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Hôpital :Un hôpital attractif

18 janvier 2001

Bilan satisfaisant

Aux vœux de l’hôpital, le 18 janvier, en l’absence du directeur (pour cause de maladie), c’est Mme Pascale LIMOGES qui a dressé un bilan satisfaisant de l’année 2001 avec une progression nette de l’activité :

+ 7 % en médecine
avec plus de 23 600 journées réalisées

+ 15 % en maternité
(753 naissances en 2000 au lieu de 653 en 1999)

+ 7,8 % aux urgences
+ 20,7 % en réadaptation fonctionnelle et soins de suite

De plus, la signature d’un contrat d’objectifs et de moyens a permis d’accorder un million de francs supplémentaires, ce qui a permis l’embauche de médecins et de divers personnels, la prise en charge des besoins sociaux des malades, la mise en place de nouvelles activités (lutte contre la douleur, le tabac, l’alcoolisme) et une politique de réseau notamment avec les petits hôpitaux de Nozay et Pouancé.

On nous annonce pour bientôt la prise en charge des suicidants et de la maltraitance, la mise en place d’une équipe mobile de soins palliatifs (pour personnes en fin de vie), et le développement de la télé-médecine, notamment avec le CHU de Nantes, pas seulement en périnatalité et cancérologie comme maintenant, mais aussi pour les urgences et la radiologie.

Un CLIC   est espéré (centre local d’information et de coordination pour les personnes âgées) et la reconstruction de la Maison de Retraite est attendue pour 2003 à côté de l’actuelle MAPA.

Le scanner ??

Le Scanner, ah le scanner ! Cette fois le permis de construire est déposé. Ca vient donc. Cela fait tant de temps qu’on l’attend !

En ce qui concerne le rapprochement Hôpital-Clinique, les déceptions sont fortes « L’affaire est au point mort, nos efforts n’ont pas été payés de retour » a dit Mme Limoges (DRH)

Dans le domaine social, le passage aux 35 heures devrait se faire au 1er janvier 2002.

Au titre des activités médicales, l’hôpital a acquis fin 2000 un équipement de télémédecine qui permet aux médecins du Centre Hospitalier de dialoguer en direct « et de visu » avec leurs collègues du CHU, sur les cas qui posent problème.

Un vibrant plaidoyer

Le Docteur Grall, directeur de la Commission médicale d’établissement, a fait un vibrant plaidoyer pour le Centre Hospitalier de Châteaubriant. Pour lui l’année 2000 a marqué une rupture avec le passé à laquelle « tous ont adhéré et contribué avec lucidité et courage à la réussite d’une démarche novatrice et salvatrice »

Cette rupture avec le passé est caractérisée sur trois plans : les hommes, les structures et les institutions.

LES « HOMMES »

Il y a eu recrutement de médecins nouveaux, jeunes, qui incarnent cette rupture et sont désireux de servir l’hôpital. La mise en place d’une ossature de praticiens hospitaliers à temps plein donne aux jeunes la possibilité de prendre des responsabilités institutionnelles. Par ailleurs l’hôpital a pu recruter des assistantes-sociales, une diététicienne, et un chargé de mission informatique médicale.

Les « STRUCTURES »

La spécialisation accrue des services est l’une des clés de la bonne image de l’hôpital :

1) Activités nouvelles :
– diabétologie, endocrinologie
– lutte contre la douleur
– oncologie
– lutte contre le tabagisme

2) renforcement d’activités existantes :
– urgences (nouvelle équipe stable qualifiée et compétente),
– cardiologie,
– gastro entérologie, pédiatrie

Vis à vis des INSTITUTIONS :

Le Centre Hospitalier de Châteaubriant bénéficie actuellement d’une IMAGE DE MARQUE EXCELLENTE
– Hôpital de recours intégré dans un réseau pour une graduation des soins
– Hôpital attractif, dynamique
– Hôpital en mouvement, avec projets permanents

Un hôpital reconnu

L’Hôpital de Châteaubriant est maintenant reconnu par la population, par les médecins traitants (médecins de ville) et aussi au niveau régional. De ce fait, il est attractif pour les médecins en recherche de postes

« Notre hôpital prend la place qui aurait dû être la sienne depuis bien longtemps » a dit le Dr Grall tout en reconnaissant que tout n’est bien sûr pas encore parfait.

