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Mée-disances du 20 mars 2019

Ecrit le 20 mars 2019

 World Wide Web

LEXPRESS.fr du 12/03 : Son invention lui a depuis longtemps échappé. Le 12 mars 1989, Tim Berners-Lee créait officiellement le World Wild Web. A cette époque, cet informaticien, qui travaillait au Centre de calculs du Cern ( Centre européen de recherche nucléaire ), près de Genève, avait imaginé un « système de gestion décentralisée de l’information », devenu l’acte de naissance du Web. 

Il était chargé de l’annuaire interne du Cern, mais, en marge de son activité, il cherchait à permettre aux milliers de scientifiques dans le monde de partager à distance leurs recherches sur les travaux de l’organisation. Depuis, son application a révolutionné le monde, donnant naissance à des géants comme Facebook, Amazon ou Google.

À l’occasion de la célébration des 30 ans du Web, Tim Berners-Lee entamera une tournée pour les trente ans du Web, qui le conduira du Cern à Londres, puis en Afrique. Trente ans après son invention, Tim Berners-Lee a mis en place l’an dernier un « contrat pour le Web » destiné à assurer la véracité de l’information sur internet.

Le lancement du projet doit répondre aux inquiétudes sur les ventes des données personnelles sans le consentement des usagers. La semaine dernière à Washington, il a déclaré que l’objectif était de « séparer les applications du stockage des données » de manière à ce que les usagers puissent décider où et comment ils pourraient partager leurs informations personnelles.

 Soros se paye la Chine

Libération.fr du 25/01/2019 : « La Chine n’est pas le seul régime autoritaire au monde. Mais c’est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d’intelligence artificielle. » Cette « délicatesse » a été prononcée lors du Forum économique de Davos par le milliardaire philanthrope George Soros, qui n’a pas hésité à enfoncer la critique en déclarant que « Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres. » De quoi heurter la susceptibilité de Pékin. Les autorités chinoises ont réagi avec une déclaration de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying. Selon elle la déclaration du milliardaire « ne valait pas la peine d’une réponse  ».

Selon Soros, les gouvernements autoritaires développent des instruments de contrôle liés à l’intelligence artificielle et aux technologies dites de cinquième génération (5G). Et c’est justement la Chine qui figure en haut du palmarès de ce type de contrôle. Il accuse Pékin de mettre en place un système de crédit social qui devrait voir le jour en 2020. Il s’agira alors de noter les citoyens chinois. Ce qui pourrait permettre au régime chinois d’identifier les citoyens qui pourraient être « une menace pour le régime du parti unique ». Selon l’Hongro-Américain le développement de ces technologies « représenterait un risque inacceptable pour la sécurité du monde ».

George Soros ne mâche jamais ses mots lorsqu’il s’agit de critiquer des régimes autoritaires ou non. Cette année, outre la Chine et les Etats-Unis, la Russie aura aussi été l’une de ses autres cibles : « Les sociétés libres ont bien d’autres ennemis, au premier rang desquels la Russie de Poutine. » Mais cette fois sans susciter la moindre réaction du côté de Moscou.

 Castaner en boîte de nuit

LePoint.fr du 16/03 : Séquence compliquée pour le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Closer et Voici ont dévoilé des clichés où on le voit en boîte de nuit le 9 mars dernier. Selon leurs informations, le premier flic de France enchaîne alors les shots de vodka et embrasse une jeune femme blonde. Une séquence amplement commentée qui a fait réagir le monde policier. Il a pourtant tenté de mettre fin à la polémique à Saint-Astier (Dordogne) en affirmant que sa sécurité était « assurée  ». « Il n’y a pas de polémique, ma sécurité est toujours assurée. Mais nous étions dans un lieu privé, un restaurant, et elle sait se faire efficace et discrète  », a affirmé devant la presse le ministre de l’Intérieur, qui célébrait en Dordogne les 50 ans du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

Mais pour un responsable policier cité par Le Parisien, cette sortie médiatisée ne passe pas. "C’est une faute professionnelle quand vous êtes premier flic de France. Samedi, on demandait aux policiers et aux gendarmes une mobilisation sans précédent sur les Gilets jaunes et nous allons être la risée de tous  ! » Un avis partagé par un autre syndicaliste qui reste anonyme. «  Les syndicats ne bougeront pas, à part peut-être certains minoritaires. Mais c’est une vraie connerie. Difficile d’être crédible et audible après.  »

Christophe Castaner a toutefois pu compter sur le soutien gouvernemental. Le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé qu’il n’avait « aucun commentaire à faire sur la vie privée de Christophe Castaner, et que le ministre de l’Intérieur avait toute (sa) confiance ». Interrogé sur un éventuel problème d’«  exemplarité » de son ministre, le Premier ministre a de nouveau fait valoir qu’il n’avait « aucun commentaire  » à faire sur ce qui relève selon lui de la «  vie privée » de Christophe Castaner.

Une sobriété qui n’a pas vraiment été partagée par ses opposants politiques.

 Arnaque

LeFigaro.fr du 11/03 : Dès le premier rendez-vous, il sortait le grand jeu. Les emmenait faire un tour dans son jet privé, direction les meilleurs restaurants gastronomiques, les plus beaux hôtels. Tout était faux. Un Israélien de 28 ans est accusé d’avoir escroqué plusieurs jeunes femmes qu’il avait rencontrées sur Tinder au Royaume-Uni, en Suède et en Norvège, se servant de l’argent de l’une pour mentir à l’autre.

Auprès de ses conquêtes repérées sur l’application de rencontre, Simon Hayut se présentait comme le fils de Lev Leviev, « roi du diamant » et l’un des hommes les plus riches du monde. C’est la version qu’il a servie à Cecilie Schrøder Fjellhøy. La Norvégienne de 31 ans raconte avoir rencontré le jeune homme sur Tinder en janvier 2018, alors qu’elle se trouvait à Londres dans le cadre de ses études.

Auprès du jeune homme, la jeune étudiante croit vivre un rêve éveillé. Dès le premier rendez-vous, il l’emmène faire un tour en avion jusqu’en Bosnie. Mais vite, un mois après leur rencontre, les messages d’amour laissent place à des demandes plus étranges. Le pseudo-homme d’affaires presse la jeune femme de lui virer des sommes d’argent toujours plus grosses, prétextant craindre pour sa sécurité et ne pas vouloir laisser de trace d’opérations bancaires. Sous le charme et convaincue de son honnêteté, Cecilie s’endette à hauteur de plus de 200.000 euros, en plusieurs fois. Sans savoir qu’à des milliers de kilomètres de là, son argent sert déjà à financer des cadeaux pour les nouvelles conquêtes de l’escroc.

Selon le quotidien israélien Haaretz, Simon Hayut, le vrai, a grandi dans la banlieue de Tel Aviv à Bnei Brak, une ville connue pour être un foyer de Juifs ultra-orthodoxes. Il aurait déjà fait trois ans de prison en Finlande pour avoir escroqué trois autres femmes. Extradé en Israël pour y être jugé en 2017, il a été libéré sous caution, avant de disparaître des radars. C’est à ce moment-là qu’il se serait inventé ce personnage de millionnaire pour séduire de jeunes Européennes.

Il est actuellement recherché par la police de son pays et signalé pour escroquerie en Suède, au Royaume-Uni et en Norvège.