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Châteaubriant : un hôpital nommé Plaisir

Ecrit le 23 janvier 2008

Cérémonie des vœux, inhabituelle, mercredi 16 janvier 2008 à Châteaubriant. Oh bien sûr il y a eu les traditionnelles médailles, les traditionnels départs en retraite, la traditionnelle galette. Ce qui fut moins traditionnel : le contenu des discours.

M. Pierre Vollot, directeur intérimaire depuis 5 mois, a brossé une analyse du Centre Hospitalier de Châteaubriant à partir de ce qu’il a vécu. « Vous avez ici trois atouts importants : une communauté hospitalière, des outils performants et des alliances intéressantes. Et deux défis à relever : le défi de la qualité et le défi financier ».

 Trois atouts au centre Hospitalier de Châteaubriant

M. Vollot dit avoir été heureux d’échanger avec les médecins hospitaliers « qui assument leurs responsabilités, animent leur équipe et se projettent dans l’avenir » - et avec des personnels très motivés « dont les représentants sont soucieux de l’intérêt général ».

En ce qui concerne les équipements, « il est rare d’avoir à la fois une maternité de niveau 2, un institut de formation en soins infirmiers, un service de soins intensifs en cardiologie et un bloc opératoire neuf » (ce dernier avec la Clinique). Ce sont des éléments attractifs pour la population et pour le recrutement de médecins.

Les alliances ? Elles sont multiples.

– Avec la Clinique Sainte Marie d’abord. M. Vollot a confirmé la signature d’une convention assurant le passage des chirurgiens viscéraux aux urgences et, bientôt, l’installation des praticiens de la clinique dans les nouveaux locaux réalisés pour leurs consultations. Il reste à signer une convention avec les chirurgiens orthopédistes.

– avec le CHU de Nantes, en particulier pour que les médecins urgentistes de Nantes viennent travailler à Châteaubriant de façon pérenne.

– avec le centre de cancérologie René Gauducheau. « Pour proposer à Châteaubriant une offre égale à celle qu’on trouve à Nantes ».

M. Vollot a évoqué aussi les alliances à consolider avec les médecins généralistes de la ville (notamment par l’intermédiaire du CAPS, c’est-à-dire de la permanence de soins du week-end), et la mise en place de filières gériatriques s’étendant jusqu’à Nozay et Pouancé. « Il y a enfin l’alliance avec la population, qui doit être fière de son centre hospitalier » a -t-il dit.

M. Vollot, Mme M

 Deux défis

Enfin il a signalé deux défis, apparemment relevés :
– le défi de la qualité : « les experts visiteurs, venus en octobre, doivent rendre leur rapport. Il sera sans doute bon. Ils ont été intéressés par l’évaluation des pratiques professionnelles ».
– le défi financier : « le déficit se résorbe peu à peu. L’hôpital a engagé une modernisation de ses bâtiments. Il faudra être vigilant pour ne pas aggraver les choses. Enfin le passage à la tarification à l’activité va donner à l’hôpital des recettes dépendant de son activité »

 Circuit du médicament

Une organisation se met en place pour assurer le contrôle automatique des prescriptions (pas de médicaments incompatibles) et la coordination entre les services. Un demi-pharmacien et un préparateur en pharmacie vont travailler la préparation des chimiothérapies et informatiser la prescription et la distribution des médicaments de l’ensemble de l’hôpital.

 Soins infirmiers : Mme Munch

Mme Irène MUNCH, qui a dirigé l’IFSI pendant 3 ans (en faisant tous les jours l’aller-retour Châteaubriant-St Nazaire !) a trouvé un poste plus près de son domicile. Elle part donc, non sans avoir exprimé le plaisir qu’elle a eu de travailler à l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), avec toute l’équipe éducative (ensei-gnants, administratifs, agents de service), avec le personnel infirmier de l’hôpital toujours prêt à accompagner les étudiants motivés. « On parle beaucoup de l’enclavement de Châteaubriant, mais c’est un atout pour nos étudiants en favorisant la cohésion de leur groupe ». [On sait que les étudiants de Châteaubriant, lorsqu’ils partent en stage vers Nantes, sont remarqués pour la qualité de leurs actes techniques et pour leur attention aux autres, qu’il s’agisse des malades ou du personnel qui travaille avec eux].

 + 3 % ou - 13 % ?

Pour M. Airaud, Président de la Commission Médicale d’Etablissement, 2007 a vu le renforcement de l’équipe mobile gériatrique, de l’équipe de soins palliatifs, et du service addictologie avec attribution de postes. Des lits de sevrage aigu ont été attribués, mais sans moyens supplémentaires. L’équipe de sécurité du pôle santé a été financée. Six lits ont été attribués à la Médecine interne avec renfort de personnel médecin et infirmier.

Des médecins sont partis (retraite ou mutation), d’autres sont arrivés. « Nous travaillons avec le CHU de Nantes pour juguler les problèmes de démographie médicale » a dit le Dr Airaud qui a parlé de « fidéliser les urgentistes nantais qui vont sortir de formation en 2008 » et de « collaboration fructueuse de chirurgiens gynécologiques pour la permanence des soins et les interventions en maternité. Le Professeur Philippe, chef de service de la maternité du CHU, est même venu prendre une garde à Châteaubriant ». Selon le Dr Airaud il y aurait une volonté concrète du CHU d’aider au développement du centre hospitalier de Châteaubriant.

En ce qui concerne l’activité, il y a eu augmentation de 3 % des passages aux urgences (13 737 passages en 2007) - et tassement de l’ensemble des autres secteurs. Par exemple la maternité de Châteaubriant a compté 686 naissances en 2007 contre 792 en 2006. Cela fait une diminution de 13 %.

 Les voeux de la CFDT

Pas invitée à s’exprimer, la CFDT a formulé des vœux par affichage.

– secteur personnes âgées : la CFDT souhaite la signature d’une convention tripartite pour la reconnaissance des 34 lits « Alzheimer   », et la pérennisation des emplois aidés dans ce secteur.

– secteur gynéco-obstétrique : la CFDT souhaite le recrutement d’un chirurgien gynéco suite au départ en retraite du docteur Lucas.

– vente des anciens locaux de la clinique et exonération de la taxe foncière
– maintien des 35 heures et des jours RTT
– diminution de la précarité et stagiarisation des contractuels
– stabilité et renforcement du personnel médical
– respect des conventions signées avec la Clinique et les radiologues
– reconnaissance des lits de soins palliatifs en Médecine Interne avec des moyens adaptés.

M. Hunault, Mme Sa

La nouvelle directrice, Mme Sanson, saura que le personnel souhaite une Direction stable et un dialogue social constructif - et un budget à la hauteur des ambitions pour un hôpital de proximité efficace et de qualité.