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Hôpital de Châteaubriant

Hôpital Pôle de santé public-privé


Pôle unique de santé
Le Directeur confirme
L’Hôpital achète la Clinique
Le CHS de Blain
Du nouveau dans la prise en charge des malades

Ecrit le 5 octobre 2005 :

 Rentrée chaude
et douches froides

Le 12 septembre 2005, la section syndicale CFDT s’est réunie avec le Directeur du Centre Hospitaliser de Châteaubriant pour faire le point sur la situation du
« Pôle Unique de Santé ».

Le tableau est préoccupant :

 Dossier radiologie

Selon la CFDT, les radiologues, qui ont déjà eu « le beurre et l’argent du beurre » veulent aussi « la fille de la crémière ».

Ils ont en effet entrepris une épreuve de force :

« Non contents d’avoir une activité libérale à l’Hôpital (paiement à l’acte), ils réclament maintenant d’être payés en astreinte par l’Hôpital, donc d’être payés deux fois pour le même acte !!!

On ne peut cumuler les avantages du privé et du public, il faut faire un choix. » dit la CFDT.

De son côté la Direction estime que la demande des radiologues serait illégale :

« La Clinique est entièrement engagée avec l’Hôpital : toutes les radios et échographies des patients de la clinique doivent être réalisées par le service public...

Si la convention de Radiologie n’est pas signée avant Janvier 2006, cela entraînera pour la Clinique un gros problème de fonctionnement » dit la CFDT.

En attendant, l’hôpital investit dans une nouvelle salle de radiologie qui devrait être opérationnelle début janvier.

 Consultations externes des chirurgiens : Va voir ailleurs si j’y suis

Le dossier rapprochement Public - Privé est engagé depuis 1998. C’est ce qu’on appelle le « Pôle Unique de Santé ».

Il a toujours été convenu par les autorités que la nouvelle structure devait rassembler « SUR UN SEUL SITE » toutes les activités pouvant être offertes à la population.

Depuis quelques mois le vent a tourné :

Les chirurgiens ne semblent plus intéressés pour consulter sur le site commun du pôle de santé.

Lors du conseil d’Administration du Centre Hospitalier, en juillet 2005, les Administrateurs de l’Hôpital ont rappelé que l’emplacement des consultations des Chirurgiens sur un autre site que celui du pôle de santé est inconcevable et dénature le projet initial.

Un engagement des Chirurgiens a été demandé pour la fin Juillet. Réponse des chirurgiens : « nous cherchons actuellement un terrain aux alentours, mais nous n’avons pas encore trouvé... »

Cette attitude des chirurgiens de la clinique est inacceptable. Quels sont les véritables objectifs des chirurgiens pour vouloir se positionner hors du site ?

La Clinique, après avoir obtenu l’exclusivité de la chirurgie (secteur rentable), veut-elle maintenant concurrencer les spécialités médicales du Centre Hospitalier ?

Les choses ne sont pas claires. Selon les accords de rapprochement, les Urgences devaient être totalement assurées par l’Hôpital. « Or la Clinique continue à favoriser un accès direct » dit la CFDT.
De même le secteur « gynécologie » devait être une exclusivité de l’hôpital.

Cela ne semble pas respecté.

Pour la CFDT : « le secteur public a accepté de jouer aux cartes avec le privé, mais il y a des tricheurs »

 Comité de pilotage du rapprochement public-privé

« L’Agence Régionale de l’Hospitalisation ne semble pas très participative sur le dossier de Châteaubriant ... Faudra-t-il aller les secouer une nouvelle fois ? » s’interroge la CFDT.

M.PRUEL, qui avait fait des promesses, a été nommé dans une autre région. (Lille)

De plus les représentants des salariés ont été « exclus » du comité de pilotage pour la simple raison que

« le Privé ne veut pas de représentants du personnel de la Clinique.

Et donc pas question que l’hôpital ait, lui, des représentants... »

La loi du plus fort serait-elle la loi du PRIVE... Ca promet !!! » dit la CFDT.

