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Hôpital

Hôpital : Un pôle de santé public-privé

Ecrit le 26 janvier 2005

 Hôpital de Châteaubriant :
Le directeur refuse d’être un funambule

Pour François Reyt, directeur du centre Hospitalier de Châteaubriant « l’année 2004 a été difficile, pleine d’intérêt, riche de promesses »

2004 a été difficile à cause des changements de personnes, à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur de l’établissement : Président de Commission médicale d’établissement récemment élu (M. Airaud), nouveau directeur (M. Reyt), départs de médecins, arrivée d’autres praticiens, départs dans l’équipe de direction, nouvelle directrice à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (Mme Munch), renouvellement partiel du conseil d’administration, nouveau directeur de l’Agence Régionale d’Hospitalisation etc

« Tous ces mouvements sont la trame même de la vie. Seule la mort ne bouge plus. Et l’hôpital de Châteaubriant est bien vivant » : M. Reyt, arrivé en janvier 2004, se dit frappé de cette « vie intense » : « J’ai découvert en 2004 un hôpital d’une formidable vitalité ». Il cite particulièrement l’engagement de tout le personnel. « C’est une maison commune au service de la santé de la population. Donc il faut qu’elle fonctionne. Et chacun va au bout de ses possibilités pour cela »

Missile

M. Reyt a rappelé les difficultés rencontrées par le Centre Hospitalier en 2004 : « un missile administratif, qui s’est imaginé pouvoir remettre en cause l’indispensable restructuration de l’établissement en vue de son rapprochement étroit avec la nouvelle Clinique Sainte Marie. Les projets qui avaient en 2004 le malheur d’être en phase d’études ont été menacés dans leurs financements, au mépris scandaleux de la signature de l’Etat. Notre mobilisation unanime, forte, argumentée, a eu raison de ce pétard mouillé. Mais nous avons pris, au moins, six mois de retard et les responsables sont connus »

Heureusement 2004 a vu, selon lui, d’excellentes choses.
– la convention quadripartite pour le fonctionnement des urgences,
– la décision de rapprocher le CAPS (centre d’accueil et de permanence de soins) de l’accueil des urgences,
– l’approbation de la convention de radiologie par l’autorité de tutelle (mais voir plus loin),
– la reconnaissance de la néonatologie par l’Agence régionale de l’hospitalisation.[ce qui est important pour la maternité et la pédiatrie]

Le projet architectural du Centre Hospitalier a pu être mis au point. La construction de nouvelles résidences pour personnes âgées se poursuit (pour remplacer la maison de retraite de la rue de Maumusson). La première ouvrira sur le site du centre ville pendant l’actuel semestre.

Des recrutements de médecins ont eu lieu, de même que des personnels de direction : ingénieure travaux, directrice des relations sociales. Sont attendus un ingénieur systèmes d’informations et une directrice des services économiques, qui assurera également la direction de l’hôpital local de Nozay.

Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Tél/Fax 02 40 94 3

Gouvernance

L’année 2005 a démarré avec la mise en place du « conseil exécutif » tel qu’il semble prévu par les travaux préparatoires aux textes sur la nouvelle gouvernance..[ah que c’est beau la nouvelle parlance, ndlr !].

Il se réunit une fois par quinzaine, organe de réflexion, d’échanges et de propositions ....[ce qui entraîne une nouvelle augmentation du nombre de réunions, ndlr]

L’année 2005 verra trois sujets essentiels :
– l’achèvement du projet d’établissement
– le projet médical de territoire
– l’organisation concrète du fonctionnement du pôle de santé (Hôpital + Clinique) qui va devenir une réalité en 2005.

Le projet médical de territoire est une affaire nouvelle. La carte sanitaire n’existe plus. Il faut désormais coordonner, en un projet écrit, toutes les activités sanitaires et sociales, publiques et privées, individuelles et collectives, d’un territoire de santé, le territoire de Châteaubriant, qui correspond à peu près au Pays de Châteaubriant   et en pratique à son aire d’influence. Cela veut dire, entre autres choses, que les limites administratives, départementales ou régionales, ne sont plus étanches.
Un groupe de travail sous la direction du docteur Patrick Airaud, mène le projet.

Le démarrage du pôle sanitaire Clinique -Centre Hospitalier exige un lourd travail de préparation car, comme le disaient nos grands-mères, « le diable se cache dans les détails ».

Urgence, finances

En 2004, le Centre Hospitalier a continué la croissance de son activité. « C’est une bonne chose pour nous et pour la population, mais cela met l’établissement dans une situation financière très préoccupante » dit M. Reyt qui explique :

« Cette situation va se dégradant d’année en année. Notre gestion n’est pas en cause, car nous n’avons pas la maîtrise de nos recettes. Mais le fait est là, objectif et entêté. Fin 2004, l’hôpital de Châteaubriant est en report de charges à hauteur de 700.000 euros. Cela veut dire que 700.000 euros de dépenses, prévues en 2004, seront payés par le budget 2005. Et, fin 2005, on peut craindre la même difficulté, cumulée à celle de 2004. Je n’ose imaginer ce qui se passera dans deux ou trois ans, si rien n’est fait pour accompagner la réforme de la tarification ».

