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JOUR de l’AN

Ecrit le 9 janvier 2019

Le 31 décembre dernier, comme chaque année à la saint Sylvestre, tout le monde ou presque s’est réuni en famille ou entre amis pour festoyer, « enterrer » l’année qui venait de se terminer et accueillir celle qui s’ouvrait en multipliant les vœux pour qu’elle soit favorable à tous.

En raison des fuseaux horaires, la nouvelle année commence sur la Terre à des heures différentes. Les douze coups de minuit sonneront six heures plus tard que chez nous à New York et ont déjà sonné deux heures plus tôt à Moscou et cinq heures plus tôt à Pékin. En dehors des petites îles du Pacifique Sud, c’est la Nouvelle Zélande qui fête en premier la nouvelle année qu’on accueille avec des bruits de casseroles dans un grand tintamarre. Et c’est la Polynésie française qui la fête en dernier.

Avant Jules César, l’année romaine commençait en mars, ce qui explique le nom des quatre derniers mois de l’année (septem bre, octo bre, novem bre et décem bre). C’est en 46 avant notre ère que Jules César a décidé que le 1er janvier serait le premier jour de l’année. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, dieu des portes et des commencements qui était représenté avec deux faces, l’une tournée vers l’avant (le futur) l’autre vers l’arrière (le passé). Notons que le nom du mois de janvier vient de celui de Janus.

Sous Charlemagne, la nouvelle année s’ouvrait le 25 décembre et du temps des rois capétiens, c’était le jour de Pâques. C’est en 1622 qu’on est revenu au 1er janvier.
Plus tard, le calendrier républicain établi en 1793 a fixé le début de l’année au 22 septembre, date de la proclamation de la République jusqu’au rétablissement du calendrier grégorien (1) en 1806.

En Russie, où l’année commençait le 1er septembre, le nouvel an a été fixé par Pierre le Grand au 1er janvier.

Quant à l’Angleterre, où l’année nouvelle commençait le 25 mars, elle n’accepta la date du 1er janvier qu’avec la réforme grégorienne, si bien que l’année 1751 ne comporta en Angleterre que 9 mois et une semaine !

Dans bien d’autres pays et d’autres cultures, l’année ne commence pas le 1er janvier : les Chinois fêtent l’arrivée de la nouvelle année entre le 20 janvier et le 18 février ; en 2019 elle sera fêtée le 5 février.

Dans la religion juive la nouvelle année se fête en septembre-octobre à des dates mobiles : en 2019 ce sera du 29 septembre au 1er octobre.

Quant aux musulmans, ils ne fêtent pas non plus l’Hégire à une date fixe : en 2019 elle sera fêtée le 1er septembre.

En Europe, les pratiques pour fêter l’arrivée de la nouvelle année varient selon les pays, on n’en retiendra ici que quelques exemples : en France, on réveillonne, on danse, on lance des cotillons et à minuit, on s’embrasse sous le gui. En Italie, on mange des brioches, des lentilles et des gâteaux de miel. Au Portugal, quand sonnent les douze coups de minuit, on mange un à un douze grains de raisin sec, les deux pieds sur une chaise, de laquelle on descend du pied droit pour se porter chance. Puis on jette par la fenêtre, comme on le fait en Italie, de vieux objets usés qui symbolisent l’année écoulée.

En Russie, on boit du champagne et au douzième coup de minuit on ouvre les fenêtres pour que le Nouvel An entre dans la maison.

En Mongolie, le nouvel an est fêté en famille quand se lève la nouvelle lune de janvier ou celle de février ; chants, danses et discours se succèdent et on fabrique des « gâteaux semelles » dont la forme rappelle l’empreinte des pas dans la neige.
(1) Le calendrier grégorien, du nom du pape Grégoire XIII avait remplacé le calendrier julien en octobre 1582.

DEVINETTE : d’où vient l’expression « Au gui l’an neuf ! » ?
REPONSE à LA DEVINETTE du dernier numéro de LA MEE : le réalisateur du film Jour de fête (1949) est Jacques Tati.

Elisabeth Catala