 Le dossier des « 34 lits de personnes âgées »

De l’avis de la Direction, les mois de juillet-août ont représenté un « été noir ».

Difficultés au niveau soins infirmiers, ratios de personnel extrêmement limite, pas assez de temps pour les soins infirmiers.

En revanche, selon les cadres du service, il n’y a pas eu de gros problème au niveau de la prise en charge de nursing par les Aide-soignantes et les Agents hospitaliers.

Cependant les deux Postes d’Aide-soignantes promis par la DDASS (=Etat) ne sont toujours pas budgétés... : le Centre Hospitalier tourne toujours sur les crédits de remplacement.

La convention tripartite Etat-Conseil Général-Etablissement est toujours en attente et le secteur Personnes Âgées a peu de chance d’obtenir d’autres postes....

Clinique Ste Marie, en construc
Tout un symbole :
La clinique cache l’hôpital (que l’on aperçoit à droite de la photo)

 Et la restructuration ?

Après de multiples palabres sur l’emplacement de la Clinique près de l’Hôpital, puis sur le positionnement des consultations externes des Chirurgiens du privé, la phase architecturale de la restructuration de l’Hôpital a été engagée.

Un Avant-projet sommaire a été réalisé. Et puis, patatras ! l’Agence Régionale de l’Hospitalisation a trouvé qu’il était trop onéreux : une décision de l’ARH en date du 19 juin 2004 demande de réduire les constructions (1800 m2 de constructions neuves au lieu des 2600 m2 prévus).

 Le mieux est souvent l’ennemi du bien

Revoir les architectes, refaire des plans, redéposer un permis de construire.

Le temps a passé ... les prix de l’immobilier ont augmenté ... et, au bout du compte, avec des surfaces moindres, ... avec du neuf fait dans du vieux ... avec les travaux qui vont s’étaler sur 30 mois au lieu de 24 mois ... eh bien voilà, les prix 2005 vont être supérieurs de quelque 300 000 €. à ceux prévus au départ !

On a gagné quoi ? Rien du tout !

Des réunions importantes vont avoir lieu prochainement à l’hôpital. Nous reparlerons de ces problèmes. Vous pouvez suivre les actualités sur le blog :
http://cfdthopital.over-blog.com

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Ecrit le 12 octobre 2005 :

 Le directeur de l’hôpital confirme ......

Le 6 octobre 2005, pour répondre à des interrogations légitimes dans la population, (et à l’article de La Mée de la semaine dernière) le Directeur du Centre Hospitalier de Châteaubriant, M . Reyt, a souhaité faire une mise au point par voie de presse.

Finances : Le plongeon

La situation financière du Centre Hospitalier n’est pas bonne (mais elle est moins pire qu’ailleurs et notamment que dans les hôpitaux de Nantes et d’Angers).

En fin d’année 2003, le Centre Hospitalier de Châteaubriant, était dans l’obligation de faire un report de charges de 500 000 euros (c’est-à-dire de reporter à l’année suivante le paiement de certaines factures).
Mais, avec l’autorisation de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation, une somme de 500 000 € a été prélevée sur les crédits prévus pour les travaux.

En fin d’année 2004, il a fallu à nouveau procéder à un report de charges de 500 000 € (soit 2,1 % du budget)

En fin d’année 2005, il s’y ajoutera un report de charges de 400 000 euros environ (soit 1,6 % du budget).

Ainsi, en fin 2005, le Centre Hospitalier totalisera 900 000 € de déficit, et peut-être 1 200 000 € en fin d’année 2006.

