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Mobilité

Ecrit le 6 février 2019

Les questions de mobilité sont de plus en plus d’actualité et la Com’Com’   Châteaubriant-Derval propose une réunion publique à ce sujet le 7 février à 18h30 à Louisfert, La Grange aux Poètes  .

La Région Bretagne a publié un « pacte d’accessibilité pour la Bretagne » en huit pages mais l’ACCRET* ne sait pas quoi qu’en penser sinon que parmi les 18 « engagements » aucun n’apporte de réelles garanties pour le maintien, la modernisation et le développement de la ligne Rennes-Châteaubriant et de l’extraordinaire potentiel dont elle dispose pour l’aménagement du territoire entre les deux métropoles régionales ainsi que pour les mobilités de ses habitants. 

Nous notons que les orientations proposées restent coincées dans des schémas inscrits dans les bureaux des services régionaux de l’État et du Conseil Régional depuis plusieurs années. Autrement dit, l’opportunité de l’abandon de NDDL n’a pas été saisie pour réfléchir à de véritables projets alternatifs répondant aux besoins sociaux, économiques et environnementaux des territoires. En matière ferroviaire la prise en compte des enjeux reste et demeure focalisée sur une tension Ouest-Est. On remarquera l’obsession toute jacobine de vouloir à tout prix transformer le Finistère en département de la couronne parisienne.

On remarquera aussi l’obstination à vouloir rapprocher Nantes et Rennes par Redon en bidouillant une nouvelle ligne entre le chef-lieu régional et la sous-préfecture pour une estimation de 1 400 000 000 €. L’occasion se présente pourtant pour réfléchir à un réseau TER circulaire rapide et cohérent alimentant Nantes-Châteaubriant-Rennes- Aéroport de Bretagne-Redon-Savenay-Aéroport Nantes-Atlantique et le tout pour des coûts qu’on pourrait contenir en phasant, programmant, priorisant dans le temps et sans rupture de charge. Sans pour autant affaiblir l’ouest de la péninsule bien au contraire.

Mais plutôt on voit que l’engagement n°1 prévoit que Redon sera garantie dans sa desserte en TGV. Tant mieux pour elle. Mais on se demande bien pourquoi Châteaubriant doit se contenter d’un tram-train inefficient vers Nantes et d’une rupture avec son arrière pays rennais. En quoi Redon a-t-elle tant besoin de TGV et de TER que Châteaubriant doit, elle, se priver d’un outil structurant des mobilités d’aujourd’hui et de demain ?

On voit aussi dans l’engagement 4 que la nouvelle ligne entre Redon et Rennes aurait, outre le rapprochement supposé avec Nantes, fonction de rapprocher Quimper de Paris. Doit-on sacrifier des territoires entiers de Bretagne pour que quelques cadres supérieurs et des touristes gagnent quelques minutes de leur temps ? Ce dernier est-il plus précieux que celui des autres (nous) ?

On apprend également dans l’engagement 5 que le nœud ferroviaire rennais est saturé. Que dire alors de celui de Strasbourg où le service rendu est nettement plus performant qu’à Rennes avec un même nombre de quais et un nombre largement comparable de destinations, y compris en Allemagne !

Et on constate enfin, tristement, que l’engagement 6 ne consacre la rénovation de la ligne Rennes-Châteaubriant que jusqu’à Retiers. Certes, la section Retiers-Châteaubriant relève du pacte d’avenir entre l’État et la Région des Pays de la Loire. Les indices perçus de ce côté-là ne sont pas positifs.

Ce pacte renforce l’ACCRET dans sa détermination à sauver la ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes, d’obtenir sa modernisation et d’assurer son développement pour que tout le monde puisse bénéficier d’un service quotidien de mobilité, de toutes les mobilités avec le train comme colonne vertébrale.

(*) ACCRET : Association Citoyenne Châteaubriant-Rennes En Train.


 Mobilité solidaire

Afin de favoriser la mise en place sur le territoire de la Com’Com’   de Nozay, d’un service de déplacement accompagné à l’exemple des chauffeurs solidaires, une réunion publique est proposée le jeudi 21
mars. Toute personne intéressée par ce sujet de la mobilité y est cordialement invitée.


 ADV 44

L’association Les Auxiliaires des Aveugles propose, aux personnes non et malvoyantes, toutes les formes d’aide pour leur permettre de mener une vie aussi normale que possible : accompagnements physiques, petit secrétariat, enregistrements, sorties culturelles et sportives, visites à domicile.

Bénévolat très souple, source d’enrichissement réciproque. Le bénévole accepte les missions en fonction de ses goûts et disponibilités. Possibilité de missions ponctuelles, en particulier pendant l’été et le week-end. Intervention sur tout le territoire de la Loire-Atlantique.

Demander Marie-Thérèse Sardais :
02 51 80 59 67
lesauxiliaires.44@free.fr


 Réunion publique sur la mobilité

La Com’Com’   Châteaubriant-Derval organise une rencontre pour échanger sur le Plan Global de Déplacement.

Prévue sous forme d’ateliers participatifs, cette réunion permet à chacun de contribuer à l’élaboration d’un programme d’actions à moyen et long terme visant à faciliter les déplacements sur le territoire mais aussi avec les agglomérations et territoires voisins. Transports collectifs, covoiturage, location des deux roues, auto-partage…

Jeudi 7 février 18h30-20h30- Public adulte - Accessible aux personnes à mobilité réduite. Rens. Au 02 40 81 84 09


 Plateforme

La ministre Elisabeth Borne annonce le lancement, mi-mars, d’une plateforme collaborative qui permettra à tous les acteurs, dans tous les territoires, de proposer et de confronter des idées pour faire émerger des solutions de mobilité diversifiées : marche à pied, vélo, covoiturage, trottinette, autopartage, transports en commun…

L’enjeu : « c’est de faire partager, de faire savoir, et pour chaque territoire de capitaliser son expérience avec ce qui s’est fait ailleurs », a indiqué Elisabeth Borne. Le but visé : expérimenter, soutenir, faire grandir et essaimer toutes les nouvelles solutions urbaines, semi-urbaines, rurales, en totale autonomie ou adaptées à des situations plus spécifiques telles que l’éloignement, la mobilité réduite ou autres. En 15 ans, la distance moyenne domicile-travail a augmenté de plus de 2 km. Une tendance qui va grandissant.

La ministre a, de plus, mis l’accent sur le développement d’une dynamique de nouveaux modes de déplacement dans les « territoires dans lesquels on n’attend pas de grandes promesses ni de grandes infrastructures pour demain, mais dans lesquels on sait quels sont les besoins, dans lesquels on innove et on invente les solutions qui améliorent vraiment le quotidien »

Les idées de mobilité ne se réduisent pas à des solutions techniques. Elles peuvent être couplées à des problématiques sociétales, comme par exemple comment lever les freins aux déplacements des personnes à mobilité réduite ?

La « Loi d’orientation des mobilités » est en ligne de mire. Elle réforme en profondeur le cadre général des politiques de mobilités visant quatre objectifs.

► Sortir de la dépendance automobile
► Développer des nouvelles mobilités.
► Réussir la transition écologique
► Programmer les investissements dans les infrastructures de transport.