l’accès à l’école. Plus d’accessibilité également pour les personnes à mobilité réduite (PMR) qui disposent désormais d’un emplacement de parking dédié.