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Labiche à Fercé

Théâtre 116 , 2016-2018

Ecrit le 21 novembre 2018

 Labiche à Fercé

Eugène Labiche apparaît plus subversif qu’on pourrait le penser, tant dans la forme que dans le fond. Par la cruauté des observations et des peintures sociales, il offre, au-delà du divertissement, une vision satirique et cruelle de la société. Le théâtre 116 a retenu trois exemples :

Le cachemire XBT
Lobligeois et Rotanger ont une belle boutique et une bonne enseigne : « Au Castor Laborieux ». Mais ils ne cessent de se disputer et les épouses mettent de l’huile sur le feu… la dispute se concentre sur le cachemire X.B.T. dont personne ne veut : c’est un joli châle pour l’un, une horreur pour l’autre…

Je croque ma tante
Chateaugredin se prépare à passer une bonne soirée : sa femme est en vacances à Trouville, il vient d’hériter de sa tante et pour célébrer sa fête, il va se faire livrer un bon dîner chez sa maîtresse, une de ses locataires Anaïs de Ripincel. Mais sa femme rentre de manière inopinée : Chateaugredin va devoir modifier son programme, avec la complicité des deux domestiques d’Anaïs.

L’affaire de la rue de Lourcine
Lenglumé se réveille avec une gueule de bois et trouve dans son lit un homme dans le même état, Mistingue. Ils se souviennent seulement d’avoir participé la veille au dîner organisé par l’institution Labadens dont ils étaient tous deux élèves. Au cours du déjeuner, Norine, l’épouse de Lenglumé, leur lit un article sur le meurtre d’une jeune charbonnière, retrouvée dans la rue de Lourcine. Lenglumé et Mistingue craignent d’être les meurtriers, car plusieurs détails sont troublants….

25 et 30 novembre 2018, salle municipale à Fercé, puis 1-2-7-8-9 décembre
02 40 28 88 01


Ecrit le 28 novembre 2018

 Au Castor Laborieux

Au castor Laborieux

Eugène Labiche apparaît plus subversif qu’on pourrait le penser, tant dans la forme que dans le fond. Par la cruauté des observations et des peintures sociales, il offre, au-delà du divertissement, une vision satirique et cruelle de la société.

Lobligeois et Rotanger ont une belle boutique et une bonne enseigne : « Au Castor Laborieux ». Mais ils ne cessent de se disputer depuis qu’ils se sont mariés et les épouses mettent de l’huile sur le feu….
Lobligeois
Nous avons chacun notre bureau… un travail parfaitement distinct… et, en nous tenant chacun dans nos limites, il n’y a pas de conflit possible… (S’installant au bureau de gauche.) Travaillons.
Rotanger, s’installant au bureau de droite
Soit !… (Il prend une plume et compte tout haut.) Trois fois neuf, vingt-sept…
Lobligeois
Mais ce n’est pas mon fauteuil, ça… Vous avez pris mon fauteuil ?
Rotanger
Isidore se sera trompé…
Lobligeois
Pardon, monsieur, je suis habitué au mien…(Ils se rapportent réciproquement leur fauteuil.)
Rotanger
Oh ! je n’y tiens pas, à votre fauteuil… (Ils font l’échange. À part.) Ils sont pareils… le plaisir de taquiner. (Il reprend son compte pendant que Lobligeois décachette le journal et lit.) Trois fois neuf, vingt-sept… (Parlé.) Tiens, il lit le journal… Ah ! c’est comme ça qu’il travaille… (Comptant.) Quatre fois huit, trente-deux… sept fois cinq… (S’arrêtant.) Je suis bien bon de m’éreinter… (À Lobligeois.) Monsieur, je n’ai pas l’intention de vous être désagréable… mais je vous ferai remarquer que c’est vous qui lisez toujours le journal le premier. (...)
Lobligeois
On gèle ici… (Il fourre plusieurs bûches dans la cheminée.)
Rotanger
Vous mettez du bois ?… On étouffe…
Lobligeois
Je ne trouve pas…
Rotanger
Vous savez que la chaleur m’incommode… et vous bourrez la cheminée…
Théâtre 116 à Fercé – 02 40 28 88 01
30 novembre, 1er 7-8 Décembre à 20 h 30, 2 et 9 décembre à 15 h

 Je croque ma tante

Je croque ma tante

Chateaugredin se prépare à passer une bonne soirée : sa femme est en vacances à Deauville, il vient d’hériter de sa tante et pour célébrer sa fête, il va se faire livrer un bon dîner chez sa maîtresse, une de ses locataires Anaïs de Ripincel. Mais sa femme rentre de manière inopinée : Chateaugredin va devoir modifier son programme, avec la complicité des deux domestiques qu’il a engagés au service d’Anaïs.

« J’ai une maison, là en face, n° 12... Lorsque mon portier vint me dire : — Monsieur, la dame du second, c’est une-pas grand’chose ! — Comment ? — Elle doit trois termes et elle veut qu’on lui remette des papiers ! — Sapristi !... D’un bond je traverse la rue, et je monte avec l’intention formelle de houspiller cette dame !..! Je sonne, on ouvre... et je me trouve en face d’une vieille... soixante-dix ans, chapeau orange et une verrue sur le nez !... J’allais lui chanter ma gamme... lorsque apparaît sa fille, Anaïs, née de Ripincel... une femme d’un très grand air et très belle !... Elle était vêtue d’un léger peignoir bleu ciel... à peine noué par une ceinture souci. A cette vue... je ne sais ce qui se passa en moi... que vous dirai-je ?... Nous étions au 15 juillet... en pleine canicule !... ».

Théâtre 116 à Fercé – 02 40 28 88 01
7-8 Décembre à 20 h 30, et 9 décembre à 15 h