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Mée-disances du 7 novembre 2018

Ecrit le 7 novenbre 2018

 Ruisselants pédégés

Le Canard enchaîné du 31/10 : Quand on apprend que les salaires des grands patrons du CAC 40 se sont mis à flamber, qu’ils ont augmenté de 14% en 2017 (cas assez rare dans le salariat français) et qu’ils ont touché, en moyenne, 5,1 millions d’euros, on fait aussitôt la division par 12. Et ça nous donne 425 000 euros par mois.

On compare avec sa propre fiche de paie. Et on rêve. Ces pédégés sont des surhommes. Certains sont même des doubles surhommes. Ainsi Carlos Ghosn, le patron de Renault, qui a empoché plus de 10 millions.

Le plus surhomme de tous les surhommes, c’est Bernard Charlès, le pédégé de Dassault Systèmes, qui a touché 15,8 millions, selon sa société, et 24,6 millions, selon l’évaluation de Proxinvest. La division par 12 est facile : ça lui fait plus de 2 millions par mois.

On connaît la théorie du ruissellement : plus les riches s’enrichissent, plus leurs poches débordent, et plus les picaillons tombent en averses généreuses sur les plus pauvres…

 Journée de la jalousie

Le Monde.fr du 02/11 : en Finlande, chaque 1er novembre, le pays célèbre la «  journée nationale de la jalousie  ». Ce jour-là, il est possible de savoir combien gagne sa voisine, son patron ou sa députée grâce à la publication du revenu imposable de chaque citoyen, au nom de la transparence. Qui a gagné davantage l’année dernière ? Quel entrepreneur a dû vendre son entreprise ? Quelle célébrité s’avère ruinée ? Tous les médias se prêtent au jeu des comparaisons auprès de l’administration fiscale.

Si certaines voix s’élèvent pour protester contre l’intrusion dans la vie privée que représente cette divulgation des revenus, la plupart des Finlandais pensent que cette tradition aide le pays à résister à l’augmentation des inégalités. Ils estiment également que les employeurs sont forcés d’être vigilants et de préserver une certaine équité entre leurs salariés.

La « journée nationale de la jalousie  » est surtout un moyen de pointer du doigt les fraudeurs, ou ceux qui délocalisent pour éviter les impôts. Mais également de célébrer les entrepreneurs à succès, comme les propriétaires de la société de jeux vidéo Supercell, qui occupent cette année la cinquième place parmi les dix plus gros revenus du pays.

Une entreprise dont le directeur général, Ilkka Paananen, s’est félicité de battre le record historique du plus gros montant de taxes sur les revenus du capital en Finlande. «  Nous avons reçu beaucoup d’aide de la société, maintenant, c’est notre tour de lui rendre quelque chose. »

 Pétition contre Barbarin 

Le Point.fr du 01/11 : Le père Pierre Vignon, qui avait lancé en août une pétition appelant à la démission du cardinal Philippe Barbarin, n’a pas été reconduit dans ses fonctions de juge auprès de l’officialité inter-diocésaine de Lyon. « C’est directement lié à la lettre ouverte que j’ai faite à Barbarin  », a-t-il déclaré. «  Mon évêque m’a expliqué que je n’étais plus en position de cohérence en étant juge auprès de l’officialité, dans la mesure où le cardinal, de par ses fonctions, est le modérateur de celle-ci. »

Dans sa lettre mise en ligne et signée depuis par quelque 105 000 personnes, ce prêtre appelait «  publiquement et sans détour  » l’archevêque de Lyon, poursuivi pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions sexuelles commises dans son diocèse, à démissionner « dans les plus brefs délais  », après un nouvel appel du pape à se mobiliser contre la pédophilie au sein du clergé catholique.

Le père Vignon a contacté le responsable du tribunal ecclésiastique de Lyon, qui lui a confirmé qu’il n’était plus juge à compter de ce jeudi. Celui-ci a fait valoir l’entrée en vigueur, au 1er novembre, de nouveaux statuts de l’officialité qui prévoient désormais que les juges sont nommés pour une période de six ans renouvelable. Leur exercice n’était pas limité dans le temps jusqu’à présent. Dans le cadre de ces nouvelles nominations, les évêques de la région n’ont pas souhaité reconduire le père Vignon dans ses fonctions. « Il ne m’appartient pas de commenter leur décision  », a écrit au père Vignon le responsable de l’officialité, que l’AFP n’a pas pu joindre.

 Permis à points

Slate.fr du 30/10 : En Chine, un système de « crédit social » a récemment été mis en place pour noter les personnes et leurs comportements. Tous les citoyens et citoyennes se voient remettre un crédit de 1.000 points, ces derniers pouvant ensuite augmenter ou baisser selon le comportement adopté. Donner son sang ou être discipliné au travail apporte des points, là où fumer dans un lieu public ou traverser au rouge en enlève. Pire, une note trop basse peut engendrer une punition, comme une interdiction de prendre l’avion ou le train à grande vitesse.

Dans la ville de Jinan, dans la province du Shangdong à l’est du pays, les autorités locales ont même instauré depuis un an un permis à points pour les propriétaires de chiens. Au départ, chacun et chacune dispose de 12 points. Un certain nombre de règles doivent être respectées, sans quoi le propriétaire perd ses points. Les chiens doivent en permanence être tenus en laisse. Dans certaines zones, « les chiens trop gros ou trop forts » sont interdits. Sur la voie publique, ils doivent systématiquement être supervisés par un ou une adulte de plus de 18 ans.

Les infractions sont punies par des pertes de points et des amendes. Laisser son chien se balader sans laisse peut coûter trois points, ou six si c’est la deuxième fois que cela arrive, ainsi qu’une amende de 200 à 500 yuan (25 à 63 euros). Si le nombre de points tombe à 0, les autorités peuvent confisquer l’animal.

En 2015, La ville de Jinan avait décidé que les chiens en trop seraient battus à mort…

 Football Leaks

LeJDD.fr du 02/11 : le PSG et Manchester City, clubs contrôlés respectivement par le Qatar et les Émirats arabes unis, auraient injecté « la somme de 4,5 milliards d’euros » (2,7 pour City, 1,8 pour le PSG) sur les sept dernières années, « essentiellement de manière frauduleuse » pour accroître leurs budgets et s’offrir ainsi les meilleurs joueurs du monde.

La manœuvre aurait été réalisée en dehors des règles édictées par le fair-play financier de l’UEFA, qui interdit aux clubs engagés en compétitions européennes (Ligue des champions, Ligue Europa) de dépenser plus d’argent qu’ils n’en génèrent par leur activité propre. Sous peine de sanction allant de la simple amende, à l’exclusion de la Ligue des champions.

Dans le cas du PSG, le montage aurait été rendu possible grâce à l’octroi de « contrats fictifs de sponsoring » passés avec des institutions directement liées à l’Etat du Qatar, à l’image des 1,075 milliard d’euros promis sur cinq ans par l’office du tourisme   du Qatar (QTA), soit 215 millions d’euros par an en moyenne.

Mais alors que le club parisien était sous le coup de sanctions, l’UEFA, et ses deux patrons de l’époque Michel Platini et Gianni Infantino, devenu le nouveau président de la Fifa, auraient « couvert les faits » pour des « raisons politiques ». En 2014, le PSG n’avait finalement écopé que de 60 millions d’euros d’amende, et de deux ans de restrictions financières (plafonnement de la masse salariale, limitation du nombre de joueurs).