« Les pouvoirs publics le savent, ne nous reprochent rien en termes de gestion, mais ne nous proposent rien ou presque rien en termes de solution ».

« Je lance donc un appel extrêmement pressant à l’autorité de tutelle et je le résume ainsi :
– ou bien nous nous donnons les moyens de nos ambitions sanitaires et nos concitoyens, qui cotisent et ont des droits, peuvent l’exiger
– ou bien nous renonçons à nos ambitions et nous l’annonçons.

Les directeurs d’hôpitaux, qui ne sont ni meilleurs ni pires gestionnaires que d’autres, ne sont pas des funambules. Il y a urgence. »

M. Reyt a terminé en souhaitant une bonne année à tous, et en revenant sur la catastrophe d’Asie : « les épouvantables calamités planétaires dont nous venons d’être les témoins contribuent à nous faire relativiser nos problèmes. Certes, aucune vie n’est continûment extatique et il n’y a pas de recette du nirvana prolongé. Les épreuves, les malheurs, les drames mêmes sont le lot de tous. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a une énorme différence dans les degrés. Qui dans cette salle craint de ne pas dîner ce soir ? Tous au Sri Lanka sont-ils sûrs qu’ils mangeront demain ? Je ne pose ces questions que pour la mise en perspective ».

Il a enfin parlé ... du travail : « Le travail manque à suffisamment de nos concitoyens pour que ceux qui en ont s’en réjouissent. Notre travail nous fait peut-être plus encore que nous ne le faisons. Soyons reconnaissant à notre travail de ce qu’il nous donne de compétences, d’estime de nous-mêmes, parfois de reconnaissance d’autrui, et toujours dans nos métiers de possibilité d’aider les autres ».

 Patrick Airaud :
Notre activité ne peut plus croître

Selon le Docteur Patrick Airaud, Président de la Commission Médicale d’Etablissement, l’activité 2004 a été importante au Centre hospitalier « même si la croissance des dernières années s’est infléchie ». « Je pense que nous sommes arrivés à un seuil au delà duquel notre activité ne peut plus croître à personnel médical constant ».

Une partie (10 %) du budget de l’hôpital est liée à l’activité : « ceci nous met en difficulté financière. Si l’hôpital était financé à 100 % à l’activité nous serions en équilibre, mais ce ne sera jamais le cas. Il faut donc faire passer le message à notre tutelle : nous sommes sous-dotés par rapport à notre activité ».

L’année 2005 verra le « mariage » de l’hôpital et de la clinique. « L’activité des urgences va augmenter. Nous sommes à l’écriture des procédures de prise en charge des patients ». En ce qui concerne l’anesthésie, « les anesthésistes privés ont accepté le principe de tenir des permanences, sur la base du volontariat. » dit Patrick Airaud,

Châteaubriant est désormais un « territoire de santé » . Le projet médical est en cours d’élaboration avec Hôpital, Clinique, médecins libéraux, élus et usagers. Il doit être terminé pour juin.

Enfin, la « Fédération médicale interhospitalière », mise en place avec le CHU de Nantes, renforce la coopération entre l’hôpital et le CHU de Nantes. Un praticien du CHU vient 12 h par semaine à Châteaubriant. « Cela renforce l’attractivité des postes locaux » dit M. Airaud. [Reste à savoir si les mêmes praticiens nantais continueront à faire la route depuis Nantes, ou s’il y aura des changements fréquents.... ndlr]

 Note : TAA :
Tarification à l’activité

Aujourd’hui, il existe deux systèmes de financement pour les structures de soins
– d’une part, le système de la dotation globale qui concerne les hôpitaux publics
– d’autre part, un système de tarification à la journée et de forfait lié aux actes réalisés, pour les cliniques privées.

Les deux systèmes ne sont ni comparables ni compatibles et freinent les coopérations nécessaires entre les deux secteurs et la recomposition du paysage hospitalier.

Une tarification en fonction de l’activité est donc mise en place progressivement à l’hôpital, pour toutes les activités de médecine et obstétrique.

La part de l’activité non concernée par la réforme, par exemple les Soins de Suite et de Réadaptation, demeure financée selon le modèle d’allocation de ressources actuellement en vigueur.

« Ce ne sont pas les patients qui sont pris en considération mais les pathologies traitées. La prise en charge de chaque pathologie reçoit une enveloppe pré-déterminée. Exemple : l’appendicectomie valorisée à 1800 euros englobe l’ensemble du coût pré-déterminé, du diagnostic à la convalescence. Un établissement qui en pratiquera 500 par an recevra 1800 euros x 500.

Le même principe employé pour toutes les pathologies permet d’attribuer le budget de l’établissement. Ce budget pourra être modifié en fonction de l’activité réellement réalisée.

