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ADAPEI

Page 65

(écrit le 1er janvier 2003)

Allocations en baisse !

Il s’appelle Jean Cohonner. Il a 51 ans et un fils polyhandicapé à la suite d’un accident cérébral. L’homme s’occupe de son fils et percevait jusqu’à maintenant une AES (allocation d’Education Spéciale) de 914 euros par mois, depuis 1993.

Oui mais cet homme est seul. Il faut bien qu’il dorme, fasse les courses et la cuisine, ce qui l’empêche d’être 24 h sur 24 à côté de son fils. Alors, en raison d’un décret signé le 29 mars 2002, du temps où Elisabeth Guigou était ministre de la santé, l’allocation versée au père va être réduite à 487 € par mois (cela fait descendre de 6000 F par mois à 3200 F).

« Une trentaine de familles sont dans le même cas dans le Morbihan et 120 sont touchées par une baisse des allocations spéciales » a déclaré à Ouest-France la secrétaire adjointe de la Commission départementale d’Education Spéciale.

Et combien dans d’autres départements ?

On pourra toujours dire que la mesure a été prise par une ministre socialiste. Mais on a vu le gouvernement Raffarin annuler des décisions votées précédemment (par exemple en matière de droit du travail, lorsque cela avantage les employeurs).

Là, étrangement, rien n’a été fait ...



Ecrit le 28 mai 2003

Bilan 2002 de l’ADAPEI

L’ADAPEI (association des amis et parents de l’enfance inadaptée) gère des établissements pour personnes atteintes d’une certaine déficience intellectuelle « Mais nous ne sommes pas seulement des gestionnaires, sous-traitants de l’action publique. Nous avons le souci que toutes les familles trouvent un accueil adapté » a dit le président Pierre Urvoy.

IME Les Perrières

Il existe à Châteaubriant un IME (institut médico-éducatif) pour les plus jeunes. Depuis deux mois il a un nouveau directeur, Jacky Millet, qui en est encore à sa période de découverte, satisfait des locaux et du personnel « riche de potentialités et d’expériences ». L’accueil et le suivi des enfants et adolescents est de qualité. « Un seul point noir, et de taille : il reste le poste non pourvu de médecin psychiatre. L’emplacement géographique de Châteaubriant n’en facilite pas la recherche »

CAT : Ateliers de la Mée

Le Centre d’aide par le travail (CAT), qui a inauguré ses nouveaux locaux en janvier 2001, prévoit :
– en juin prochain le transfert de l’atelier menuiserie
– puis la réfection de la toiture du bâtiment en pierres permettant à l’atelier logistique et stockage d’être opérationnel. Le dossier « avance remboursable » du Conseil Général va enfin se concrétiser.
– pour 2004 la perspective d’installer l’atelier d’insertion en entreprises dans le complexe économique que la communauté de communes va construire sur le site des friches Huard actuellement en démolition rue des Vauzelles.

Le CAT lance aussi « SACAT » c’est-à-dire « Section annexe du CAT » s’adressant à des personnes de santé insuffisante, qui éprouvent un désintérêt pour les travaux d’atelier, ou qui vieillissent ou à l’inverse manquent encore de maturité. Il alternera un mi temps de travail au CAT, et un mi-temps d’expression ludique, artistique ou sportive.

Une « année » sans moyens

Le CAT (Centre d’aide par le travail) est donc un bon établissement à Châteaubriant mais malheureusement, bien que 2003 soit classée comme « Année européenne des personnes handicapées », les moyens budgétaires vont en diminution d’année en année. Et ce n’est pas l’activité « production » qui peut arranger les choses : il y a eu plusieurs semaines sans travail dans deux ateliers du CAT ces derniers mois. « C’est une situation très désagréable qui illustre le niveau du combat qu’il faut encore mener aujourd’hui à tous les niveaux pour faire reconnaître le droit pour les personnes handicapées à avoir une place dans notre société. » a dit le directeur René Henriquet. Le CAT a cependant des motifs de satisfaction, comme le partenariat avec le Collège de la Ville aux Roses.« On a appris à connaître les personnes handicapées et c’est plus facile d’aller vers elles » a commenté un collégien. Autre satisfaction : le succès de la troupe de théâtre qui va notamment être retenue pour les vœux 2004 du Conseil Général, et participera à un festival à Ajaccio en octobre 2003.

