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Mée-disances du 24 octobre 2018

Ecrit le 24 octobre 2018

 Cookies morbides

Ouest-France du 19/10 : ils renfermaient « de petits grains gris » et « craquaient sous la dent, comme quand on mange du sable étant enfant ». Et pour cause : les cookies préparés par cette lycéenne américaine et distribués à ses camarades de classe contenaient… des cendres de son grand-père. Les policiers de Davis (Californie) ont ouvert une enquête. Les élèves qui ont consommé les cookies ne courraient aucun risque sanitaire, selon le proviseur du lycée.

 Manque d’empathie

leFigaro.fr du 18/10 : Lou, Zoé et Jade sont décédées à leur naissance le 20 décembre 2017 au bout de 22 semaines de grossesse.

Au chagrin des deux parents s’est ajoutée une demande de la sécurité sociale que la jeune femme estime être « une injustice sociale » : le remboursement de ses indemnités de congé maternité.

Pour la grossesse d’un seul enfant qui ne présente pas de risque, les femmes enceintes entament généralement leur congé maternité six semaines (ou huit semaines si elles ont déjà deux enfants) avant la date prévue de l’accouchement.

Mais Mégane, enceinte de triplés, a commencé son congé maternité après 17 semaines de grossesse comme le permet l’assurance maladie. Lorsque ses trois petites filles sont mortes nées à 21 semaines et 6 jours, la jeune femme était donc en congé maternité et elle avait déjà perçu des indemnités.

Mais pour la sécurité sociale, une femme enceinte ne peut percevoir ces aides qu’à partir de 22 semaines de grossesse, le terme pour considérer une naissance comme viable, selon l’OMS. L’organisme a alors requalifié son congé maternité en congé maladie et lui a demandé de rembourser la différence des deux indemnités : une somme de 845 euros.

« J’ai eu le malheur d’accoucher avant le terme et on me demande de rembourser ce que j’ai touché pour vivre durant cette grossesse », déplore la jeune femme.

Touchés par cette requête, les parents ont décidé de déposer un recours en implorant la sécurité sociale de faire une exception au vu de leur situation... Mais le couple a dû faire face à une réponse négative. Ils ont alors saisi le tribunal des affaires de la sécurité sociale (TASS) et l’audience, prévue initialement le 11 octobre, a été reportée par leur avocat.

L’article publié dans le journal local Le Journal de Saône-et-Loire , mercredi 17 octobre, a fait réagir la sécurité sociale. La directrice adjointe de la caisse de Saône-et-Loire a contacté le couple : « Elle s’est excusée du manque d’humanité », explique Mégane.
Le casse du siècle

Latribune.fr du 18/10 : L’arnaque consiste à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire. « Le Monde » et 18 autres médias européens ont démonté le mécanisme de cette fraude inventée par des financiers qui ont opéré en bande organisée dans 11 Etats européens qu’ils ont volés en toute impunité depuis quinze ans.

Les investigations des 19 médias européens concluent que le « cum ex » a coûté la somme pharamineuse de 55,2 milliards d’euros à 11 États (l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, l’Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suisse).

L’invention de ce montage litigieux est attribuée à un avocat allemand de renom, Hanno Berger.La manipulation qu’il a élaborée consiste à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire. La manipulation permet de revendiquer plusieurs fois le remboursement du même impôt sur le dividende, lésant ainsi le fisc.

L’affaire a éclaté en 2012 en Allemagne, entraînant l’ouverture de six enquêtes pénales et la tenue prochaine d’un premier procès à Wiesbaden, visant Hanno Berger et plusieurs négociants en Bourse accusés de fraude fiscale grave.

Sur la foi « d’informations des autorités fiscales et d’analyses des données de marchés », l’enquête conjointe des 19 médias détaille désormais le préjudice supposé par pays. Pour l’Allemagne, l’enquête reprend la fourchette haute des estimations, soit 31,8 milliards d’euros extorqués au fil du temps.

L’escroquerie aurait aussi coûté :

- 17 milliards d’euros à la France,
- 4,5 milliards à l’Italie,
- 1,7 milliard au Danemark et
- 201 millions d’euros à la Belgique.

De l’argent que ces États, en période de budget en berne, n’auraient pas dédaigné avoir à disposition, n’eût été les failles de leurs systèmes fiscaux.

 Faux agriculteurs

L’Obs du 17/10 : « Monsanto a piloté de faux groupes de fermiers contre l’interdiction du glyphosate en Europe. »Agriculture et Liberté« , est le nom du groupe français de faux agriculteurs. Sur son compte Twitter, on peut lire : »Nous sommes un groupe d’agriculteurs français unis pour protéger notre mode de vie et nos moyens de subsistance".

C’est l’entreprise Red Flag Consulting, basée à Dublin et inscrite au registre de transparence de l’Union européenne, qui aurait organisé la supercherie, à la demande de Monsanto. L’entreprise qui a également pour client la British American Tobacco, aurait reçu entre 100.000 et 200.000 euros de Monsanto en 2017.

« Free to Farm » en Angleterre, « Liberta di Coltivare » en Italie... Ces groupes de faux agriculteurs chargés d’offrir une bonne presse à Monsanto n’existent pas qu’en France. Greenpeace a identifié leur présence dans au moins 33 foires agricoles.

« Agriculture et Liberté » a été notamment aperçu au dernier salon de l’agriculture. Aucune mention de Monsanto évidemment", assure RMC.

Les responsables de Red Flag affirment « n’avoir jamais prétendu être un groupe de fermiers » mais seulement « cherché à rétablir la vérité sur le glyphosate auprès d’agriculteurs qui ont ensuite fait entendre leur propre voix ».

 Week end sans fusillade

Le figaro.fr du 16/10 : « Nous avons passé vendredi, samedi, dimanche, sans aucune fusillade, ni homicide. C’est la première fois depuis des décennies  », a souligné James O’Neill, chef du NYPD dans cette « ville qui ne dort jamais ».

Le dernier week-end sans aucune fusillade remontait à 1993. À son poste depuis 1982, Terence Monahan, chef du département du NYPD, a félicité les agents de New York : « Le fait qu’il n’y ait eu aucune fusillade à NYC le week-end dernier est remarquable. Le dernier record remonte à il y a 25 ans. »

Le nombre de fusillades est en baisse dans la capitale financière américaine. Au 7 octobre, 600 personnes avaient été prises dans une fusillade depuis le début de l’année, soit une baisse de 1,1% par rapport à la même période de 2017.

Mais cette légère diminution n’empêche pas des pics. Le nombre de meurtres est à nouveau à la hausse cette année, alors qu’il était en baisse depuis les années 1950. En 2017, les autorités avaient comptabilisé 292 meurtres, un record. Sur la première moitié de 2018, la ville a enregistré 147 meurtres, soit une hausse de 8% par rapport à la même période de 2017, pour la plupart concentrés dans des quartiers de Brooklyn et du Bronx.