« Ce n’est pas par mauvaise gestion. C’est seulement que nos recettes ne sont pas à la hauteur des dépenses » dit le directeur qui considère que « on plonge, mais de moins en moins vite »

Cher cancer

Selon M. Reyt, le Centre Hospitalier de Châteaubriant a une forte activité, mais celle-ci est onéreuse (par exemple les soins en cancérologie explosent). Pour y faire face, il faut des recettes. Un calcul fait au niveau national détermine, pour tous les hôpitaux, la part de la TAA (tarification à l’activité) et la part de dotation globale (= subvention accordée par la Sécurité Sociale) qui seront affectées à l’établissement. Cela se fait arbitrairement, sans tenir compte des dépenses réelles. En tenant seulement compte du « gâteau » disponible au niveau national.

« Nous avons beaucoup de dépenses, et pas assez de dotation globale » dit M. Reyt, « ceci explique le dérapage financier, qui n’est pas propre à Châteaubriant puisqu’il concerne 75 % des hôpitaux de France ». Et pourtant, depuis des années, l’établissement rogne sur tout ... y compris sur des broutilles, par exemple en remplaçant l’eau gazeuse, fournie aux repas, par de l’eau plate. C’est pas des économies de bouts de chandelle, c’est des gouttes d’eau dans un océan de déficit.

Après ... il y a des discussions de marchands de tapis. « la dotation globale est de 75 % de votre budget, soit 75 % de 24 millions » dit l’Agence Régionale de l’Hospitalisation. « Oui mais notre budget sera plutôt de 25 millions », argumente le Directeur qui peut espérer grappiller ainsi quelque 750 000 euros de plus.

M. 

Quelques avancées

Pour 2005, le directeur note quelques avancées, en demi-teinte.
–  « avec le plan national urgences, nous avons obtenu trois postes infirmiers » dit le Directeur qui reconnaît cependant qu’il lui en était promis cinq. « Trois sur cinq, c’est positif » dit-il. Façon de voir !
–  « Nous avons obtenu deux postes d’aide soignantes pour l’ouverture de l’unité 34 lits de la rue Duguesclin », dit le Directeur, tout content. Sauf que les deux postes figurent sur un papier, que celui qui a promis est parti, que les deux postes ne sont pas affectés et qu’il va falloir renégocier pour les ré-obtenir. Façon d’entendre ... optimiste.
–  Optimiste vraiment, puisqu’un neurologue va occuper, en novembre prochain, un poste resté vacant. Les consultations de la douleur vont pouvoir reprendre.
–  Enfin le Centre Hospitalier a obtenu « une demi sage-femme dans le cadre du plan périnatalité ». Une demi .... Autrefois, dans la région de Châteaubriant les familles tuaient la moitié d’un cochon ..... Façon de parler.

Dessin de Eliby 02 40 403

Par ailleurs le Centre Hospitalier va être inspecté, en préalable à une labellisation « consultation de la mémoire ». « Nous avons demandé un médecin supplémentaire à temps plein » dit M. Reyt.. Le Centre Hospitalier est confronté, comme partout, au manque de médecins et à des aide-soignantes difficiles à trouver.

 Travaux

Les travaux de la nouvelle Clinique devraient être terminés à la fin de l’année 2005. Ils auraient coûté 10 millions d’euros pour lesquels la Clinique a obtenu une subvention de 2 millions. Si elle peut vendre ses bâtiments actuels à 1,8 ou 2 millions, cela aidera à son plan de financement. (ndlr : elle pourrait vendre ces bâtiments à la ville puisque le Conseil Municipal est prêt à tout acheter sans discernement. On y ferait un parking ?)

Au premier janvier 2004, le projet de restructuration du Centre Hospitalier prévoyait des bâtiments neufs et des transformations de bâtiments existants, pour 8 900 000 €. Une mission d’appui à l’investissement immobilier, a demandé de réduire les surfaces et le coût de 25 %. Du coup l’hôpital a décidé de réduire les bâtiments neufs et de réaménager davantage de bâtiments existants, ce qui augmente « l’indice de complexité » (donc les honoraires de l’architecte). Des travaux nouveaux ont cependant été programmés pour restructurer les urgences, et la radiologie. L’estimation atteint alors 9 300 000 euros, soit 400 000 € de plus qu’en janvier 2004 (et non 300 000 comme La Mée le laissait entendre la semaine dernière). Les travaux devraient commencer en avril-mai 2006 et durer 30 mois. (chiffres donnés par M. Reyt)

En ce qui concerne les radiologues, M. Reyt affirme qu’il n’est pas question de leur payer des astreintes. La signature de la convention devrait avoir lieu le mardi 11 octobre. Bonne nouvelle.

