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Mée-disances d’octobre 2009 (2)

Ecrit le 21 octobre 2009

 Sermon d’hypocrites

Le Canard enchaîné du 15/10 : Un généraliste du Val-de-Marne de 63 ans a passé un sale quart d’heure, le 8 octobre, devant les médecins conseils de la Sécu. Car ce provocateur nargue les autorités. Sa très grande faute : faire rembourser à 100 les médicaments de ses malades nécessiteux. L’assurance-maladie prend intégralement en charge les patients pour tout ce qui concerne les affections de longue durée. En revanche, les prescriptions qui ne sont pas directement liées à leur maladie doivent être remboursées au tarif normal. Ce fossoyeur de l’assurance-maladie a pris sur lui de tout faire passer à 100 %.

Pour sa défense, le médecin a fait valoir que, dans son quartier populaire de Vitry-sur-Seine, beaucoup de malades renonçaient aux médicaments qui ne sont pas complètement pris en charge, faute d’argent et de mutuelle. Depuis 2007, neuf généralistes ont été sanctionnés pour avoir commis le même crime que lui. En revanche, leurs confrères qui refusent les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ou ceux qui pratiquent le dépassement d’honoraires à gogo ont beaucoup moins de souci à se faire.

On ne va pas se rendre malade pour ça !

 Pipi

Yahoo.actualités : Les passagers de la compagnie All Nippon Airways devront désormais uriner avant de monter à bord des avions, car cela permettrait une économie de carburant. La compagnie nippone ANA espère que cela rendra les appareils moins lourds et permettra de consommer moins de carburant. ANA souhaite ainsi réduire ses émissions de carbone de près de 5 tonnes sur un mois. Cette expérience, qui a débuté le 1er octobre dernier, durera un mois entier et concernera 42 vols de la compagnie. Des agents sont postés aux abords des portes d’embarquement afin d’inciter les passagers à se soulager avant de monter à bord des appareils.

 40.000 mariages

NouvelObs.com du 14/10 : De la Corée du Sud à l’Amérique du Sud, le controversé révérend Sun Myung Moon, fondateur de la puissante secte religieuse « Église de l’Unification », a célébré les mariages de 40.000 personnes dans des villes du monde entier. Il s’agissait du plus grand nombre de mariages célébrés simultanément par Sun Myung Moon depuis 1999.

Cette « cérémonie de bénédiction » pourrait bien être la dernière officiée par Sun Myung Moon, âgé de 89 ans. Plus de 20.000 personnes se sont rassemblées sur le campus de la Sun Moon University à Asan, au sud de Séoul, pour la principale cérémonie. Au même moment, 20.000 personnes participaient à des cérémonies similaires aux États-Unis, au Brésil, au Venezuela et dans d’autres pays.

Certains étaient de nouveaux couples qui se sont rencontrés pour la première fois dans le cadre d’unions arrangées par l’Église de l’Unification. D’autres étaient des couples mariés renouvelant leurs vœux. Les épouses portaient des voiles et des robes de mariées. Les hommes portaient des complets noirs et des cravates rouges, avec des écharpes blanches.

Ndlr ; Moon, le révérend qui marie plus vite que son ombre !

 Le bouclier fiscal fissure l’UMP

Le JDD du 14/10 : le président UMP de la Commission des Lois de l’Assemblée, Jean-Luc Warsmann, a proposé que la Contribution au remboursement de la dette sociale (CDRS) soit retirée des impositions directes prises en compte pour le bouclier fiscal. Pour lui, cette mesure se justifie par la situation exceptionnelle de la dette sociale : « Lutter contre cette dette est une cause nationale qui suppose la solidarité de tous. La CRDS se distingue également de l’impôt. Sa seule raison d’être est le remboursement de la dette sociale ».

La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Dès la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel est monté au créneau pour défendre ce bouclier fiscal voulu par Nicolas Sarkozy, expliquant qu’une révision n’était absolument pas à l’ordre du jour : « Nous défendons le bouclier fiscal comme un outil de justice fiscale et sociale », a-t-il déclaré. « Nous pensons que c’est un élément très important de notre politique fiscale. Donc la révision de ce bouclier n’est pas d’actualité. »

Réaction similaire pour Eric Woerth, ministre du Budget. Pour lui, le plafonnement à 50% de la pression fiscale « est un principe de base sur lequel on ne reviendra absolument pas », et il est exclu de sortir la CRDS de l’assiette du bouclier fiscal. Jean-Luc Warsmann va donc devoir revoir sa copie, du moins sur ce sujet sensible.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, s’est immédiatement engouffré dans la brèche. « C’est révélateur du malaise d’une majorité qui n’a plus d’argument et qui est le dos au mur pour défendre l’indécence », a-t-il dit dans les couloirs de l’Assemblée. « S’il y a des fissures au sein de la majorité, il faudra bien que ça bouge. Nous on va continuer la bataille et réclamer la suppression du bouclier fiscal », a-t-il ajouté.