Voir aussi CAT

Hébergement

Depuis le début de l’année 2000, l’ADAPEI cherche à construire de nouveaux locaux d’hébergement pour les personnes handicapées. « La municipalité de Châteaubriant se mobilise pour proposer un terrain. Deux organismes sociaux ont donné leur accord pour être promoteurs du projet. Nous nous orientons vers un habitat pavillonnaire (4 à 5 personnes par maison), où chacun pourrait disposer d’une chambre, et comprenant également un espace cuisine et des sanitaires. Dans chaque maison seraient communs la salle à manger / cuisine, la lingerie, le garage et un espace rangement. Les locaux d’accueil institutionnels seraient réunis dans un pavillon complémentaire. ».

Une question est apparue : un accueil de jour pour les personnes handicapées qui se trouvent au foyer ou à leur domicile dans la journée, par suite d’arrêt de travail, récupérations, congés annuels, temps partiels thérapeutiques ou non, .... « L’absence de personnel éducatif pour faire face à ces situations devient critique. ».

La section « hébergement » réfléchit aussi à la prise en charge des personnes handicapées vieillissantes , mais n’envisage pas de créer sa propre structure dans la mesure où le Foyer Occupationnel de Châteaubriant, qui a maintenant un directeur autonome, veut augmenter le nombre de places d’accueil (16 à 24 de plus) et diversifier les accompagnements.

Il a déjà été question d’accueil temporaire l’an dernier. L’ADAPEI a pris la décision de préparer un dossier de demande de création. Mais ce n’est pas pour demain.

« Nous aussi »

Le 5 novembre 2002 s’est constituée l’association « Nous aussi » : association d’auto-représentation des personnes handicapées intellectuelles, qui souhaitent que nul ne parle ou décide à leur place. Pierre Urvoy, qui a pu assister à leur assemblée constitutive, raconte : « Ces personnes à l’élocution parfois difficile, qui sont encore facilement méprisées ou regardées avec suspicion ou peur, ces personnes donc, ont fait la preuve de leur capacité de réflexion et de proposition. Il y régnait un mélange de sérieux, de joie et de fierté. J’y ai entendu des paroles fortes : Nous aussi on existe, nous aussi on a des idées, nous aussi on a des capacités !

J’y ai entendu des paroles de bon sens : Nous Aussi « ne se fait pas contre les familles, elles nous ont donné la vie ! ». Nous Aussi « ne se crée pas contre les professionnels : Ils nous aident à vivre chaque jour ! »

Lors de la constitution de cette association « Nous aussi », a été adoptée la charte de l’accompagnement de la personne handicapée intellectuelle. : « Les personnes handicapées intellectuelles souhaitent changer leur regard sur elles-mêmes et faire changer le regard de la société, vers plus de tolérance et de respect. Elles souhaitent que soient mises en avant leurs capacités et leurs compétences, plutôt que leurs déficiences. ». L’ADAPEI s’est engagée à accompagner les personnes handicapées intellectuelles dans cette démarche. C’est assurément une belle aventure.

Bienvenue en Hollande

Quand vous attendez un enfant, c’est comme si vous prépariez des vacances en Italie. Vous êtes tout excités. Vous achetez un tas de guides touristiques. Vous apprenez quelques phrases en italien afin de pouvoir vous débrouiller, et, quand le moment arrive, vous faîtes vos bagages et vous pour rendez à l’aéroport - pour l’Italie. Seulement quand vous atterrissez, l’hôtesse vous dit : Bienvenue en Hollande ! Vous vous regardez, incrédules scandalisés, en disant : « En Hollande ? » De quoi parlez-vous ? J’ai réservé pour l’Italie ! ».

On vous explique qu’il y a eu des changements et que vous avez atterri en Hollande, que vous devez y rester. « Mais je ne sais rien de la Hollande :je ne veux pas y rester ! » dites-vous .

Mais vous y restez. Vous sortez et achetez quelques nouveaux guides, vous apprenez de nouvelles phrases et vous rencontrez des gens dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. La chose la plus importante est que vous n’êtes pas dans un quartier sale où règnent la peste et la famine. Vous êtes simplement dans un endroit différent de celui que vous aviez imaginé. Le rythme y est plus lent et moins tapageur qu’en Italie, mais quand vous y êtes depuis un petit moment, et que vous avez l’occasion de reprendre votre souffle, vous commencez à découvrir que la Hollande a des moulins à vent. La Hollande a des tulipes. La Hollande a même des Rembrandt.

Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie et en reviennent. Ils se vantent tous du bon temps qu’ils ont eu là-bas et pendant le reste de votre vie vous direz : « Oui, c’est là que j’allais. C’est ce que j’avais prévu ! ». le chagrin que vous en ressentez ne s’effacera jamais. Vous devez accepter cette peine parce que la perte de ce rêve, la perte de ce projet est très importante. Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer le fait de ne pas être allés en Italie, vous ne serez jamais libres de profiter des choses très spéciales et très jolies que l’on trouve en Hollande.

Ce texte a été dit en introduction de l’assemblée Générale des Parents et Amis de l’enfance Inadaptée. Il est de Diane Crutcher, mère d’un enfant « trisomique 21 ».



Ecrit le 17 septembre 2003

Chiens d’assistance :

A la Foire de béré 2003 Jean Noël Cornuaille est venu présenter aux jeunes la moto de compétition qui a fait « le Dakar 2003 » et fera « Le Dakar 2004 » (départ de Clermont-Ferrand le 1er janvier 2004, sous le numéro 44). http://www.dakar.com

Cet amateur (au bon sens du terme) a répondu aux questions des jeunes sur son propre entraînement physique, sur la préparation de la moto, et sur son financement. Ce fut l’occasion d’entendre parler, avec passion, des chiens spécialement formés pour aider les personnes handicapées en fauteuil roulant (ils sont appelés à mémoriser 53 ordres : ramasser un papier par terre, aller chercher des médicaments, ouvrir une porte, etc. Ils assurent surtout un lien naturel entre les humains sur leurs deux jambes et les humains sur deux roues). Il s’agit de l’association ANECAH (association nationale d’éducation de chiens d’assistance pour handicapés). A propos, n’est-il pas plus intéressant de parler de ces chiens d’assistance que de voir des dogues de surveillance (inutile) à la porte des grands magasins castelbriantais ? Les premiers sont des vrais amis de l’homme. Les seconds sont des agresseurs rien que par leur présence.

(l’association ANECAH a un site internet)


Ecrit le 12 octobre 2004 :

 Handicap et dignité : les 40 ans de l’ADAPEI

1964 ... Ils, ou elles, s’appelaient Jean-Michel, Mireille, Frédérique, Jean, Joël, Paul, Yann ... Leur point commun : une situation de handicap mental. Ils étaient en âge d’être scolarisés mais en ce temps-là aucune école ne les accueillait et aucune structure spécialisée n’existait dans le pays de Châteaubriant   pour leur offrir un enseignement, une éducation adaptée. Jusque-là ces enfants « pas comme les autres » restaient à la maison pour la plupart.

Tout était donc à faire dans ce domaine dans la région de Châteaubriant, alors, en cette même année, des familles se rencontrent et décident de mettre leurs soucis et leurs efforts en commun, de créer une association pour étudier et défendre les intérêts moraux et matériels des enfants déficients. Le premier travail de l’association est l’ouverture, en décembre 64, d’un premier établissement pour l’accueil des enfants d’âge scolaire. Depuis 40 ans l’association ADAPEI (association des amis et parents de l’enfance inadaptée), grâce au dynamisme de ses membres et avec de nombreux soutiens, a pu développer les établissements et services qui existent aujourd’hui.

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CAT

Le bureau de la Section a décidé de fêter ce 40e anniversaire et l’ADAPEI de Loire Atlantique fait son rassemblement annuel à Châteaubriant à cette occasion le jeudi 14 octobre 2004.

 La section ADAPEI de Châteaubriant et l’ADAPEI 44 invitent le 14 Octobre 2004 :

– De 12 h à 16 h à la Halle de Béré  

Rassemblement départemental des établissements et sections de l’ADAPEI 44 à Châteaubriant pour la JOURNÉE DE LA DIGNITÉ :

Pique-nique suivi d’une course-relais avec la participation de 420 scolaires de Châteaubriant (dont 150 de l’école Claude Monet) et 210 jeunes ou adultes handicapés.

– à 18 h au Théâtre de Verre   :

1 - Rétrospective des 40 années d’activité de l’ADAPEI au service du Pays de Châteaubriant  .(vidéo-projection) :
- une histoire, des évolutions,
- des enfants, des jeunes, des adultes,
- des associatifs et des professionnels au
service d’une même cause.

2- Conférence - Débat : Quel avenir pour les personnes handicapées ? Avec la participation de Monsieur Raynald BRIZAIS, maître de conférence en psychologie sociale à l’université de Nantes

3 - Théâtre « Juke Boxe » joué la troupe des comédiens du Centre d’Aide par le travail de Châteaubriant.