Pour les chirurgiens c’est une autre histoire. Une construction neuve leur est proposée (voir plan, n°6) en face de la radio (n°5) mais ils n’en veulent pas. Ils auraient bien voulu tout en façade ... de manière à faire disparaître l’hôpital public ?

Plan hôp

Des changements de locaux vont avoir lieu (voir plan ci-dessus) :
1.- nouvelle clinique (qui sera mise en service en fin d’année 2005)
2.- hall d’entrée (qui, à terme, sera commun à l’hôpital et à la clinique)
3.- Actuel bâtiment administratif qui sera utilisé pour donner plus de place aux consultations externes.
4.- actuelles consultations externes (qui s’étendront aussi sur l’emplacement du bâtiment administratif)
5.- radiologie (qui sera équipée de nouveaux matériels avec connections directes vers les bureaux prévus en 6)
6.- bureaux prévus pour les consultations des chirurgiens (mais ceux-ci n’en veulent pas !) .

Dans ce jeu de chaises musicales, l’administration de l’hôpital passera au deuxième étage, là où est actuellement la pédiatrie. Et un bâtiment neuf sera construit pour la pédiatrie, tout près de la maternité.

Les choses vont bouger dans les mois et années à venir !
BP  

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Ecrit le 7 décembre 2005

La Clinique rachetée par l’hôpital

L’hôpital rachète la clinique ........ ou plutôt rachète les bâtiments actuels de la Clinique Ste Marie, pour 1 820 400 €..

La décision en a été prise le 21 novembre 2005 par 9 voix contre 7. Les nouveaux bâtiments, qui se construisent pour la Clinique, ont un mois de retard, ils n’ouvriront qu’en février 2006, mais il y avait urgence : les actionnaires de la Clinique ont besoin d’argent, tout de suite !

Que va-t-on faire de ces bâtiments ? Ah, on ne sait pas ! Un projet doit être monté d’ici mars 2006.

L’ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation) promet : si le projet ne peut être monté, l’hôpital sera autorisé à revendre les bâtiments et la différence entre prix d’achat et prix de vente sera couverte par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation. Promesse ...... mais pas d’écrit. On sait ce que valent les promesses ! Lors d’un Conseil d’administration le 17 mai 2005, la DDASS avait promis deux postes d’aides-soignantes pour l’ouverture d’un nouveau bâtiment à la Maison de Retraite de Châteaubriant. Ce n’est toujours pas concrétisé ! Il y a maintenant des si, des mais, des pourquoi ......

Quoi , Quoi ?

Alors si vous avez des idées pour les bâtiments de la Clinique, faites-en vite la proposition au Directeur de l’hôpital : logements étudiants ? logements d’urgence ? logements de fonction ? Chambres de bonnes ? Maison des jeunes ? hôtel de passe ? Logements pour les élèves de l’école de soins infirmiers ? Tout est possible !

Mais peut-être que rien ne se fera car l’hôpital aura difficilement les moyens de payer des transformations sur une aussi grande surface, et ensuite de gérer cet ensemble immobilier qui n’entre pas dans ses compétences.

Mais la Clinique a besoin d’argent tout de suite .......