 Week-end à Rome

Le Monde du 12/10 : . Deux jours dans la ville éternelle pour François Fillon, en famille, sous un soleil radieux avec sa femme et deux de ses fils. Un entretien de vingt minutes avec le souverain pontife Benoît XVI. Et une cérémonie de canonisation ! Quoi de mieux pour s’échapper de la tourmente parisienne ?

Après une semaine particulièrement difficile avec la polémique autour de Frédéric Mitterrand et avant une semaine qui ne s’annonce guère plus encourageante, face à la grogne montante de la majorité sur la taxe professionnelle, François Fillon a décidé d’assister personnellement aux cérémonies de canonisation de Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des pauvres.

La présence d’un premier ministre français n’est guère coutumière. Mais François Fillon y tenait. Non parce qu’il est pieux - « Je ne suis pas aussi pratiquant qu’on le répète, je vais deux fois par an à l’abbaye de Solesmes et de temps en temps à la messe », a-t-il précisé, agacé par cette image de bigot qui lui colle à la peau. […]

Le premier ministre avait aussi sans doute besoin de respirer […]. Les parlementaires qui l’accompagnaient l’ont pourtant rapidement ramené à la réalité politique du moment. Jean-Claude Gaudin, le sénateur et maire de Marseille, a eu le plus grand mal à cacher ses inquiétudes : Actuellement, le courant n’est pas bon. Il y a cette taxe carbone, que l’on n’arrive pas à expliquer, les gens disent que les impôts augmentent. Et le Front national est en train de remonter. « Son collègue Hubert Haenel, sénateur du Haut-Rhin, confie, lui, qu’en » vingt ans « , il n’a » jamais observé un tel décalage entre un président de la République et sa majorité « , » un tel ras-le-bol ".

François Fillon n’ignore rien du climat. Dès mardi 6 octobre, il avait confié aux parlementaires : « La fin du quinquennat se joue dans les trois prochains mois. »


Ecrit le 28 octobre 2009

 Le procureur de Matignon

François Fillon, qui s’est contenté d’une seule déclaration de soutien à Sarko fils y est allé, lui aussi, de son réquisitoire, en petit comité, le 16 octobre. Pour le Premier ministre, ce parachutage à la tête de l’Epad est « une énorme faute. Je ne peux qu’en constater les dégâts. C’est terrible de voir que la presse ne parle que de cela. en France comme à l’étranger ».

Et Fillon de poursuivre sur sa lancée : « Cette polémique n’est pas bonne pour le gouvernement qui a suffisamment de difficultés. Elle n’est pas bonne pour la majorité à six mois des Régionales. Et, surtout , elle donne une image catastrophique de Nicolas Sarkozy. Notre électorat n’accepte pas ces pratiques-là. Nicolas a été élu en prônant la République irréprochable. On ne peut pas dire qu’avec son fils il donne le meilleur exemple. »

Ndlr : Non, mais il est fou, ce Fillon ! Il veut se faire virer ou quoi ? En tout cas, le 22 octobre, on a appris que le petit Jean renonçait à être Président de l’EPAD.

 Banques : Frais illégaux

Selon « 60 Millions de consommateurs » un dépassement de découvert d’un euro peut être facturé de 5,90 à 10 euros, selon les banques. La revue demande au Parlement de modifier le régime des commissions prélevées par les banques lors de dépassement de découverts, les jugeant « illégales » et « scandaleuses autant par leur montant que leur répétitivité ».

Pour le mensuel de l’Institut national de la consommation (INC) « les commissions devraient être incluses dans le calcul des TEG », les taux d’intérêt globaux. Le TEG attaché à un crédit ne peut légalement dépasser le taux d’usure, qui est actuellement de 21,4% pour un prêt inférieur à 1.524 euros, et de 20,2% pour un découvert d’un montant supérieur. Il comprend les taux d’intérêt mais aussi les frais, commissions ou rémunérations attachés à la fourniture de ce prêt, selon la définition qu’en donne le code de la consommation.

Par le biais des commissions, « les TEG réels qu’appliquent les banques dépassent en fait le taux d’usure », soutient 60 millions de consommateurs.

Un arrêt de la Cour de cassation, rendu le 5 février 2008, avait estimé que les frais facturés par une banque au client auraient dû être inclus dans le calcul du TEG. Mais Annie Bac, responsable du service juridique de la Fédération bancaire française, a estimé que l’arrêt visait une situation particulière, « dans laquelle la banque avait, par convention, lié l’octroi d’un crédit supplémentaire à l’application de la commission ». […]

Analyse « très habile », qui rend nécessaire une clarification de la loi, selon 60 Millions de consommateurs.

