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Mée-disances du 19 décembre 2018

Ecrit le 19 décembre 2018

 Fin de moi

Gala du 10/12 : Alors que les Gilets jaunes chantent « Macron, démission » dans la rue, la cote de popularité de ce dernier est en chute libre. Un proche du président de la République aurait même prononcé une petite phrase qui risque de ne pas plaire au principal intéressé : « Macron a un problème de fin de moi ». Une « vacherie » qui prend la forme d’un jeu de mots, en référence aux fins de mois difficiles dont se plaignent les Gilets jaunes. Car selon certains collaborateurs de l’Elysée, le chef de l’Etat n’applique tout simplement pas les bonnes manières : « Il ne peut plus être Jupiter, Dieu sur terre qui concentre tous les pouvoirs. Il y a un rejet viscéral de sa personne. Le côté mépris de classe, ce n’est pas bon ». Emmanuel Macron serait « trop arrogant » pour arriver à convaincre les Français.

Eh oui, on le dit depuis le début ….

 Exit tax

LeDauphine.com du 11/12 : Alors qu’Emmanuel Macron était en train de faire ses annonces pour calmer la colère des gilets jaunes, le Sénat a voté l’allégement de l’exit tax, à la demande du gouvernement.
Cette taxe, qui vise à dissuader les plus riches de s’exiler, s’applique à hauteur de 30 % sur les plus-values qu’ils réalisent à l’étranger s’ils vendent leurs actions moins de 15 ans après leur départ de l’Hexagone. La taxe devait, à l’origine, être supprimée. C’est en tout cas ce qu’avait annoncé le président en mai. Mais son annonce avait fait polémique, et le gouvernement s’était résigné à ne faire voter qu’un allégement. Le Sénat a donc décidé que les plus fortunés devront désormais attendre entre 2 et 5 ans [et non plus 15 ans] avant de ne plus être taxés sur les plus-values qu’ils réalisent à l’étranger.

Un « cadeau » aux exilés fiscaux. Merci M. le président.

 L’inconscient de classe

Libé du 9/12 : Pour Annie Ernaux, écrivaine, « Il a suffi d’une taxation de trop pour que le sentiment de ne pas compter, de n’être rien, explose ». « Ce sentiment d’être méprisé est plus profond que sous Sarkozy ou Hollande. Cela tient à la personnalité d’Emmanuel Macron. Ce qui me frappe chez lui, c’est sa déconnexion du réel et cet inconscient de classe qui refait surface malgré lui, même s’il a beau être fort en communication. Le répertoire est connu, il y a les « gens qui font » et ceux qui « ne sont rien », l’utilisation de la définition « classes laborieuses » qui renvoie aux « classes dangereuses » de l’historien Louis Chevalier. En ces jours même, s’exprimer comme il l’a fait depuis l’Argentine et rester silencieux en France, est une façon de manifester que le monde, l’univers et sa stature internationale comptent plus que le pays qui l’a élu.

En pleine colère des gens, il va visiter le chantier de la transformation de l’Elysée. Ces travaux fastueux seraient-ils plus intéressants que la situation sociale ? Et depuis le 1er décembre, il impose orgueilleusement l’attente de son Verbe. Rester le maître des horloges, quelle phrase, quelle notion outrecuidante. Quand Macron ou d’autres parlent de nouveau monde, ils n’ont pas de mémoire. Mais cette mémoire revient quand on s’y attend le moins. Une vieille mémoire de la révolte et du désir d’égalité qui est bien plus vivante dans les couches populaires que dans la bourgeoisie.

 Alerte au couvent

Le parisien du 11/12 : Deux religieuses américaines qui officiaient dans une école catholique près de Los Angeles ont reconnu avoir détourné des fonds de l’établissement pour s’offrir des virées dans les casinos à Las Vegas. Elles ont détourné pour près de 500.000 dollars sur une dizaine d’années.

[Mon Dieu ! À notre époque toutes les valeurs foutent le camp !]

 Faim et soif à 7 ans

LeMatinOnline du 14/12 : une fillette guatémaltèque de 7 ans est morte de « déshydratation et d’un état de choc », quelques heures après son arrestation aux USA. Elle n’avait « pas bu d’eau ni mangé pendant plusieurs jours ».

Plus de 2300 mineurs ont été séparés de leurs familles entre le 5 mai et le 9 juin au nom de la « tolérance zéro » sur l’immigration illégale mise en place par l’administration Trump. L’indignation avait été telle aux Etats-Unis et dans le monde que le président avait été obligé de revoir sa copie, en interdisant par décret la séparation systématique des familles.

 Thérapeutique

Europe1 du 13/12 : Comme c’est déjà le cas dans une vingtaine de pays de l’Union européenne, le cannabis thérapeutique pourrait prochainement être autorisé en France. Le comité d’experts mis en place par l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM) juge « pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique » pour certains patients et dans des cas précis. La ministre de la Santé y est elle aussi plutôt favorable.

Les indications listées par les experts comprennent « les douleurs réfractaires aux thérapies accessibles », « certaines formes d’épilepsie », « des soins de support en oncologie » (cancers), des « situations palliatives » et les contractions musculaires affectant les malades de sclérose en plaques. Le comité « souhaite qu’un suivi des patients traités soit mis en place sous forme d’un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque, qu’une évaluation des effets indésirables soit régulièrement faite par les réseaux de pharmacovigilance et d’addictovigilance, et que la recherche soit favorisée ».

[mais il n’y aura pas de « joint » pour les patients].

 Gare au slime

Les autorités de santé rappellent à l’approche des fêtes de Noël les risques liés à une pâte à malaxer très prisée des enfants et des adolescents, le « slime », qui peut provoquer des irritations et allergies cutanées sévères, atteintes de la peau et des ongles, brûlures, rougeurs, eczéma, démangeaisons à la suite de manipulations de la pâte.

Les autorités sanitaires attirent en particulier l’attention sur les préparations « maison » de cette pâte, à partir de produits détournés de leur usage comme des lessives, colles, produits détergents, solutions de lavage pour les yeux ou de lentilles de contact, qui peuvent contenir de l’acide borique.

La pâte est en effet soit commercialisée sous forme prête à l’emploi ou de coffrets d’ingrédients à mélanger, soit fabriquée à la maison à l’aide de tutoriels sur internet.

 Un litre et la mort

De PourquoiDocteur du 14/12 : Une américaine de 39 ans a fait un arrêt cardiaque après avoir bu un litre de sauce soja. Aujourd’hui, elle souffre de graves séquelles cérébrales irréversibles. Quand elle est arrivée à l’hôpital, les médecins ont découvert qu’elle avait 200 grammes de sel dans le sang. C’est cinq fois plus que la dose mortelle définie par les autorités sanitaires ! Et pour cause, la sauce soja est un produit particulièrement salé.

L’Américaine n’a pas bu un litre de sauce soja par gourmandise, mais pour se « purger » le côlon, selon une astuce trouvée sur internet. Elle a ensuite ressenti des palpitations, des crampes d’estomac et des fourmillements dans les bras et les jambes. À cause de l’excès de sodium contenu dans le sang, ses reins, son cœur et son cerveau ont subi une déshydratation sévère. Les vaisseaux sanguins, privés d’oxygène, ont rétréci. C’est ce que l’on appelle une hyponatrémie.