Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Grappillages et Mée-disances > Mée-disances du 17 avril 2019

Mée-disances du 17 avril 2019

Ecrit le 17 avril 2019

 Droit au logement

L’Obs.fr du 12/04 : Le constat est sans appel. La France est coupable de violations des droits de l’homme dans sa gestion des sans-abri, a déclaré, ce vendredi 12 avril, la rapporteure spéciale de l’ONU sur le droit au logement, Leilani Farha.

A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle cette juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’ONU dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France : «  En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques. »

Elle a notamment cité l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels : «  J’ai essayé d’appeler le 115. J’ai attendu près de 2 heures pour parler avec quelqu’un. »

Si la France est l’un des rares pays à avoir inscrit dans la loi le droit opposable à un logement (DALO), elle connaît comme la plupart de ses voisins européens – la Finlande fait figure d’exception – une augmentation du nombre des personnes sans abri sur son sol depuis une dizaine d’années, après la crise de 2008 et l’afflux de migrants via la Méditerranée.

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140 000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12 000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3 622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte de la mairie – soit 600 personnes recensées en plus par rapport à l’an dernier.

Pour la rapporteure des Nations unies, la gestion française du problème, qui fluctue en fonction des saisons avec l’ouverture de places d’urgence supplémentaires l’hiver, est «  une manière cruelle de gérer le sans-abrisme  ».

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés.

La rapporteure appelle le gouvernement à mettre en œuvre des stratégies de long terme plus ambitieuses.

Un conseil déjà partiellement suivi avec le plan « Logement d’abord 2018-2022 » présenté en septembre 2017 à Toulouse par Emmanuel Macron, qui connaît cependant des débuts timides, selon la Fondation Abbé Pierre.

Selon le collectif Les Morts de la rue, au moins 566 personnes sont mortes dans la rue l’an dernier, âgées de 49 ans en moyenne. Mais l’association estime que leur nombre réel est cinq à six fois plus important.

 Fliqués par les clics

Le JDD.fr du 07/04 : en Chine, les jeunes adeptes des jeux vidéos sont surveillés de près. Après trois heures de jeu ininterrompues, un message conseille de faire une pause et de ne pas oublier ses devoirs. Si le joueur persiste, il est carrément pénalisé. A l’aide de la surveillance faciale, qui les identifie individuellement, les moins de 12 ans sont limités à une heure par jour, deux pour les 13-18 ans. Et personne n’a le droit de se connecter après 21 heures. Sinon, ils sont condamné à lire sur écran les œuvres complètes du président Xi Jinping ?

 Mort sur scène

Courrier International du 12/04 : Ian Cognito, 60 ans, se produisait sur scène jeudi 11 avril près d’Oxford quand il a été victime d’une crise cardiaque. L’assistance a continué de rire, pensant qu’il s’agissait d’une blague du comique.

Dix minutes avant de mourir, il plaisantait sur le fait d’avoir une crise cardiaque : “Imaginez, vous vous réveillez et vous parlez gallois  !” Alors quand, à la fin de son spectacle, le comédien s’est étalé sur sa chaise, les spectateurs ont ri de plus belle.

Ce n’est qu’après cinq minutes qu’un de ses assistants est monté sur scène pour découvrir que le comique avait arrêté de respirer. Il semble avoir été victime d’une crise cardiaque.

Des spectateurs ont raconté le malaise qui les a envahis après avoir réalisé ce qu’il venait de se passer : ”nous pensions que cela faisait partie du spectacle. On s’est senti très mal après ça. ”

 Vote par erreur

LeFigaro.fr du11/04 : Chef de file des députés Insoumis, Jean-Luc Mélenchon a voté jeudi en faveur de la loi Pacte et de ses privatisations, dont celles d’Aéroports de Paris (ADP). « Il s’agit bien sûr d’une erreur technique », a immédiatement précisé son entourage. Son collègue Loïc Prud’homme, député LFI de la Gironde, a lui aussi associé par erreur sa voix à celle des 146 autres parlementaires favorables au projet.

 Indépendance judiciaire

Le Figaro.fr du 12/04 : Le barreau de Paris ne lâche pas Nasrim Sotoudeh, l’avocate iranienne qui a été condamnée le 17 mars dernier à trente-huit ans d’emprisonnement pour « incitation à la corruption et à la débauche » et 148 coups de fouet. Son crime ? Avoir défendu des femmes ayant refusé de porter le voile.

Shirin Ebadi, avocate iranienne et prix Nobel de la paix en 2003, a été reçue jeudi par le barreau de Paris pour une conférence exceptionnelle sur la situation difficile des avocats iraniens, dont beaucoup sont aujourd’hui détenus pour avoir exercé leur métier, et avoir notamment défendu les libertés et droits fondamentaux des femmes iraniennes.

Le barreau de Paris a placé Nasrim Sotoudeh sous sa protection et l’a élue membre d’honneur. Sur la suggestion de Shirin Ebadi, il s’est aussi engagé à transmettre un courrier officiel au barreau de Téhéran, lui enjoignant de prendre la défense de l’ensemble des avocats iraniens injustement emprisonnés. Le courrier sera soumis à la signature de tous les barreaux de France et d’Europe.

Âgée de 55 ans, Mme Sotoudeh a été récompensée en 2012 du Prix Sakharov décerné par le Parlement européen. Elle a passé trois ans en prison (2010-2013) après avoir défendu des opposants arrêtés lors de manifestations en 2009 contre la réélection de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence.

 EPR de Flamanville

Latribune.fr du 12/04 : Le feuilleton des retards de l’EPR de Flamanville risque de s’enrichir d’un nouvel épisode. Les experts de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont estimé jeudi 11 avril qu’EDF ne pouvait pas laisser en l’état - contrairement à ce qu’il souhaitait -, huit soudures de l’EPR difficiles d’accès et qu’il devrait engager des travaux.

Ces recommandations « pourraient » entraîner un nouveau report du démarrage du réacteur ainsi que des centaines de millions d’euros de coûts supplémentaires pour l’électricien.

Selon le dernier calendrier fourni par EDF en juillet 2018 et confirmé en début de l’année, le chargement du combustible du réacteur est prévu au quatrième trimestre 2019 tandis que son raccordement au réseau et son fonctionnement à pleine puissance (1.650 mégawatts) doivent intervenir aux premier et deuxième trimestres de 2020.

Mais le ministre de la Transition écologique François de Rugy a jugé « fort probable » que la reprise de ces soudures « retarde l’ouverture envisagée en 2020 », annonçant des mesures dans les semaines qui viennent.