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Mée-disances du 13 février 2019

Ecrit le 13 février 2019

 Arnaque par e-mail

Le Monde du 04/02 : « Je suis un hackeur qui a piraté vos appareils », « 500 euros, c’est le prix » : plus de 10 000 personnes ont signalé depuis janvier à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) avoir reçu cet e-mail menaçant. Cette tentative d’arnaque massive est inoffensive si l’on n’y répond pas, selon le patron de l’OCLCTIC, qui s’inquiète toutefois de son ampleur.

« On ne paye jamais », insiste-t-il. « On ne répond pas au mail, on fait un signalement sur Pharos [plateforme du ministère de l’intérieur destinée à la traque des contenus illicites circulant sur internet] avec les adresses mail et l’adresse bitcoin », conseille le patron de l’OCLCTIC. Il est également conseillé de vérifier ses mots de passe et de les changer.

 Gaspillage alimentaire

LEXPRESS.fr du 05/02 : Les lois passent, mais le gaspillage alimentaire des grandes surfaces persiste. L’avocat et élu LR francilien Arash Derambarsh a fait constater par des huissiers lundi le gaspillage d’aliments dans un supermarché Leclerc de Mimizan, dans les Landes. 

« L’équivalent de 50 kg de nourriture consommable » a été jeté sur la seule journée de lundi, assure-t-il. Des produits de tout type : desserts, légumes, viennoiseries, viandes... qui auraient été aspergés de désinfectant pour qu’ils ne puissent être récupérés.
 
Or, cela est illégal. Une loi de 2016 oblige les supermarchés de plus de 400 m2 à donner ces denrées aux associations et leur interdit de jeter ces aliments considérés comme périmés. En l’occurrence, à Mimizan, les aliments concernés avaient une date limite au 4 février. 

L’avocat annonce d’autres opérations du même type et assure vouloir déposer une plainte au pénal. Le directeur du magasin s’est justifié de manière lapidaire : « Nous donnons suffisamment aux associations ». Il encourt 3750 euros d’amende. 

 Une citation... de Coluche

LEXPRESS.fr du 06/02 : Ce mercredi, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s’est trompé en attribuant la paternité d’une citation. 

Interrogé sur une hausse des salaires et des minimas sociaux, Gérald Darmanin a répondu : « Nous pouvons considérer que la vie, ce ne sont pas des statistiques, et comme le disait Winston Churchill, ce qu’elles montrent est intéressant, mais c’est comme les maillots de bain : ce qu’ils cachent l’est encore plus ». 
Sauf que la citation « Les statistiques, c’est comme le bikini : ça donne des idées mais ça cache l’essentiel » a été prononcée par le célèbre humoriste Coluche. 

Winston Churchill, en son temps, aurait bien évoqué le thème des statistiques, mais dans un tout autre sens : « Je ne crois jamais une statistique avant de l’avoir moi-même falsifiée ».

 

 Gros lapsus

Le HuffingtonPost du 08/02 : « L’abolition de l’égalité des droits », une grande avancée pour Donald Trump ? C’est en tout cas ce qu’il a expliqué dans son traditionnel discours de petit-déjeuner de prière nationale qui a lieu tous les premiers vendredis du mois de février :

« Depuis la fondation de notre nation, bon nombre de nos plus grandes avancées, allant de l’indépendance à l’abolition des droits civils, en passant par l’élargissement du vote des femmes, ont été conduites par des croyants et ont commencé dans la prière » a déclaré au micro le président des États-Unis devant quelque 3500 invités, dont des invités internationaux de plus de 100 pays. Sans sourciller d’un poil. Et pour cause, son auteur ne s’est rendu compte de rien.

 Mariage à Versailles

La Tribune.fr du 08/02 : Renault va signaler à la justice l’avantage en nature de 50.000 euros dont aurait bénéficié son ancien patron pour l’organisation d’un dîner en octobre 2016 au Grand Trianon. De son côté, le Château de Versailles a indiqué que, selon la convention de mécénat signée avec Renault en juin 2016, qui se montait à 2,3 millions d’euros, le constructeur automobile pouvait bénéficier « à ce titre de contreparties à hauteur de 25% maximum de son mécénat », soit dans le cas présent, 575.000 euros.

L’ancien patron de Renault Carlos Ghosn est « prêt à rembourser les 50.000 euros dont il a bénéficié pour l’organisation de son mariage au château de Versailles le 8 octobre 2016 », a déclaré son avocat. « Il n’a jamais été conscient qu’il les devait puisqu’il n’a jamais été facturé », a-t-il expliqué. « Il a cru que c’était gratuit ».
Le groupe Renault a annoncé qu’il signalera à la justice que Carlos Ghosn avait reçu un avantage en nature de 50.000 euros dans le cadre d’une convention de mécénat avec le Château de Versailles.

 Que faire du CO2 ?

Les Echos.fr du 09/02 : La multiplication des alarmes climatiques commence à porter ses fruits, même auprès des centrales à combustions. Au Royaume Uni, Drax, la plus grosse d’entre elle vient de réaliser une première mondiale en annonçant avoir commencé à capturer le CO2 produit par la combustion du bois.

Avec ce projet pilote, qui lui permet de capturer jusqu’à une tonne de dioxyde de carbone par jour, la centrale espère pouvoir à terme élargir la technologie à l’ensemble de la filière et capter ainsi 10 millions de tonnes chaque année. Mais, pour l’heure, le CO2 capturé à Drax est rapidement relâché dans l’atmosphère, faute d’infrastructures nécessaires pour le stocker, la centrale n’ayant pas encore développé ce pan du projet.

La capture de CO2 est l’une des technologies prometteuses pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais le procédé est encore considéré comme trop cher pour être appliqué directement au niveau des centrales à combustion.

Drax Power Plant a pour le moment investi un peu moins d’un million de livres dans son projet, mais prévoit de rallonger la mise de plusieurs millions au cours de l’année, a affirmé son PDG. Il réclame de l’aide de la part du gouvernement…

 Tel est pris…

Courrier international du 08/02 : Le patron d’Amazon a dénoncé une tentative de chantage : un journal menaçait de révéler des photos volées s’il ne revenait pas sur certaines déclarations. Jeff Bezos est aussi victime d’un système global d’atteinte à la vie privée que le milliardaire contribue à créer en coopérant avec les agences de renseignement. […]

Glenn Greenwald, un des journalistes qui a révélé l’affaire Snowden, estime que “cette affaire pose des questions importantes en raison du contexte politique”. The National Enquirer a fait campagne pour Donald Trump et sa direction serait toujours proche du président américain, dont la détestation pour Jeff Bezos et le journal dont il est propriétaire, le Washington Post, est de notoriété publique.

“Si Bezos était une victime politique d’abus de la surveillance d’État, ce serait scandaleux et dangereux. Ce serait aussi profondément ironique.” Le journaliste américain souligne que la coopération avec le Pentagone et la NSA “constitue désormais l’une des plus importantes sources du pouvoir et de la richesse de Jeff Bezos”.