Comme dit la CFDT de l’hôpital : La Nouvelle équation du Jour... : c’est

RPP = RPPc + TPP

RPP = Rapprochement Public Privé
RPPc = Rien Pour le Public
TPP = Tout Pour le Privé »

 Une « Insolente santé » sur le dos de l’hôpital

Le lobby des cliniques vient de remporter une jolie victoire au Parlement en faisant voter quelques amendements au projet de loi de finances de la Sécu. Ces amendements accélèrent une réforme de la tarification, ruineuse pour les hostos

Objectif de cette offensive : favoriser les hôpitaux privés au détriment du public, malgré l’opposition du ministre de la Santé Xavier Bertrand.

En décembre 2003, le gouvernement avait adopté une réforme du financement des établissements de soins, avec la « tarification à l’activité », la TAA. : les hôpitaux seraient payés en fonction des actes qu’ils réalisent. (La TAA devait remplacer l’actuelle dotation globale).

Actuellement la part de TAA est de 25 % des recettes pour les hostos publics et de 100 % pour le privé. En. 2012, les deux secteurs devraient être au même niveau.

Cette réforme avait été réclamée par les patrons des hôpitaux publics. Mais, deux ans après son entrée en vigueur, tous ont la gueule de bois. Le ministère de la Santé a mis en place une grille des barèmes valable pour tous les hôpitaux publics.

« Personne ne sait comment cette grille a été établie, peste un directeur d’hôpital. Tout ce que l’on voit, c’est que les prix sont largement sous-évalués par rapport aux recettes. » . Conséquence : de nombreux hôpitaux sont financièrement au bord du gouffre.

[A Châteaubriant, depuis 4 ans, un déficit annuel est constaté, notamment sur la partie : dépenses de pharmacie. Il a été artificiellement compensé en 2005 par prélèvement de 500 000 € sur les crédits prévus pour les travaux. Le déficit cumulé est actuellement de 1.200.000€ qu’il faudra sûrement revoir à la hausse.]

 Corvées hospitalières

Et l’avenir est encore plus sombre. Le second volet de la loi de 2003 prévoit en effet l’instauration d’une tarification unique entre privé et public. Les prix pratiqués par les cliniques étant, pour l’instant, moins élevés que ceux du public, l’uniformisation des barèmes pourrait se traduire par une baisse des tarifs des hôpitaux publics et une augmentation de ceux du privé.

« Nous nous sommes fait blouser, fulmine un dirigeant du Syndicat des Cadres hospitaliers. Ces deux types d’établissement ne sont pas comparables, et le risque est énorme qu’à terme le privé se développe sur les dépouilles du public. » Réjouissant.

Comparer les hôpitaux publics et ceux du privé n’a, de fait, guère de sens.

Exemple : la plupart du temps les examens de laboratoire et de radiologie sont effectués à l’intérieur même de chaque hosto public alors que les cliniques envoient leurs patients vers des labos extérieurs. Les tarifs des premiers intègrent les salaires des toubibs tandis que les médecins des cliniques présentent leur feuille d’honoraires, qui s’ajoute au service facturé par l’établissement.

[A Châteaubriant c’est un peu différent, les examens de laboratoire se font tous à l’extérieur, dans un laboratoire privé. Privé mais pas toujours disponible ! Ce qui n’est pas sans poser de problème quand il faut attendre la venue du laborantin, la nuit en particulier. Cette attente peut être insupportable quand il s’agit du bilan sanguin préalable à un accouchement sous péridurale ]

[Les examens de radiologie se font au Centre Hospitalier de Châteaubriant avec des radiologues privés mais il est difficile d’avoir un radiologue en urgence pour certains examens. Il faut « vendre » son patient pour qu’il accepte de se déplacer. La nouvelle convention (signée le 1er Décembre 2005) devrait améliorer le temps de présence et donc la rapidité d’interprétation des radios ..... mais pour les déplacements la nuit, sur les temps d’astreinte, cela reste à voir]

Autre exemple : les assistantes de blocs opératoires du public sont obligatoirement des infirmières spécialisées. C’est bien le cas au Centre Hospitalier de Châteaubriant. Mais la loi, dans le privé, autorise les secrétaires et les épouses des chirurgiens à remplir cette fonction.