Si l’hôpital est plus coûteux pour traiter telle ou telle pathologie, il aura tendance à l’abandonner ou tout au moins à la réduire. Certains patients, plus âgés ou poly-handicapés ou précarisés ou souffrant de pathologies multiples, demandant une prise en charge plus lourde, risquent fort d’être rejetés de certains établissements qui auront dépassé leur budget » dit le syndicat SUD-Santé.

La CFDT, à Châteaubriant, s’inquiète aussi : « On ne sait pas où on va. S’il y a une baisse d’activité dans un secteur, cela diminuera nos moyens de fonctionner »

Les établissements, situés dans des bassins de vie peu densifiés, auront des difficultés à avoir des bas coûts par pathologie car ils ne pourront pas en traiter un nombre suffisant pour amortir leur coût. C’est déjà le problème des petites maternités qui sont fermées, non pas par manque de sécurité, mais par mesure d’économie.

Ici ou là on voit apparaître de dérives ; On peut citer le cas d’un hôpital à Créteil où le directeur a supprimé la journée mensuelle consacrée au nettoyage approfondi des quatre salles d’opération, car cette journée (nécessaire pour limiter les maladies nosocomiales) limitait aussi l’activité chirurgie donc diminuait les ressources de l’établissement. La prévention sacrifiée au nom de la rentabilité.

 Interrogations

La CFDT s’inquiète : « la radio sera en totalité dans les bâtiments du centre hospitalier, matériel public, personnel public, radiologues privés. A un moment les chirurgiens (privés) ont demandé à avoir une autre installation de radio, totalement privée, dans les locaux (publics) du Centre Hospitalier. Nous avons craint qu’il ne s’agisse d’une manœuvre permettant à la Clinique de concurrencer le service des consultations externes (Hôpital) » (1)

La convention « radiologie », acceptée par le Conseil d’Administration de l’hôpital en juin 2004, et par l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation), n’a toujours pas été signée par les radiologues privés !


Ecrit le 2 février 2005 :

 Quelques chiffres

Après la cérémonie des vœux, du 14 janvier 2005, voici quelques chiffres concernant l’activité de l’hôpital de Châteaubriant .

années naissances médecine urgences
1999 653 3913 10 283
2000 753 4098 11 077
2001 753 4084 10 368
2002 713 4431 11 492
2003 794 4769 12 789
2004 741 4818 12 076

Avec 741 naissances en 2004, la maternité accuse une baisse ponctuelle. La moyenne 2002-2003-2004 est de 749, comparable aux années précédentes.

Avec 4818 jours d’hospitalisation en 2004, l’activité médecine progresse légèrement tandis que le nombre de journées-urgences diminue un peu mais reste supérieur aux années précédentes.

Nombre de médecins hospitaliers, temps plein :

– 1998 : 7
– 2002 : 22
– 2003 : 26
– 2004 : 26

En 2004, un urgentiste, et 2 médecins de médecine interne ont quitté Châteaubriant et ont été remplacés

En plus des médecins à temps plein, (20 temps plein et 6 médecins à mi-temps) (soit 26 équivalent temps plein), l’hôpital emploie des attachés (5,85 équivalent temps plein). Cela fait donc en tout : 31,85 équivalent temps plein. Il faut y ajouter 6 internes.

Pendant certaines périodes, l’hôpital fait appel à des intérimaires qui sont alors logés, nourris et très bien payés. Il n’est pas surprenant que chacun d’eux puisse coûter 15 000 € .

Dans le personnel médical, aucune création de postes n’a eu lieu, et n’aura lieu dans les années à venir, étant donné le déficit qui s’accumule tant que n’est pas en place la tarification à l’activité.

Le projet médical de territoire est en cours d’élaboration sous la direction du docteur Airaud. Une réunion publique pourrait avoir lieu en avril ou mai.


Ecrit le 4 mai 2005 :

Maison de retraite

La C.G.T. soutient le personnel du centre hospitalier et les usagers, en disant :

Après la canicule de 2003 , une grande majorité d’hommes et de femmes politiques ont découvert que les personnes âgèes existaient ! Chacun d’entre nous est contraint d’être solidaire en faisant cadeau du « lundi de Pentecôte »

Où ira donc cet argent qui doit servir pour aider nos ainés ?

Aujourd’hui ,à Châteaubriant , nous avons enfin des bâtiments ( reste à rénover la maison de retraite de Béré.) dignes de recevoir nos anciens, mais les hommes et de femmes politiques qui lors de l’été 2003 criaient qu’ils feraient le maximum, ne tiennent toujours pas leur promesses :
Aucun moyen humain supplémentaire pour faire fonctionner dignement le service public n’a encore été accordé .

La C.G.T. craint que l’arrivée de la clinique au sein de l’hôpital n’entraine d’autres difficultés de fonctionnement .Beaucoup d’interrogations renforcent son opposition initiale à ce rapprochement au détriment du service public .

C’est pourquoi les militants et adhérents de la C.G.T. se sont associés au mouvement du 15 avril . L’Union Locale C.G.T. et le syndicat C.G.T. hospitalier, appellent à préparer et à participer au rassemblement prévu le 17 Mai 2005 .

