Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Brèves de Philou > Ne pas s’en laisser conter !

Ne pas s’en laisser conter !

Ecrit le 3 octobre 2018

 Ne pas s’en laisser conter !

fl5 Amis de l’horticulture et du jambon braisé bonjour !

fl5 En France, pour certains, le compteur Linky est un espion à la solde du grand capital de la distribution d’électricité. C’est un intrus dans nos maisons, la source des pires maux de la société et il n’a pas le droit de compter. Mais contrairement à Facebook ou Google (pour ne citer que les principaux utilisateurs et revendeurs de données personnelles, Linky est soumis à la CNIL et l’entreprise publique qui gère ce compteur est bien plus respectueuse de ce contrat que les sites américains... Le contrôle de Google sur les réseaux est énormément plus dangereux que les données collectées par le compteur Linky mais peu de monde semble s’en inquiéter ! Personne n’organise de débats publics sur le sujet. Un récent sondage sur la télémédecine (consultation d’un médecin via internet) demandait qui serait le mieux placé pour proposer ce service. Parmi les réponses proposées on notait : un hôpital, le médecin généraliste, les banques, les assureurs, les fournisseurs d’énergie ??? On voit tout de suite les dérives que cela entraînerait si les banques ou les assureurs avaient connaissance de certaines données médicales nous concernant !

fl5 En conseillant il y a deux semaines à Paris à un jeune horticulteur au chômage de chercher un emploi dans les cafés-restaurants, où il suffirait de « traverser la rue » pour décrocher un travail, E ; Macron avait suscité la polémique. Il s’était à la fois vu reprocher une forme de condescendance vis-à-vis des chômeurs, mais également d’appeler les demandeurs d’emploi à renoncer aux secteurs auxquels ils aspirent. Mais on sait aussi que des emplois ne sont pas pourvus faute d’adéquation entre l’offre et la demande.

Dans certaines branches, ceux qui ont un niveau de formation important ont moins de problème pour trouver un emploi. Ces dernières années jamais les entreprises n’ont autant embauché de cadres. Douze mois après l’obtention de leur diplôme, 94 % des jeunes de niveau Bac + 5 ou plus ont déjà occupé un emploi. Résultat : alors qu’elles pouvaient prétendre à une position de force il y a quelques années, les entreprises doivent désormais se battre pour recruter ces profils. Parmi les postes les plus difficiles à pourvoir, on trouve tous ceux ayant trait à la transformation numérique des entreprises. L’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) estime que 65 % des 60 000 cadres embauchés en 2018 dans ce secteur seront des débutants ou des candidats avec un à cinq ans d’expérience. Les entreprises du secteur industriel, jugé peu attractif, et les sociétés basées dans des villes moyennes, voire dans les zones rurales, doivent redoubler d’efforts pour séduire les jeunes actifs. Une majorité d’entre eux veulent vivre dans les grandes métropoles. Un vrai casse-tête pour les patrons de PME locales. (source Challenges).

Philou


Ecrit le 10 octobre 2018

 Une police parfois gonflée

fl5 Amis des vendanges et du lapin à la moutarde bonjour !

fl5 C’est bientôt les 10 ans d’Hadopi, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet. Vous connaissez ? Cet organisme est censé être un barrage contre les pirates qui téléchargent des films, des livres, des musiques ou même des jeux sur internet. Mais malgré un budget annuel de 9 millions d’euros, il y a eu beaucoup d’avertissements et très peu de condamnations mais pour de faibles montants. Est-ce à dire que son action est efficace ? Non, car les téléchargements illégaux ne diminuent pas pour autant. Beaucoup d’argent dépensé pour pas grand-chose ! Il y a là des économies toutes trouvées pour le budget de l’état…

fl5 Panne d’inspiration, pas assez de connaissances ou manque de temps, quel étudiant ne s’est pas déjà débattu pour atteindre le nombre de pages minimum exigé pour un devoir ? Il y a des astuces pour augmenter artificiellement le volume de sa production en jouant sur la taille de la police, de l’interligne, des marges... tout les moyens sont bons pour atteindre le nombre de pages requis. Mais les professeurs ont été eux aussi étudiants et connaissent bien ces petits stratagèmes. Certains demandent alors un code rédactionnel strict avec, en général, la police de caractère Times New Roman. Une agence marketing a créé une police qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle-ci mais qui permet d’augmenter la taille de ses devoirs. Elle ressemble à s’y méprendre à son modèle mais chaque lettre est de 5 et 10% plus large. L’astuce ne marche que pour des devoirs relati-vement longs. Par exemple cela n’aurait aucun intérêt pour cette toute petite rubrique !

fl5 Selon une étude du Trésor, la part de l’industrie dans l’économie française est passée, entre 2000 et 2016, de 16,5% à 10%. Une véritable déroute ! Bien sûr, la mondialisation est passée par là, avec son cortège de délocalisations, Un désastre d’une telle ampleur était partiellement évitable comme le montre l’exemple allemand : sur la même période, la production industrielle de notre voisin a crû de 25%. L’industrie est essentielle à une économie et à sa prospérité. Les salaires y sont plus élevés que dans les services. Enfin, et surtout, la présence dans le territoire de petites usines où l’on est correctement payé produit de la fierté et de la confiance. L’une et l’autre disparaissent quand les usines ferment. Les territoires où fleurit le vote populiste sont justement ceux qui ont été industriellement sinistrés. Ce n’est pas un hasard...

