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Police - Bavures 2006-2007


Ecrit le 15 novembre 2006

 Comment la rage vient aux hommes

Extrait de Ouest-Fr

Il est une heure du matin, le deux novembre 2006. Dans un quartier tranquille de Rezé, près de Nantes, un homme cadenasse trois barrières de sécurité, dans sa remorque, avant d’aller se coucher.

Passent alors des policiers en civil dans une voiture banalisée, qui repèrent tout de suite ce « voleur » et l’interpellent. L’homme se sent vexé d’être ainsi accusé, avant même que les policiers se soient renseignés sur le pourquoi de son opération de cadenassage. Le ton monte. Un voisin est réveillé (nommons-le Pierre), il s’étonne de voir l’homme menotté. Après le départ de celui-ci pour le commissariat central de Nantes, il prévient sa voisine qui, tout de suite se rend avec lui au commissariat avec le document de l’Atelier Municipal de Nantes, confirmant le prêt des barrières et la nécessité de les rendre le 2 novembre dans la journée, aux heures d’ouverture.

Avec surprise, Pierre s’entend répondre que « ça ne change rien, puisqu’il n’a pas présenté ses papiers ». Evidemment ! L’homme était devant chez lui et n’avait pas se papiers sur lui. L’épouse de l’homme a apporté ces fameux papiers... mais c’était trop tard, paraît-il ! « L’infraction était constituée ! ».

Ah, à propos, cet homme s’appelle Nourreddine Cherkaoui. Il est le secrétaire général du Conseil Régional du culte musulman. Il avait emprunté ces barrières pour réserver une place pour la voiture du Préfet qui devait venir à une fête de fin de Ramadan. Le Préfet n’est pas venu ! L’homme a passé plusieurs heures en garde à vue et comparaîtra le 28 novembre devant le délégué du procureur, pour un rappel à la loi.

Voilà comment la rage vient aux hommes posés. Alors ne parlons pas des jeunes, victimes de contrôles à répétition dans certaines banlieues !
BP  
(info parue dans Ouest-France des 4-5 novembre 2006 en page 6). L’homme sera-t-il en outre inculpé outrage médiatique à agents et pour rébellion ?

Pauvre France !
Que Dieu ait pitié de nous !


Ecrit le 13 décembre 2006

Selon le Nouvel Observateur du 30 novembre 2006 :

 Outrage à agents : Des prévenus innocentés par la vidéo-surveillance

Quatre jeunes hommes qui étaient jugés par le tribunal correctionnel de Lille pour outrages et rébellion envers des CRS ont été innocentés mercredi 29 novembre par le film d’une caméra de vidéo-surveillance, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 23 octobre dans la galerie commerçante d’un hypermarché de Fâches-Thumesnil, dans la banlieue de Lille, des CRS, venus de Strasbourg en renfort dans le cadre de la lutte contre les violences urbaines, ont interpellé les quatre jeunes hommes. Ils ont accusés les prévenus, âgés de 25 à 30 ans, de les avoir insultés, d’avoir refusé un contrôle d’identité, de s’être débattus au moment de leur interpellation, et d’avoir voulu provoquer une émeute.

 Interpellés brutalement

Mais mercredi 29 novembre, le visionnage d’une cassette versée au dossier par la défense a permis d’innocenter les prévenus. Le tribunal correctionnel a pu constater que ces derniers avaient été interpellés brutalement sans avoir provoqué les policiers ni s’être débattus. Le tribunal a alors suivi le réquisitoire du procureur en relaxant les prévenus

Les quatre jeunes hommes, étaient en prison depuis le 23 octobre, de quoi vous donner la rage !

Sur la demande du procureur de la République qui souhaite « demander des explications à leur hiérarchie, à Paris », une enquête devrait s’ouvrir sur le témoignage des CRS.

Source : http://permanent.nouvelobs.com/societe/20061130.OBS0995.html?idfx=RSS_notr

Source : http://permanent.nouvelobs.com/societe/20061130.OBS0995.html?idfx=RSS_notr

Cette page du Nouvel Obs comporte aussi des références intéressantes :

Une fiche sur les CRS (wikipédia)

Les missions des CRS sur un site non-officiel

Sur le contrôle d’identité

L’outrage à une personne chargée d’une mission de service public dans le code pénal

Les sanctions pour rébellion dans le code pénal

Comme dit le journal Le Monde du 2 décembre 2006 : les CRS réclamaient 1500 € chacun, au Tribunal. Ils étaient « à la fois victimes, uniques témoins, accusateurs, et assermentés. La vidéo aurait pu ne jamais être utilisée. Désormais, elle est sous scellés ». Et une erreur judiciaire a été évitée.


Ecrit le 13 décembre 2006 :

 La Mémé

C’est le Canard Enchaîné du 6 décembre qui raconte cette belle histoire :

Gabrielle a 79 ans, le cœur qui lui joue des tours et le pas un peu lent. Elle s’engage sur un passage piétons, au vert, mais le feu passe au rouge alors qu’elle n’a pas fini de traverser. La voilà perdue au milieu de la circulation.

Heureusement une voiture de police se pointe. En descend une fliquette zélée qui prend Gabrielle en mains : « Papiers, s’il vous plaît ». Dix minutes et quelques formalités plus tard, la poulette plante là notre mamie transie de froid, un PV à la main, pour « circulation irrégulière sur la chaussée ».
En France la loi protège le citoyen.

Lettre ouverte au ministre de libertés policières


Ecrit le 11 avril 2007

 Le p’tit vieux ... abruti

Lundi 2 avril, l’histoire du P’tit vieux est mise sur internet. Elle raconte comment, à notre époque, « de braves citoyens, âgés, bien insérés dans la société », qui n’ont même pas une gueule de malfaiteurs, ont été emm.. par des contrôles d’identité intempestifs.

Réaction, le lendemain, d’un lecteur, langage très châtié :

« Bidon, votre histoire est bidon et relève de la diffusion de fausses nouvelles. Seuls des abrutis congénitaux pourraient croire en une telle connerie ».

Et il insiste : « Je ne manquerai pas de me rapprocher de la brigade de Gendarmerie territorialement compétente pour recouper vos informations. Et je serais curieux de connaître la réaction de la DGGN face à vos allégations ».

[ndlr : DGGN : direction générale
de la gendarmerie nationale)

Ce courrier recèle une menace voilée. L’auteur peut toujours vérifier, car c’est la vérité. Mais certaines personnes ont donc le droit de vérifier ainsi ? De simples citoyens se feraient sans doute .... jeter.

 

B.Poiraud

 

Contrôles au faciès