L’Union Locale C.G.T. , après avoir pris connaissance de la pétition intitulée
VOTRE SANTE, VOTRE AVENIR
exprime son accord, s’engage dans la campagne de pétition et assure aux personnels sa solidarité

Communiqué du 22 avril 2005


Ecrit le 11 mai 2005

 Rendez vous le 17 mai 2005

Un Conseil d’administration, avec manifestation, a eu lieu le 15 avril dernier. Un prochain CA est prévu pour le 17 mai à 16 h . Courrier d’un lecteur

En prévision de la réunion du CA de l’hôpital prévue pour le 17 Mai, je ne peux m’empêcher de revenir sur la précédente du 15 Avril. J’ai été le témoin, un membre de ma famille a été admis récemment aux services d’urgence de l’hôpital, des grandes difficultés (affluence des patients, manque de personnels et de lits) rencontrées par ces personnels, auxquels je rends hommage pour leur accueil et leur patience. En soutien, j’ai assisté à la manifestation du 15 Avril dans le hall d’accueil de l’hôpital. J’ai été partagé entre la stupéfaction (la démagogie) et l’admiration (l’habileté) devant le discours du président du CA et maire de Châteaubriant. Devant l’affluence inattendue (personnel, personnes âgées, familles) l’occasion était trop belle pour lui pour ne pas passer à côté d’un « coup politique médiatique » : la réunion immédiate, debout dans le hall de l’hôpital. Initiative   saluée par des applaudissements.

Je cite le président du CA : pas besoin de paroles, mais des actes et transparence dans les décisions.

Les actes : les responsables administratifs présents, M. Pruel directeur de la DASS (hué par le personnel, il n’a probablement pas été dupe de la manœuvre, et à l’avenir il évitera de tomber dans un tel piège), le représentant du conseil général, et le directeur de l’hôpital, sont je le pense des hommes de bonne volonté, qui prennent les décisions en fonction des moyens dont ils disposent. Or, qui donnent les moyens ? Ce sont les hommes politiques : le premier ministre, le ministre des finances, le ministre de la santé, qui sont (comme c’est curieux !) de la même couleur politique que le président-maire.

Dans un numéro d’illusionniste, il y a l’artiste et il y a les spectateurs qui applaudissent, même et surtout quand ils n’ont rien compris.

Quant à la transparence, elle est désirée vivement par nombre de contribuables qui souhaitent connaître la part de l’argent public allouée pour la clinique privée (immobilier : terrain, bâtiments ? et fonctionnement : indépendant ? commun avec l’hôpital ? orientation systématique de patients de l’hôpital vers la clinique ? )
Alain Pertinent


Ecrit le 17 mai 2005 :

 Un espoir ?

M. Reyt, directeur du Centre Hospitalier, a reçu la presse le 13 mai pour dire que, à son avis, la négociation avec l’Etat et le Conseil Général est bien engagée mais que, pour avoir les postes demandés, il faudra passer par la signature de la fameuse convention tripartite.

« Nous, nous sommes prêts, nous attendons les deux autres. Nous n’avons pas de date de signature ». Ca peut donc traîner jusqu’à la fin de l’année ! « Je suis optimiste » dit cependant M. Reyt. La CFDT elle, l’est nettement moins !

Le directeur précise par ailleurs que le nouveau bâtiment, rue Duguesclin, ne correspond pas à des lits nouveaux mais à un déplacement de lits de la maison de retraite de Béré. Il faut cependant des postes nouveaux car la prise en charge des personnes est plus adaptée, plus attentive qu’auparavant.

Ce discours serait-il destiné à faire accepter une ouverture a minima ? En tout cas un certain nombre de résidents de la MAPA ont décidé de ne pas payer la part de loyer qui correspond aux nouveaux locaux non mis en service.


Ecrit le 25 mai 2005 :

 Hôpital de Châteaubriant, 17 mai 2005 :
Manifestation pour des postes

Mardi 17 mai, plus de 300 personnes dans le hall du Centre Hospitalier de Châteaubriant : depuis un mois les représentants du Personnel ont rencontré la Direction, le Conseil Général et enfin la DDASS, pour faire entendre leur point de vue sur les trois sujets qui les inquiètent :
– Fonctionnement des nouveaux bâtiments de Personnes Agées sur le site de la MAPA, Convention tri partite, demandes de personnel.
– Fonctionnement de l’hôpital dans le cadre de la restructuration, où en est la demande de personnels ?
– Rapprochement Public-Privé, dossier radiologie, Dossier Consultations externes, endettement de l’hôpital pour le « rachat potentiel » des bâtiments de la Clinique.

D’après Phiippe Gouailiier de la CFDT, le bilan de ces trois dossiers est consternant

# Le Conseil Général estime que les quotas de personnel (hébergement) pour le secteur Personnes Agées sont déjà bien au-dessus de la moyenne du département, « à croire que nous sommes des privilégiés » commente la CFDT.

