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Que faire des migrants ?

Ecrit le 3 octobre 2018

Comment faut-il les appeler ? Des migrants ? Des immigrés ? Des réfugiés ? Des Sans-Papiers ? Qu’importe à dire vrai. Ce sont seulement des hommes, des femmes, des enfants parfois très jeunes, fuyant la guerre dans leur pays, ou les déréglements climatiques ou la misère, la torture ou la mort. Et ils viennent, par tous les moyens, s’échouer dans nos pays où, croient-ils, la vie est plus facile. On peut les comprendre, ils font comme certains Français partis vivre aux USA ou au Canada, pour parfaire une formation, pour gagner davantage.

Une intéressante soirée a eu lieu vendredi 28 septembre à Treffieux, autour du maire René Bourrigaud. Il y avait une trentaine de personnes, quelques élus sétaient excusés. Objectif : que faire pour les migrants, problème d’actualité puis-que 400 à 500 d’entre eux, peut-être 700, sont arrivés à Nantes, campant pendant des mois dans un square, sans eau ni électricité.

Un militant, engagé à Nantes à leurs côtés, a expliqué : « un toît et des vivres, cela ne suffit pas. Pour vivre ils ont besoin de se reconstruire, il leur faut de la sécurité et un projet d’avenir à définir. Ils nous disent : nous sommes prêts à travailler et à payer des impôts dans le pays qui nous accueille  ». Mais, dit ce militant, ils ont aussi besoin d’être accompagnés. La vie qu’ils ont connue jusqu’à maintenant n’a pas les mêmes codes que la nôtre en France. Une adaptation est nécessaire. Et il y a aussi le problème de la langue.

Après leur départ du square, les migrants ont été répartis dans des gymnases ou dans des maisons vides. «  Mais comment peut-on concevoir un projet d’avenir quand on est une centaine par gymnase ou 3-4 dans une même pièce ? ». Une solution serait de répartir les migrants dans les communes de Loire-Atlantique. Ce département a une longue tradition d’accueil qu’on se souvienne des Espagnols réfugiés, des Français fuyant l’avance ennemie en 1939, des personnes évacuées de la zone de bombardement de Nantes-St Nazaire en 1944.

« Mais on ne peut imposer à personne de s’installer dans un lieu qu’il ne connaît pas, qu’il n’a pas choisi ». A Treffieux, il y a deux mobil-home disponibles à l’étang de Gruellau, et du travail à donner, il y a aussi une maison, chauffée, l’ancienne Poste face à la mairie. La question du logement serait facile à résoudre. D’autant plus que l’association « Une famille, un toît »a des solutions diverses.

«  Mais cela ne pourra se faire que s’il y a une commission d’accompagnement  » dit René Bourrigaud. Il faut en effet voir la question des déplacements pour aller prendre le car à Nozay. La question de l’apprentissage du français, la question de la nourriture. La question de l’insertion des jeunes dans le milieu du travail.

L’inserton des migrants ne pourra se faire que d’une façon collective :
- un engagement collectif des migrants eux-mêmes.
- un engagement des habitants, sachant qu’il y a, autour de Nantes, un réseau d’hébergeurs solidaires, prêts à partager les expériences, à donner un coup de main pour que nul ne s’engage dans des situations impossibles.

Une discussion s’est engagée aussi sur l’aide à apporter aux gens de chez nous, aux jeunes sans travail, aux personnes âgées isolées. Il a bien été précisé que ces personnes sont, elles aussi, dignes d’intérêt et que l’accueil des migrants ne doit pas se faire à leur détriment.

Alors, que fait-on ? Rien n’est décidé pour l’instant. Appel est fait aux personnes prêtes à s’engager. Un Manifeste « Pour l’accueil des migrants »vient d’être publié : voir le site manifeste-migrants