Plus de 350 personnes ont déjà réservé leur place au Théâtre de Verre   .
Pour les autres : Mme Brétéché : 02 40 28 10 04


Ecrit le 2 février 2005 :

 Auto, vélo, cyclo - nomie

L’autonomie : c’est l’un des secteurs d’intervention des structures qui travaillent avec les personnes ayant une déficience mentale. (IME, institut médico-éducatif, et CAT, Centre d’Aide par le Travail). Qu’elles passent le permis de conduire, ou non, les personnes handicapées ont besoin de connaître le code de la route. Elles sont soumises, comme les autres, à l’obtention d’un Brevet de Sécurité Routière, entre 14 et 16 ans, si elles veulent pouvoir conduire un cyclomoteur.

Sécurité routière

Or les personnes handicapées ont parfois du mal à se repérer dans le temps et dans l’espace. Certaines possèdent mal la lecture. Les acquisitions peuvent se faire cependant grâce à des entraînements répétés. C’est pourquoi l’IME et le CAT ont souhaité disposer de véhicules (vélos, tricycles, trottinettes) et d’un équipement informatique qui permettent de travailler le code de la route. Ils se chargent de fabriquer les panneaux indicateurs nécessaires à un circuit sécurité routière.
Economie Locale et Sociale

L’association ADAPEI, par l’intermédiaire de Pierre Urvoy et de son équipe, a fait appel à la Caisse d’Épargne dans le cadre des Projets d’Économie Locale et Sociale.

La Caisse d’Epargne « a une vocation sociale forte au sens large de participation à la vie sociale » a déclaré Victor Paul Briand, administrateur de la Caisse Locale d’Epargne des Pays de Loire. Depuis une loi de juin 1999, elle consacre une partie de son résultat annuel à des projets ayant, à la fois, un intérêt social et un intérêt de valorisation du patrimoine naturel, culturel et architectural. « En 2004, c’est la somme de 2 106 000 € qui a été allouée au financement de 150 Projets d’Economie Locale et Sociale, par la caisse d’Epargne des Pays de Loire » a dit M. Hatton, directeur du groupe Nord Loire-Atlantique.

Dans le cas présent, la Caisse d’Epargne a remis 4700 € à l’ADAPEI.


Ecrit le 12 octobre 2005 :

 ADAPEI : on attend toujours le nouveau foyer

23 septembre, assemblée générale annuelle de l’ADAPEI (association départementale des amis et parents de l’enfance inadaptée). La précédente AG remonte au 7 mai 2004.

L’accompagnement de familles, à la recherche d’une solution pour un de leurs enfants fait partie du quotidien de cette association et restera l’un des aspects de sa vocation.

Subvention de la Caisse d’Épargne : Le bureau a eu l’initiative   d’un dossier, monté avec les professionnels de l’I.M.E. et du C.A.T, qui a permis d’obtenir 6100 € de subvention de la Caisse d’Épargne des Pays de la Loire, dans le cadre des Projets d’Économie Locale et Sociale. La subvention a été utilisée pour l’achat de matériels divers (tricycles, vélos, disques informatique) pour l’apprentissage du code de la route.

Le point commun de ces projets, que les budgets de fonctionnement ne per-mettaient pas de réaliser, c’est la faculté nouvelle de déplacement qui est ainsi être offerte à des enfants, jeunes ou adultes. Se déplacer plus facilement, chacun le sait, c’est un élément déterminant d’autonomie.

 Soutien aux projets

Le bureau de la section ADAPEI a deux projets : l’un concerne la création d’un centre d’accueil et d’activité à Derval.

L’autre projet : la reconstruction du foyer d’hébergement qui accueille actuellement 17 travailleurs et travailleuses du C.A.T. à Renac  . L’office d’H.L.M Vivacités-OPAC 44 est chargé de sa réalisation. La mairie de Châteaubriant a mis gratuitement un beau terrain à disposition (rue de Launay), toutes les formalités sont terminées depuis le mois de novembre dernier 2004, mais au-jourd’hui, malgré l’insistance de l’association, rien ne se précise du côté de l’Office HLM (Vivacités) : « Nous sommes un peu amers » dit le Président Pierre Urvoy.

 Dignité

Le point fort de cette année 2004-2005 fut l’organisation conjointe à Châteaubriant de la journée de la dignité de l’ADAPEI et du 40e anniversaire de la section le 14 octobre 2004. Ce double événement a fait de l’ADAPEI, de ses valeurs, de son combat pour et avec la personne en situation de handicap mental, un événement local marquant.