# La DDASS répond la même chose pour le personnel (soins) des services de Personnes Agées ...

# Quant aux postes demandés dans le cadre de la Restructuration, il n’est question aujourd’hui que de promesses pour l’avenir, de postes qui répondraient à des Contrats d’Objectifs et de Moyens (C.O.M.) qui devraient être négociés après présentation du projet d’établissement qui n’est toujours pas rédigé.

Les différents dossiers liés au rapprochement Hôpital - Clinique, semblent eux aussi poser problème. La CFDT a demandé l’intervention de l’A.R.H. (agence régionale de l’hospitalisation) afin d’arbitrer ce dossier, et d’assumer la responsabilité qu’elle a engagée en obligeant en 1998 à cette restructuration.

 Froideur

La CFDT dénonce la froideur et la rigueur économique qui inspirent ces différents projets.

« Nous sommes en train de déshumaniser la Santé au profit de l’expertise comptable » dit-elle. « Nos interlocuteurs nous disent : . « Nous ne sommes pas le Père Noël qui a des postes dans sa hotte », Certes, la seule comparaison entre eux et le Père Noël , c’est qu’ils tiennent les rênes ... du budget et qu’ils vivent dans des sphères glaciales, où la chaleur humaine, et la dignité n’ont pas lieu d’être. »

La Convention tripartite qui est en élaboration (activée par la pression de la grogne...) « ne vous créera pas forcément de nouveaux postes.... » (dit la DDASS).

 Deux questions importantes n’ont pas trouvé de réponses :

# Comment ouvrir les nouveaux bâtiments de Personnes Agées, avec quels moyens ? ... Doit on les laisser vides ? L’aboutissement de la convention tri partite et d’un C.O.M. nous reporte à la rentrée de septembre ... sans avoir la certitude d’obtenir de nouveaux postes .... C’est du gâchis, on a l’impression de dilapider l’argent public, et de se moquer de la population.

# Comment allons nous faire fonctionner la coopération Public-Privé, alors que nous savons que la clinique doit terminer ses travaux à la fin de l’année.
–  Comment, sans personnel dans un premier temps, allons-nous pouvoir assumer l’augmentation de passages aux urgences de plus de 3000 patients ?
–  Et pour la suite de la mise en place de cette restructuration, sur quels moyens en personnels pourrons nous compter ?

 TAA : l’arme fatale

La CFDT interroge : « A ces différentes questions, la tutelle a la réponse idéale, l’arme parfaite. Cette arme nouvelle s’appelle la T2A (T.A.A.), la fameuse Tarification A l’Activité. Conçue au départ pour rassurer sur le principe « plus on fait d’actes et plus on a d’argent », cette arme modèle est déjà un pétard mouillé. On nous apprend qu’elle ne tiendra pas toutes ses promesses, qu’il va falloir revoir la copie.

En effet, à peine sortie, la tarification des actes est calculée à la baisse pour les actes non porteurs (médecine ... ). En un mot c’est un leurre ! »

Philippe Gouaillier continue : « Cette politique de santé que vous appliquez en serviteurs modèles de l’Etat, met en danger notre engagement au quotidien pour une médecine humaine, proche des patients avec des moyens en personnels permettant de respecter la dignité, la qualité et la sécurité ».

Faut-il que nous allions sous vos fenêtres,
M. le directeur de la DDASS, pour chanter :
« Petit Papa Pruel,
quand tu descendras du ciel,
avec des postes par milliers,
n’oublie pas nos personnes âgées »

S’adressant alors aux élus présents, et notamment au maire de Châteaubriant, Philippe Gouaillier ajoute :

Demain c’est trop tard

« Cette politique de Santé, ce n’est pas nous Personnel de l’hôpital de Châteaubriant qui allons pouvoir la changer... Mesdames et Messieurs les élus, vous êtes nos représentants, il est temps de vous rendre compte que demain c’est déjà trop tard. Il faut vous opposer à cette dérive par respect pour le mandat que vous ont confié vos administrés. La seule arme qui nous reste c’est notre bulletin de vote.

A vous tous, Résidants, Patients, Personnel, Usagers, nous faisons la promesse de continuer à nous battre afin d’avoir les moyens d’assurer notre mission de service public, mais nous ne pourrons le faire qu’avec votre aide et votre participation, afin de défendre votre Hôpital » !

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Mznif du 17 mai 2005

La CFDT s’adresse alors au Président du conseil d’administration pour lui demander avec force « d’intervenir au plus haut niveau de sa famille politique, avec laquelle il s’est fait élire à Châteaubriant afin de dénoncer sur le terrain l’irresponsabilité de ces décisions politiques de santé que nous dénonçons. Vos engagements politiques vous positionnent du côté du manche qui assène les coups, nous aimerions que vos administrés puissent compter sur vous à un niveau dépassant le cadre de la ville et du département, afin de permettre à tous les usagers de bénéficier d’une réponse adaptée en terme de santé. »

Je ne dirai rien

M. Pruel, directeur de la DDASS, qui s’était sans doute préparé à cette entrevue houleuse, dit crânement : « Nous avons travaillé sur le dossier concernant la convention tripartite et sur le nouveau contrat d’objectifs et de moyens. Je dirai les réponses au Conseil d’Administration ». Hou, hou, fait la foule !

