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Hôpital : attention aux maladies nosocomiales


Ecrit le 8 novembre 2006

 Le réseau CORHYLIN

Dans les établissements hospitaliers, comme dans les maisons, il y a des agents infectieux partout : des bactéries, des champignons, des virus !

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Docteur N
Réseau Corhylin

D’où viennent ces agents ? De partout ! Des poussières, de l’air extérieur, de l’eau et des êtres vivants. Cela peut être des particules animales (squames cutanées), ou de la flore d’origine humaine par l’intermédiaire des mains, du cuir chevelu, des aisselles, des sécrétions nasales, de la salive, etc. Brr... quand on y pense !

Ces micro-organismes, invisibles à l’œil nu, peuvent vivre longtemps, quelques heures, quelques jours. La plupart d’entre eux se fixent sur des supports solides. Lorsqu’une personne est infectée, tout peut l’être autour d’elle : lit, matelas, sols, téléphone, mobilier, sanitaires, poignées de porte, dossier médical, brassard à tension, etc. Brr... quand on y pense !

Et quand ils sont sur des surfaces, ces micro-organismes, ils repartent en suspension dans l’air ou se communiquent aux mains du personnel soignant ... pour retourner contaminer les patients !

Heureusement ces micro-organismes infectieux ne sautent pas sur le pauvre monde comme des puces sur les chiens et une étude a pu montrer qu’ils ne contribuent que de façon négligeable aux infections dites « nosocomiales ». Ouf ! On respire.

Malgré cela, pour éviter tout risque, les établissements hospitaliers sont très vigilants sur les mesures d’hygiène. Un réseau CORHYLIN s’est créé en 2000 autour du CH de Châteaubriant, sur impulsion de l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation).

Sous la présidence d’Emmanuelle Ninin, il regroupe 14 établissements sur trois départements (Loire Atlantique, Maine et Loire, Ille et Vilaine) et notamment le centre hospitalier de Châteaubriant, la clinique Sainte Marie - des hôpitaux locaux : Nozay, Plessé, Pouancé, Candé, Grand Fougeray et sept maisons de retraite dont Derval, Issé mais ni Rougé, ni St Julien de Vouvantes, ni Moisdon la Rivière.

Ce réseau a pour ambition de mutualiser l’expertise en hygiène (formation des personnels soignants, lutte contre la diffusion des bactéries multi résistante). Il a organisé une journée Hygiène à Nozay le 19 octobre et projette, pour 2007 une journée d’hygiène grand public.

 Transmission croisée

Pour prévenir la transmission croisée des micro-organismes infectieux, les établissements hospitaliers sont vigilants sur le nettoyage, sur l’évacuation des salissures et produits utilisés et sur l’application finale d’un désinfectant. Dans chaque établissement les locaux ont été classés selon leur degré de risque.

– Zone 1 - zone minimum : bureaux, locaux administratifs
– Zone 2- risque faible : circulations, consultations externes, maternités.
– Zone 3 - haut risque : pédiatrie, soins intensifs, urgences, blocs obstétricaux
– Zone 4 : très haut risque : blocs opératoires, brûlés, néonatologie, immunodéprimés.

De plus, le réseau insiste sur des précautions habituelles : lavage des mains, port de gants, tabliers ou masques, petit matériel réservé au patient, etc

 Nettoyage Humide

En ce qui concerne les établissements hébergeant des personnes âgées ; le réseau CORHYLIN recommande un nettoyage humide des surfaces hors sols, et un balayage humide avant lavage des sols, une tenue propre à manches courtes, cheveux attachés, absence de bijoux, gants de ménage nominatifs et tabliers plastique à usage unique. Comme matériel : des lavettes, gazes ou bandeaux de lavage, à usage unique ou réutilisables, mais en changeant de chiffonnettes entre chaque chambre.

Une conférence sur les maladies nosocomiales



NOTES:

Que veut dire CORHYLIN ?

Au Cœur de l’Ouest un Réseau d’HYgiène et de Lutte contre les Infections Nosocomiales