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Concertation et mobilité

Ecrit le 28 novembre 2018

Eh oui, la concertation ça fonctionne ! A l’occasion de la préparation du programme « Cœur de Ville », la municipalité de Châteaubriant et la Com’Com’   ont invité la population à débattre sur des thèmes généraux que l’on peut retrouver ici :
voir le site CDV

Une cinquantaine de personnes se déplacent à chaque fois, réparties en plusieurs tables, et ça discute, et ça propose ! C’est pas comme les réunions de « secteur » où tout est tendu, contraint, bloqué. Un détail cependant : le maire de Châteaubriant ne participe pas aux discussions et il n’y a guère d’élus de sa majorité.

Le 22 novembre, il était question de l’accès au centre-ville. Qui vient au centre-ville et pourquoi ? Les réponses diffèrent selon qu’on est : résident du centre, commerçant, consommateur ou touriste.

Des observations ont été faites sur la place du vélo et sur la dangerosité des rues. « Pour circuler à vélo à Châteaubriant, faut oser  ! ». Les cyclistes voudraient utiliser les sens interdits. L’article R.110-2 du code de la route les y autorise dans les voies de circulation classées en « zone 30 » sauf si le maire en a décidé autrement (et justement à Châteaubriant le maire en a décidé autrement) pourtant cette mesure évite aux cyclistes de faire des détours en utilisant des axes plus dangereux…. La circulation cycliste au Rond-Point de la Grenouillère a été évoquée de même que Place de la Motte, « mais la Place de la Motte on n’en parle pas, c’est un sujet qui fâche ! ».

L’accès au centre-ville serait facilité si le transport « Lila à la demande » voulait bien y déposer les voyageurs – et si les trottoirs du centre-ville étaient plus praticables. Or la plupart du temps ils sont étroits, en pente (des fois vers la droite, des fois vers la gauche) avec des trous, des bordures cassées, voire encombrés par des poubelles non ramassées ou des panneaux publicitaires, ou des voitures mal garées. Les environs de La Poste sont révélateurs à ce sujet. «  Quand les enfants étaient petits, j’évitais de venir dans le centre  » dit une dame.

On circule assez facilement en voiture à Châteaubriant mais pour les habitants du centre c’est galère, surtout pour le stationnement résidentiel ou même pour le déchargement des achats. Même chose pour les cyclistes. « Mon vélo, je le monte chez moi au second étage  » dit un habitant.

Le centre-ville est bien adapté aux événements, braderies, marché, fête de la musique, fêtes de noël, etc, mais pour les commerçants c’est plus difficile : garer les voitures des commerçants, de leurs salariés et des clients. C’est plus difficile encore quand le commerçant doit se déplacer souvent dans la journée, par exemple pour dépannage ou livraison à domicile.

La difficulté est donc de trouver comment concilier tous les usages du centre-ville, sans créer de conflit.

L’accueil des touristes et visiteurs de passage est mal pris en compte à Châteaubriant. L’accueil par la gare est peu incitatif, il y a même des pancartes qui tournent le dos aux visiteurs. L’accès au centre-ville n’est pas balisé de façon agréable, les parcs de stationnement ne sont pas signalés dans l’hyper-centre et l’hyper-centre lui-même n’est pas mis en valeur. Des idées ont été émises, comme de faire une entrée de ville par la rue Henry Dunant avec des commerces attrayants, et un pôle de services. La Place des Terrasses aurait bien besoin d’être redessinée ! (voir photo … rêvons un peu).

Châteaubriant s’est un peu animée avec la possibilité donnée aux bars d’installer des terrasses, mais ce sont les espaces de rencontre qui manquent à Châteaubriant. Dans cette ville, on passe, mais on ne flâne pas, on ne rencontre pas grand monde. C’est un peu triste. La réflexion collective pourra-t-elle faire émerger des idées ?

L’opération Cœur de Ville pourrait conduire à l’achat de certains immeubles, ou au soutien des investisseurs pour que soient réalisés des ravalements de façades, du mobilier urbain attractif, des espaces de rencontre, des pôles attractifs répartis régulièrement tout au long de l’itinéraire : équipements, repères, attractions.

Une démarche volontariste de lutte contre l’habitat indigne dans le parc privé devrait pouvoir être engagée pour empêcher la dégradation du patrimoine privé par manque d’entretien, notamment dans l’axe ancien de la ville (Grand Rue et Rue de Couëré) pour redonner de l’attractivité à ces rues qui, potentiellement, ne manquent pas de charme ! Y faire revenir une population plus familiale, des équipements et des commerces… vaste programme !

Les rues peuvent être vivantes de jour comme de nuit (rêvons !) si une haute qualité de vie est possible à chaque instant pour tous les usagers de l’espace public et notamment pour les piétons. La coexistence d’immeubles, de magasins et de restaurants y contribuerait.

L’association Véli-Vélo propose de …. développer la marche à pied. Plusieurs points sont à prendre en compte : la facilité du trajet, la distance à parcourir, les alternatives de transports offertes, le motif du déplacement, la sécurité, le confort et l’attractivité de l’itinéraire, l’accessibilité de la destination.

Tout cela est de la responsabilité des décideurs (commune, Com’Com’  ) bien sûr, mais aussi des citoyens si on sait prendre le temps d’écouter leurs idées, tout au long du processus de réflexion. La précipîtation en la matière serait mauvaise conseillère …