M. le Dévéat, pour le Conseil Général dit qu’il n’y a rien de nouveau, qu’il souhaite attribuer des postes aux établissements hospitaliers de Loire-Atlantique, en utilisant les critères « ou plutôt les références » élaboré(e)s en concertation au niveau départemental.

Le Directeur de l’hôpital de Châteaubriant, M. Reyt, déclare : « le nouveau bâtiment est prévu depuis 2001, le manque d’effectifs a été souligné par mes prédécesseurs. Il nous faut négocier au mieux pour obtenir le maximum. J’ai espoir car j’ai le sentiment que nos difficultés ont été prises en compte ».

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Manif du 17 mai 2005

M. Hunault, maire-président du Conseil d’Administration déclare « Il y a un besoin évident de personnel supplémentaire, car les lits sont répartis différemment. ». Il se réjouit de la mise en place du Pôle de Santé (public-privé) et promet : « nous allons faire les démarches dans la transparence, la transparence, la transparence. »

Plus tard, au Conseil d’Administration, le Président a fait un tour de table des responsables de la convention tripartite (DDASS et Conseil Général), la pêche aux postes n’a pas été miraculeuse :

Seuls deux postes ont été offerts par M.Pruel pour la DDASS,
alors que le Conseil Général se campait dans un discours
très technique, d’une froideur arithmétique,
demandant même de transformer des postes d’aide-soignantes
en postes d’agents des services hospitaliers,
et de diminuer en volume le poste lingerie.

 Résultat des courses :
– DDASS : 2
– Conseil Général : 0

Dans ces conditions il paraît impossible d’ouvrir les nouveaux équipements (et de faire payer une augmentation de 13 % aux résidents de la Mapa, pour des petites unités qu’ils n’utilisent pas). De plus le Centre Hospitalier est déjà rendu à 1 200 000 € de déficit pour 2005.

Le Centre Hospitalier doit refaire des demandes, monter des dossiers, afin d’arriver à la signature de la convention tripartite (prévue pour d’ici la fin de l’année !) et ensuite faudra préparer et négocier un Contrat d’Objectifs et de Moyens.

Il est prévu aussi une visite de médecins du Conseil Général, devant venir réévaluer les degrés d’autonomie et de dépendance des personnes du Secteur Personnes Agées. Si celui-ci s’avérait à la hausse, le Conseil Général accepterait de revoir à la hausse (mais laquelle ?) sa dotation en personnel.

Le temps des grandes palabres est de retour. Les personnes âgées auront-elles le loisir d’en attendre une issue positive ?

La pétition proposée en soutien à l’hôpital a recueilli 4060 signatures.

Les dotations en personnel sont établies en fonction du nombre de lits et du degré de dépendance des personnes.

Le nouveau bâtiment de 34 lits, situé Rue Duguesclin, est appelé à recevoir des personnes dépendantes de la MAPA et de la maison de retraite de Béré.

La tutelle dit : « cela n’augmente pas le nombre de lits » . C’est vrai. Mais cela augmente quand même le travail.

Un petit exemple : imaginons une famille qui a un logement à Châteaubriant et une vieille maman à l’extérieur. Cela fait davantage de travail, pour les parents, que si les enfants et la personne âgée étaient sous le même toit !
C’est ce qui se passe si l’on répartit des personnes âgées en « petites unités » . C’est même pire parce que, l’âge venu, les personnes âgées ont du mal à se déplacer, ne peuvent pas se servir seules et ont des ennuis de santé qui demandent une présence constante.


Ecrit le 6 juillet 2005 :

 Tous ensemble mais séparément
au pôle « unique » de santé

Voici quelques informations cueillies sur le blog syndical http://cfdthopchbt.over-blog.com

On sait que l’hôpital et la clinique privée constitueront bientôt un « pôle unique de santé » rue de Verdun à Châteaubriant. Mais unique, c’est vite dit : les deux établissements resteront bien distincts (ce ne sera pas évident pour les patients). Si les deux établissements fonctionnent bien, tant mieux. Si l’un est défaillant, cela rejaillira sur la réputation de l’autre.

Quelques exemples des problèmes rencontrés :

TROC : Tous les échanges financiers entre l’hôpital et la clinique seront limités, pour cause de TVA (augmentation fiscale des sommes échangées). Il sera instauré un système de troc : contre ce que tu me dois, tu me donnes ça....

 Consultations externes

Les Chirurgiens de la clinique ne sont toujours pas décidés à venir sur le site de consultations externes prévu depuis de longue date près de la radio de l’hôpital. Un bâtiment neuf est pourtant prévu pour eux. Ils trouvent (argument fallacieux ...) qu’il serait inconvenant que leurs patients soient obligés d’aller traverser le couloir déshabillés !!!