Pour que la France puisse reconstituer la base industrielle qui a fait sa puissance et qui lui manque cruellement aujourd’hui il faudrait des décennies. A condition que les pouvoirs publics s’avisent enfin de la gravité de la situation. Sans industrie, la France risque d’être condamnée à être une économie de seconde zone !
Philou


Ecrit le 17 octobre 2017

 La presse se perd en conjecture

fl5 Amis de la divination et du flan aux pommes réunis, bonjour !

fl5 Le départ de G Collomb a emballé le système médiatique pendant quelques jours ! Après avoir rapidement balayé l’option du seul remplacement du ministre de l’Intérieur, les « spécialistes politiques » ont décidé qu’il y aurait un remaniement plus large pour redonner du souffle à la politique d’E Macron en chute dans les sondages. Ils ont décidé que le premier ministre allait démissionner pour être aussitôt renommé et qu’il ferait une déclaration de politique générale, une fois le gouvernement nommé, pour confirmer le soutien des députés de la majorité. Ils ont établi la liste des ministres qui pourraient quitter le gouvernement ou changer de portefeuille et la liste de ceux qui pourraient y entrer. Ils ont fixé le calendrier. Ils ont révélé quels étaient les prétendants pour le ministère de l’intérieur.

Et paf ! Rien ne s’est passé comme ils le disaient ! Tout ce petit monde des médias a dû remballer ses prévisions hasardeuses : pas de démission, toujours pas de large remaniement, pas de précipitation ! Bref ils se sont, encore une fois, bien plantés…
Le suivi du remaniement gouvernemental, presque minute par minute, apporte-t-il une information essentielle au citoyen ? On a de la peine à le croire. Faut-il satisfaire l’appétit de médias toujours plus voraces et à l’affût de la moindre petite phrase ou les tenir au contraire à distance des décisions dans l’espoir qu’ils cesseront, ainsi, de dicter l’agenda, comme semble le croire Emmanuel Macron ? Est-il encore possible de croire les analyses de commentateurs dont la crédibilité laisse à désirer ?

fl5 Comme celle de ses prédécesseurs après un an d’exercice du pouvoir, la cote d’E Macron est en baisse. S’agit-il d’une baisse conjoncturelle ou durable ? Une différence essentielle est que l’opposition n’en profite pas : de JL Mélenchon à M Le Pen, les leaders politiques ne décollent pas, quand ils ne reculent pas dans les enquêtes d’opinion. Les électeurs ne leur font pas confiance pour résoudre leurs problèmes. L’impopularité du président est une forme de déception et d’indifférence, pas forcément un désir de chamboulement politique. Ne parlons pas du Parti Socialiste particulièrement inaudible, qui se morcelle. Ce n’est guère motivant pour que les électeurs retourne vers lui !

fl5 La crise de défiance ne touche pas uniquement les politiques comme le montre le dernier sondage CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) sur la confiance des Français. Le discrédit touche aussi lourdement les syndicats : ils sont la troisième institution en laquelle les Français ont le moins confiance : 27%, à égalité avec les banques, devant les médias (24%) et les partis politiques, « lanterne rouge » avec 9% des personnes interrogées qui leur font confiance.D’où peut-être une explication à la faible participation dans les manifestations anti Macron ?
Philou


Ecrit le 24 octobre 2018

 Un sacré numéro !

fl5 Amis des transports en commun et de la quiche au thon, bonjour !

fl5 JL Mélenchon a encore perdu les pédales et fait son petit numéro à l’occasion de la perquisition de son domicile et du siège de son parti dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne électorale de 2017. Quand il s’agit de ses adversaires politiques il trouve tout à fait normal que la justice fasse son travail mais quand il s’agit de sa personne cela devient un complot politique ! Il a déclaré : « Je suis une personne sacrée ! » Cette référence au « sacré » est surprenante chez un homme politique qui se revendique du principe de laïcité. La colère le conduit souvent à des propos et des postures détestables. D’ailleurs certains « insoumis » ont pris leurs distances avec les têtes d’affiche autoproclamées d’un parti qu’ils jugent fort peu démocratique. « Ma personne est sacrée » risque de devenir une de ces répliques culte qui fait passer insensiblement de l’imprécation au ridicule. Alors qu’il se déclare contre les privilèges, il invoque son statut de député qui le placerait au-dessus de la loi... L’égalité devant la loi serait donc, à ses yeux, applicable à tout le monde, sauf à lui ?