 Des pathologies différentes

Et surtout, les deux types d’établissement soignent des pathologies différentes. La sélection des patients devient de plus en plus évidente : la plupart des cliniques ferment leur secteur obstétrique, qui ne rapporte plus assez à leur goût, et, du coup, les femmes enceintes se retrouvent massivement à l’hôpital. Même topo pour la prise en charge des personnes âgées et des indigents, chaque hôpital devant financer des assistantes sociales sur son propre budget. Les créances non recouvrables sur des patients insolvables sont ainsi estimées à 80 millions d’euros pour les seuls hôpitaux publics d’Ile-de-France.

Au Centre Hospitalier de Châteaubriant, lors du Conseil d’Administration du 20 Octobre, une motion a été votée à l’unanimité : elle suspend les discussions avec la Clinique tant que les Chirurgiens n’auront pas pris la décision de venir ... comme prévu ... faire leurs consultations sur le site hôpital-clinique.

Finalement les chirurgiens du privé se sont engagés ... enfin ... à venir consulter dans les locaux ... à construire ... prévus à cet effet.

Hopital-achete-clinique
L’Hôpital achète ces bâtients de la Clinique
Hopital-Clinique
clinique-Hopital

Pour le Centre Hospitalier de Châteaubriant les créances impayées se montent à un peu plus de 3000 euros. C’est pas ça qui grève le budget !

[Autres différences : la Clinique à Châteaubriant ne s’occupe que de chirurgie, ce qui est fort rentable. En revanche le Centre Hospitalier prend en charge l’obstétrique et un certain nombre de personnes en situation de grande dépendance : cela nécessite beaucoup de personnel pour des soins peu cotés.

La Clinique n’a pas d’Assistante Sociale, contrairement au Centre Hospitalier qui en possède deux, celles-ci ont un rôle important entre autre pour trouver des lieux de placement ...]

Passons sur les services d’urgences, la formation, les actions de santé publique (la prévention de la grippe aviaire, par exemple), qui reviennent aux hostos et rarement aux cliniques...

 One manne show parlementaire

Forts de tous ces arguments, les dirlos des hôpitaux publics souhaitaient que le gouvernement se donne le temps de la réflexion avant de pousser plus avant la réforme de la « tarification à l’activité » et l’uniformisation des tarifs avec le privé. Sans le crier sur les toits, le ministre Xavier Bertrand se disait sensible à leur détresse.

Manque de pot : un amendement voté sous la pression des députes du lobby (dont, comble de l’infortune, certains sont par ailleurs des mandarins dans les hostos publics) ligote le gouvernement en imposant que « la convergence » des tarifs entre public et privé soit réalisée à 50 % en 2005. Les sénateurs en ont remis une louche le 17 novembre avec la deuxième étape : 75 % en 2010.

Ces votes viennent couronner une série de somptueux cadeaux au privé. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de l’hospitalisation, le plan 2007 de modernisation des établissements de soins accorde une part de la manne publique (16 % du total) aux cliniques à but lucratif.

Ce beau geste s’ajoute à une centaine de millions d’euros refilés en douce au privé en 2003, comme l’a révélé un rapport de la Cour des Comptes en septembre 2004.

Du coup les cliniques qui criaient famine il y a peu, commencent à trouver leur métier de plus en plus crémeux. La Générale de santé poussait ainsi un grand cocorico le 3 novembre en annonçant un chiffre d’affaires en hausse de 12,6 % en un an.

« Aux députés libéraux,
la clinique reconnaissante »

(A partir d’un article de Alain Guédé, Le Canard Enchaîné du 23 novembre 2005).

 Des hostos en mort clinique

Plus de la moitié des hôpitaux publics ont terminé l’année 2004 en déficit. Aujourd’hui, à en croire les syndicats hospitaliers, les deux tiers sont dans le rouge. Avec parfois des chiffres qui donnent le vertige. Le CHU de Toulouse, quatrième hôpital de France, accuse ainsi un déficit de 36 millions alors que son activité s’est accrue de 4 % par rapport à 2004.