 Les ruses des labos pour piller la Sécu

C’est ce que titre Le Canard enchaîné du 21/10 qui revient sur un rapport de la Direction générale de la concurrence de l’Union européenne « paru le 8 juillet 2009 dans l’indifférence générale ».

Ce document conclut que « les laboratoires utilisent toute une série de moyens pour protéger la vie commerciale de leurs médicaments ».
« Le fin du fin, pour ces bricoleurs, c’est le dépôt de brevets destinés à occuper le terrain. Certains blockbusters sont protégés par des centaines de brevets, jusqu’à 1300 pour l’un d’eux », observe Le Canard enchaîné. « Viennent ensuite, dans la panoplie de l’industriel, l’intimidation : 700 procédures juridiques entre 2000 et 2007, puis les règlements à l’amiable : 200 millions versés par les grands du secteur aux fabricants de génériques pour qu’ils se tiennent tranquilles ».

Le Canard enchaîné aborde en outre les campagnes de dénigrement visant à présenter comme « moins sûrs, moins efficaces, inférieurs » les génériques, puis se penche sur les « produits dits « de deuxième génération », véritable arme fatale ».

Le PS a déposé 3 amendements à la loi de financement de la Sécurité sociale, pour tenter de favoriser l’emploi des génériques. Car les labos, en panne d’innovation, refourguent indéfiniment de faux « nouveaux » médicaments.

Le Canard enchaîné s’intéresse aussi au « hold-up des toubibs », en référence au nouveau « secteur optionnel » : « Ils sont trop forts, les syndicats de médecins. Jeudi 15 octobre, ils ont signé rien de moins que la mort lente du tarif Sécu pour les honoraires des toubibs. Et l’assurance-maladie a signé cet accord des deux mains… ».

Ndlr : soyons au moins rassurés quant à la capacité des médecins et des labos à s’occuper de leur bonne santé !

 Papier de verre

De nouveaux fichiers pour la police, avec mention de l’« origine géographique » et des « activités politiques ». L’inquiétude est grande chez les Auvergnats. (Lemonde.fr)
Banane magique

25 personnes se sont réunies devant la Grande Arche de La Défense à Paris, le 22 octobre. Avec une banane, agrémentée d’un drapeau bleu-blanc-rouge, en guise de « téléphone magique pour appeler l’Elysée », les participants ont fait semblant d’appeler la Présidence de la République pour demander un poste à l’Epad.

« Nous n’y connaissons rien, ni en immobilier, ni en droit, ni en finances, nous avons le profil parfait », a expliqué Olivier Auber, l’un des organisateurs. « La banane symbolise le régime bananier, pays où l’on se succède, de père en fils, aux fonctions les plus hautes », a-t-il continué.

Un des participants, a expliqué, banane à l’oreille : « je suis né au Maroc, pays dans lequel il n’y a pas de démocratie. J’ai beaucoup souffert de l’impossibilité de promotion sociale. Je suis donc venu soutenir cette fratrie de gens indignés. Puisqu’on ne peut pas en parler sérieusement, autant le faire avec humour ».

 Sale temps

Lu dans « Le Temps » (quotidien de Genève) : « Au placard, les slogans de campagne électorale ! Difficile de tapoter les joues d’un chômeur en lui glissant qu’il faut « travailler plus pour gagner plus » dans une « France qui se lève tôt » pour aller au turbin. Moins de deux ans auront suffi pour reléguer au magasin des accessoires un fatras rhétorique qui [avait] électrisé les foules. Quant au chimérique dessein de « moraliser le capitalisme », sa réalisation est renvoyée aux calendes grecques. Apparemment intacte après le malaise du 26 juillet, l’énergie présidentielle s’investit désormais dans le ravaudage d’un filet social vilainement endommagé par la tempête ».

 Prêtres lyonnais

Info.sfr.fr du 22/10 : « En cette période de crise économique particulièrement douloureuse pour de très nombreuses familles, spécialement pour celles qui sont touchées par le chômage, nous voulons marquer notre proximité par un engagement financier particulier ». Ainsi se justifie l’instance représentative des prêtres du diocèse de Lyon pour expliquer sa démarche.

Elle a invité ses 500 membres à donner chacun l’équivalent d’un mois de son salaire, soit 900 euros, à une organisation caritative. Cette proposition fait suite à un vote effectué en juin. « Chacun donne ce qu’il veut et ce qu’il peut », précise le communiqué. « Cet acte communautaire de solidarité n’appelle pas de publicité particulière, mais il ne veut pas rester secret non plus, pour qu’aux yeux des chrétiens ce geste de partage ait valeur d’encouragement », souligne le site.

Ndlr : à 900 € par mois, le prêtre lyonnais de base ne risque pas de faire dans le « bling-bling » !