On peut leur proposer en « troc » la fourniture de casaques ou de draps !!! Et leur suggérer d’aller voir dans de grosses « boites » comme la polyclinique de l’Atlantique à Nantes : les consultations des chirurgiens sont à bonne distance de la radiologie !

Les deux structures (clinique privée et hôpital public) se sont engagées à réunir les différentes activités sur un même site. Aujourd’hui les chirurgiens de la clinique font machine arrière (y a-t-il des intérêts financiers dans cette affaire ?). Dans l’intérêt des patients, il semble inadmissible qu’un patient ayant un RDV avec un chirurgien soit obligé d’aller ailleurs que sur le site unique pour sa radio. Si les chirurgiens devaient faire leurs consultations (pré et post-chirurgicales) dans un autre site, ils devront s’équiper en matériel de radiologie, ce qui va contre le principe de la convention de radiologie...

Si les chirurgiens n’utilisent pas la radio du centre hospitalier, celle-ci risque d’être en équilibre financier difficile alors même qu’elle doit financer de nouveaux matériels, et du personnel supplémentaire...). Comme dit la CFDT « il n’est pas question que les chirurgiens nous poignardent dans le dos...simplement pour leur intérêt ».

dessin_Eliby
Dessin de Eliby - 06 23 789 305

 Bloc opératoire :

La coopération entre les endoscopistes Hôpital et Clinique est très difficile, il semblerait que la solution à venir consiste à ce que chacun travaille dans son coin avec son matériel, son système de décontamination lavage et ...son personnel ??? En somme c’est ... ensemble mais séparément.
La clinique privée cependant est demandeuse du personnel qualifié et compétent de l’hôpital.... La vraie valeur de notre hôpital enfin reconnue !!!

Mais cela entraîne beaucoup de difficultés en termes de responsabilité : quelle autorité médicale sera responsable en cas d’incident ? peut on fermer les yeux sur des pratiques qui ne sont pas celles qui sont imposées dans le public ? En étant détaché par l’hôpital pour être mis à disposition du privé, sous quelle autorité administrative sera le personnel ? .

 Brancardage

Deux techniques s’opposent :

– Brancardage en lit pour le public
– Brancardage en brancard pour le privé

Qui fait quoi ? La règle du jeu semble être : celui qui envoie son patient ailleurs prend en charge le transport. Problème la nuit...les urgences devraient prendre en charge le transport vers la clinique....dégageant ainsi du personnel ? A revoir !!!

La Pharmacie commune à l’hôpital et à la clinique pose aussi des problèmes d’organisation.

 Les travaux

La difficulté pour l’hôpital va être de faire ses travaux (urgences, maternité) sur site occupé

Enfin dernier point : le rachat des bâtiments de la clinique, quand elle les aura quittés pour occuper ses nouveaux locaux, ne semble pas à l’ordre du jour.


Ecrit le 28 septembre 2005 :

 Retour des contrats aidés dans les hôpitaux

Le ministre délégué à la Sécurité sociale et à la Famille, Philippe Bas, a demandé aux directeurs départementaux des affaires sanitaires et sociales de faire du démarchage auprès des maisons de retraite, des maisons pour handicapés et des établissements sociaux pour qu’ils recrutent massivement des jeunes et des personnes en difficulté sous contrat d’avenir avant le 31 décembre 2005. Objectif : 40.000 personnes recrutées.

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2006, dont les grandes lignes seront présentées le 28 septembre, le gouvernement a l’intention de « faire un gros effort en faveur des établissements pour personnes âgées et pour handicapés », dit-on de source gouvernementale.

De son côté le Ministre de l’Education nationale a annoncé, il y a un mois, la création nette de 20 000 emplois de vie scolaire

Finalement, le gouvernement, face au chômage, recrée des emplois aidés, analogues aux emplois-jeunes qu’il a tant critiqués ! CQFD.


Ecrit le 14 juin 2007

 Hôpital-Clinique : un mariage ... tarifé ?

Hôpital-Clinique
Le grand amour ...

HEU-REUX !
Après de longues tractations, qu’on ne peut qualifier de « fiançailles », le mariage « arrangé » entre le Centre Hospitalier de Châteaubriant et la Clinique Ste Marie, est finalement consommé, sous le régime de la séparation des biens, depuis le 12 février 2006. Les deux partenaires « pacsés » se déclarent très heureux.

C’est l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation) qui, en 1998, a poussé au rapprochement des deux structures, publique et privée, sur le même site appelé désormais « Pôle-santé de Choisel » (qui comporte aussi, à proximité : le scanner, le labo d’analyses médicales et bientôt le CAPS). Martine Buron, maire de l’époque, a travaillé dans ce sens et Alain Hunault, maire depuis 2001, a poursuivi le travail.

Désormais toute la chirurgie (sauf ... voir plus loin) se trouve à la Clinique, le reste se trouve à l’Hôpital. Les urgences sont en totalité à l’Hôpital (la Direction relève une augmentation des passages de 13 %).

