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Mée-disances du 12 décembre 2018

Ecrit le 12 décembre 2018

 Des poils plus tôt

CorseMatin du 5/12 : une étude menée par l’université de Berkeley en Californie et publiée dans Human Reproduction, prouve que des composants chimiques tels que les phtalates, les parabens ou les phénols sont responsables de la puberté précoce des jeunes filles.

Les phtalates se trouvent souvent dans les produits cosmétiques tels que les déodorants, parfums, vernis à ongle, utilisés comme fixateurs. En parallèle, les phtalates sont souvent présents dans les emballages plastiques. Les parabens sont quant à eux des composants chimiques utilisés comme conservateurs. Pour finir, les phénols, notamment le triclosan et la benzophénone, sont utilisés pour augmenter la durabilité des produits.

Durant la grossesse des mamans, des tests d’urine et des questionnaires ont été réalisés. Les chercheurs ont ensuite analysé l’urine et le développement des 179 filles et 159 garçons issus de ces grossesses lorsqu’ils étaient âgés de 9 à 13 ans. Les trois composants chimiques cités précédemment ont été retrouvés dans 90% des échantillons. Les jeunes filles exposées à ces trois produits chimiques avaient une propension plus élevée à avoir une puberté précoce.

Des études ont déjà été réalisées sur des rats, prouvant que les phénols, les parabens, et les phtalates sont des perturbateurs endocriniens qui ont, de ce fait, une influence sur les hormones naturelles du corps.

 Un filet à mandarines

NiceMatin du 27/11 : pompes à insuline, pacemakers, prothèses mammaires ou encore valves cardiaques … ce sont des implants médicaux. L’enquête « Implant files » de l’ICIJ (Consortium international des journalistes d’investigation) dénonce notamment la facilité avec laquelle des fabricants peuvent obtenir le droit de commercialiser des dispositifs médicaux en Europe, en obtenant un « marquage CE » auprès d’un organisme certificateur privé de leur choix et rémunéré par leurs soins.

En 2014, pour démontrer les failles du système, une journaliste néerlandaise, Jet Schouten, a fait passer pour un implant vaginal un simple filet à mandarines et son « produit » a obtenu un accord de principe des organismes certificateurs.

 Prolift

MarieClaire du 28/11 : La prothèse Profilt, est une sorte de « hamac » que les chirurgiens placent entre le vagin et la vessie d’une femme victime d’incontinence urinaire notamment après un accouchement. Problème : sous la pression des parois vaginales, celle-ci peut s’arracher et migrer dans l’appareil génital, causant des perforations du rectum, de la vessie, de l’utérus ou des intestins, des réactions inflammatoires, des nécroses, une incapacité à marcher ou avoir des relations sexuelles. Des maux très douloureux, qui pendant longtemps n’ont pas été pris en considération par le corps médical.

Fait tout aussi révoltant : le fabricant Ethicon semblait parfaitement au courant de ces complications comme le prouvent des documents internes. L’un d’eux démontre que l’industriel savait que la prothèse pouvait se rétracter et provoquer des douleurs avant même sa mise sur le marché, mais qu’elles étaient « le prix à payer » pour les femmes.

 Qui épargner ?

Numérama du 30/11 : Avec le développement de l’intelligence artificielle, les voitures autonomes pourraient bientôt être soumises à d’importants dilemmes moraux en cas d’accident impliquant des personnes. Par exemple, si trois piétons surgissent sur la chaussée, une voiture autonome devrait-elle les éviter au risque d’ôter la vie de son unique passager ? Peut-on établir des règles d’éthique claires et universelles permettant aux machines de résoudre n’importe quel dilemme moral ?

Une étude réalisée par des chercheurs du MIT, a compilé les choix moraux de 2,3 millions de participants issus de 233 pays et territoires. Les répondants devaient choisir qui épargner parmi des femmes ou des hommes, des jeunes ou des vieux, des riches ou des pauvres, des humains ou des animaux… les résultats de cette étude — inédite par son ampleur — montrent que les différences culturelles rendent impossible l’établissement d’une éthique universelle. En effet, les décisions sont clairement très différentes selon les pays d’appartenance.

Premier enseignement, en moyenne, les participants ont légèrement tendance à épargner une femme plutôt qu’un homme. Seuls les Syriens, les Afghans et les sujets de la monarchie islamique de Brunei ont tendance à épargner plus souvent un homme.

Par ailleurs, la totalité des pays exprime une tendance nette en faveur de la survie des enfants plutôt que leurs aînés. Autre enseignement de l’étude, l’ensemble des nationalités font du statut social un important critère de décision. Par exemple, un médecin sera plus souvent épargné qu’un sans-abri.
Dormir

L’UsineNouvelle du 30/11 : et si le sommeil était, aussi, de la responsabilité de l’entreprise ? Le sommeil a un rôle crucial dans le maintien des capacités cognitives : un temps insuffisant de sommeil entraîne une perte de performance et un risque accru d’accident, sans parler de l’augmentation générale des problèmes médicaux (hospitalisation, médicamentation, problèmes cardio-vasculaires, …) sur le long terme. Une restriction chronique de sommeil induit des problèmes de vigilance et une détérioration des performances, avec un coût certain pour l’entreprise. Le manque de sommeil entraîne une augmentation du « présentéisme » c’est à dire une présence au travail sans production ; il induit aussi un déséquilibre émotionnel, et diminue la capacité du cerveau à contrôler les réactions émotionnelles, mécanisme pourtant essentiel à la qualité des interactions sociales au travail. À cela s’ajoute le fait que la restriction de sommeil est un facteur de risque pour la santé, participant aussi à une augmentation de l’absentéisme pour l’entreprise.

Pour conclure, des collaborateurs reposés ce sont des collaborateurs contents, en bonne santé, et une entreprise qui favorise ses chances de prospérer !

 Président des riches

Capital du 02/12 : La liste des dons reçus par Emmanuel Macron pour financer sa campagne présidentielle révèle qu’1,2% des dons ont rapporté à eux seuls 48% du montant total des dons perçus. Une donnée qui confirme qu’Emmanuel Macron a majoritairement été financé par « la France d’en haut ».

Ces sommes ont été versées par quelques centaines de mécènes fortunés. Des soutiens financiers qui se concentrent qui plus est sur Paris et sa proche banlieue à hauteur de 56%. Un président donc financé par les Parisiens et les urbains. Un signe de la fracture entre France des villes et des campagnes.

14% des dons proviennent en outre des Français vivant à l’étranger, dont la moitié résidant en Grande-Bretagne. Le JDD précise que les équipes d’En marche ont ciblé la City. En pratique, la finance londonienne a donc donné plus d’argent pour la campagne d’Emmanuel Macron que les contributions des neuf plus grandes villes de province réunies (4,3% du budget de campagne).

Le candidat Macron a échoué à convaincre les classes populaires. Le JDD précise que parmi les adhérents du parti de La République en marche, 80% sont des diplômés, 60% des cadres, et seulement 8% des ouvriers et des employés.

Capital du 03/12 : Alors que la grogne sociale prend de l’ampleur en France, le couple présidentiel change la moquette et les rideaux de l’Elysée pour 500 000 €