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Hôpital : Ni hélicoptère, ni directeur

Ecrit le 19 septembre 2007

 Hélicoli ... hélicopala

On sait que le Sarkhélicomobile ne se posera pas près de l’hôpital. Non, ce n’est pas la crainte, pour Nicolas, de passer pour un malade. C’est simplement que l’aire d’atterrissage du centre hospitalier ne semble plus homologuée par l’aviation publique, du moins pour la nuit : les peintures au sol sont à refaire, l’éclairage est insuffisant et surtout il y a des arbres trop proches dans le parc François Mitterrand. Un dossier d’homologation a été déposé à la Préfecture. En attendant, en cas d’urgence, il arrive que l’hélico se pose sur un terrain de foot dans la cité scolaire.

Que va faire le nouveau directeur ? On s’était étonné d’apprendre que le directeur de l’hôpital de Redon avait obtenu une prime, et que celui de Châteaubriant n’en avait pas obtenu. C’est que .... Il n’est plus en fonction. Il y a maintenant, à l’hôpital de Châteaubriant, un nouveau directeur. Ou du moins un directeur par intérim, M. Pierre Vellot, qui dirige déjà les hôpitaux de Challans, Machecoul et l’Ile d’Yeu. Du fait d’un emploi du temps très chargé, il ne vient à Châteaubriant que le mercredi. En hélicoptère peut-être ?

 26 lits, pas pour roupiller

Le personnel attend des décisions importantes. En effet 26 lits vont ouvrir en médecine interne, à Châteaubriant, souvent pour des cas lourds, ou pour des personnes en fin de vie. Des aménagements très réduits ont été faits, par exemple en supprimant une salle de repos du personnel. Et du personnel supplémentaire était demandé : une infirmière de nuit et des aide-soignantes pour le jour. Mais rien du tout. Pour prendre en charge les malades, correctement, le personnel devra donner encore plus. Lorsqu’il arrive à la limite de l’épuisement, est-ce mieux pour les malades ?

 Ondam non !

Fait assez rare, les dépenses de santé en France, en 2006, ont moins progressé que le PIB (produit intérieur brut) grâce à une décélération des dépenses des hôpitaux.. Alors que les moyens alloués à l’hospitalisation à but lucratif ont considérablement progressé en 2006 en raison de l’augmentation très rapide du volume d’activité de ce secteur, l’hôpital public a, lui, tenu ses engagements en restant dans l’épure définie par le Parlement. Parallèlement, la médecine libérale a dépassé de façon importante l’objectif qui lui était assigné.

Le SNCH (syndicat national des cadres hospitaliers) demande une loi-programme pour l’hôpital et un ONDAM réaliste (ONDAM = (Objectif national de dépenses d’assurance maladie).

Le SNCH dénoncera toute démagogie consistant à faire payer par l’hôpital public les dérapages d’autres acteurs de santé.