Perspectives

L’Hôpital de Châteaubriant va continuer à aller de l’avant, en confortant les activités actuelles, en élargissant la palette des activités offertes à la population (en particulier en hémodialyse, médecine interne, pneumologie, réadaptation fonctionnelle, coordination gérontologique, soins palliatifs, consultation mémoire)

L’hôpital veut continuer à s’ouvrir vers l’extérieur en s’intégrant dans une politique de coopération notamment avec le CHU de NANTES, mais aussi avec les hôpitaux locaux (en y organisant des consultations plus proches des malades)

Les médecins libéraux sont plus nombreux à collaborer avec l’hôpital (temps partiels)

L’hôpital se veut leader en matière de réseaux de soins (Hygiène, soins palliatifs, gérontologie) et fiable (mise aux normes, démarche de qualité, mission de service public).

« Dans les actuelles difficultés de coopération avec la clinique, les médecins et tout le personnel feront face avec force et détermination : nous sommes prêts à pallier les défaillances éventuelles » a conclu le Docteur Grall

Martine Buron, Présidente du Conseil d’Administration a redit sa fierté devant cette évolution du Centre Hospitalier et rendu hommage au personnel de direction et au personnel de base qui, tous, « montrent que nous pouvons retenir des habitants et en attirer d’autres avec une qualité de vie, une qualité de soins remarquables ».

Ce qui s’annonce pour les mois à venir, c’est la réorganisation des services aux personnes âgées autour de ce qu’on appelle « le projet Trinité » et autour du projet de CLIC   (centre local d’information et de coordination des activités gérontologiques). Martine BURON a conclu en disant sa confiance : « l’Agence régionale d’hospitalisation ne laissera pas dépérir l’activité chirurgicale à Châteaubriant »


(écrit le 9 mai 2001)

On nous communique :

« Quand donc le patient sera-t-il enfin au centre des préoccupations des dirigeants hospitaliers ? Pour nous, soignants à l’hôpital public de Châteaubriant, un soin de qualité doit être effectué dans sa globalité : technique, relation, prévention, formations.

Ces dernières années, le soin a été réduit à la seule technique. Aujourd’hui la dégradation s’accentue, on demande aux soignants de prioriser et même de choisir entre différents soins. Cette situation résulte d’un manque chronique de personnel, trop peu nombreux, les soignants sont en grande difficulté physique et morale. Ils ne peuvent accomplir convenablement leur mission. Il s’ensuit qu’une partie de plus en plus importante du personnel consulte en ville : fatigue physique, épuisement, douleurs, usure, déprime, dépression.

Ceci a un nom : la souffrance, la détresse.
Cette réalité est indéniable et préoccupante. La sonnette d’alarme a été tirée plusieurs fois. La réponse de la direction, bien retransmise par certains médecins et les cadres : réorganisation, mobilité

Guérir le mal par le mal. Et quels moyens sont employés ? Manipulation, intimidation, les techniques apprises dans les écoles de management fonctionnent à plein. Dans un seul but : exploiter l’individu. Réduire les moyens de plus en plus, faire accepter au personnel sa condition. Le rendre docile, malléable, en prétendant lui faire aimer ça, en exigeant qu’il fasse preuve d’abnégation.

Il n’y a pas lieu de se laisser impressionner et la lucidité s’impose. Le dialogue entre les dirigeants et les dirigés est faussé. Les réunions de services, l’implication du personnel dans les différentes instances (...) sont-elles nécessaires et utiles ? Oui, peut-être. Mais beaucoup de vent est brassé. Les Protocoles qui en résultent sont malheureusement peu applicables par manque des moyens les plus élémentaires. Trop peu c’est trop peu

Il faut savoir dire la vérité. Même si elle dérange. Nous n’exigeons pas l’impossible. Nous sommes réalistes et nous sommes confiants, car nous sommes sûrs de bénéficier de la compréhension et de soutien des malades et de la population.

Communiqué CGT de l’hôpital de Châteaubriant