 Services d’accompagnement et d’hébergement

Un groupe de travail en inter établissements Castelbriantais (IME/CAT/ Hébergements) se réunit régulièrement avec la PMI (protection maternelle et infantile) et le planning familial sur la question de la vie affective, du couple et de la parentalité. Cinq salariés des services d’hébergement y participent. Il s’agit de mettre en commun les actions menées ou à conforter auprès des personnes en situation de handicap dans les établissements, de réfléchir à une formation en commun qui déterminera les actions futures.

Le foyer d’accueil et d’hébergement, à Renac  , accueille actuellement sept femmes de moins de quarante ans dont cinq ont moins de trente ans. La moyenne d’âge diminue et les personnes accueillies s’inscrivent plus rapidement dans un projet de sortie du foyer. L’expression du désir de mener une vie « normale », (habitat indépendant, couple, enfants, voiture...) est tangible.

 CAT complet

Le C.A.T. (centre d’aide par le travail) est habilité pour 79 places depuis 2002, mais en réalité il accueille 84 personnes compte tenu de 12 personnes à temps partiel : 50 hommes et 34 femmes avec une moyenne d’âge de 36,7 ans.

Au delà du temps partiel, il est nécessaire d’aménager le temps de travail en y associant un accompagnement plus approprié à la problématique de chacun pour le maintien en C.A.T. Douze personnes ont des besoins d’aide plus importants pour des raisons de santé, de fatigabilité ou de baisse de motivation au travail.

Dans un contexte économique perturbé, avec des travaux qui se raréfient, le CAT est en déficit malgré des efforts importants de réduction des charges et des améliorations au niveau de certaines activités professionnelles.

Le budget d’action sociale a été reconduit sur des bases identiques à celui des années précédentes et les décalages se confirment pour 3 rubriques principa-lement :
– la rémunération des personnels
– L’alimentation
– Le transport des usagers (budget épuisé à fin juillet)
« Il faut prendre conscience que la finalité d’un centre d’Aide par le travail est réellement menacée » dit le directeur René Henriquet

Parmi les événements marquants
du CAT :

Le projet initié par le président M. URVOY, avec la Caisse d’Epargne, a donné au CAT un équipement informatique avec des logiciels de code de la route qui sert toutes les semaines alors que précé-demment il fallait recourir à un emprunt auprès d’une auto école...

Le partenariat avec le collège de la Ville aux Roses a développé un atelier théâtre en commun qui a donné une représentation à la halle de Béré   en Mai dernier.
Un trophée pour le CAT, a été attribué par L’ADIC dans le cadre de la foire de Béré, en 2004 : un moment de reconnaissance par les industriels du pays de Châteaubriant   pour une action d’insertion sociale et professionnelle.

 Parentalité en question

Pour terminer, l’assemblée générale a débattu de « la parentalité » :

des hommes et des femmes (six aujourd’hui), au statut de travailleurs handicapés, deviennent parents. « Cela pose des questions dont celle de leur capacité à assurer une éducation à leurs enfants. Les professionnels y sont attentifs : formation, rencontres   avec les différents acteurs sociaux et de santé de la région de Châteaubriant... »

Cela concerne au premier chef les familles et les professionnels qui accompagnent les jeunes : ils ont un devoir d’information et d’éducation : le fonctionnement du corps, les mécanismes de la conception, la sexualité, mais aussi la vie amoureuse, la vie de couple, le désir d’enfant.

L’expérience de l’ADAPEI indique qu’il n’est pas bon d’ignorer la dimension vie affective, la sexualité, la possible parentalité des enfants handicapés mentaux. Mais qu’il est nécessaire aussi de mettre en garde : une étude menée auprès de 500 familles, montre que 60 % des enfants de familles déficientes intellectuelles, naissent sans aucun handicap. Cependant les enfants nés de parents handicapés sont en général considérés comme des « handicapés sociaux » et on peut imaginer qu’ils en souffriront. De plus le devenir des enfants est celui-ci : un tiers de cas sociaux sérieux (avec retrait de la garde aux parents déficients), un tiers de cas sociaux ordinaires (nécessitant une aide éducative), et un tiers de cas plus légers, assez rassurants.

Etre une personne handicapée mentale et devenir parent : ce n’est pas impossible, mais il faut être lucide, cela pose de gros problème. Y compris celui de l’enfant qui, né de parents différents, peut être victime de moqueries, de honte, d’exclusion.

La réflexion sur ce sujet n’est qu’ébauchée.

Des mesures concrètes prises en juin 2004

centre d’Aide par le Travail

Déficience mentale

Handicap