Pole-Sante

Sur la photo ci-contre :
M. Patrick Airault, radiologue, hôpital
M. Richard Bataille, chirurgien, clinique
M. Marc Hassenforder, directeur, clinique
M. François Reyt, directeur, hôpital

« Ce territoire de santé, reconnu par le schéma régional d’organisation sanitaire, fait 100 000 habitants. En rassemblant nos énergies et nos moyens, nous avons ici un plateau technique complet » dit M. Reyt pour qui ce rapprochement est une réussite. Les deux établissements restent cependant distincts, avec des facturations séparées. La radiologie relève du public, avec du personnel public et des praticiens privés. Les opérations gynécologiques restent de la compétence du public mais se font dans le bloc opératoire de la clinique privée. L’hôpital public fournit les repas aux deux établissements. Pour assurer la sécurité incendie de l’ensemble, l’hôpital a formé le personnel qu’elle avait déjà et recruté 5 agents spécialisés.

L’hôpital a acheté les anciens bâtiments de la clinique, pour 1 829 400 €, depuis novembre 2005 et cherche à les revendre ... au plus offrant.

... tarifé ?

Il reste cependant à faire tous les travaux de l’hôpital (urgences, pôle mère-enfant, consultations externes, hall commun) et à espérer que les médecins seront séduits par l’équipement futur.

Il reste aussi des problèmes à régler au fur et à mesure. Par exemple, les opérations chirurgicales liées à la gynécologie se font à la clinique. Or, d’après ce que nous savons, celle-ci veut imposer un prix de « location » très élevé.

– Les négociations continuent ...
– Les unions sont toujours difficiles ....


Ecrit le 26 juin 2006

 Fête de la musique pour les enfants malades

Musique1
Musique2

Des élèves de la classe de guitare de Marc Le Gars, et de la classe de flûte traversière de Nathalie Planchais, sont allés faire une Fête de la Musique, dans la salle de jeux, du service des enfants malades au Centre Hospitalier de Châteaubriant (service du docteur Gasmi).

Depuis ce mois de juin 2006, le service est labellisé « néo-natologie » et doté d’un personnel très qualifié. De ce fait, très peu d’enfants doivent être transportés à Nantes.

C’est un élément favorable qui permet aux enfants de vivre la maladie comme une étape de la vie et pas comme un événement dramatique.


Ecrit le 5 juillet 2006

 Deux kangourous à l’hôpital

Au début des années 80, la mortalité des bébés de Bogota (Colombie) avoisinait les 70%. Les bébés mouraient d’infection ou de problèmes respiratoires, aussi bien que du manque d’attention des parents. Les soins kangourous sont donc nés de la nécessité : les enfants prématurés sont confiés á leur mères qui les tiennent 24h sur 24.

Les bénéfices sont nombreux : L’un des premiers est que le maintien de la température corporelle dépend de la mère, ce qui demande moins de calories au bébé. Les mères modulent naturellement la température de leurs seins pour que l’enfant soit á la température optimale, celle á laquelle les bébés dorment le mieux, ont la meilleure saturation en oxygène, le moins de dépenses caloriques, etc...La température des seins peut augmenter rapidement( jusqu’à 2 degrés en 2 minutes) et redescendre en température si le bébé se réchauffe.

Etre proche de sa mère aide le bébé á régulariser son rythme respiratoire et cardiaque.

Au décours des soins kangourous, la vitesse de croissance du bébé prématuré augmente. La raison en est la qualité du sommeil de l’enfant qui peut ainsi utiliser son énergie et ses calories pour sa croissance.

La méthode « kangourou » fait des émules. En France, il existe quelques unités « kangourou » dans lesquelles on peut garder son bébé prématuré contre soi, à même la peau, pour le faire grandir dans
sa chaleur, à l’image des mamans kangourous de Bogota. Ces unités de soins ont l’immense intérêt de préserver la relation mère-enfant, souvent mise à mal par
l’omniprésence des couveuses
et de la technologie.

Deux lits Kangourous sont prévus à la future maternité de Châteaubriant (service du Docteur Gasmi). Dans ce service est affichée la charte de l’enfant malade : « L’enfant malade a le droit d’avoir peur, de pleurer et d’être consolé. Un enfant doit être entendu même dans la douleur et sa douleur doit être calmée ». « *On encouragera les parents à rester auprès de leur enfant et on leur offrira pour cela toutes les facilités matérielles »

« L’hôpital doit fournir aux enfants un environnement correspondant à leurs besoins physiques, affectifs et éducatifs, tant sur le plan de l’équipement que du personnel et de la sécurité »

voir aussi le blog de la CFDT

34 lits et aucun personnel

Misère de la santé publique

Médecins hospitaliers

Projet médical pour la région de Châteaubriant


NOTES:

(1) un même site, un même bâtiment, cela ressemble à une tragédie antique ! Une partie publique, une partie privée, dans le même service. Quel sac de nœuds. Pourvu que les malades y trouvent leur compte !