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SOS Femmes – 40 ans

Ecrit le 26 septembre 2018

L’association SOS femmes   a été créée le 3 octobre 1978 à Nantes. En devenant une association départementale, en 2011, elle a pris le nom de SOlidarité femmeS Loire-Atlantique, de manière à rappeler son Rattachement à la Fédération Nationale Solidarité Femmes.

• 40 ans de présence ininterrompue de femmes engagées auprès de femmes subissant des violences dans leur couple.
• 40 ans d’action pour apporter aux femmes concernées l’écoute et le soutien dont elles ont besoin et pour rechercher avec elles des solutions pour sortir de la violence et devenir pleinement actrices de leur vie.
• 40 ans de mobilisation pour faire sortir cette réalité du huis clos familial et rendre visible un fait social relevant de la sphère publique.
• 40 ans d’interpellation de tous les acteurs et actrices sur les injustices faites aux femmes en raison de l’inégalité des rapports sociaux de sexe ici et ailleurs.

 LA RÉALITÉ DES VIOLENCES CONJUGALES, EN CHIFFRES

En France 225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans déclarent avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint sur une année
3 sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés,
8 sur 10 déclarent avoir été également soumises à des atteintes psychologiques et/ou des agressions verbales.

Mais moins d’une femme sur cinq déclare avoir déposé plainte. Plus de la moitié n’ont fait aucune démarche auprès d’un.e professionnel.le ou d’une association.

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une femme tous les 3 jours.
Parmi les femmes victimes, 109 ont été tuées par leur actuel ou ancien partenaire « officiel » (conjoint, concubin et pacsé) et 14 par leur partenaire « non-officiel » (petit-ami, amant, relations épisodiques....).

34 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, dont 3 au sein d’un couple homosexuel.

25 enfants mineurs ont été tués par l’un de leurs parents dans un contexte de violence au sein du couple.

Source : Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2016, ministère de l’Intérieur, délégation aux victimes.

En 2018, à la date du 11 septembre, 82 femmes ont été tuées par leur partenaire, ce qui vient confirmer qu’une femme décède tous les 3 jours dans le cadre de violences conjugales.

L’association explique :

« Notre accompagnement, par une équipe formée et qualifiée assurant à la fois un suivi individuel et des actions collectives organisées pour et avec des femmes ayant vécu les mêmes traumatismes, facilite la sortie de la violence et le retour à l’autonomie  ».

Cependant, nous sommes confrontés à la réalité des politiques publiques mises en œuvre. Cela se traduit dans les budgets alloués. A titre d’exemple, notre budget nuitées hôtel en 2018 a été brutalement réduit en cours d’année, ne nous permettant plus d’assurer une mise en sécurité des femmes victimes de violences avec autant de réactivité que les années passées et nous obligent à faire un effort de financement pour répondre à d’autres injonctions.

Cela se traduit également par une mise en concurrence épuisante entre les acteurs locaux enjoints à toujours produire des réponses « innovantes » aux publics.

Cette surenchère, qui contredit de fait l’expertise qui nous est reconnue, et une remise en cause chaque année de nos financements, risquent à court terme la dégradation de l’accompagnement que nous proposons. Ceci, alors même qu’une politique favorisant la spécificité des dispositifs destinés aux femmes victimes de violences et le renforcement des centres d‘hébergements « femmes victimes de violences » existants devrait être soutenue, conformément aux recommandations de la convention d’Istanbul, signée et ratifiée par la France en 2014, et qui est l’instrument de lutte contre les violences à l’encontre des femmes.

Nous déplorons également, le manque de volonté politique et institutionnelle à s’engager dans la formation de l’ensemble des professionnel-le-s de santé sur la question des violences conjugales, alors même que la majorité des femmes laissent à voir, en premier lieu, leurs difficultés auprès des ces professionnel-le-s.

Les deux dernières années sont des années singulières, dans le monde et en France. Les femmes ont pris la parole dans l’espace public pour dénoncer les violences qui leur sont faites, sous toutes leurs formes. Ce mouvement a pris de l’ampleur et par les réactions qu’il a provoquées il laisse à penser qu’il peut y avoir « un avant et un après ».

L’ensemble des acteurs, institutionnels, professionnels et ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile doivent pouvoir soutenir ce changement et y contribuer. Car c’est bien par une mobilisation commune, large et citoyenne que nous agirons contre les violences faites aux femmes et pour la transformation des relations femmes/hommes, fondées sur l’égalité.

 L’ACTIVITÉ DE L’ASSOCIATION :

Chaque année, ce sont environ :
• 1300 femmes accueillies
• 200 arrivées en urgence
• 90 femmes et enfants mis à l’abri à l’hôtel
• 100 femmes hébergées dans notre Centre Hébergement (CHRS) avec ou sans enfant
• 12 accompagnements Téléphone Grave Danger (TGD)
• Une trentaine d’actions de sensibilisations et une dizaine de formations

L’association est ouverte du lundi au vendredi de 9h à18 h : 02 40 12 12 40
contact@solidaritefemmes-la.fr

Pour les soirs, week-end et jours fériés :
voir le site solidaritefemmes.org
• 3919 « violences femmes info »
voir le site enavanttoutes.fr

L’association En avant toute(s) questionne les relations femmes-hommes, les inégalités, et les violences au sein du couple et de la famille. Elle est faite par des jeunes et pour les jeunes. Le site s’adresse donc aux jeunes qui se questionnent sur les rapports de genre dans le couple et dans la société, sans distinction de classe sociale, culture, religion et orientation sexuelle.