Pour tenter de contrôler le dérapage de leurs dépenses, les hôpitaux publics compressent les frais de personnel. Les conséquences peuvent prêter à sourire parfois, comme dans ce petit hôpital de Bayeux (Calvados) où l’une des deux infirmières-cadres a été mutée à l’accueil. Inutile de chercher un vigile : le personnel de sécurité a été remercié et ce sont les brancardiers qui font le boulot.

Plus ennuyeux, à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux, il manque six infirmières et six aide-soignantes pour faire tourner le service, flambant neuf, de dialyse. Un jour sur deux, un bon tiers de ses 34 lits sont fermés. Orthopédie, réanimation, urologie : pratiquement tous les services sont touchés. Dans le même temps, les cliniques privées ouvrent des lits et raflent les actes de chirurgie les plus rentables.

[A Châteaubriant, une opération budgétaire a « pompé » 300.000 € sur le compte « personnel » pour l’injecter sur le compte « dépenses pharmaceutiques » ... d’où manque de financement pour les remplacements de personnel et création d’un autre déficit....]

(à partir d’un article du Canard Enchaîné du 23 novembre 2005).

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Ecrit le 7 décembre 2005 :

 CHS de Blain

Une menace planait sur le Centre Hospitalier de Blain (820 salariés) : il aurait pu être reconstruit plus près de Nantes.

Le Conseil d’Administration de l’établissement, réuni le 30 novembre, a décidé à l’unanimité une réhabilitation sur les 120 ha du Pont-Piétin. D’ici 5 ans ? L’ARH(agence régionale de l’hospoitalisation), s’est engagée à respecter ce choix.

En matière de transports, une desserte quotidienne sera organisée à partir de Nantes.

Il est déjà difficile de créer des emplois en zone rurale. Qu’on laisse au moins ceux qui s’y trouvent.

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Ecrit le 4 janvier 2006 :

 A l’hôpital, la prise en charge des malades se simplifie

Depuis un an, les patients du Centre Hospitalier de Châteaubriant n’ont plus à effectuer des formalités d’entrée. En effet, ils n’ont plus à s’arrêter au bureau des admissions pour déclarer leur arrivée ni à y revenir à l’issue de leur consultation ou hospitalisation. Toutes les formalités, médicales et administratives, se font désormais dans un seul lieu, le secrétariat du service concerné.

 Un meilleur accueil

Ce changement simplifie beaucoup le passage à l’hôpital et semble évident à tous maintenant qu’il est opérationneL Beaucoup de patients n’ont même pas perçu la différence, preuve que ce nouveau circuit, plus rapide, est très naturel,

Mais sa préparation a nécessité de nombreuses adaptations. Bien sûr il a fallu déplacer les agents concernés, s’ouvrir aux contraintes des différents métiers mis en présence. il a fallu aussi adapter les outils informatiques. Ces modifications permettent en un seul lieu d’assurer la meilleure réponse possible aux besoins des patients, qu’ils soient d’ordre médical ou administratif.

 Une expérience unique en France

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces modifications constituent une expérience unique en France : aucun autre hôpital ne les a menées dans l’ensemble de ses services.

 Des paiements simplifiés

Dernière facilité offerte aux patients : pour suivre l’évolution actuelle des modes de paiement, chacun pourra bientôt payer la part qui lui revient par carte bancaire lors de son passage à l’hôpital y compris lors d’un passage aux urgences,

Référents sur ce dossier :
Hélène Dilange, cadre chargé de l’accueil
Benoît Gauthier, directeur adjoint


Note du 18 mars 2009

 Cliniques Nantaises

En marge des réunions de quartiers on a appris que les Cliniques Nantaises pourraient racheter la Clinique Ste Marie, toute neuve, installée auprès de l’hôpital. Signature attendue pour avril.