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Mée-disances du 3 avril 2019

Ecrit le 3 avril 2019

 Voiture électrique

Le Canard enchaîné du27/03 : promue par beaucoup comme l’alternative à la bagnole au moteur à explosion, qui pollue, qui pue, troue la couche d’ozone, amplifie l’effet de serre, la voiture électrique était applaudie par les écolos et aidée par l’Etat. Et voilà qu’elle se révèle une tueuse. Amnesty International la dénonce comme étant néfaste à l’environnement, et, plus grave, aux droits de l’homme. Les constructeurs automobiles cherchent à la parer d’une vertu écologique quand elle use, en réalité, les hommes et les ressources fossiles.

Pour extraire le cobalt nécessaire aux batteries lithium-ion, les enfants travaillent dans des mines en République démocratique du Congo. En Argentine, l’extraction du lithium menace les communautés autochtones et les ressources en eau. L’exploitation minière en haute mer libère des substances toxiques qui aggravent la disparition d’espèces marines.

Pour produire l’électricité qui va recharger ces batteries, une bonne part des continents européen et asiatique continue de privilégier des centrales à charbon. Sans parler du nucléaire dont les déchets ont du mal à être recyclés. La voiture électrique prétend être l’arme pour lutter contre le réchauffement climatique ; en réalité, elle l’accélère.

L’ONG met donc au défi les industriels de produire « la première batterie entièrement éthique d’ici cinq ans  ».

 Lapidation à Brunei

L’Obs du 28/03 : L’homosexualité et l’adultère seront bientôt passibles de la lapidation à Brunei, qui s’apprête à faire appliquer les peines les plus sévères de la charia, la loi islamique, suscitant l’indignation des défenseurs des droits de l’homme. La nouvelle législation de ce riche petit Etat pétrolier d’Asie du Sud-Est, situé sur l’île de Bornéo, prévoit aussi l’amputation d’une main ou d’un pied pour vol. L’homosexualité, déjà illégale, sera considérée comme un crime passible de la peine de mort.

L’annonce de l’introduction de la charia en 2014 avait provoqué à travers le monde des appels au boycott d’hôtels de grand luxe appartenant au monarque multi-milliardaire.

L’islam est religion officielle à Brunei, pays de quelque 430.000 habitants dont les deux tiers sont musulmans.

Depuis l’abdication de son père en 1967, le sultan Bolkiah règne sans partage sur le pays. Dans les années 2000, une querelle familiale avait révélé le train de vie fastueux du frère cadet du sultan, accusé d’entretenir un harem de maîtresses occidentales et d’avoir baptisé un de ses yachts de luxe « Tits » (nichons, en anglais).

 Ferveur populaire

Le Canard enchaîné du 27/03 : interrogée sur la volonté de la ministre Roxana Maracineanu de pénaliser les clubs de sport qui gueulent des chants homophobes dans les stades, Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue de football professionnel a entonné son petit couplet : Il faut « y aller par étapes » car «  ces chants font partie d’une ferveur populaire qu’il faut prendre comme telle  » a-t-elle expliqué avant de dévoiler son plan de bataille : « travailler sur la pédagogie », mettre en place « des référents supporteurs » et «  essayer de trouver une alternative  ». C’est pas gagné !

 Le RSA   en Ferrari

LEXPRESS.fr du 30/03 : L’administration avait été interpellée par des incohérences entre les déclarations fiscales de cette famille de Gigean, dans l’Hérault, et son mode de vie. Ils n’avaient ainsi déclaré aucun revenu en 2018, le père touchait 36 000 euros par an d’aides sociales accordées sous condition de revenus (dont le RSA  ), et la mère en touchait 13 000.

Cette dernière roulait dans une BMW d’une valeur de 90 000 euros. Le père travaillait avec son fils sous le statut d’auto entrepreneur, qui autorise un maximum de 30 000 euros de revenus par an. Ses comptes en banque ont révélé des rentrées d’argent bien supérieures : un million d’euros en trois ans. 

« Une Ferrari de 110 000 euros et d’autres véhicules de luxe, des montres Rolex, des téléviseurs, de la maroquinerie de luxe et un bateau à gros moteur, le tout à hauteur de 270 000 euros » ont été saisis à leur domicile, a déclaré le procureur de Montpellier. Ils risquent, comme leur fils, 5 ans de prison. 

 Tu bois ou tu pointes ?

LEXPRESS.fr du 28/03 : Depuis janvier 2019, en plus des médecins fédéraux, des membres élus du Comité directeur de la fédération française de pétanque et de jeu provençal, des Comités régionaux et départementaux, peuvent effectuer des contrôles d’alcoolémie. Ainsi, chaque bouliste contrôlé avec plus de 0,5 gramme par litre de sang est désormais exclu des compétitions. L’abus d’alcool dans le monde de la pétanque serait en effet à l’origine de comportements violents. « Les problèmes sont fréquents. Des personnes se rendent sur les compétitions complètement ivres. Des participants transportent même des bouteilles dans leur voiture pour consommer discrètement. Ils deviennent ensuite incontrôlables sur les boulodromes », explique un dirigeant de club.

Une disposition qui s’insère dans un objectif plus global de professionnalisation de la pétanque. En avril 2018 déjà, le port de jeans, débardeurs, ou claquettes avait été interdit lors des tournois officiels. 

 Commémoration abusive

LeParisien.fr du 30/03 : Une juge brésilienne a interdit au gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro de commémorer l’anniversaire du coup d’Etat de 1964, indiquant que l’initiative   était « incompatible » avec la Constitution de 1988.

Selon cette magistrate de Brasilia, Ivani Silva da Luz, la commémoration proposée par le président Bolsonaro lui-même viole «  le processus de reconstruction démocratique  » promue par la Constitution. Par ailleurs, les dates commémoratives officielles doivent être approuvées par le Congrès. «  Après des années de luttes politico-idéologiques, de résistance démocratique et de reconquête de l’Etat de droit, qui ont abouti à la promulgation de la Constitution fédérale, il est attendu de la concorde, de la sérénité et de l’équilibre de la part des institutions  », a écrit la magistrate dans sa décision.

Lundi, le porte-parole de la présidence avait annoncé que le 31 mars 1964 devait être « commémoré comme il se doit » dans les casernes. Le Parquet fédéral avait réagi en recommandant que les régiments s’abstiennent « de promouvoir ou participer à toute manifestation publique pour célébrer le coup d’Etat militaire  ». Les procureurs avaient donné 48 heures aux chefs militaires pour les «  informer des mesures prises pour se conformer  » à cette interdiction. L’entité responsable de la défense du citoyen avait estimé que ces cérémonies étaient « incompatibles avec l’Etat de droit démocratique  ».

Face à la polémique, le président lui-même a nuancé ses propos, affirmant qu’il ne s’agissait pas de « commémorer, mais de «  se remémorer » cet épisode de l’histoire brésilienne. Sous le mot d’ordre «  Plus jamais de dictature », des manifestations sont prévues dimanche dans plusieurs villes brésiliennes. Car le souvenir de cette période est particulièrement douloureux. Selon un rapport publié en 2014 par la Commission nationale de la vérité, 434 assassinats ont été perpétrés au cours des 21 ans de régime militaire, sans compter les centaines de détentions arbitraires et cas de torture d’opposants.