fl5 Une mauvaise surprise : il y a un mois j’ai acheté un billet TGV Prem’s, non échangeable, non remboursable pour Paris. Mais pour me rendre à Angers il faut ajouter un billet pour y aller en bus Sncf. Les deux trajets sont imprimés sur le même billet. Ayant un imprévu, j’ai voulu annuler ce déplacement. Sur le site Sncf, on me propose d’annuler le voyage, mais il est précisé qu’il ne sera évidemment pas remboursé mais remis en vente… J’ai abandonné pour tenter une revente sur internet pour la partie TGV Prem’s (billet cartonné acheté avant fin septembre). J’ai d’abord voulu me faire rembourser la réservation pour la partie Châteaubriant-Angers à la gare puis sur le site de réclamation de la Sncf mais rien à faire ! S’agissant du même dossier, la Sncf ne peut soi-disant pas dissocier les voyages… Il y a là tromperie car le billet spécifié comme échangeable et remboursable ne l’est pas ! A défaut de bien nous transporter, la Sncf nous roule parfois...

fl5 Depuis fin septembre, le site Oui.sncf ne permet plus d’acheter ses billets Prem’s au format cartonné et impose le format e-billet (billets dématérialisé). Les billets Prem’s ne sont ni échangeables ni remboursables par la Sncf mais, au cas où vous devez annuler votre voyage, vous pouvez les revendre sur des sites spécialisés. Bien que nominatif, le format cartonné était cessible alors que ce n’est pas le cas des e-billets. Et il n’est pas possible de changer le nom d’un e-billet TGV Prem’s ! De ce fait, le voyageur est perdant car il ne peut plus revendre son billet Prem’s comme par le passé. En cas de contrôle, si vous êtes en possession d’un tel billet, et qu’il ne correspond pas à votre identité, non seulement vous risquez une amende car vous êtes considéré voyageant sans billet mais en plus il vous faudrait acheter un autre billet ! Encore heureux si on ne vous poursuit pas pour usurpation d’identité.

Philou


Ecrit le 31 octobre 2018

 Plus ça baisse et plus ça monte

fl5 Amis du bon bio et des pâtes à la carbonara, bonjour !

fl5 La hausse du prix du carburant passe mal : vouloir faire baisser la pollution à coups de taxes ça fait tousser ! Pour le gouvernement, il faut taxer les pollueurs et inciter les automobilistes à privilégier les voitures moins polluantes et les transports collectifs. Sauf que, pour acheter un véhicule moins polluant, il faut en avoir les moyens. Pour de nombreux Français, ce n’est pas la petite prime à la conversion qui suffira ! Et les transports collectifs, encore faudrait-il en avoir ! Ce qui n’est pas le cas dans les petites villes et le monde rural en général… Beaucoup de Français continueront donc à polluer et ça leur coûtera plus cher c’est tout…Ces hausses de taxes qui s’ajoutent à la hausse du prix du pétrole risquent d’être le sparadrap du Capitaine Haddock d’E. Macron ! Il n’arrête pas de dire qu’il faut redonner du pouvoir d’achat aux Français mais quand il baisse la taxe d’habitation, de leur côté certains maires, en profitent pour en augmenter le taux. Comme les gouvernements précédents, de droite ou de gauche, il promet qu’il n’y aura pas d’impôt nouveau mais, en même temps, on augmente les taxes existantes ou on en crée de nouvelles… Les baisses semblent bien vite contrebalancées par des hausses !

fl5 Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut lutter contre le réchauffement climatique (sauf des abrutis du genre de D Trump) mais pourquoi faut-il toujours que ça se traduise par des taxes, des coûts plus importants ? Et les énergies dites propres risquent de se révéler pas si nettes que ça dans les années futures ! Par exemple il faudra recycler les millions de panneaux photovoltaïques qui ont une durée de vie limitée ou les batteries des voitures électriques qu’il faudra bien recharger avec de l’électricité qui ne sera pas toute verte : on créera des taxes ?

fl5 Selon une étude publiée récemment, manger bio réduirait de 25 % le risque d’apparition de certains cancers. Les produits issus de modes de production sans produits phytosanitaires, pourraient s’accompagner d’un bénéfice pour la santé. Est-ce que pour autant, on peut tirer de cette étude une recommandation de consommation des aliments bio ? Il ne s’agit pas d’une étude qui permette d’établir une relation de cause à effet. D’autres facteurs, environnementaux ou liés au mode de vie, jouent aussi, peut-être, un rôle. Les gens qui mangent bio sont probablement différents des autres par bien d’autres aspects . C’est comme pour l’histoire des noyades qui sont corrélées statistiquement à la consommation de gla-ces. Les glaces n’y sont pour rien, mais quand on en consomme beaucoup, c’est généralement qu’il fait chaud, et quand il fait chaud, on a plus de chance d’être tenté de se baigner... et de se noyer.

Il ne faudrait pas qu’en raison des conclusions de cette étude, les ménages modestes se détournent des fruits et légumes conventionnels, qui contribuent pourtant à une alimentation saine.

Philou